ANDREW BOBBY CODY HUNTER JOHNNY LOUIS NARRATEUR NARRATRICE NEIL ROBBIE ROBERT RODDY RYAN NARRATRICE Aujourd’hui dans Food Factory USA, nous goûterons du bacon de différentes manières. ROBBIE Le monde est meilleur grâce au bacon. NARRATEUR Ouais ! On a du bacon au chocolat pour vous faire saliver. NARRATRICE Et du soda goût bacon qui pétarade en bouche ! Mais d’abord, voyons les bases. C’est l’appel du bacon ! NEIL Par ici, les petits cochons ! NARRATRICE Aujourd’hui, c’est cent pour cent bacon. NARRATEUR Cette viande fumée représente un marché de 6 milliards de dollars aux États-Unis. NARRATRICE On ne fait pas plus américain que le bacon. NARRATEUR En effet. Ce qui nous amène chez les cowboys, à Hamilton, dans le Texas. Où la marque Pederson’s Natural Farms produit un bacon non traité et sans sucre. NARRATRICE Regarde, un cowboy ! NARRATEUR Ce n’est pas un cowboy ordinaire, c’est Cody Lane : le Président de Pederson’s Natural Farms. CODY Je m’appelle Cody Lane, et je suis Président de Pederson’s Natural Farms. NARRATEUR Je vous l’avais dit. NARRATRICE Dis, Cody, c’est quoi un vrai cowboy ? CODY Les vrais cowboys ne portent pas de maquillage. NARRATEUR Euh, d’accord. Et lui, c’est qui ? Veuillez décliner votre identité. NEIL Je m’appelle Neil Dudley et je suis le Vice-Président. Je vends du bacon, quoi. NARRATEUR Hé Neil, tu peux me faire un tableau du Texas ? NEIL Le soleil qui se lève tôt le matin, une brise légère, un petit déjeuner en famille avec du bacon Pederson’s sur la table. NARRATRICE Quel pro ! NARRATEUR Mmm, le bacon ! Okay, allons-y ! Cody, le bacon vient de quelle partie du cochon ? C’est pas les fesses ? CODY Non, c’est la poitrine. NARRATEUR Pas les fesses ? CODY Non. NARRATEUR T’es sûr ? Parce que je pensais… CODY Le bacon vient de la poitrine. NARRATEUR Pas des fesses ? CODY Pas des fesses. NARRATEUR Si tu le dis. Les poitrines de porc non traitées arrivent ici, dans cette usine de 3 500 mètres carrés, à Hamilton. NARRATRICE Mais avant qu’ils ne se transforment en bacon, les cochons de Pederson’s vivaient dans une ferme. Neil, comment tu fais pour appeler les cochons ? NEIL Par ici, les petits cochons ! Un truc du genre. NARRATEUR Wouah, j’adore ! Dans cette salle, ce brave homme concocte la saumure… Dans cette cuve. NARRATRICE Elle se constitue de quoi, Cody ? CODY De sel et de sucre. NARRATEUR Mais on est là pour le bacon 100% naturel et sans sucre. CODY Dans ces cas-là, on ne met pas de sucre. NARRATRICE Pfiou ! CODY C’est là qu’on met nos ingrédients secrets. NARRATRICE Les quantités exactes sont classées top secret, mais il y a du vinaigre, du sel, et du céleri en poudre. NARRATEUR Ils rajoutent de la glace pour que le mélange soit homogène. CODY Et c’est tout. NARRATRICE Une caisse entière de poitrine de porc est chargée dans ces grandes cuves rotatives. Ça fait plus de 900 kilos de viande ! NARRATEUR Ils ajoutent ensuite la saumure à l’aide d’une pompe, et les poitrines marinent ainsi durant 6 heures. Le mouvement des cuves permet d’attendrir les poitrines et qu’elles s’imprègnent bien de la saumure. NARRATRICE Il faut maintenant suspendre le bacon. C’est le boulot d’un professionnel, et c’est Andrew Lattimer qui s’y colle. NARRATEUR Combien de kilos de bacon tu suspends par jour ? ANDREW Environ 6 tonnes 8. NARRATEUR Les poitrines saumurées sont donc suspendues à l’aide de crochets appelés « esses ». NARRATRICE Andrew, comment un fermier appelle ses cochons ? Peux mieux faire. NARRATEUR Essaye encore. ANDREW C’était nul. NARRATRICE Pas si mal, tu manques seulement d’entrainement. NARRATEUR Les poitrines sont ensuite acheminées au fumoir, où elles font la rencontre de Louis. LOUIS Je m’appelle Louis et je m’occupe du fumoir. NARRATRICE Louis remplit le fumoir de copeaux de bois. LOUIS On a trois sortes de bois : du noyer, du pommier et du cerisier. Là c’est du noyer. NARRATRICE C’est la fumée qui donne la saveur si particulière du bacon. NARRATEUR Hé, Neil, tu connais des gens qui n’aiment pas le bacon, toi ? NEIL Ouais… mais je ne les fréquente pas. NARRATRICE On devrait faire quoi de ces gens ? NEIL Rouvrir Alcatraz ? NARRATRICE Si tu as un message à adresser aux végétariens, c’est maintenant. NEIL Attention à vous. NARRATEUR Quelque chose de plus doux, peut-être ? NEIL Végétariens, essayez notre bacon, vous ne le regretterez pas. Et si vous ne l’aimez pas, moi je vous aimerai quand même. NARRATRICE Ça, c’est sympa. NARRATEUR Les poitrines de porc cuisent durant 6 heures à 49 degrés Celsius. NARRATRICE Tandis que les poitrines finissent de fumer, Louis imite à merveille le bruit du cochon. Quel talent ! Les poitrines fumées sont alors transportées vers un refroidisseur où elles sont rapidement réduites à 1,5 degré Celsius. NARRATEUR Avant d’être conservées à moins 7 degrés pendant deux jours. NARRATRICE Pendant ce temps-là, profitons-en pour faire une pause et poser une question. NARRATEUR Ouais. Le bacon étant l’une des plus anciennes formes de viande conservée, quel est le premier pays à avoir commencé à saler des poitrines de porc vers 1500 avant Jésus Christ ? Était-ce… A : le Danemark. B : l’Allemagne. Ou C : la Chine ? NARRATRICE La bonne réponse est la Chine. Et c’était si bon, que les romains et les grecs ont copié la technique pour la répandre dans toute l’Europe. Le reste appartient à l’histoire. NARRATEUR Faisons un bond de trois mille ans en avant pour retrouver la ville d’Hamilton à notre époque actuelle. Nous sommes à l’usine de l’entreprise Pederson Natural Farms et l’on découvre comment ils font du bacon 100 % naturel. NARRATRICE Les poitrines ont été saumurées, remuées, fumées, puis refroidies à moins 7 degrés Celsius. Nous avons aussi rencontré ce cowboy solitaire. NEIL Ici, c’est le Texas. NARRATEUR Et cet autre cowboy nous a raconté sa vie. CODY J’ai grandi sur un cheval, mais maintenant je vends du bacon. Mon père est l’un des derniers véritables cowboys. NARRATRICE Wouah la classe ! NARRATEUR Bon bref, revenons-en au bacon. NARRATRICE Les poitrines sont ensuite transportées en zone d’emballage. Elles sont pressées les unes après les autres, à l’aide de cette machine, pour leur conférer une forme similaire. NARRATEUR Elles sont insérées ici, et ressortent par là. Elles sont réchauffées à moins 6 degrés. NARRATRICE Les poitrines sont alors guidées vers la découpeuse qui s’occupe… de les découper. Les tranches sont ensuite convoyées par groupes. NARRATEUR Le bacon est inspecté. Les tranches imparfaites sont écartées et remplacées, de manière à ce que chaque paquet fasse le bon poids. NARRATRICE Le bacon est ensuite placé sur des plateaux en L. Pourquoi on les appelle comme ça, Cody ? CODY Car ils se plient en forme de L. NARRATRICE Simple comme bonjour. Comme le bacon. CODY Au final, c’est tout simple. On fume la viande et on la coupe. NARRATRICE Exactement. NARRATEUR Les plateaux en L sont alors mis sous plastique. Ils sont scellés, puis mis en carton. NARRATRICE Les boites sont passées au détecteur à métaux. Est-ce pour trouver des pépites d’or, Cody ? CODY Oui. Non, s’il y avait du métal, la découpeuse aurait sonné. NARRATRICE Les boites sont alors palettisées, emballées et chargées dans des camions réfrigérés prêts à partir aux quatre coins de l’Amérique. Dis, cowboy, c’est quoi la meilleure manière de cuire le bacon ? CODY Une technique pour savoir s’il est bien cuit est de le tenir sur un doigt. Si les deux côtés ne se touchent pas, c’est qu’il est trop cuit. NARRATEUR C’est drôle, je t’imaginais plus du genre bacon croustillant. CODY C’est surfait. NARRATEUR Hé bien, je pense que notre boulot est terminé ici. Il est temps de remonter en selle et de reprendre la route, qu’est-ce que t’en dis, partenaire ? NARRATRICE Oui. Mission accomplie ! NARRATEUR C’est parti. NARRATRICE Quel mal le bacon peut-il guérir ? NARRATEUR La gueule de bois. Le bacon contient des acides aminés qui aident à remplacer les neurotransmetteurs qui s'épuisent lors d'une trop forte consommation d'alcool. (…) Notre quête du bacon nous transporte du cœur du Texas, au désert d’Indian Wells, en Californie. NARRATRICE Du sable à perte de vue. NARRATEUR Et pas loin d’Inyorken, sur la route nationale 14, on trouve ça. NARRATRICE Rocket Fizz Bottling Planet. Attends, quoi ? Je croyais qu’on était là pour le bacon. NARRATEUR En effet. Mais Rocket Fizz produit 80 saveurs différentes de soda, dont… Sauce tartare, café, aile de poulet, piment, bacon et chocolat, ainsi que le fameux Soda au Bacon Réparateur de Tonton Lester. NARRATRICE Tu peux répéter ? NARRATEUR Le Soda au Bacon Réparateur de Tonton Lester. NARRATRICE Bravo ! NARRATEUR Mais je crois que j’ai oublié une saveur. NARRATRICE À l’avocat ? NARRATEUR Non, qu’est-ce que c’était ? NARRATRICE Au chou ? Ça ferait fureur. NARRATEUR Non, c’est pas aussi bon. RODDY Hé, le mec qui fait la voix, là ! Je m’appelle Roddy Piper et c’est mon émission. Ils se prennent pour qui ? NARRATEUR Je savais que j’en avais oublié une. Je suis dans de beaux draps… NARRATRICE C’est qui ce type ? NARRATEUR Tu ne sais pas ? C’est Roddy Piper, le catcheur légendaire, on voit son visage sur l’une des saveurs des sodas Rocket Fizz, et c’est… RODDY Chewing-gum. NARRATRICE Goût chewing-gum ? Euh, et pourquoi Roddy intimide-t-il le personnel ? Et pourquoi il tire au fusil ? NARRATEUR Aucune idée. Peut-être que le Directeur a une explication. ROBERT Roddy adore tirer au fusil et crier sur les employés, en plus il la ramène tout le temps avec son soda au chewing-gum. RODDY Je veux qu’on élimine les autres saveurs ! NARRATEUR Voyons plutôt le soda goût bacon, dac ? NARRATRICE Avec plaisir, mais il y a juste un problème… RODDY Je vais nous débarrasser de cet idiot. NARRATEUR Euh, c’est qui l’idiot ? RODDY C’est moi. NARRATEUR Hors de ma vue, avorton ! NARRATRICE Maintenant, un peu de sérieux. Ces deux personnes dirigent Rocket Fizz. ROBERT Je m’appelle Robert Powells, je suis co-fondateur de Rocket Fizz, et voici Ryan Morgan, mon associé. NARRATRICE Salut, Ryan ! RYAN Bonjour ! NARRATRICE Enchantée ! La fabrication du soda au bacon commence ici, dans le désert d’Indian Wells, en Californie. NARRATEUR On croirait être au milieu de nulle part, mais cette usine de 1400 mètres carré n’est pas là par hasard. ROBERT Une rivière coule à 10 mètres en dessous de l’usine. Son eau provient directement de la Sierra Nevada, donc elle est excellente. C’est ce que nous voulons pour nos sodas. NARRATRICE Profitons du paysage pour faire une pause et poser une petite question. Roddy Piper est passé du catch au cinéma à la fin des années 80, mais grâce à quel film l’associe-t-on aujourd’hui au chewing-gum ? Était-ce… A : Invasion Los Angeles ? B : Gumma Sutra ! Ou C : L’incroyable Aventure de Jen ? La réponse est A ! Invasion Los Angeles. NARRATEUR Dans ce film, sorti en 1988, Roddy a prononcé l’une des répliques les plus cultes de l’histoire du cinéma. Roddy, à toi l’honneur. RODDY « Je suis venu ici pour mâcher du chewing-gum et casser des gueules. Et je suis à court de chewing-gum. » NARRATEUR Quelle poésie. NARRATRICE Revenons un peu en arrière. Nous sommes à l’usine de Rocket Fizz, à Indian Wells, en Californie, pour voir comment ils fabriquent leur Soda au Bacon Réparateur de Tonton Lester. NARRATEUR On est allés voir les proprios, Ryan et Rob, qui nous ont raconté leur rencontre. RYAN En pêchant. ROBERT Je l’ai eu dans la rivière. RYAN Ouais. ROBERT Et je l’ai tiré. RYAN C’était au camping. NARRATRICE On a rencontré Roddy Piper, qui est doux comme un agneau. RODDY Doux, moi ? NARRATRICE Quel charmeur. NARRATEUR L’eau de la rivière est pompée dans ces grosses cuves de 20 000 litres. Mais qu’apporte l’eau de source au soda ? RYAN C’est meilleur. NARRATRICE La mise en bouteille est surveillée par le prince de la pop : Johnny Maduena. Comment ça se passe avec Roddy Piper ? JOHNNY Il est un peu turbulent, mais sinon, c’est un bon gars ! NARRATRICE Quand tout est prêt, l’eau est chauffée avant d’être pompée dans ce réservoir. NARRATEUR Le technicien ajoute alors du sucre de canne naturel. ROBERT On veut un soda plus sain, et pour cela il faut du vrai sucre et de l’eau d’excellente qualité. NARRATRICE Une fois le sucre ajouté, les employés ajoutent l’ingrédient top secret au goût de bacon, ainsi que du colorant. Le liquide est mixé pendant 10 minutes. Puis pompé à travers ce tuyau pour le verser dans ces grands réservoirs en acier qui serviront à le refroidir et le gazéifier. RYAN La température idéale pour la gazéification est de 1,6 degrés. Si c’est plus élevé, le processus est plus long. Il faut environ deux heures pour accomplir l’opération. NARRATEUR Une fois gazéifié, le soda au bacon est envoyé à la machine d’embouteillage. NARRATRICE Johnny charge des caisses de bouteilles de 33 centilitres sur ce convoyeur. NARRATEUR Les bouteilles sont étiquetées… … stérilisées avec de l’eau chaude. … et envoyées au remplisseur qui peut remplir 60 bouteilles par minute. NARRATRICE Les bouteilles sont alors capsulées… … rincées… … mises en carton, palettisées, et emballées. NARRATEUR Prêtes à remplir les étals des boutiques Rocket Fizz, partout à travers les États-Unis. NARRATRICE Roddy, réponds-nous franchement : ça a quel goût le soda au bacon ? RODDY Vous avez déjà bu du champagne dans une vieille chaussure ? NARRATRICE Euh, sans commentaire. NARRATEUR On devrait se méfier de Roddy Piper ? ROBERT Non. RYAN Même pas un peu ? ROBERT Non, je ne pense pas. Il joue les durs, mais c’est plus un nounours qu’autre chose. NARRATEUR Notre boulot ici est terminé, il est temps de remonter en selle et… ROBERT Tu sais, Roddy, je pense faire un soda à l’avocat. NARRATRICE Il a dit « Soda à l’Avocat » ? RODDY Pas de nouvelles saveurs ! Aaah ! Chewing-gum. NARRATEUR Il est temps d’y aller. NARRATRICE Ouais. NARRATEUR Dans quel genre artistique le chewing-gum a-t-il fait carrière ? NARRATRICE La musique pop. La bubble-gum pop a vu le jour aux États-Unis à la fin des années 60. NARRATEUR J’ai une idée. NARRATRICE C’est quoi ? NARRATEUR Et si on trempait du bacon dans du chocolat ? NARRATRICE Emmène-moi là-bas, mon prince ! NARRATEUR Tu veux dire au Bear Creek Smokehouse, à Marshall, Texas, chez la famille Shoults ? ROBBIE On est en mode décontracté, non ? On peut la refaire si je me plante ? NARRATRICE Oui, présente-toi et parle nous de cet endroit. ROBBIE Je suis Robbie Shoults, Vice-Président du Bear Creek Smokehouse. Les anciens appellent cet endroit le coin aux ours, parce qu’il y en a plein dans la crique en contrebas. C’est pour ça que mon grand père à donné ce nom à l’entreprise. NARRATEUR Bear Creek Smokehouse est dirigée par trois générations. Tout à commencé en 1943 avec Hick Shoults, le grand-père de Robbie. ROBBIE Au début, il élevait des dindes, et il disait souvent : « La seule chose plus bête qu’une dinde est la personne qui essaye de les élever. » C’est pas bien malin une dinde, alors faut être encore plus débile pour croire qu’on peut vivre en les élevant. NARRATEUR Hick s’est donc tourné vers un animal plus malin, et il s’est mis à élever des porcs et fumer du jambon. Mais l’idée de combiner le bacon fumé et croustillant de Bear Creek à des barres chocolatées, elle, est bien nouvelle. ROBBIE Bacon Bark mélange les deux meilleures choses au monde : le bacon et le chocolat. Le bacon rend le monde meilleur, vous savez. NARRATEUR Le chocolat aussi, d’ailleurs ! NARRATRICE Okay, on est prêts ! NARRATEUR Exactement, et ici, c’est cette équipe de choc qui prépare la saumure. Dis, Robbie, il y a quoi dans la saumure ? ROBBIE Ah non, c’est classé top secret. On a l’habitude de dire que c’est le secret le mieux gardé du Texas. NARRATEUR Pas de problème. Les poitrines sont déchargées sur la machine à saumure. NARRATRICE La machine à saumure injecte le secret le mieux gardé du Texas directement dans les poitrines. La saumure ajoute de la saveur et de la tendreté. NARRATEUR On dirait que ces poitrines se font tatouer. Ça pourrait être quoi comme tatouage ? NARRATRICE Quelque chose comme « J’aime Food Factory USA » ? ROBBIE Ouais, j’aime Food Factory USA ! NARRATEUR / NARRATRICE Nous aussi, Robbie ! NARRATRICE Les poitrines saumurées sont accrochées à des esses. Puis amenées au fumoir. Hunter, le fils de Robbie, supervise. HUNTER Je m’appelle Hunter Shoults et je suis le manager. NARRATRICE Tu sembles nerveux... HUNTER Un peu. NARRATEUR Il paraît que tu ne parles pas beaucoup. HUNTER En effet. NARRATRICE Alors on va faire court. Comment ça se passe au fumoir ? HUNTER On vient de mettre trois chariots de poitrine, elles vont fumer durant 4 heures. NARRATEUR Excellent. Les copeaux de noyer fument à une température de 220 degrés. HUNTER Ça sent trop bon. NARRATRICE Tant qu’on y est, ce serait pas le moment d’attraper Bobbie, le père de Robbie ? NARRATEUR Bien sûr. Il est là, salut Bobby ! BOBBY Moi c’est Bobby. Je traîne dans le coin et je m’assure que tout se passe comme prévu. Je ne travaille plus beaucoup. NARRATRICE Toi non plus. NARRATEUR J’avoue. Une fois les poitrines fumées, elles sont parées. Et apportées en salle de broyage où elles sont hachées par cette personne. NARRATRICE Ensuite la viande est amenée en cuisine où les employés cuisent le bacon haché. NARRATEUR Une cuisine entière consacrée à la cuisson du bacon ? Ça doit sentir trop bon, hein Robbie ? ROBBIE Ouais, ça sent bon. Quand la friture est terminée, on évacue la graisse, on repose la viande, et elle est prête à passer à la trémie. NARRATRICE Enfin ! La trémie fait fondre environ 540 kilos de chocolat au lait. NARRATEUR Les morceaux de bacon sont ajoutés au chocolat. ROBBIE Vous savez combien de morceaux de bacon il faut ? Plus de deux millions. NARRATEUR Ça fait beaucoup ! ROBBIE Je les ai comptés. NARRATRICE Tant de chocolat… NARRATEUR Le chocolat au bacon est mixé, puis étalé sur un convoyeur. Un employé se charge de bien lisser la surface. NARRATRICE La mixture refroidit et durcit. Quand elle arrive au bout, ces dames la brisent en gros morceaux. NARRATEUR Ces morceaux sont encore brisés en plus petits et placés dans des sachets. Les sachets sont ensuite mis en carton, prêts à être mis en vente à la boutique ou à être livrés dans le pays. NARRATRICE Ou à être envoyés chez moi. Robbie, t’as déjà mangé du Bacon Bark avec de la glace ? ROBBIE Non, mais c’est une bonne idée. NARRATRICE Sans vouloir me vanter, j’ai souvent des bonnes idées. ROBBIE Je suis d’accord. NARRATRICE D’ailleurs j’en ai une pour Bobby. Un sandwich au Bacon Bark ! BOBBY Euh… ouais, mais la mayo je suis pas sûr. NARRATRICE Pourquoi ça ? BOBBY Ce serait pas bon. NARRATRICE Mais tout est bon avec du Bacon Bark. BOBBY Oui, sauf la mayo. NARRATRICE On n’est pas d’accord. Robbie, t’en penses quoi ? ROBBIE Tu me fais rire. NARRATRICE C’était pas le but… NARRATEUR On en a appris un max sur le bacon, aujourd’hui. T’es pas d’accord ? NARRATRICE Ça c’est sûr. NARRATEUR Ouais !