DAN EMMA JOE KRISTIN NARRATEUR TERESA NARRATEUR Quatre personnes ont disparu, laissant derrière elles une piste sanglante. TERESA On aurait dit une histoire tout droit sortie d’un film d’horreur. NARRATEUR Les heures passent, et des vies sont en jeu. EMMA On ne savait pas si elle était séquestrée quelque part, torturée, enfermée. Tout était possible. NARRATEUR Des enquêteurs tentent de découvrir la vérité… en salle d’interrogatoire. JOE Les heures passaient, et le temps était compté. NARRATEUR Au moment de son arrestation, tout suspect a le droit de garder le silence. Certains acceptent toutefois de parler, mais ils peuvent à tout moment interrompre l'interrogatoire, qui reste une véritable course contre la montre. L'enjeu, c'est la justice. JOE Tina Hermann avait deux enfants : une fille de 13 ans, Sarah, et un fils de 11 ans, Kody. Elle ne s’était pas présentée à son travail le mercredi, alors que c’était une employée très fiable. Il était inquiétant qu’elle ne soit pas là. Donc au deuxième jour d’absence, sa patronne s’est rendue chez elle, et elle est arrivée à entrer dans la maison par une fenêtre. KRISTIN Il y avait des traces de sang qui partaient de la porte d’entrée, et qui se poursuivaient dans le couloir jusque dans les chambres et dans la salle de bain. JOE Il y avait des sacs de courses sur le sol de la cuisine, comme si quelqu’un venait de rentrer. Et les sacs contenaient des produits qui auraient dû être mis au frais tout de suite. Les deux enfants de Tina étaient à l’école le mercredi, mais pas le jeudi. Donc évidemment, c’était très inquiétant, parce qu’elle était introuvable, mais ses enfants aussi. DAN En observant les éléments sur les lieux, on a repéré trois taches de sang différentes dans trois pièces séparées. Chacune de ces taches de sang formait ensuite une trace, et les trois traces convergeaient toutes à la salle de bain. Un liquide inflammable avait été versé, comme si quelqu’un avait voulu mettre le feu à la maison. Grâce à la présence de ce liquide, on avait aussi de nombreuses empreintes de chaussures un peu partout dans la maison. On a repéré qu’il s'agissait de chaussures de sport de taille 39, et on en a déduit que c’était sans doute des empreintes de la jeune fille de 13 ans, qui semblaient sortir de la maison. Donc on espérait qu’elle était toujours en vie. TERESA J’ai rencontré Tina Hermann au travail parce qu’on avait les mêmes horaires. Elle adorait passer du temps avec ses enfants. Ses deux enfants faisaient du sport, et elle ne ratait aucun de leurs matches, elle les emmenait au cinéma. Toute sa vie tournait autour de ses enfants. JOE On a également appris qu’une amie proche de Tina, Stephanie Sprang, avait disparu aussi. Personne n’avait aucune nouvelle d’elle depuis le même mercredi. EMMA Stephanie était une amie très fidèle. Si elle apprenait qu’un de ses proches traversait une période difficile, Stephanie était toujours là pour l’aider. TERESA Stephanie était l’une des amies les plus proches de Tina Hermann, et elle habitait juste à côté de chez elle. JOE On nous a dit que Tina était en train de chercher un appartement. Et Stephanie était passée la prendre chez elle pour l’accompagner dans ses recherches. TERESA On se croyait dans un cauchemar. C’était digne d’un film d’horreur. On ne pense jamais que ça peut arriver à des personnes de notre entourage. JOE Tina Hermann était en couple avec un homme du nom de Greg Borders, qui vivait chez elle. Ils vivaient ensemble dans cette maison depuis un moment. TERESA Je sais juste que ça ne se passait pas très bien entre eux. C’est pour ça qu’elle cherchait à déménager, pour le quitter. JOE Ce qui nous inquiétait, c’était que son compagnon n’était plus sur les lieux jusqu’au jeudi soir. Donc ça semblait un peu bizarre. Pendant que son compagnon était interrogé au bureau du shérif du comté de Knox, j’ai pu observer l’interrogatoire depuis une autre pièce. Il a fourni un alibi très facilement vérifiable. Il a dit que le mercredi, il était parti très tôt au travail, comme d’habitude. Il travaillait dans un grand entrepôt, à une heure et demie de route de chez eux, et il avait prévu d’aller faire du golf avec un de ses collègues le lendemain. Donc ce collègue lui avait proposé de passer la nuit chez lui. Lors de cette première déposition, et d’après son comportement et son alibi, il ne semblait pas impliqué. À ce stade, on n’avait plus de suspects. Donc on se demandait dans quelle direction chercher. Et puis ce soir-là, j’étais en voiture pour rentrer au bureau, et j’ai reçu un appel.  DAN Dans le garage, on a trouvé un sac en plastique, dans lequel il y avait deux bâches, et un paquet de sacs poubelle de chantier. JOE Le nom du magasin figurait sur le sac. On s’est dit que les employés pourraient peut-être nous dire s’ils savaient qui avait acheté ces articles à la période qui nous intéressait. DAN Le magasin a retrouvé la trace de cet achat, et ils ont retrouvé l’acheteur sur leurs vidéos de surveillance. La caméra avait filmé cet homme quand il est remonté dans sa voiture pour s’en aller. On ne voyait pas le numéro d’immatriculation, mais c’était une voiture compacte assez particulière. JOE Le vigile du magasin pensait avoir reconnu la marque et le modèle de la voiture. Donc j’ai recherché tous les véhicules de ce modèle dans le comté de Knox. Le dernier nom de la première page de résultats était celui de Matthew Hoffman. D’après sa photo, il ressemblait à l’homme des vidéos du magasin. D’ailleurs, sur sa photo de permis de conduire, il portait le même t-shirt que sur la vidéo. KRISTIN Matthew Hoffman avait des antécédents très intéressants. Il avait déjà été condamné pour incendie volontaire lors d’un cambriolage, et il avait avoué avoir allumé l’incendie pour effacer ses traces. JOE Des équipes se sont rendues chez lui, et l’ont trouvé endormi sur son canapé, dans le salon. Ils l’ont immédiatement placé en garde à vue. KRISTIN Monsieur Hoffman avait une obsession pour les feuilles mortes. Il avait été élagueur à une période de sa vie, et apparemment, il adorait grimper dans les arbres. JOE Toute sa maison était remplie de feuilles mortes. Il en avait récupéré énormément, il y en avait tout le long des murs dans des sacs en plastique. Je ne sais pas s’il s’en servait d’isolant, mais il y en avait des tas et des tas partout dans la maison. Les policiers ont fait une fouille pièce par pièce. Au rez-de-chaussée, ils n’ont rien trouvé, Au premier étage, ils n’ont rien trouvé non plus. Mais ils ont remarqué qu’il y avait un meuble poussé contre la porte qui descendait au sous-sol. Donc ils se sont demandé ce qu’il pouvait y avoir en bas. Ils ont donc tiré le meuble pour descendre au sous-sol, et c’est là qu’ils ont découvert Sarah. DAN J’ai entendu crier : « On l’a trouvée ! Elle est vivante ! Elle est en vie ! » JOE Dans ce sous-sol, il y avait un gros tas de feuilles, sur lequel il avait superposé plusieurs couvertures, et il faisait dormir Sarah là-dessus. Elle était attachée avec des tendeurs autour des chevilles et des poignets Elle avait aussi des gros gants sur les mains, enveloppés dans du ruban adhésif d’emballage. KRISTIN Au départ, on avait peu d’espoir de retrouver les victimes vivantes. Donc là, on a ressenti un soulagement énorme. Ça nous a redonné l’espoir de retrouver les autres vivants aussi. JOE Sarah nous a raconté que le mercredi, elle est rentrée de l’école avec son frère, et qu’en entrant dans la maison, elle a vu du sang par terre. Ensuite, un homme est apparu dans le couloir, donc elle a couru se réfugier dans sa chambre. Elle est restée là un moment. Elle entendait des bruits qui venaient de la salle de bain. Elle se doutait que sa famille avait été tuée. Elle avait peur de se faire tuer aussi, mais l’homme lui a dit qu’il ne les avait pas tués, et que tout allait s’arranger. KRISTIN Dans sa déposition après qu’elle a été sauvée, Sarah a confirmé que le suspect l’avait agressée sexuellement. Grâce à son témoignage, on a pu avoir une idée plus précise du déroulement des événements. JOE Pour mener un interrogatoire, la première chose à faire, c’est d’établir la communication. Il faut trouver une manière de permettre à la personne de s’identifier à vous, et de vous faire un peu confiance. KRISTIN On a choisi de l’aborder en lui parlant de sa famille à lui, de sa mère, en lui expliquant qu’elle avait besoin de comprendre, et qu’il devait faire preuve de respect pour elle. Les enquêteurs ont essayé de lui poser différents types de questions, ou de provoquer chez lui une certaine empathie pour les victimes. Et puis ils ont aussi essayé d’être un peu plus fermes avec lui. Il y avait vraiment ce stress de se dire qu’il y avait peut-être des victimes encore en vie, cachées quelque part. JOE Cette affaire était très publique. Il y avait beaucoup de jeunes avocats qui savaient qu’on avait un suspect en garde à vue, et qui tentaient de se faire une place, au sens figuré, pour avoir accès au suspect et se charger de sa défense, parce que c’était leur métier. On savait que le suspect finirait par comparaître devant la justice, il était inculpé. Plus les heures passaient, moins on avait de temps. KRISTIN Il avait presque l’air d’être dans le coma, pendant cet interrogatoire. Au bout de 22 ans de carrière dans les forces de l’ordre, je n’avais jamais vu une telle réaction. Là, on a clairement touché une corde sensible. Je pense qu’au départ, il cherchait à éviter d’établir une connexion. Donc il s’exprimait par signes, comme pour résister à nos tentatives. JOE Au moins, il s’exprimait. C’était déjà un gros progrès, vu que jusque là, il était resté complètement muet, presque prostré. Je venais de discuter avec Sarah, qui avait passé plusieurs jours avec lui, et là, je me retrouvais avec lui, à lui parler d’elle, du fait qu’elle avait peur de ce qui avait pu arriver à sa famille. Donc il fallait que je me serve de ça pour le faire parler. Mon premier objectif, c’était qu’il me réponde. On avait réussi à sauver Sarah, donc il y avait peut-être quelque chose à fouiller dans cette direction. En général, il suffit d’attendre, parce que la personne finit par se sentir mal à l’aise avec le silence qui s’installe. Dans tous les interrogatoires, la seule personne qui peut décider de continuer ou non la discussion, c’est la personne interrogée. Autrement dit, à tout moment, la personne interrogée peut réclamer la présence d’un avocat. Et là, on savait que s’il réclamait un avocat, l’avocat lui conseillerait de ne rien dire. Donc j’ai décidé de ne pas le pousser plus, et de lui laisser la nuit pour réfléchir. Je laisse toujours une ouverture pour maintenir la communication, je lui donne mes coordonnées, je crée un lien personnel, parce que demain, on sera de retour pour en découdre. KRISTIN Je ne pense pas qu’il ait choisi par hasard cette maison où vivait une adolescente de 13 ans. Il a aussi choisi de ne pas la tuer, mais de l’enlever. Donc on voulait voir comment il réagirait face à une femme. Le premier jour, les gars l’avaient interrogé avec une table entre eux et lui. Donc là, on a changé un peu la disposition, et on a mis deux chaises assez proches. Je portais une queue de cheval, et on a fait en sorte de me donner une apparence un peu plus jeune, avec un style plus détendu et confortable, pour qu’il soit plus à l’aise et qu’il baisse sa garde. L’approche directe n’avait pas eu l’air de marcher, donc on a décidé d’y aller moins fort cette fois-ci, de façon plus douce. Il tremblait assez fort, donc j’ai fait en sorte de le détendre, de lui faire croire que ça m’intéressait de savoir comment il vivait cette situation. C’était une manière de le mettre en confiance, de faire tomber ses barrières pour avoir accès à ce qu’il ne disait pas. JOE Au fil des heures, je me suis dit qu’il devait avoir faim. KRISTIN Ce qu’il voulait, c’était qu’on s’intéresse à lui, qu’on s’occupe de lui. Surtout une femme. Donc j’ai joué le jeu, je lui ai apporté cette attention pour qu’il baisse enfin sa garde. JOE Ces personnes avaient disparu depuis le mercredi, et il y avait déjà eu des recherches très poussées. Et comme il y avait des traces très claires de lutte, de blessures graves, évidemment on était extrêmement inquiets. KRISTIN Hoffman a menti sans sourciller sur ce qui était arrivé à Sarah. Il a dit qu’il s’était juste occupé d’elle, alors qu’on savait qu’il l’avait agressée sexuellement. Mais je ne voulais pas le contredire tout de suite. Il était important qu’il soit persuadé que je ne le jugerais pas, pour qu’on puisse se parler comme si j’étais son alliée, en quelque sorte. Il s’est complètement refermé. On a recueilli des bribes d’informations qu’on aurait pu utiliser contre lui. On savait que s’il ne parlait pas, on ne retrouverait sans doute jamais les autres victimes. Donc il fallait le faire parler. TERESA Au travail, tout le monde tentait de garder espoir, mais plus les jours passaient, plus c’était dur. EMMA Émotionnellement, c’était les montagnes russes. Je gardais toujours l’espoir qu’on les retrouverait vivants. Mais à la fois, je vivais avec la peur constante que ça n’arrive pas. JOE On avait deux comptes à rebours dans nos têtes. Premièrement, on ne savait pas combien de temps il accepterait de continuer à parler. Et deuxièmement, comme il allait comparaître en justice, on ne savait pas quand un avocat lui serait assigné. KRISTIN On commençait à entendre dire que le cabinet du procureur voulait prendre contact avec lui. Donc là, on arrivait à un stade où il fallait le faire parler, parce qu’il nous restait très peu de temps. JOE Son comportement avait complètement changé. Il était bien plus à l’aise, et c’était un peu lui qui menait la discussion, d’une certaine façon. La veille, il avait demandé à me parler seul à seul. Au départ, je me suis dit qu’il me testait. KRISTIN On n’avait aucune idée de ce qu’il comptait faire. JOE Là, il n’y avait plus de règles, et il le savait. On a marché jusqu’aux toilettes, au bout du couloir. C’était une toute petite pièce, avec une cuvette et un lavabo. Et il voulait que j’entre avec lui. KRISTIN Bien sûr, il savait qu’il n’y avait pas de caméras à l’intérieur. Donc on ne savait pas ce qu’il comptait faire. JOE Et là, il m’a raconté qu’il avait fait un rêve. Dans ce rêve, il travaillait dans une usine d’emballage de viande, et il a vu passer des membres humains, découpés. Et là, tout lui est revenu. Cette discussion a donc confirmé nos craintes : les victimes étaient bien décédées. Il voulait nous révéler où se trouvaient les corps, mais seulement sous certaines conditions. Son scénario, c’était qu’on allait l’emmener pour qu’il nous montre l’emplacement des corps, et qu’une fois qu’on serait dehors, il tenterait de s’échapper, et il fallait qu’on accepte de l’abattre à ce moment-là. À la fin de cette discussion dans les toilettes, on est retournés dans la salle d’interrogatoire, et on a fait rentrer Kristin pour lui faire part cette conversation. À ce moment-là, toutes les preuves étaient là. On avait tous les éléments nécessaires pour être sûrs qu’on le tenait. KRISTIN Il savait qu’il était coupable. Il savait qu’on le tenait, et que c’était terminé. Donc là, on a décidé de le pousser plus fort pour le faire avouer, sans retenue. JOE La dernière chose sur laquelle il pouvait encore avoir un peu de contrôle, c’était cet intervalle de temps, qu’il pouvait encore étendre et faire durer à sa guise. Donc je voulais faire un peu accélérer les choses. KRISTIN On m’avait dit que le procureur comptait l’assigner à comparaître rapidement. Donc on savait qu’on était pressés, mais ça n’avançait pas comme on l’espérait. Et puis on savait qu’il ne nous disait pas complètement la vérité. Ça ne m’était jamais arrivé. J’avais déjà mené de longs interrogatoires, mais on ne m’avait jamais interrompue comme ça. C’est très frustrant quand une personne extérieure vient mettre fin à l’interrogatoire, alors que l’individu est prêt à parler. Apparemment, le procureur du comté de Knox et les parties civiles s’étaient mis d’accord pour écarter la peine de mort. Une fois que cet accord a été conclu, le suspect a accepté de nous révéler où se trouvaient les corps. JOE On s’est rendus à la réserve naturelle des lacs de Pocosin. À un endroit, il y avait un grand arbre, un hêtre de plus de 20 mètres, avec des branches immenses. Et là, j’ai vu qu’à 2 mètres du sol, il y avait une sorte de nœud dans le tronc qui formait un trou. En regardant à l’intérieur, on distinguait un sac poubelle noir. Ça nous a permis de confirmer qu’il s’agissait bien du bon arbre. KRISTIN Les enquêteurs avaient amené un chien sur place, mais le chien n’a rien senti en approchant de l’arbre, parce que l’écorce était très épaisse. Hoffman était monté très haut dans l’arbre, et avait laissé tomber les sacs poubelle dans un trou, jusqu’en bas du tronc. Les enquêteurs ont dû sortir tous les sacs et les ouvrir un par un. Il fallait s’assurer qu’il y avait bien toutes les parties des corps. C’est le genre d’images qui restent gravées. JOE Sa version, c’est qu’il avait repéré la maison la veille des faits, et qu’il avait passé la nuit juste en face, dans la rue, et dormi dans un sac de couchage. Quand Tina est sortie dans la journée, il s’est dit qu’elle avait dû partir travailler, et que ça lui laissait du temps. KRISTIN Il a maintenu sa version d’une simple tentative de cambriolage. Mais Tina est rentrée plus vite que prévu. Il a dit qu’il avait simplement voulu lui asséner un coup sur la tête pour l’assommer, mais qu’elle était toujours consciente. Et pendant qu’il s’occupait d’elle, Stephanie est arrivée. JOE Elle est entrée dans la maison, et a vu la scène. Donc Hoffman s’est retrouvé face à deux personnes, il a paniqué, et il a commencé à poignarder tout le monde. KRISTIN Il dit qu’il ne s’attendait pas à ce que les enfants rentrent si tôt. Il les a entendus arriver, et les a agressés dès l’entrée. Quand il s’est retrouvé face à la jeune fille de 13 ans, il s’est dit qu’il n’avait pas besoin de la tuer, parce qu’il se sentait capable de la neutraliser. Donc il l’a épargnée, en gros, par pure bonté d’âme. M. Hoffman nous a ensuite expliqué ce qu’il avait fait des corps, et comment il les avait découpés. JOE Ensuite, il s’est dit qu’il allait les cacher dans l’arbre. Il connaissait cet arbre, il passait beaucoup de temps dans les bois. Il comptait aller chercher de l’essence et puis revenir mettre le feu à la maison. KRISTIN Tout le long de cette affaire, j’ai été très impressionnée par la façon dont les hommes du shérif du comté de Knox ont géré la situation. C’était du très beau boulot d’enquête à l’ancienne qui leur a permis de mettre la main sur Matthew Hoffman. C’est comme ça qu’ils ont réussi à faire aboutir cette affaire aussi vite. EMMA La prison à perpétuité n’est pas une peine suffisante pour Matthew Hoffman. Mais la vraie justice viendra plus tard, le jour du Jugement Dernier. TERESA Les funérailles ont eu lieu dans une église de Colombus. L’église était remplie, il y avait même des gens debout. Je pense qu’on était au moins 500, au bas mot. Il ne se passe pas un jour sans que je pense à eux. J’aimerais que tout le monde se souvienne que ces deux femmes étaient des mères, des amies, et des personnes incroyables. EMMA Je n’avais jamais imaginé ma vie sans la présence de Stephanie. J’aimerais que le monde entier sache la personne merveilleuse qu’elle était. TERESA Sarah va mieux, maintenant. Elle a des enfants. La dernière fois que je l’ai vue, elle comptait reprendre ses études. DAN Ce qu’il y a d’exceptionnel dans cette histoire, c’est que la jeune fille a été sauvée, et ça, c’est rare dans les affaires sur lesquelles je travaille en général. Ça m’a permis de comprendre que pour certaines enquêtes, on peut vraiment changer le cours des choses. JOE Pour mener un interrogatoire, il faut y aller avec optimisme, à chaque fois. Parce que souvent, on n’obtient pas grand-chose, mais il faut croire de tout son être qu’on finira par obtenir la vérité. Dans cette affaire, je n’ai absolument aucun regret. Matthew Hoffman n’avait aucun lien avec cette famille, et il avait réussi à s’enfuir avec la fille. Je suis ravi qu'on ait découvert la vérité aussi vite, que l’affaire se soit conclue rapidement, et qu’il soit condamné à perpétuité sans espoir de sortie. Il y a une partie de moi qui se dit : « Matthew Hoffman, ce n’est plus toi qui décides ». Valentine MARCHAL, 06 01 91 80 61 Interrogation Raw S01E01 2010/2023 13