ACTOR ACTOR_BESHANY ACTOR_EBERT ACTOR_HOLLINGSWORTH ACTOR_WATCH JAMES_SCOTT JONATHAN_PARSHALL NARRATEUR TRENT_HONE NARRATEUR Avril . Dans le Pacifique occidental... Lattaque dun avion japonais inflige des dommages catastrophiques � un sous-marin am�ricain et d�clenche une s�rie de d�sastres. JAMES SCOTT Ils ont perdu lalimentation principale et craignent que la coque ne soit endommag�e. Mais ce qui les pr�occupe encore plus, cest que le submersible commence � plonger � un angle tr�s prononc�. NARRATEUR Le commandant et son �quipage doivent surmonter le chaos pour ne pas sombrer. NARRATEUR Pendant la Seconde Guerre mondiale, une arme redoutable entra�ne le conflit dans les profondeurs des mers. Ces b�timents sous-marins ont une puissance de feu consid�rable... et d�cha�nent de violentes ripostes. Ces navires de guerre r�volutionnaires reposent cependant sur une technologie encore parfois balbutiante. ACTOR Feu ! NARRATEUR Vont-ils r�ussir � changer le cours de la guerre ? Leur histoire est aujourdhui l�gendaire. mai . Le sous-marin am�ricain USS Scamp r�de au large de l�le de Nouvelle-Guin�e, dans lOuest de loc�an Pacifique, en qu�te de cibles. Ce submersible de classe Gato, mis en service moins quelques neuf mois plus t�t, entame sa deuxi�me patrouille de guerre. L�t� pr�c�dent, Walter Ebert a suivi une formation de commandement au Naval War College1, alors que les �tats-Unis se h�taient de d�p�cher des hommes et des navires en mer apr�s Pearl Harbor. Juste avant midi, il identifie une menace. JAMES SCOTT Ebert aper�oit un hydravion japonais con�u pour d�coller et amerrir sur loc�an. Pendant la Seconde Guerre mondiale, leur objectif principal �tait de rep�rer les sous-marins et les navires am�ricains. NARRATEUR Pendant quil suit lavion en immersion p�riscopique, le sous-marin recherche des navires ennemis. Au bout de quelques minutes, lop�rateur acoustique signale des bruits dh�lices au nord-est. JAMES SCOTT Ebert trouve ce quil cherche et il y a fort � parier quil est satisfait. Il ne sagit pas dune cible commune, comme un p�trolier ou un transporteur. NARRATEUR Le Kamikawa Moru est un transport dhydravions japonais. � lorigine un navire marchand, il est lun des cinq navires de sa cat�gorie. JAMES SCOTT En r�alit�, lhydravion rep�r� faisait partie dune op�ration beaucoup plus importante. En fait, le Kamikawa Maru �tait un navire r�am�nag�, con�u pour transporter ce type dappareils. NARRATEUR Le Scamp poursuit lhydravion juste au nord de la mer de Bismarck, un petit coin de limmense oc�an Pacifique. JONATHAN PARSHALL Dans le Pacifique, il ny a pas beaucoup dendroits o� installer des a�rodromes. Il sen est construit tr�s peu. NARRATEUR Les navires capables de transporter et de d�ployer des avions sont essentiels � la guerre navale. NARRATEUR Comme la bataille de Guadalcanal sest termin�e par une victoire des Alli�s, Tokyo se retranche pour d�fendre le reste de son nouvel empire. Cest aussi le cas � Rabaul, un port cl� et une base navale situ�s � lextr�mit� orientale de la mer de Bismarck. JONATHAN PARSHALL Rabaul est de loin la base japonaise la plus importante du Pacifique Sud. Son centre abrite lun des plus beaux ports naturels du monde que les japonais ont transform� en un �norme complexe. Il y a cinq terrains daviation diff�rents, dont deux ont des pistes en b�ton, ce qui est in�dit dans ce secteur. Lendroit est h�riss� de d�fenses. Il est truff� de tunnels de stockage et de bunkers. NARRATEUR Le transport dhydravion que traque le commandant Ebert achemine �galement des provisions, des vivres et des r�serves de sak�. Il a lev� lancre pour Rabaul deux jours plus t�t. L�quipage de lUSS Scamp voit l� lopportunit� deffectuer une frappe aussi exceptionnelle que strat�gique. JONATHAN PARSHALL Les sous-marins passaient une grande partie de leur temps � la surface pour recharger leurs batteries. Ils avaient donc tr�s peur des avions. Couler un navire comme le Kamikawa, mettait une vingtaine davions hors d�tat de nuire, ce qui rendait les sous-marins moins vuln�rables dans lenvironnement p�rilleux o� ils op�raient. NARRATEUR Mais cest une op�ration risqu�e. En plus de lavion d�tect� par le Scamp, deux chasseurs de sous-marins escortent le Kamikawa Maru. Transports marchands modernis�s pour d�truire les sous-marins, plus de de ces chasseurs prot�gent les navires japonais dans le Pacifique. JONATHAN PARSHALL Ajoutez-y quelques mitrailleuses, des r�serves de grenades anti-sous-marines, et vous disposez dun navire suffisamment mena�ant pour escorter un convoi. NARRATEUR Et � cause des hydravions torpilleurs, il est difficile pour les Am�ricains de ne pas se faire rep�rer. Par cette mer calme, le sous-marin am�ricain est visible depuis les airs, m�me sil est immerg�. JAMES SCOTT Cest une situation d�licate o� vous risquez d�tre rep�r� par lennemi. NARRATEUR Ebert doit donc �galement limiter son utilisation du p�riscope pour r�duire le risque. ACTOR Montez p�riscope ! NARRATEUR Pendant ce temps, son �quipage pr�pare une attaque. Ils finalisent leurs calculs... et placent le sous-marin en position. Mais brusquement, Ebert perd de vue le transport dhydravions. JAMES SCOTT Avant quil nait le temps daligner son tir, le navire dispara�t dans un rideau de pluie. Il perd alors toute visibilit�. NARRATEUR Pendant de longues minutes, Ebert sefforce de relocaliser sa cible. Lorsquil distingue sa silhouette � travers laverse; il ajuste langle de rel�vement et ordonne le tir dune salve de cinq torpilles Mark-. NARRATEUR Cest une quantit� importante, environ un cinqui�me des ressources dont-il dispose. TRENT HONE La torpille Mark est le principal armement des sous-marins am�ricains. Elles co�tent dollars pi�ce, soit l�quivalent de cinq Cadillac, lautomobile la plus haut de gamme produite � l�poque aux �tats-Unis. NARRATEUR Au bout dune minute, l�quipage du Scamp entend la premi�re torpille exploser... Cest plus t�t que pr�vu, probablement un rat�. TRENT HONE Le Scamp est confront� au probl�me r�current pos� par les torpilles Mark . Soit elles nexplosent pas, soit elles explosent trop t�t. NARRATEUR Des rapports indiquent que plus de la moiti� des torpilles tir�es par les sous-marins am�ricains sont d�fectueuses. Le probl�me est si grave, que certains marins se demandent si les Japonais nont pas mis au point une technologie secr�te contre les torpilles. TRENT HONE Ont-ils magn�tis� la coque de leurs navires pour que les torpilles explosent loin de leur cible ? Linqui�tude est telle que le contre-amiral, Charles Lockwood, qui commande les sous-marins dans le Pacifique Sud-Ouest, va jusqu� envisager darraisonner un navire japonais pour percer le myst�re. NARRATEUR Mais les Am�ricains doivent se rendre � l�vidence. Ce sont bien leurs torpilles qui sont d�fectueuses. TRENT HONE Leur conception ne permet pas de garantir une d�tonation contre la coque des navires. NARRATEUR La torpille qui a explos� pr�matur�ment alerte les escortes japonaises de la pr�sence dun sous-marin ennemi. Ebert entend deux autres d�flagrations pr�coces. Un chasseur de sous-marins qui escorte le transport dhydravion est maintenant � moins dun kilom�tre, et se rapproche rapidement. Le commandant na pas le temps de d�terminer si les deux derni�res torpilles ont fait mouche, il doit plonger. Mais lescorte japonaise largue d�j� des explosifs, appel�s grenades sous-marines. JAMES SCOTT La r�ponse du chasseur de sous-marins est rapide et pr�cise. Le Scamp est sur la d�fensive. La menace est grande. NOIR NARRATEUR � mesure que les f�ts atteignent leur profondeur pr�d�finie... Et se mettent � exploser, l�quipage de lUSS Scamp est ballott�. TRENT HONE Les grenades sous-marines nont pas besoin de frapper un sous-marin pour le couler. Elles produisent une onde de pression. Et cest cette onde de pression qui endommage le submersible. NARRATEUR � une soixantaine de m�tres sous la surface, le lieutenant, Philip Beshany, contr�le la descente du sous-marin am�ricain. N� � Long Island, dans l�tat de New York, Beshany a �t� dipl�m� de lAcad�mie navale des �tats-Unis en . � pr�sent il occupe le poste de commandant en second. JAMES SCOTT Le poste dofficier en second requiert beaucoup dardeur, de discernement et de droiture. Beshany r�pond parfaitement � ces crit�res. NARRATEUR Bien que le sous-marin ait atteint la profondeur ordonn�e, lattaque ennemie se poursuit. Les salves de grenades le traquent jusque dans les eaux profondes. Les membres d�quipage contr�lent la propulsion principale depuis la salle des machines. JAMES SCOTT Le Scamp cherche � maintenir les deux tiers de sa vitesse pour se mettre � distance de tout attaquant. NARRATEUR Deux heures s�coulent avant que les explosions ne sestompent... ...Et que Beshany ne sestime en s�curit�. Profitant de lobscurit�, le commandant, Walter Ebert, remonte son submersible � la surface pour recharger ses batteries et reprendre la traque du transport dhydravions. � terme, il distingue une silhouette sombre qui nest autre que le navire quil a attaqu� plus t�t dans la journ�e. L�quipage tente d�valuer les d�g�ts inflig�s � lennemi. JAMES SCOTT Il sav�re que les torpilles du Scamp ont atteint leur cible et le navire est clou� sur place. NARRATEUR Lid�al serait quils se rapprochent pour terminer ce quils ont commenc�. � b�bord du transport dhydravion, une escorte est en position dattaquer un �ventuel sous-marin en approche. JAMES SCOTT Ebert sait qu� courte distance, ils pourront le d�tecter visuellement, ou par le biais de l�lectronique. NARRATEUR Il �value le risque et d�cide de rester en retrait. La longue port�e de cinq kilom�tres et demi r�duit les chances datteindre son objectif. Lordinateur de donn�es effectue les calculs pour deux torpilles vers une cible immobile qui se pr�sente par le flanc. ACTOR EBERT Torpille un, feu ! NARRATEUR Environ six minutes plus tard, les deux torpilles font mouche. Le transport dhydravions, lun des cinq du genre, sombre. JAMES SCOTT Cest une victoire pour Ebert et son �quipage, une prouesse incontestable � leur actif. NARRATEUR Dix mois plus tard, le lieutenant, Philip Beshany, est toujours officier en second. John Hollingsworth, �g� de ans, a pris le commandement de lUSS Scamp. Dipl�m� de lAcad�mie navale des �tats-Unis en , Hollingsworth a commenc� � sentra�ner sur des sous-marins en et a obtenu la Silver Star2 en tant quofficier en second � bord de lUSS Triton en . Cest la septi�me patrouille de guerre de lUSS Scamp. JAMES SCOTT L�quipage est beaucoup plus exp�riment�, et la plupart des probl�mes qui ont affect� le fonctionnement du sous-marin ont �t� identifi�s. NARRATEUR Arm�s de torpilles plus fiables, le Scamp a d�j� coul� quatre autres navires ennemis. Alors quil se rend sur sa zone de patrouille en mars , les Japonais sont de plus en plus sur la d�fensive. JONATHAN PARSHALL � ce stade, les Japonais tentent de d�fendre un p�rim�tre qui englobe les mati�res premi�res quils ont captur�es au d�but de la guerre. Il est donc extr�mement important pour eux de tenir des positions sur la c�te de Nouvelle-Guin�e et demp�cher les Alli�s de se d�placer plus � louest. NARRATEUR Le commandant Hollingsworth et son �quipage sont affect�s aux routes maritimes entre les �les encore d�tenues par le Japon. Ils ciblent les transports de munitions, de carburant et de provisions qui soutiennent les troupes terrestres de lempire. JONATHAN PARSHALL Si vous avez une arm�e bas�e quelque part, vous devez lapprovisionner. Pour mener sa campagne terrestre, le Japon doit acheminer du mat�riel jusquen Nouvelle-Guin�e. Cest donc une course permanente pour assurer la logistique. NARRATEUR Au matin du avril , apr�s avoir perdu la trace dun convoi quils ont suivi pendant la nuit... ... Hollingsworth d�couvre quelque chose de tr�s diff�rent. Le p�riscope r�v�le plusieurs navires de guerre. NARRATEUR Il pense dabord quil sagit de croiseurs australiens et soup�onne un mouvement alli�. Mais une observation plus pouss�e d�voile tout autre chose. JAMES SCOTT Cest une force op�rationnelle de la marine imp�riale japonaise avec des croiseurs, des destroyers. Cest une d�couverte extraordinaire ! NARRATEUR LUSS Scamp se pr�pare � attaquer. NARRATEUR Au large des Philippines, le commandant John Hollingsworth savance silencieusement... En immersion p�riscopique, le sous-marin am�ricain, USS Scamp, sapproche de six croiseurs ennemis gard�s par des destroyers et une importante couverture a�rienne. � ce stade de la guerre, le Japon compte beaucoup sur les avions pour prot�ger ses voies maritimes vitales. Au cours du premier mois de la patrouille du Scamp, Hollingsworth a r�pertori� contacts a�riens. JONATHAN PARSHALL Si le Scamp voit plus dappareils dans le ciel, cest parce que leur pr�sence est accrue. Les Japonais ne l�sinent pas sur leurs d�fenses anti-sous-marins, et ils constatent que les avions de patrouille sont vraiment un moyen id�al de supprimer cette menace. NARRATEUR Le renseignement estime que cette flottille japonaise se d�place pour intercepter une force op�rationnelle am�ricaine. TRENT HONE � l�poque, on soup�onne quils se dirigent vers Palau. La force op�rationnelle vient deffectuer un raid � cet endroit, cest une base japonaise importante. NARRATEUR Hollingsworth doit �valuer la probabilit� dune attaque r�ussie. Le Scamp est confront� � de multiples d�fis. Il fait jour et � cause de la couverture a�rienne, il est presque impossible pour le sous-marin de sapprocher sans �tre d�tect�. En outre, lutilisation du p�riscope aggrave le probl�me. JAMES SCOTT Vous avez besoin de votre p�riscope pour aligner votre tir. Mais lorsque le temps est calme, vous courez aussi le risque que lennemi puisse rep�rer, non seulement le p�riscope, mais aussi le sillage du p�riscope. NARRATEUR En d�pit du risque, l�quipage passe � loffensive... Tous les tubes �tant charg�s, le sous-marin man�uvre directement au c�ur de la force op�rationnelle. Les tubes d�trave sont align�s contre un croiseur l�ger et ceux de la poupe sur un croiseur lourd. Mais alors quHollingsworth sappr�te � donner lordre de tir... Les marins japonais rep�rent le p�riscope. Lun des destroyers de la flotte se dirige vers eux et se trouve rapidement � moins de m�tres. La situation sinverse. JAMES SCOTT Cest un moment d�licat pour le commandant et son �quipage. Ils �taient venus couler des navires. NARRATEUR Le commandant en second, Philip Beshany, ordonne imm�diatement la plong�e. JAMES SCOTT Lorsquon sapproche aussi pr�s dune cible et quon doit interrompre lop�ration pour plonger, cest la panique � bord. NARRATEUR Pire encore, ils doivent se pr�parer � des repr�sailles. NARRATEUR L�quipage entend lexplosion des grenades sous-marines. Mais les d�tonations semblent lointaines. Curieusement, la flottille japonaise semble incapable de localiser le Scamp. JAMES SCOTT Hollingsworth r�alise que les destroyers ont d� man�uvrer pour contourner dautres navires. Ce faisant, ils ont perdu la trace de lendroit o� il se trouve. NARRATEUR Lennemi traque le Scamp pendant pr�s de deux heures avant que la mer ne redevienne silencieuse. ACTOR BESHANY "Profondeur .". NARRATEUR Lapr�s-midi venue, le sous-marin entame sa remont�e vers la surface. En plein jour, avec la pr�sence de navires et davions japonais dans le secteur, cest une man�uvre risqu�e. NARRATEUR Mais Hollingsworth doit transmettre un rapport de contact. Nayant pas r�ussi � attaquer les navires, il doit alerter lU.S. Navy sur la localisation de la force op�rationnelle japonaise et sur sa trajectoire. TRENT HONE La reconnaissance est un r�le cl� de ces sous-marins. Si le Scamp peut signaler ces navires, ils peuvent �tre localis�s et potentiellement d�truits. NARRATEUR Lop�rateur radio commence � transmettre le message, mais il ne parvient pas � �mettre. Pendant plus dune heure, les vigies scrutent la mer � laff�t du danger. TRENT HONE Ils devaient se sentir tr�s vuln�rables. Ils disposaient dun radar capable de d�tecter la pr�sence de navires en surface, mais il n�tait pas tr�s efficace pour rep�rer les avions. NARRATEUR Tandis que lop�rateur radio tente d�sesp�r�ment denvoyer son rapport... ... Un hydravion japonais effectue sa patrouille dans le secteur. JONATHAN PARSHALL Les hydravions ne sont pas les plus performants, mais ils sont extr�mement utiles pour les missions de reconnaissance et surtout pour la lutte anti-sous-marine. NARRATEUR Utilis�s pour la premi�re fois par la marine imp�riale japonaise pendant la Premi�re Guerre mondiale, ces avions qui peuvent �tre transport�s par des navires nont pas besoin de pistes pour d�coller et amerrir. JONATHAN PARSHALL Pour utiliser un hydravion, il suffit de trouver un plan deau assez calme. Ensuite, il ne reste qu� disposer dun transport avec une base flottante pour r�cup�rer lappareil et le d�placer vers un autre champ de bataille. NARRATEUR Cette mobilit� est essentielle pour tenir les �les retir�es dans la bataille du Pacifique. Le avril , un Mitsubishi FM, connu sous le nom de "Pete3", surgit du soleil � moins de m�tres daltitude. ACTOR WATCH "Commandant ! Appareil ennemi � une heure !" ACTOR HOLLINGSWORTH "Plongez !" NARRATEUR La vigie se h�te de quitter le pont pour permettre au Scamp de plonger. Le sous-marin nest qu� m�tres sous la surface, lorsque laviateur japonais largue sa charge. Limpact est d�vastateur. JAMES SCOTT Quand la charge explose, la d�flagration est puissante. Ceux qui ne sont pas accroch� � quelque chose sont projet�s au sol. NARRATEUR Hollingsworth et son �quipage entament une lutte pour la survie. NARRATEUR � bord du sous-marin, le commandant am�ricain, John Hollingsworth, commence � recevoir des rapports sur les d�g�ts caus�s par une explosion massive � bout portant. JAMES SCOTT Le temps de se ressaisir, Hollingsworth r�alise que lalimentation a �t� endommag�e et il craint que la coque �paisse ne soit ab�m�e. NARRATEUR La bombe largu�e par lhydravion japonais a fracass� une section transversale de m�tres de long du c�t� b�bord. Du diesel s�chappe dun r�servoir d�truit. JAMES SCOTT Mais le pire, cest que le sous-marin commence � plonger � vive allure. NARRATEUR Dans la salle des machines, l�quipage lutte contre une �paisse fum�e. JAMES SCOTT Un incendie � bord dun sous-marin immerg� est une exp�rience terrifiante. En surface on peut ouvrir les �coutilles pour a�rer, mais dans les profondeurs, les gaz toxiques nont nulle part o� s�vacuer. NARRATEUR Dans la salle de contr�le, lofficier en second, Philip Beshany, g�re la menace prioritaire... Incertain de l�tendue des d�g�ts, il ne sait pas si le Scamp peut r�sister � la pression de leau. JAMES SCOTT Au fur et � mesure quils descendent, la pression se fait croissante, et cest l� que se situe le danger. NARRATEUR Les hommes de Beshany tentent de contr�ler la descente du sous-marin. Mais les purges qui emp�chent leau de mer de p�n�trer dans le syst�me de ballast sont d�faillantes. JAMES SCOTT Beshany identifie le probl�me. Lorsque la grenade sous-marine sest d�clench�e, la commande des purges hydrauliques sest mise en position darr�t. NARRATEUR Un r�glage permet � l�quipage de fermer les purges... Et de vidanger leau de mer des ballasts non endommag�s en injectant de lair plus l�ger. Ils estiment que le Scamp a plus de tonnes de flottabilit� positive. Mais cela ne suffit pas. JAMES SCOTT La flottabilit� positive est un terme explicite. Le Scamp devrait remonter vers la surface, mais en d�pit de tous leurs efforts, ce nest pas le cas, et cest un probl�me. NARRATEUR Le sous-marin endommag� senfonce au-del� de m�tres de profondeur. Chaque m�tre dimmersion suppl�mentaire aggrave la situation. JAMES SCOTT Personne ne peut dire jusqu� quelle profondeur il peut tenir. Si la coque �paisse est endommag�e, cela accro�t le risque dune implosion fatale. NARRATEUR Dans le sous-marin en perdition, la fum�e de lincendie qui sest d�clar� dans la salle des machines s�paissit. Asphyxi�s par lair toxique, les membres d�quipage isolent le compartiment. Ils enfilent un masque � gaz rudimentaire et regagnent le compartiment. L�lectrom�canicien, le second, John McNeil, qui vient de rejoindre l�quipage de lUSS Scamp, m�ne une t�che p�rilleuse. Il doit retourner dans le compartiment et localiser la source de la fum�e. NARRATEUR Labsence de flammes visibles laisse supposer quun court-circuit dans le c�blage du sous-marin est � lorigine de lincendie... Les composants du syst�me �lectrique du Scamp produisent des gaz hautement toxiques lorsquils br�lent. Ces derniers provoquent des sympt�mes similaires � ceux du chlore gazeux, larme meurtri�re utilis�e pendant la Premi�re Guerre mondiale. JAMES SCOTT La fum�e et lair toxique qui se d�gagent � bord du sous-marin sapparentent tout � fait � un sc�nario de guerre chimique. NARRATEUR Dans la salle de contr�le, Les efforts d�ploy�s par le commandant en second, Philip Beshany, portent enfin leurs fruits. Leur descente incontr�l�e prend fin... Et le sous-marin se stabilise. Mais cest alors que la proue du Scamp commence � remonter significativement... Une fois de plus, Beshany ne contr�le plus le sous-marin... Il prend une d�cision rapide. ACTOR BESHANY "Tout le personnel disponible � la salle des torpilles avant !" JAMES SCOTT Beshany ordonne � tous les hommes disponibles de se rendre vers lavant du submersible, afin dessayer de ramener la proue � l�quilibre. ACTOR BESHANY "On bouge ! On bouge ! Allez !" NARRATEUR Les membres d�quipage se regroupent dans la salle des torpilles avant. Le poids suffit tout juste � r�tablir l�quilibre. La proue se stabilise. Mais le Scamp poursuit sa remont�e. Beshany peine � reprendre le contr�le total, car les syst�mes �lectriques ont �t� mis hors service par lincendie. � chaque instant, le sous-marin se rapproche de la surface... ... Et des navires de guerre et des avions japonais qui pourraient se trouver au-dessus de lui. Le commandant, John Hollingsworth, doit se pr�parer � en d�coudre une fois � lair libre. JAMES SCOTT Hollingsworth ne sait pas � quoi sattendre. Il doit ordonner � tous ses hommes de se pr�parer. NARRATEUR Mais les hommes qui luttent contre lincendie dorigine �lectrique et ceux affect�s � lorientation du sous-marin, ne sont pas disponibles pour prendre les armes. Si le Scamp remonte au-dessus dune profondeur de m�tres, lunit� de surveillance devra assurer seule la d�fense du sous-marin. JAMES SCOTT Lorsque l�coutille est ouverte, les artilleurs, les pourvoyeurs de munitions, tout le monde est pr�t � faire face � une �ventuelle fusillade en surface avec un navire ennemi. NOIR NARRATEUR Au large des Philippines, � proximit� davions et de navires de guerre japonais, LUSS Scamp nest plus qu� m�tre de la profondeur � laquelle le commandant, John Hollingsworth, doit �tre pr�t � envoyer son unit� de quart. JAMES SCOTT Lors dun �change de coups de feu entre un navire et un sous-marin, le sous-marin est le plus expos�. NARRATEUR Beshany sefforce de reprendre le contr�le... NARRATEUR ... Et le sous-marin am�ricain se stabilise juste en dessous de m�tres. Lunit� de combat peut se retirer. JAMES SCOTT Les hommes �prouvent sans doute un immense sentiment de soulagement. Le sous-marin na pas abord�, ou franchi la surface. NARRATEUR Mais leur combat pour la survie se poursuit. L�lectrom�canicien, John McNeil, na pas r�ussi � localiser la source de lincendie dans la salle des machines. Sils ne parviennent pas � l�teindre, ils ne pourront pas r�tablir l�lectricit� et la fum�e toxique pourrait tuer toutes les personnes � bord... Dans cette qu�te effr�n�e, lun des membres d�quipage perd connaissance. Le major, Tom Sutherland, intervient � temps et parvient � �vacuer son camarade vers un compartiment s�curis�... ... O� lon r�ussit � le r�animer. NARRATEUR Dans la salle de contr�le, le commandant en second, Philip Beshany, lutte toujours pour maintenir le sous-marin � une profondeur stable... Mais le Scamp recommence � plonger. Il sappuie sur les ballasts pour contr�ler la profondeur. Lorsque de lair comprim� est inject� dans les r�servoirs, il chasse leau et augmente la flottabilit� pour remonter. Mais le stock dair comprim� n�cessaire pour arr�ter sa descente commence � manquer. JAMES SCOTT Chaque sous-marin ne dispose que dune quantit� limit�e dair comprim�. Et si le courant est H.S, on ne peut pas en g�n�rer davantage. NARRATEUR Depuis les airs, le pilote de lhydravion japonais qui a touch� le sous-marin am�ricain aper�oit des d�bris et une nappe de p�trole qui s�tire sur quatre kilom�tres. JONATHAN PARSHALL Il a largu� des grenades sous-marines sur le Scamp et on sait quil a endommag� le pont et une grande partie de sa superstructure. Tout cela va remonter � la surface, notamment le diesel. NARRATEUR Heureusement pour l�quipage, il ne largue pas dautre bombe. JONATHAN PARSHALL Lorsquon voit tous ces d�bris qui flottent � la surface, il nest pas utile den larguer dautres. Si nous, Am�ricains, observions la m�me sc�ne, on sen tiendrait l� aussi. NARRATEUR Sous la surface, lincendie dorigine �lectrique continue de menacer le sous-marin, surtout sil se propage. JAMES SCOTT Les sous-marins pr�sentent des faiblesses, notamment des batteries qui peuvent d�gager du chlore et rendre lair toxique. NARRATEUR L�lectrom�canicien, John McNeil, tente de ma�triser lincendie... Mais son masque ne le prot�ge gu�re. � son tour, il succombe � la fum�e toxique. Par chance, des membres de l�quipage d�couvrent quil sest �vanoui. Ils le tra�nent hors du compartiment. NARRATEUR Bien que le feu soit �teint, les unit�s de propulsion du Scamp ont �t� priv�es dune �nergie cruciale pendant pr�s de minutes. Si leurs syst�mes �lectriques ne peuvent pas �tre r�tablis, le sous-marin risque d�tre incapable de sextraire des profondeurs. JAMES SCOTT Ils sont � court doptions. Cest maintenant une question de vie ou de mort. NOIR NARRATEUR L�quipage de lUSS Scamp est parvenu � r�animer lofficier, John McNeil. Lenvironnement toxique cr�� par le court-circuit �lectrique, emp�che les hommes de localiser la source de lincendie et donc, de r�tablir le courant � bord du sous-marin. Les vomissements et autres cons�quences li�es � la fum�e toxique, compliquent le travail et mettent � l�preuve la d�termination de l�quipage. NARRATEUR Dans la salle de contr�le, le lieutenant, Philip Beshany, commandant en second, utilise toutes les astuces pour compenser les d�g�ts subis par les r�servoirs et les voies deau qui affectent le contr�le de lUSS Scamp. Linqui�tude grandit au fur et � mesure que la r�serve dair comprim� s�puise. Le sous-marin doit se maintenir � une profondeur s�re jusqu� ce que les syst�mes dalimentation soient r�tablis et permettent de g�n�rer des r�serves dair suppl�mentaires. JAMES SCOTT Lair comprim� permet de remplir les r�servoirs afin de remonter � la surface. Sans lui, vous restez immerg�. NARRATEUR Cest alors que lUSS Scamp reprend vie. Lalimentation �lectrique des moteurs est r�tablie, ce qui permet � l�quipage de mieux contr�ler la profondeur et de r�initialiser manuellement le gouvernail pour retrouver une ma�trise totale de la direction... McNeil a accompli un quasi-miracle. Il a r�tabli juste assez d�nergie pour alimenter les syst�mes vitaux en neutralisant le feu dans la salle des machines. Lorigine de lincendie semble li�e � une surtension �lectrique cons�cutive � lattaque de lhydravion japonais. NARRATEUR La pi�ce qui a partiellement br�l� est compos�e dun mat�riau toxique. Sa combustion a failli entra�ner la mort de l�quipage. Dans le ciel, au-dessus du sous-marin, le pilote de lhydravion japonais s�loigne, convaincu davoir rempli sa mission. JONATHAN PARSHALL De son point de vue, il a coul� le bateau. Lorsquil rentre et transmet son rapport, ses sup�rieurs valident son r�cit et il finit par �tre d�cor�. NARRATEUR Mais laviateur se trompe. Fait incroyable, le Scamp remonte � m�tres et s�chappe tant bien que mal. Le commandant, John Hollingsworth, nen revient pas quils aient surv�cu. JAMES SCOTT Hollingsworth fait l�loge de la conception du Scamp. Dans son rapport de patrouille, il �crit : "Je recommande vivement le chantier naval de la Marine, il fabrique des sous-marins robustes". NARRATEUR Trois jours plus tard, lop�rateur radio du Scamp peut enfin transmettre un rapport de situation � lU.S. Navy. Un autre sous-marin, lUSS Dace, rep�re le Scamp et lescorte jusqu� bon port malgr� sa g�te de degr�s. JAMES SCOTT Le Scamp retourne � Milne Bay, en Papouasie-Nouvelle-Guin�e, o� une foule gigantesque lattend. Tout le monde veut voir ce sous-marin qui a surv�cu contre vents et mar�es. NARRATEUR Un rapport ult�rieur indiquera que les dommages subis par le Scamp sont les plus graves jamais enregistr�s par un sous-marin am�ricain pendant la Seconde Guerre mondiale. JAMES SCOTT Il sest av�r� que trois des r�servoirs de ballast avaient �t� �ventr�s et expos�s � la mer. Cest ce qui explique pourquoi Beshany a eu tant de mal � contr�ler le submersible. NARRATEUR Pour son commandement lors de la septi�me patrouille de guerre de lUSS Scamp, le commandant, John Hollingsworth, re�oit la Legion4 of Merit. Il en attribue tout le m�rite � l�quipage. JAMES SCOTT Hollingsworth sait que cest lavantage davoir un �quipage exp�riment� et bien form�, et il le r�sume dans son rapport en disant : "il ny a pas eu de confusion, et tout le monde a bien fait son travail". NARRATEUR Beshany re�oit la Bronze Star. JAMES SCOTT La contribution de Beshany au Scamp va bien au-del� davril . En tant que commandant en second, il a rompu son �quipage aux exercices dincendie et � toutes sortes dautres man�uvres, ce qui leur a permis de se montrer � la hauteur lorsque lenfer sest d�cha�n�. NARRATEUR Apr�s la guerre, Beshany deviendra le premier chef des op�rations navales pour les sous-marins et atteindra le grade de vice-amiral, avant de prendre sa retraite. Lofficier �lectrom�canicien marinier, John McNeil, re�oit �galement la Bronze Star pour sa pers�v�rance dans la r�paration du syst�me �lectrique. Le major, Tom Sutherland, qui a extrait dautres personnes de la fum�e pour les mettre en s�curit�, re�oit �galement la Bronze Star. En d�pit des apparences et de sa t�le froiss�e, la Navy d�cide que lUSS Scamp peut �tre sauv�. L�quipage travaille � la r�paration de sa coque ab�m�e. Il est jug� apte � prendre la mer et repart pour une nouvelle patrouille de guerre. En novembre , le sous-marin op�re au large des c�tes japonaises. JAMES SCOTT Lors de sa e patrouille de guerre, la chance du Scamp a fini par tourner. Ils est pr�sum� disparu et ne donnera plus jamais signe de vie. NARRATEUR John Hollingsworth, John McNeil et Tom Sutherland font partie de l�quipage de cette patrouille �ternelle. FIN 1 Prononcer "Nay-vaul wore Co-lledge". 2 Prononcer "Sil-veure Star". 3 Prononcer "Pite". 4 Prononcer "Li-djione". --------------- ------------------------------------------------------------ --------------- ------------------------------------------------------------ 1