ANDIE_FERMAN EARNEST_LEE IRIS_ECHOO IRIS_ESHOO KEVIN_GINGRICH LANCE_WINTERS LOUIS MARK_PEARCE NARRATEUR NARRATRICE SUSAN_MANVILLE USA NARRATEUR Dans cet épisode de Food Factory USA, nous vous emmenons à la découverte des usines agroalimentaires les plus luxueuses qui soient ! NARRATRICE Nous découvrirons les secrets de la fée verte… ANDIE FERMAN On a tout un spectre de couleurs. NARRATEUR Nous visiterons une usine connue des stars… IRIS ESHOO Warren Buffet a acheté l’entreprise. NARRATRICE Mais d’abord, rencontrons le plus fin connaisseur de patate de la nation. KEVIN GINGRICH C’est une pomme de terre. NARRATEUR Bonjour, et bienvenue dans Food Factory USA, en direct de cette usine de plus de 37 000 mètres carrés à Connel dans l’état de Washington, où sont produites les emblématiques Mexi-Fries de TacoTime, d’incroyables petites pommes de terre assaisonnées avec le mélange d’épices signature de la marque. Avec moi, pour ce voyage culinaire, ma collègue et coprésentatrice… attendez, où est-ce qu’elle est ? [répond au carton en chuchotant] La voix féminine… [Réponds au carton] C’est faux, je sais exactement où elle est. Lâche ça ! NARRATRICE Non ! NARRATEUR Prise en flagrant délit ! NARRATRICE J’allais justement te rejoindre à… NARRATEUR À l’usine ? C’est bête, parce que la visite de ce charmant bâtiment où des volutes de vapeur qui s’évaporent dans les airs n’est pas dans le planning ! On va à la ferme. NARRATRICE Oh, non ! NARRATEUR Si ! Voici le directeur de TacoTime, Kevin Gingrich. Il adore les fermes. Dites-nous pourquoi nous sommes ici, Kevin. KEVIN GINGRICH Aucune idée. On était bien installés dans la salle de conférence et vous m’avez traîné dans ce champ de patates pour faire cette interview. Je ne sais pas pourquoi. NARRATRICE Je l’adore. NARRATEUR Commençons par ce que vous avez dans les mains. KEVIN GINGRICH C’est une pomme de terre. NARRATEUR Excellent ! C’est important parce que… KEVIN GINGRICH On va la transformer en Mexi-Fries. NARRATEUR Alors, allons-y. Je te laisse l’honneur de nous éclairer sur la partie agricole. NARRATRICE D’accord. Les Mexi-Fries commencent leur voyage sous la forme de pommes de terre dans ces champs fertiles. Voici un champ et voici un tracteur qui tire une charrue. Elle sert à extraire les pommes de terre de ce superbe sol. Et voici un camion qui avance juste à côté. Les pommes de terre vont donc de la terre au camion en passant par la charrue. NARRATEUR Magnifique. Le camion transporte les pommes de terre jusqu’à cette usine de plus de 37 000 mètres carrés. NARRATRICE Un employé ouvre une trappe pour déverser toutes les pommes de terre sur un convoyeur dans cette énorme remise. Chaque cargaison pèse environ trente tonnes. NARRATEUR Depuis la remise, les patates sont emmenées par un système hydraulique. C’est une méthode courante qui permet de les laver tout en les déplaçant. Elles passent ensuite dans un éplucheur à vapeur, une machine sous pression qui fait exploser la peau des pommes de terre. NARRATRICE On n’a pas le droit de voir le processus, mais par contre, on a le droit de voir la responsable du contrôle qualité et c’est presque aussi bien. SUSAN MANVILLE Je m’appelle Susan Manville et je suis responsable du contrôle qualité pour l’usine de Connell. NARRATRICE Comme moi, Susan aime manger des Mexi-Fries de temps en temps… SUSAN MANVILLE C’est délicieux, 24 h sur 24, sept jours sur sept. NARRATRICE Mais, pour ce qui est des sauces, c’est une puriste. SUSAN MANVILLE Je ne les trempe dans rien. Je les aime nature, comme on les produit à l’usine. NARRATEUR Les pommes de terre toutes nues émergent sur un convoyeur et passent devant une série d’employés qui retirent toutes les patates abîmées. NARRATRICE Après ça, elles sont tout de suite découpées en frites. La forme d’aujourd’hui ? Ce sont des frites ondulées. NARRATEUR Mais retournement de situation : on ne suit pas le parcours des frites ondulées ! Une partie des produits s’écarte de la chaîne de production principale pour rejoindre celle des Mexi-Fries pour en faire… eh bien, des Mexi-Fries. NARRATRICE Ces heureuses élues bougent dans tous les sens sur ce convoyeur jusqu’au trieur optique qui utilise un laser pour détecter et retirer chaque morceau décoloré ou abîmé. NARRATEUR Une fois approuvés, les morceaux sont blanchis dans de l’eau bouillante avant de retourner sur le convoyeur pour refroidir. Ce processus les ramollit juste assez pour les cuire à haute température pour une durée très courte. C’est important pour la texture des Mexi-Fries, n’est-ce pas, Kevin ? KEVIN GINGRICH Tout à fait. Elles sont cuites jusqu’à être dorée. Les morceaux ont une couleur distincte, mais la pomme de terre est moelleuse à l’intérieur. Donc elles sont croustillantes à l’extérieur et moelleuses à l’intérieur. NARRATRICE Pour obtenir cet équilibre, la première étape consiste à râper les pommes de terre. Donc les frites passent de ce convoyeur de refroidissement au hachoir. NARRATEUR Ah, le hachoir. Il broie les pommes de terre en tout petits morceaux. Le résultat ressemble presque à une pulpe. NARRATRICE Cette pulpe est pompée dans un mélangeur où on lui associe l’assaisonnement spécial de TacoTime : un mélange privé de saveurs et d’épices. Il est tellement délicieux que vous voudrez toujours avoir des Mexi-Fries sur vous. Pas vrai, Kevin ? KEVIN GINGRICH Non, je n’en ai pas toujours sur moi. NARRATEUR Oh. NARRATRICE Passons à autre chose. Les frites assaisonnées passent maintenant dans la machine qui leur donne la forme emblématique des Mexi-Fries : à mi-chemin entre un rectangle et un cylindre. NARRATEUR Tandis que les pommes de terre sont extrudées par la machine, un fil de fer découpe une rangée de Mexi-Fries qui tombe sur le convoyeur. NARRATRICE Ce convoyeur les plonge ensuite dans l’huile bouillante. D’après Susan, le temps de cuisson varie entre une minute et une minute trente. SUSAN MANVILLE Le temps de cuisson varie entre une minute et une minute trente. NARRATEUR Merci ! Ça m’a l’air d’être le bon moment pour faire une pause. NARRATRICE Les Mexi-Fries sont faites à partir de pommes de terre cultivées aux États-Unis, mais savez-vous où la plus grosse patate du monde a été cultivée ? A : l’Irlande ? B : la France ? Ou C : l’Angleterre ? NARRATEUR La réponse était C : l’Angleterre. La plus grosse pomme de terre du monde a été cultivée en 2011 à Halam, dans le Nottinghamshire, par ce producteur de légumes géants, Peter Glazebrook. Il pesait presque cinq kilos. M. Glazebrook détient aussi le record pour la betterave et le navet les plus longs, ainsi que l’oignon et le chou-fleur les plus lourds. NARRATRICE Dans Food Factory USA, notre journée à Connell dans l’état de Washington a eu un début en force, puis a chuté considérablement avant de s’améliorer un peu, surtout quand on a rencontré cet homme ! Il a su nous donner une estimation assez précise du nombre de Mexi-Fries qu’on a mangé pendant notre visite. KEVIN GINGRICH Je vous ai observé, donc je dirais environ quarante. NARRATEUR Bref, on a vu des patates se faire découper, des frites se faire hacher et des Mexi-Fries être formées et cuites. Nous allons rejoindre la production à ce surgélateur spirale. Mon amie va vous en parler plus en détail. NARRATRICE Tout à fait ! Le surgélateur est un peu froid et tandis que les Mexi-Fries avancent à l’intérieur, elles refroidissent un peu aussi. Elles sont même congelées, en réalité, et ressortent prêtes à être emballées. NARRATEUR Merci ! Les frites congelées trouvent leur chemin jusqu’à une balance qui déverse une portion de frites dans ces super sac en carton. NARRATRICE Ces super sacs sont découpés et envoyés sur un autre convoyeur. NARRATEUR Des cartons de chargement sont retournés pour que les sacs de Mexi-Fries puissent y être glissés. Puis, ils sont remis à l’endroit pour être scellés… … palettisés et distribués dans les TacoTime du pays. NARRATRICE Tu peux me dire ce qui leur arrive là-bas ? NARRATEUR Vraiment ? NARRATRICE J’aime bien l’entendre. NARRATEUR D’accord, alors quand un sac de Mexi-Fries arrive au restaurant, il est ouvert et les frites vont dans la friteuse. NARRATRICE Mmmh. NARRATEUR On les plonge dans l’huile, et les patates sont frites à la perfection. NARRATRICE Oui ! NARRATEUR Elles sont égouttées… refroidies… assaisonnées… et versées dans des pots. NARRATRICE Elles feront un délicieux accompagnement, aux côtés d’un délicieux taco, d’un burrito et d’un soda rafraîchissant. Parfait. Mais tu sais ce qui rendrait cette fin encore plus parfaite ? Une petite chanson de la part de notre invité d’honneur ! NARRATEUR Oh, euh en fait… Kevin ne sait pas chanter. NARRATRICE Il vaut mieux éviter. Mais on peut s’en sortir à deux, vous n’aurez qu’à faire du play-back ! NARRATEUR + NARRATRICE Chez Tacotime, tout est génial Et leurs Mexi-Fries Sont un régal NARRATRICE Encore ! NARRATEUR + NARRATRICE Chez Tacotime, tout est génial Et leurs Mexi-Fries Sont un régal NARRATRICE Le rappel ! NARRATEUR + NARRATRICE Chez Tacotime, tout est génial Et leurs Mexi-Fries sont… KEVIN GINGRICH Un régal ! NARRATRICE Waouh. Quelle journée exceptionnelle ! NARRATEUR Je ne te le fais pas dire. Qu’est-ce qui a changé chez Monsieur Patate en 1964 ? NARRATRICE En 1964, la marque Hasbro a décidé d’inclure une pomme de terre en plastique avec ses jouets. Jusqu’alors, les différentes parties du corps devaient être plantées dans une vraie patate. NARRATEUR La Cité des Anges ! La La Land ! The Big Orange ! NARRATRICE Los Angeles, dit juste Los Angeles. NARRATEUR Shakytown ! La ville des fleurs et du soleil ! Angeltown ! NARRATRICE Personne ne va comprendre ce que tu racontes, on est à Los Angeles. NARRATEUR Weirdowood ! NARRATRICE Celui-là n’existe même pas ! Los Angeles, la ville des plus grandes stars du petit et du grand écran où nous allons visiter See’s Candies. NARRATEUR Bon d’accord. Depuis 1921, See’s Candies produit des sucreries inspirées des recettes de Mary See. NARRATRICE Voici la vice-présidente de la sécurité alimentaire et du contrôle qualité, Iris Eshoo. Parlez-nous des Toffee-ettes, votre produit phare. IRIS ESHOO Les toffee-ettes sont un toffee riche en saveurs, c’est-à-dire du sucre et du beurre, avec des amandes torréfiées. Des toffee-ette, ce sont des petits toffees. NARRATRICE Tout commence avec du sucre et du beurre. NARRATEUR D’énormes mottes de beurre sont placées dans cette machine, et de l’air chaud s’occupe de les faire fondre. See’s utilise plus de 1 100 000 kilos de sucre et plus de 450 000 kilos de beurre chaque année pour produire les Toffee-ettes. NARRATRICE Un chariot rempli d’amande est placé sur un monte-charge qui l’élève et déverse son contenu dans une trémie. NARRATEUR Du beurre fondu et du sucre sont ajoutés en continu dans la cuve de cette machine à fabriquer des toffees, tout comme les amandes, qui sont concassées au fur et à mesure. Ces ingrédients sont combinés pour former le toffee au centre de chaque Toffee-ette. NARRATRICE Au lieu de produire le toffee par fournées, ce système de production en continu permet de fournir du toffee constamment. C’est le cheval de labour de l’usine. IRIS ESHOO Au fil des années, on a investi dans ce système de production continu qu’on appelle le porc-épic. Il est équipé de petits pics qui permettent de mélanger les amandes avec le beurre et le sucre. D’où le porc-épic, à cause des pics qui sont à l’intérieur. NARRATEUR Donc c’est plutôt un porc-épic de labour, non ? IRIS ESHOO Oui, c’est ça. NARRATEUR La masse de toffee chaud avance sur un tapis roulant où elle rencontre deux refroidisseurs à tambour. Le toffee passe entre les tambours qui le pressent pour en faire une large bande plate. NARRATRICE Pourquoi ne pas faire une pause pendant que ces tambours aplatissent le toffee ? NARRATEUR D’accord ! Quelle statue est connue comme étant la statue de la Liberté de Los Angeles ? Est-ce la statue de Magic Johnson ? De Chicken Boy ? Ou de John Wayne ? NARRATRICE La réponse était Chicken Boy. Cette statue de 7m de haut d’un garçon à moitié poulet servait à faire la pub du poulet frit Chicken Boy. Le restaurant a fermé, mais la statue est restée en place en l’honneur de tous les Chicken Boy de ce grand pays. NARRATEUR Nous sommes dans l’usine de See’s Candies à Los Angeles, pour découvrir comment les Toffee-ettes sont fabriquées. Nous avons vu ceci pomper cela et nous avons rencontré Iris, qui a l’habitude de parler des célébrités qui ont passé les portes de l’usine de See’s Candies. IRIS ECHOO Cher. Elle a travaillé ici quand elle avait seize ans. Warren Buffet a acheté l’entreprise, sûrement le meilleur investissement qu’il ait fait. Lucy et Ethel sont venues découvrir les fils du métier et apprendre comment emballer les sucreries dans la chaîne de production. NARRATRICE Attendez, vous voulez dire que la fameuse scène de l’Extravagante Lucy a été inspirée par See’s Candies ? C’est vrai qu’on peut manger des sucreries pendant la production ? IRIS ECHOO Non, on ne peut pas en manger pendant qu’on les emballe. NARRATEUR Mon petit doigt me dit qu’elle changera d’avis avant la fin de ce segment. NARRATRICE De retour dans l’usine, la bande de toffee passe maintenant dans le tunnel de refroidissement. NARRATEUR Une fois refroidie, elle poursuit sa route sur le convoyeur jusqu’à atteindre une autre machine qui va la couper. La première rangée de lames découpe le toffee en longue bande. Puis chaque bande est coupée en rectangles. NARRATRICE Tous ces rectangles finiront par devenir le centre d’une Toffee-ette. NARRATEUR Mmmh. NARRATRICE Ils sont transférés sur des plaques… qu’on déplace ensuite dans une autre zone pour les laisser refroidir. NARRATEUR Maintenant que les rectangles de toffee ont pu refroidir entièrement, ils ont commencé à coller, donc des employés tapent les plaques pour les séparer. Ces toffees sont comme ce personnage dont on a parlé ! Les morceaux de toffee avancent sur ce convoyeur vibrant jusqu’à arriver à la meilleure partie de toute production alimentaire : l’enrobage chocolat. NARRATRICE Peu importe le nombre de fois où l’on voit cette cascade de chocolat, j’en ai toujours des frissons. NARRATEUR Les rectangles de toffee sont recouverts de chocolat au lait, puis les vibrations du convoyeur enlèvent l’excès avec douceur et lissent l’enrobage NARRATRICE Avant que le chocolat ne durcisse, les toffees continuent à avancer jusqu’à une autre machine d’enrobage : celle des amandes. NARRATEUR Les toffees enrobés de chocolat tombent dans un convoyeur vibrant rempli d’amandes concassées et torréfiées. Les vibrations permettent de les recouvrir d’amandes entièrement. NARRATRICE Ensuite, ils tombent dans deux glissières qui les envoient vers la zone d’emballage. NARRATEUR Un embout extensible descend vers des boîtes de conserve et leur fait un petit bisou pour les remplir de Toffee-ettes, une à la fois. Les boîtes continuent d’avancer et passent par une machine qui scelle l’ouverture hermétiquement, pour que les produits restent frais. Les boîtes entrent dans un convoyeur à spirale, qui les penche d’une façon assez charmante, je dois dire. NARRATRICE Les boîtes sont couvertes de colle chaude, puis roulées dans l’étiquette de See’s Candies. Une fois étiquetées, elles sont remises à l’endroit et sortent de la machine. See’s Candies étiquette 1 080 boîtes de Toffee-ettes par heure et plus de 86 000 par semaine ! NARRATEUR Un couvercle refermable est pressé au-dessus des boîtes. NARRATRICE Je ne comprends pas pourquoi on leur ajoute un couvercle refermable. Quand on a ouvert la boîte, il faut les manger jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus, non ? Ou il n’y a que moi qui fais ça ? NARRATEUR Non, je pense que beaucoup de téléspectateurs ont du mal à se contrôler, il n’y a pas que toi. NARRATRICE Ça me rassure. NARRATEUR Les boîtes sont maintenant mises en carton par douzaines. NARRATRICE Les cartons sont empilés sur des palettes et emballés, prêts pour la distribution. Donnons le dernier mot à Iris. Vous voulez ajouter quelque chose sur les Toffee-ettes ? IRIS ESHOO Je peux les manger à n’importe quel repas. NARRATRICE Moi aussi ! Je peux en prendre à la station d’emballage ? IRIS ESHOO Non, désolée, vous ne pouvez pas. NARRATEUR C’est sûrement mieux comme ça. NARRATRICE Quand les sucreries ont-elles commencé à être commercialisées dans le monde entier ? NARRATEUR Dans les années 1830, quand la révolution industrielle et la cultivation à grande échelle du sucre de canne dans les Caraïbes ont permis de vendre les sucreries à un prix abordable. NARRATRICE Aujourd’hui était un jour comme un autre : un petit verre d’absinthe… NARRATEUR Oui, la base. NARRATRICE Puis, je me suis recouchée. Mais j’ai fait un rêve très étrange… NARRATEUR Ah bon ? NARRATRICE Il y avait des centaines d’usines, partout aux États-Unis. Elles produisaient de la nourriture… tellement de nourriture ! NARRATEUR Ah, je vois… NARRATRICE De Brookings dans le Dakota du Sud à Bolingbrook dans l’Illinois en passant par Baltimore et Berwick… NARRATEUR Il faut que je te dise… NARRATRICE Il y avait des gens aussi, plein de gens ! LOUIS Ouh-ie ! NARRATRICE Certains chantaient ! EARNEST LEE Vous croyez en la magie des Deli Pop ? NARRATRICE D’autres racontaient des choses absurdes. MARK PEARCE Bien sûr qu’on peut donner du pepperoni à une girafe. NARRATRICE Ils ont embrassé des baguettes. Ils ont dansé, jusqu’au bout de la nuit. NARRATEUR Non, vraiment… NARRATRICE Et leur vêtement ! Avec leur casque et leur charlotte, leur charlotte et leur casque… NARRATEUR C’est vrai qu’ils adorent leur charlotte. NARRATRICE Mais le plus important, c’était la nourriture. On ne peut qu’en rêver : du café, des cupcakes, des cornichons, des pralins, de la poitrine de bœuf, des biscuits, des sucettes, des bâtonnets au fromage, du whiskey, du soda, des salsas, des slawsas, des bonbons, des gaufres, des brownies, des cookies, et puis, plus rien. NARRATEUR Oh, mince. NARRATRICE Puis d’un coup, je me suis retrouvée ici, à Alameda en Californie, dans ce qui ressemble à une usine de 6 000 mètres carrés. Une sorcière aux bras couverts de dessin m’a fait un clin d’œil en me versant un verre. Puis elle m’a parlé dans une langue inconnue… ANDIE FERMAN Un faisceau de lumière blanche très étroit. Dès qu’il passe dans un prisme… on a tout un spectre de couleurs. NARRATEUR Oui, super. Voici Andie Ferman, l’ambassadrice de la marque chez St George Spirits, où nous allons produire de l’absinthe verte. Elle fait beaucoup de clins d’œil. NARRATRICE Ça veut dire que… NARRATEUR Oui. Tout ça, ce n’était pas un rêve, ça s’est vraiment produit. Tu sais comment je le sais ? NARRATRICE Dis-moi. NARRATEUR Parce que l’absinthe ne provoque pas d’hallucinations. C’est le plus grand mythe sur l’absinthe ! Lance Winters, maître distillateur chez St George, va nous en dire plus. LANCE WINTERS Le deuxième plus grand mythe, c’est que c’est illégal ou qu’on a dû changer la recette pour la rendre légale. NARRATEUR Exactement, si l’absinthe est devenue illégale, c’est en majeure partie à cause des légendes. Lorsque le ban a été levé en 2007, St George Spirits en distillait déjà depuis un moment, donc ils sont devenus la première distillerie des États-Unis à commercialiser de l’absinthe. LANCE WINTERS On produisait quelque chose qui était vraiment très bon à nos yeux et on avait une longueur d’avance, donc on a pu la commercialiser tout de suite. NARRATRICE Découvrons comment elle est faite. Il faut des mois pour préparer de l’absinthe, mais grâce à la magie de la télévision, nous allons vous montrer le processus en quelques minutes. NARRATEUR Tout commence avec une cuve d’eau-de-vie fort alcoolisée. NARRATRICE Cette cuve est reliée à un alambic grâce à ce tuyau. NARRATEUR Lui, c’est James, il est apprenti distillateur chez St George. Il pose un entonnoir sur l’alambic puis y verse de l’armoise… … de l’anis étoilé… … et du fenouil. Tout ça formera la base de la préparation. NARRATRICE Le nom « absinthe » vient du terme grec pour l’armoise, l’ingrédient clé du spiritueux. Ses bienfaits médicinaux remontent à 1550 av. J.-C. en Égypte. NARRATEUR On ajoute de l’eau à la base avant de refermer la porte de l’alambic. On tourne ensuite une valve pour relâcher de la vapeur. NARRATRICE La chaleur fait ressortir l’alcool et chauffe les huiles essentielles contenues dans la cuve, ce qui crée une vapeur d’alcool. NARRATEUR La solution monte et une absinthe blanche aromatique et avec un très haut degré d’alcool est distillée. NARRATRICE Cette absinthe blanche est vidée par un robinet… … avant d’être récupérée pour la préparation d’une seconde infusion. NARRATEUR Il s’agit d’une absinthe verte. Pour la préparer, l’équipe de St George commence par peser les différents aromates qui la composent : De la mélisse… de l’hysope… de la reine-des-prés… et des grandes orties. NARRATRICE Les herbes sont transférées dans une cuve où on les infuse avec l’absinthe blanche. Ce sont ces plantes qui donneront au produit sa couleur unique. L’absinthe verte est filtrée grâce à une étamine… puis envoyée vers la machine de remplissage. NARRATEUR Des bouteilles vides sont dépalettisées, puis transportées jusqu’à cette machine de remplissage tournante dernier cri. Elle soulève les bouteilles et les remplit avec 75 cL d’absinthe. Les bouteilles sont bouchonnées… puis envoyées vers la machine d’étiquetage. Il s’agit de deux carrousels qui font tourner les bouteilles tout en leur collant une étiquette, avant qu’elles ne retournent sur le convoyeur. NARRATRICE Les employés prennent les bouteilles et les mettent en carton pour les palettiser. Elles sont alors prêtes à être distribuées à toutes les rock star du pays. NARRATEUR J’y pense, quelles sont les qualités d’une bonne bouteille d’absinthe ? LANCE WINTERS Elle doit être très riche en saveur et il faut que l’effet ouzo soit très conséquent. NARRATRICE Ah oui, l’effet ouzo… [chuchotte] C’est quoi ? LANCE WINTERS L’effet ouzo, c’est la formation d’une émulsion laiteuse quand on mélange de l’eau à de l’absinthe. Toutes les huiles essentielles ressortent et forment de minuscules gouttelettes qui réfléchissent la lumière d’une autre façon. NARRATEUR D’accord, mais est-ce qu’on peut parler des légendes autour de l’absinthe ? C’est quoi cette histoire de fée verte ? Dites-nous, Andie ? ANDIE FERMAN Selon la légende, quand on boit de l’absinthe, on entre dans le monde de la fée verte et tout à coup, on devient plus créatif. On pourrait écrire de mauvais poèmes, peindre de jolis tableaux ou se couper une oreille. NARRATEUR D’accord, je crois qu’on a compris. Si on laissait tomber le découpage d’oreille pour passer au poème ? ANDIE FERMAN Food Factory… NARRATEUR + NARRATRICE USA ! ANDIE FERMAN USA… À chaque heure de la journée. Qui pourrait bien vouloir quitter Son emploi actuel… Chez Food Factory USA ? C’est une sorte de limerick. NARRATRICE C’était magique. J’aimerais pouvoir boire de l’absinthe tous les jours. NARRATEUR Sauf que… tu bois déjà… de l’absinthe… tous les jours. NARRATRICE Ah oui, tu n’as pas tout à fait tort.