CHILD CHRIS CONTRIBUTOR DEBRA ELLIOTT FEMME FUZZ FUZZ_TOWNSHEND HOMME JEANETTA JOHN JULIAN KARL KEV KRIS LORD MARTIN PERSON SIMON TIM TIM_SHAW TRACEY NARRATION: Dans cet �pisode de Car SOS, Tim Shaw, notre grand fondu d automobile... TIM SHAW: C est l escalier qui m�ne au Paradis ! Et voici le saint des saints ! NARRATION: Et Fuzz Townshend, notre maestro m�cano... FUZZ TOWNSHEND: Je n imaginais pas que ce serait � ce point-l�. NARRATION: Sont � nouveau en mission secr�te pour sauver la voiture d un propri�taire m�ritant. Cette fois, ils ont affaire � un v�hicule myst�re... FUZZ TOWNSHEND: Tout ce que je sais, c est que �a ne marche pas. NARRATION: Tim se lance dans l animation... TIM SHAW: �a ne marche pas. NARRATION: Nous partirons explorer la Lune... FUZZ TOWNSHEND: Tim ! TIM SHAW: Ah, �a, �a marche ! NARRATION: Et une fois encore, ils vont r�aliser le r�ve d un fondu d automobile. CONTRIBUTOR : Je suis sid�r� ! BEN: C est ma voiture ? JEANETTA : Oui ! JOHN Je n en reviens pas. KARL C est comme f�ter tous les No�ls d un seul coup ! NARRATION: Aujourd hui, c est au sud-est de l Angleterre que nos deux comp�res font route. FUZZ TOWNSHEND: Nous voil� partis vers cette fabuleuse r�gion de l Essex. Il fait beau, mais attends... C est quoi cette t�te ? TIM SHAW: C est le visage de la frustration. Je d�teste quand ils nous font ce coup-l�. FUZZ TOWNSHEND: Oui, je sais... TIM SHAW: Parce qu aujourd hui... FUZZ TOWNSHEND: On va r�cup�rer un... On ne sait pas ! TIM SHAW: On ne sait pas ! Ils n ont pas voulu nous le dire. Ils nous font la blague, encore une fois. NARRATION: En effet, Tim et Fuzz ignorent que le destin va les lier �... Une chargeuse-pelleteuse. Un engin � la fois essentiel que l on voit absolument partout. Joseph Cyril Bamford, ing�nieur au solide sens des affaires, a lanc� son premier excavateur en . Il s agissait de la premi�re machine dot�e d une pelleteuse � l arri�re et d une chargeuse � l avant. Mais ce n est que ans plus tard que JCB rafle la mise avec la troisi�me version de l engin, la C, imm�diatement reconnaissable � sa livr�e jaune qui influencera le design dans le petit monde des engins de chantier. La C propose une solution tout-en-un pour le terrassement, l excavation, le transport et la d�molition. Anim�e par un moteur litres de chevaux et un syst�me hydraulique, elle �tait id�ale pour la construction, l agriculture et les travaux publics. Ses ventes ont crev� le plafond partout dans le monde et ans plus tard, cette petite entreprise familiale occupe pr�s de % du march� mondial dans ce domaine. Notez que celle que nos comp�res vont d�couvrir n a pas creus� grand-chose depuis belle lurette... Elle se ferait plut�t creuser par la rouille. TIM SHAW: Pas de plateau... FUZZ TOWNSHEND: Bien vu. Donc, si c est une voiture, elle est grosse ! TIM SHAW: � moins qu elle soit assez petite pour qu elle entre � l arri�re ! Mais j en doute. FUZZ TOWNSHEND: Peut-�tre un bus ? TIM SHAW: Non, s il vous plait... Pas de bus, par piti� ! NARRATION: Le v�hicule myst�re en question appartient � un ancien menuisier, Kev, ans, amoureux fou de sa pelleteuse avec laquelle il a pass� des heures � faire divers travaux pour ses amis et voisins. H�las, les turpitudes de la vie que nous ne connaissons que trop bien l ont conduit � abandonner son pr�cieux dans un champ. FUZZ TOWNSHEND: C est �troit... Et �a se resserre... TIM SHAW Ouais. FUZZ TOWNSHEND: Regarde, c est l� ! Je vois quelqu un qui nous attend ! On est arriv�s ! TIM SHAW: Oui, c est l�. NARRATION: C est Debra, l �pouse de Kev, qui a �crit � Car SOS en esp�rant que cette pelleteuse de ans puisse retrouver un peu de sa superbe. TIM SHAW: � qui elle appartient ? DEBRA : � mon mari. TIM SHAW: Comment il s appelle ? DEBRA : Kev. TIM SHAW: O� il est ? Dans les parages ? DEBRA : Il est alit�. TIM SHAW: C est vrai ? D�sol� de l apprendre... FUZZ TOWNSHEND: Oui, d�sol�. TIM SHAW: Et voil� l engin ? DEBRA : Oui, sa grande fiert�. FUZZ TOWNSHEND : On peut jeter un �il ? DEBRA : Je vous en prie. TIM SHAW: Et c est une... Oui... Une Multipla. FUZZ TOWNSHEND: Derri�re nous ? C est une pelleteuse ! TIM SHAW: Quoi ? FUZZ TOWNSHEND: Mais oui ! TIM SHAW: S�rieux ? C est �a, alors ? DEBRA : Oui, Kev en est dingue. TIM SHAW: Je n y crois pas. FUZZ TOWNSHEND: Elle d�marre ? DEBRA : Oui, elle roule. FUZZ TOWNSHEND: Elle a souffert... Y a des fuites... TIM SHAW: Est-ce qu on peut aller parler de Kev ? C est dingue... J en avais une en jouet ! FUZZ TOWNSHEND: Une JCB ! Excellent ! Je ne connais pas grand-chose � ces machines. Je n ai jamais travaill� dessus. On a toute une s�rie de pistons et d articulations, toutes contr�l�es depuis le poste de conduite. La cabine a l air d avoir vu de meilleurs jours... Il y a de la rouille partout, tout est caboss�... TIM SHAW: C est quoi son histoire ? Depuis combien de temps elle est dans la famille ? DEBRA : �a ne fait pas loin de ans, maintenant. TIM SHAW: D accord... DEBRA : On avait un ami dans le BTP. Son entreprise voulait remplacer le mat�riel, alors il nous a demand� si �a nous int�ressait. TIM SHAW: Je vois... DEBRA : Kev a demand� combien, il a r�pondu une bouteille de gin. Et voil�. TIM SHAW: Pas possible. Qu est-ce qu elle repr�sente pour Kev ? DEBRA : Il est raide dingue de sa JCB. C est son jouet. TIM SHAW: Et lui, il est comment ? DEBRA : Adorable. Il a le c�ur sur la main. Il est toujours pr�t � aider, s il le peut. TIM SHAW: Qu est-ce que vous faites ici ? DEBRA : De la pension. TIM SHAW: D accord. Vous h�bergez les chevaux pour leurs propri�taires, c est �a ? DEBRA : Oui. TIM SHAW: Et la JCB sert � quoi ? DEBRA : � tout, pour ainsi dire ! TIM SHAW: Il en parle souvent ? DEBRA : Il l adore. Il l appelle toujours "ma vieille". TIM SHAW: C est vrai ? DEBRA : Oui. FUZZ TOWNSHEND: Le tableau de bord m a l air bien fatigu�... La cabine est totalement corrod�e... Tout �a, c est compl�tement pourri. Il n y a plus une seule vitre debout... Rien qui prot�ge � part le parebrise, qui est m�chamment fissur�. Les conduites hydrauliques ont l air corrod�es... Les caoutchoucs sont compl�tement cuits. Elle en a vu de toutes les couleurs, �a c est s�r. Et on n aura pas la place de la retaper dans notre garage. C est �norme ! TIM SHAW: Pourquoi elle est dans cet �tat, aujourd hui ? Elle a l air d avoir souffert. DEBRA : Depuis ans, il n a plus la force de s en occuper. TIM SHAW: Comment �a a commenc� ? DEBRA : Il �tait avec son fr�re, en train de faire du double vitrage. Ils devaient poser une grande vitrine. Il est descendu du camion et juste en mettant le pied dehors, il s est coinc� le dos et il est tomb�. DEBRA : Il s est retrouv� avec trois hernies discales au niveau des lombaires, deux dans les dorsales et une dans les cervicales. TIM SHAW: Sa colonne est HS, quoi. DEBRA : Oui, il n a plus de disques. Il ne peut plus se pencher, ni rien... TIM SHAW: Et il a eu d autres soucis ensuite ? DEBRA : Il a fait deux infarctus. Il a une fibromyalgie, qui est une forme d arthrose rhumato�de... Certains jours, il n arrive m�me pas � se lever ou � marcher. Je ne sais pas comment il tient... TIM SHAW: Si j ai bien compris, cette pelleteuse pourrait l aider � continuer � faire certains travaux qu il ne peut plus faire. DEBRA : Oui, c est �a. Il a toujours tout fait pour moi ou pour les filles. Ce serait g�nial de pouvoir faire �a pour lui. TIM SHAW: Qu est-ce que �a repr�senterait pour Kev ? DEBRA : Ce serait formidable. Il serait tellement content. Il pourrait m�me verser sa larme. TIM SHAW: Alors on va le faire. Et on va le faire bien. FUZZ TOWNSHEND: Si on la d�marrait ? Oui ! TIM SHAW: O� il pense que sa pelleteuse va aller ? DEBRA : Mark, un ami, lui a demand� de lui emprunter. Si Kev pose des questions, on dira qu on fait r�parer l hydraulique. Il va �tre tellement �mu quand il va la revoir ! TIM SHAW: J imagine. On va voir o� en est Fuzz, d accord ? DEBRA : Oui, si vous voulez. TIM SHAW: Allez. Elle d�marre ! FUZZ TOWNSHEND: Oui, enfin... TIM SHAW: Bravo ma vieille ! FUZZ TOWNSHEND: Ma vieille ? TIM SHAW: Oui... NARRATION: C est toujours bon signe quand un moteur d�marre et fonctionne. Quel dommage que ce ne soit pas le cas ici... TIM SHAW: Je pense que j ai d�couvert quelque chose qui ne va pas... On n a pas de puissance. Qu est-ce qui se passe ? FUZZ TOWNSHEND: Elle n avance pas. DEBRA : Ce n est pas vrai... FUZZ TOWNSHEND: Tout ce que je sais, c est que �a ne marche pas. NARRATION: Nos deux comp�res n y connaissent absolument rien en pelleteuse... Mais on va leur arranger �a, � commencer par le transport. Apr�s avoir hiss� ces tonnes d acier sur le porte-char, l �pop�e de la JCB commence. FUZZ TOWNSHEND: C est bon. On l a charg�e. On a plus qu � ficher le camp d ici. � plus, Deb�! DEBRA : Au revoir ! TIM SHAW: � bient�t ! Oui ! On a une JCB ! FUZZ TOWNSHEND: On a une JCB ! �a, je l ai pas vu venir. TIM SHAW: Moi non plus. Mais c est g�nial ! FUZZ TOWNSHEND: O� est-ce qu on va la retaper ? TIM SHAW: C est d�j� r�gl�. Adam, un de mes meilleurs amis, est conducteur d engins. Il m a dit d aller voir un de ses copains. Donc, cap sur la r�gion de Gloucester ! FUZZ TOWNSHEND: Super ! Je te laisse me guider. NARRATION: Ce qu il y a de bien, dans Car SOS, c est qu il y a toujours un sp�cialiste pr�t � donner un coup de main. Cette fois, il s appelle Chris. Et non seulement c est un sp�cialiste, mais il va tout nous dire sur ces machines. TIM SHAW: Chris ! Comment �a va ! Oh, elle est l� ! CHRIS : Oui. TIM SHAW: Si tu nous expliquais comment �a marche ? CHRIS : Ici, on a le godet r�tro. TIM SHAW: Le r�tro, d accord. CHRIS : C est �a. Il sert � creuser. On peut y installer diff�rents types de godets. Le syst�me hydraulique qui l actionne est d�pendant de l essieu arri�re TIM SHAW: Donc, on peut immobiliser la JCB et faire comme �a... CHRIS : C est �a, absolument. TIM SHAW: On peut d�placer le bras articul� en arc de cercle et creuser. CHRIS : On peut faire une excavation dans tout ce rayon, en face de la machine. Et l�, vous avez le godet en . Vous chargez le mat�riau et vous pouvez le d�poser o� vous voulez. TIM SHAW: On est face � une machine r�volutionnaire ! CHRIS : Oui, un engin tout � fait iconique. TIM SHAW: Un petit pipi... CHRIS : J ai vu �a. Elle a quelques soucis. Il va falloir qu on regarde de pr�s ce qui se passe. TIM SHAW: Par quoi on commence ? Qu est-ce que je peux faire ? CHRIS : Tu peux te mettre aux commandes et la d�marrer. TIM SHAW: D accord. CHRIS : On va d�j� v�rifier le fonctionnement... TIM SHAW: D accord. CHRIS : On commence par le bras de la pelleteuse. On va voir si tout se passe bien... FUZZ TOWNSHEND: Super. CHRIS : En avant et en arri�re... Tu vois ? FUZZ TOWNSHEND: �a a l air totalement HS. On voit que �a bloque dans ce sens-l�, et aussi dans celui-l�. TIM SHAW: Y a de la casse ? CHRIS : Oui. TIM SHAW: Ensuite, qu est-ce que je fais ? CHRIS : On va voir au niveau de la fl�che. FUZZ TOWNSHEND: Essaie dans ce sens-l�... Qu est-ce que �a donne ? CHRIS : On a un autre souci, l�. FUZZ TOWNSHEND: Oui, �a va pas du tout. Regarde les goupilles, l�-haut. �a m a l air s�rieusement us�... CHRIS : Y a du boulot. FUZZ TOWNSHEND: Et c�t� hydraulique ? CHRIS : On voit qu il y a pas mal de fuites, ici, sous les flexibles. FUZZ TOWNSHEND: D accord. CHRIS : La pression est assez forte. Si un flexible l�che, c est la catastrophe. TIM SHAW: � quel point c est un tas de ferraille ? Une note sur ? CHRIS : Je dirais trois quarts. TIM SHAW: � ce point ? CHRIS : Ouais. �a va �tre un sacr� d�fi. NARRATION: Tim et Fuzz plongent vers l inconnu. Ils ont r�cup�r� une chargeuse-pelleteuse JCB de ans, une machine dont ils ne connaissent presque rien. Heureusement, Chris, expert en la mati�re, va leur donner un coup de main. TIM SHAW: Tu fais �a depuis longtemps ? CHRIS : ans. Et je n en ai jamais vu une en aussi mauvais �tat. TIM SHAW: Par quoi il faut commencer ? CHRIS : Par un bon lavage haute pression. NARRATION: Forc�ment, personne ne voudrait d un engin de chantier sale dans son garage. Pendant que Fuzz lui refait une beaut�, Tim essaie de prendre la mesure de la t�che qui l attend. TIM SHAW: J ai trouv� cet exemplaire-l� chez Chris. Je vais vous expliquer pourquoi ces engins ont � ce point r�volutionn� les chantiers. Vous allez voir, c est simple. � partir d ici, de ce c�t�, c est une pelleteuse. Et de l autre c�t�, c est un tracteur avec une chargeuse. Comment �a marche ? Ici, vous avez un moteur diesel, tout ce qu il y a de plus standard. La rotation du moteur est transmise aux roues arri�re gr�ce � un arbre, ce qui permet � cet engin d avancer. Super. Mais c est l� que �a devient int�ressant. L arbre de transmission est �galement reli� � une pompe qui permet de mettre sous pression du fluide dans des v�rins. C est le syst�me hydraulique. Cette pression permet d entra�ner un mouvement. Vous pouvez par exemple actionner ce v�rin, ici. �a fonctionne comme une seringue. Vous avez un piston, un fluide sous pression... En retirant de la pression, on provoque l extension du bras. La pression hydraulique peut �tre envoy�e vers ce v�rin, ou vers celui-ci. C est au conducteur de choisir. Il peut d�cider quel circuit ouvrir et ce quel mouvement r�aliser d un c�t� ou de l autre. Je r�alise � quel point ce que j essaie de vous expliquer est compliqu�... Et j avoue que c est ma faute. Je n aurais m�me pas d� essayer. �a m a mis une migraine. NARRATION: Tim se laisse peut-�tre impressionner par la charge de travail, mais pour Fuzz, ancien m�canicien sp�cialis� dans les bus, la taille n est pas un probl�me. Face � cet engin, il se sent comme un poisson dans l eau. FUZZ TOWNSHEND: Tout sur cette machine est �norme, �videmment. Le moindre boulon, la moindre vis... Et �a veut dire que si une vis est gripp�e... FUZZ TOWNSHEND: ...Elle va l �tre s�rieusement. Je vous assure. J ai r�ussi � desserrer ce boulon, mais j ai emport� un morceau de la cabine avec ! Est-ce que c est bon ? Je pense... Quand on travaille sur de grosses machines, il faut de gros outils. Vas-y ! C est facile ! NARRATION: La vieille cabine va aller tout droit � la poubelle. Et ce n est que le d�but de l aventure. Travailler sur ces engins est un vrai tour de force, un boulot de titan. Tout le monde est sur la br�che pour un chantier aux proportions dantesques. D abord, le syst�me hydraulique, qui contr�le � peu pr�s tout ce qui bouge � bord, est totalement HS. Ce qui veut dire qu il va falloir d�poser et remplacer tous les flexibles et les joints, or il y en a un bon paquet. Ensuite, la carrosserie. La t�le est tellement rouill�e qu elle arrive � transpercer des panneaux de mm d �paisseur. Il va donc falloir d�couper et souder de quoi reboucher tout �a... Et ce sera pas de la blague. Puis, le bras de la pelleteuse. Il devrait pouvoir se d�plier et se replier, mais aussi pivoter vers la droite et la gauche. Donc, il va falloir int�gralement d�poser le syst�me hydraulique du bras et en r�installer un flambant neuf. Et m�me le moteur, un rien capricieux, va avoir besoin d une r�vision totale. Et donc, c est parti pour des centaines de tours de cl�, des litres de fluide hydraulique et tout un tas d autres r�jouissances. On ne fait pas dans le d�tail.... Ni dans la l�g�ret�. CHRIS : C est bon. �a y est. Regarde, c est tordu. FUZZ TOWNSHEND: Ah oui, je vois... Et forc�ment, �a entra�ne une usure pr�matur�e de cette bague-l� et de celle-ci. CHRIS : Oui, c est certain. FUZZ TOWNSHEND: La goupille qui �tait utilis�e n �tait pas de la bonne taille. Oh l�, y a pas mal de jeu. CHRIS : Oui. Je crois que le probl�me, c est qu ils n ont pas mis la bonne goupille. C est ce qui a provoqu� l usure pr�matur�e du m�tal. FUZZ TOWNSHEND: Ouais. CHRIS C est un gros probl�me parce que �a a fait une usure de forme ovale, tu vois ? FUZZ TOWNSHEND: Donc, il va falloir r�al�ser l ouverture pour qu elle soit � nouveau circulaire, remettre les bagues et remplacer l axe en en mettant un de la bonne taille, cette fois. Pour faire �a, il va falloir qu on d�monte int�gralement le bras de la pelleteuse et qu on retape les axes un par un. CHRIS : Super. Ce n est pas de la tarte ! NARRATION: Je sens que Fuzz ne va pas s ennuyer. Et pendant qu il joue au bras de fer avec la pelleteuse, Tim, lui, cherche ses pi�ces. Il d�cide de faire fi des interm�diaires et de s adresser directement � la source. NARRATION: On est au si�ge mondial de JCB ! m et pr�s de engins de chantiers fabriqu�s par jour ! Ici r�gnent la technologie de pointe et les �quipements dernier cri. Et bien s�r, Tim est encore une fois le bienvenu. TIM SHAW: Ah ! Julian, c est �a ? JULIAN : Oui. Mettez ce truc. TIM SHAW: C est quoi ? JULIAN : Votre gilet fluo. TIM SHAW: D accord... Alors c est l�... On y est. Regardez-moi cet endroit ! C est dingue ! JULIAN : C est notre centre pi�ces d�tach�es. TIM SHAW: Si vous pensez avoir d�j� vu quelque chose d �norme... Venez. JULIAN : Les pi�ces les plus grandes sont dans ces caisses, de ce c�t�. On ne voit qu une partie du stock. Et sur la gauche, vous avez les petites pi�ces en gestion automatis�e. Toute cette zone est automatique. TIM SHAW: C est la logistique du futur ! JULIAN : Les petites pi�ces sont stock�es dans ces caisses grises. On en a environ en stock. TIM SHAW: Comment �a marche ? JULIAN : Le syst�me automatis� r�cup�re les pi�ces en allant chercher la caisse et en la pla�ant sur le tapis roulant, qui l envoie ensuite jusqu au poste occup� par un op�rateur, juste en face de nous. L op�rateur r�cup�re la pi�ce, la contr�le et la pr�pare pour l exp�dition. TIM SHAW: C est de la folie... JULIAN : Le logiciel pr�voit que si une pi�ce est demand�e r�guli�rement, il la placera en t�te de rayon pour que le chariot n ait pas � aller � l autre bout de l entrep�t. TIM SHAW: �a apprend... JULIAN : Exactement. TIM SHAW: Alors... Qu est-ce que c est que �a ? JULIAN : Le syst�me automatis� est all� r�cup�rer toutes les pi�ces de votre commande et les a envoy�es jusqu ici par tapis roulant. L op�rateur r�cup�re les pi�ces et les places dans une caisse. TIM SHAW: Et �a, c est un dro�de ? JULIAN : Non, c est un humain. Un laser lui indique combien de pi�ces il doit r�cup�rer et dans quelle caisse il doit les placer. TIM SHAW: D accord. Et o� est le reste ? JULIAN : Toutes les pi�ces vont suivre le tapis roulant et nous retrouver de l autre c�t� de l entrep�t. TIM SHAW: Attendez... C est � nous, �a ? JULIAN : Ce sont vos pi�ces. C est l une des caisses qui contient vos pi�ces. TIM SHAW: Je peux les r�cup�rer et partir avec ? JULIAN : Normalement il faut payer d abord... Le patron est dans le coin alors faites attention. TIM SHAW: D accord. NARRATION: Payer pour des pi�ces ? Heureusement que Tim sait �tre discret. Ou pas. LORD BAMFORD: Je peux vous aider ? TIM SHAW: Je suis le fils du patron. J ai des pi�ces � charger dans sa voiture. LORD BAMFORD: Vous �tes le fils du patron ? TIM SHAW: Oui, de Lord Bamford. LORD BAMFORD: Ah oui ? TIM SHAW: Oui. LORD BAMFORD: Pourquoi vous �tes aussi grand ? Je suis Lord Bamford. Qu est-ce que c est que ces pi�ces ? TIM SHAW: Quoi ? Je me suis fait prendre la main dans le sac... D�sol�. LORD BAMFORD: Venez avec moi. TIM SHAW: Non, ne regardez pas � l int�rieur ! NARRATION: Tim va avoir des ennuis... Retour � l atelier o� le bras a �t� d�mont�. Fuzz esp�re pouvoir r�soudre le probl�me d au moins une des articulations. FUZZ TOWNSHEND: On va se pencher sur le syst�me de pivot, � l arri�re de la machine, qui permet de faire bouger le bras de droite � gauche. KRIS : C est un v�rin � double piston. FUZZ TOWNSHEND: Le fluide hydraulique va d un c�t� ou de l autre, ce qui actionne un des deux pistons. KRIS : C est ce qui fait bouger le bras de droite � gauche. FUZZ TOWNSHEND: Ces grosses vis, quand elles sont gripp�es, �a rigole pas. On entend la note qui change... Voil�, il devrait venir... Le souci c est que le fluide hydraulique a s�ch�. On va essayer d envoyer de l air comprim�. �a devrait d�gager le piston du joint. On tente le coup ! Encore un peu... Et voil�. On va voir ce que �a donne l�-dedans. Ouais... Y a pas mal de rouille et de traces d usure. Si on laisse la rouille � l int�rieur, elle va user les joints. �a entra�nerait une fuite de liquide hydraulique et le bras de la pelleteuse deviendrait un objet de d�co. On va d�visser �a... �a, c est la t�te du piston. Le fluide vient pousser sur cette partie. Et �a c est le joint. C est ce qui emp�che le fluide de s �chapper. Il a commenc� � perdre de sa flexibilit�. Si le fluide passe � travers, �a rend la pelleteuse totalement inutilisable. La moindre usure du m�tal peut �tre fatale. Quand on va remonter tout �a, il faut que ce soit nickel. KRIS : Oui, il va falloir tout d�monter et faire un bon coup de nettoyage. FUZZ TOWNSHEND: Quand je pousse le piston, on voit que �a fait tourner ce pignon. On va faire tout d�monter, tout nettoyer, tout remonter et changer les joints. Avec �a, notre bras de pelleteuse retrouvera sa jeunesse. NARRATION: Avec un jeu de joints et une bonne lubrification, le bras de la pelleteuse devrait redevenir fonctionnel. Voil� une bataille de gagn�e. NARRATION: H�las, la guerre fait toujours rage, un peu partout ailleurs dans cet engin. Celle contre la rouille, notamment, avec son lot de d�coupage, soudage, meulage d un acier � l �paisseur in�dite pour nos carrossiers. Autant confier la t�che � des sp�cialistes et profiter d un peu de temps libre pour faire des recherches... M�me si cette fois, �a ressemble plus � une sortie de colonie de vacances. TIM SHAW: C est le genre de chose qui n arrive qu une fois ! On a voyag� dans le temps ! Cette machine est toute neuve ! FUZZ TOWNSHEND: Quand je pense qu on avait ce genre de pelleteuse version jouet quand on �tait gamins... J ai l impression qu on a �t� miniaturis�s ! TIM SHAW: Oui... Tu penses qu une immense main va venir nous ramasser ? FUZZ TOWNSHEND: Un gamin immense va nous attraper et nous balancer ! TIM SHAW: Alors, raconte ! Qu est-ce que �a fait ? FUZZ TOWNSHEND: �a, c est une JCB M , le mod�le qu on retape. C est �trange � conduire, �a remue dans tous les sens. J ai l impression qu on va se renverser... �a secoue parce qu il n y a pas de suspensions. On a que la quantit� d air dans les pneus pour amortir les chocs. Je n avais jamais ressenti �a parce que c est un engin tellement lourd que �a le fait rebondir. TIM SHAW: On ressent son poids, � la conduite ? FUZZ TOWNSHEND: Non, parce qu il y a une direction assist�e. Imagine une maison sur le toit d un x ... On a tellement l impression qu on va se coucher, qu on n a pas envie d aller vite ! C est pas du tout fait pour la conduire. On ne partira pas en vacances avec. C est juste fait pour se d�placer d un point A � un point B du chantier et commencer � creuser. NARRATION: La C e g�n�ration a �t� produite de � et a totalement boulevers� le march� des engins de chantier. Mais si vous cherchez quelque chose d un peu plus moderne, alors il y a la JCB CX, totalement automatis�. Une machine redoutable et l occasion de relever un petit d�fi... TIM SHAW: Lance le chrono ! FUZZ TOWNSHEND: Maintenant ! TIM SHAW: La vache, c est hallucinant ! FUZZ TOWNSHEND: Allez, vas-y ! T en mets partout, attention ! TIM SHAW: Mais non, arr�te ! C est g�nial. C est � faire une fois dans sa vie. Regarde un peu ! C est dingue. J ai juste appuy� sur un bouton et �a marche tout seul. Vers le bas... Attention... FUZZ TOWNSHEND: Allez ! TIM SHAW: C est incroyable. Tu as vu tout ce que je ramasse ? FUZZ TOWNSHEND: Ce n est pas rien ! TIM SHAW: Il faut d�placer tout le tas... FUZZ TOWNSHEND: Oui, mais fin du chrono dans , , , , . Stop ! TIM SHAW Ouf ! FUZZ TOWNSHEND: � mon tour. TIM SHAW: Allez ! FUZZ TOWNSHEND: Chaud devant... TIM SHAW: N oublie pas de remonter le godet. C est pas mal du tout. Tu t en sors pas mal, on dirait ! FUZZ TOWNSHEND: T as vu ? TIM SHAW: J ai h�te de voir ce que �a va donner. Vas-y, ouvre le godet, allez ! Fais voir un peu. FUZZ TOWNSHEND: Tiens, regarde ! Y en a pas mal ! TIM SHAW: J avoue, c est bien jou�. FUZZ TOWNSHEND: Je me suis tromp� de sens ! TIM SHAW: Mais qu est-ce que tu bricoles ? Mais oui, c est �a, fais du wheeling ! �a c est la classe ! FUZZ TOWNSHEND: Allez, on recule... TIM SHAW: Je ne sais pas comment t as fait, mais t as r�ussi � ne rien ramasser du tout ! FUZZ TOWNSHEND: Mais si, y en a un peu. TIM SHAW: Tu parles. FUZZ TOWNSHEND: Mais si, regarde ! TIM SHAW: Tu as perdu ! Si son se remettait au boulot, maintenant ? FUZZ TOWNSHEND: T as plus le trac, ��topelle��? TIM SHAW: Non, maintenant que j ai vu ce que �a donne, je r�siste plus du tout � la pelle. NARRATION: S amuser avec une pelleteuse chargeuse, c est la d�finition du bonheur. Celle qui se trouve � l atelier en ce moment, par contre, est plut�t la d�finition du cauchemar, comme nos comp�res vont le d�couvrir. NARRATION: Tim et Fuzz sont en terre inconnue. Ils ont r�cup�r� une pelleteuse JCB de ans. Un engin si �norme qu il a fallu faire appel � un garage sp�cialis� et � des carrossiers habitu�s � tailler de la t�le de char d assaut et � retaper des v�rins hydrauliques. FUZZ TOWNSHEND: On a encore de la rouille � cet endroit, �a veut dire qu il va falloir d�couper ici, et tout autour. C est �norme et �a fait mal � la t�te ! NARRATION: La chose appartient � un ancien menuisier, Kev, ans, dont la sant� se d�t�riore rapidement apr�s un accident du travail et une s�rie d infarctus. DEBRA : C est quelqu un d adorable. Il est toujours pr�t � aider qui que ce soit. NARRATION: Jusque-l�, le d�montage s est av�r� �pique. Et apr�s semaines de chantier, les probl�mes continuent � appara�tre quotidiennement. TIM SHAW: Debra est en route pour voir ce que donnent les travaux. FUZZ TOWNSHEND: D accord. TIM SHAW: Je pense qu elle va se trouver mal... FUZZ TOWNSHEND: Il faut bien casser des �ufs pour faire une omelette ! NARRATION: Cette omelette-l� risque d �tre indigeste... Mais nous verrons bien la r�action de Debra, l �pouse de Kev, et de Tracy, son amie, qui viennent d arriver. DEBRA : C est pas vrai... TRACEY : Heureusement qu il ne voit pas �a ! Bon sang ! TIM SHAW: Allez, entrez. On va vous montrer. J ai ador� votre r�action. C �tait incroyable ! FUZZ TOWNSHEND: C �tait super ! TRACEY C est �a ? TIM SHAW: Oui. DEBRA : Mes a�eux... TRACEY : Et � quoi il va ressembler ? DEBRA : C est dingue... Je ne m attendais pas � ce que ce soit � ce point. TRACEY : �a a r�tr�ci ! DEBRA : J aimerais voir sa t�te ! TIM SHAW: Comment il va ? DEBRA : �a ne va pas fort du tout. Il a mal sans arr�t. Il se sent vraiment mal. Il ne peut pas faire grand-chose alors il se sent inutile. �a lui mine le moral. TIM SHAW: D accord... Et pour cet engin... FUZZ TOWNSHEND: C est moche. TIM SHAW: C est pire qu il n y parait. FUZZ TOWNSHEND: Il y a de la rouille partout. Il va falloir affronter le pire avant que �a s am�liore. DEBRA : C est une vieille machine... Mais je ne sais pas s il r�alise � quel point elle est en mauvais �tat. TIM SHAW: Et il n y a que les pneus qui servent de suspension ! DEBRA : S il conduit �a comme �a, en moins de deux jours, il ne pourra plus bouger. TIM SHAW: On pourrait peut-�tre le modifier et mettre un si�ge avec suspension int�gr�e ? DEBRA : Ce serait g�nial. FUZZ TOWNSHEND: Je ne garantis rien, mais... Tim a l air d�cid�. TIM SHAW: Quand j ai une id�e quelque part... FUZZ TOWNSHEND: Oui, on sait... DEBRA : Ce serait fantastique. TIM SHAW: �a lui faciliterait la vie, j imagine. DEBRA : Il passerait sa vie dans sa pelleteuse ! TIM SHAW: Si on parlait de la restitution ? DEBRA : Est-ce que vous avez pens� � Diggerland ? TIM SHAW: Diggerland ? FUZZ TOWNSHEND: C est dans le coin ? DEBRA : Ce n est pas tr�s loin. Les filles pourraient lui dire : papi, tu nous emm�nes � Diggerland ? Il ne le fera rien que pour leur faire plaisir. Au revoir ! NARRATION: Merci Deb et Tracy pour cette excellente id�e ! Quel meilleur endroit qu un parc � th�me sur les engins de chantier pour rendre une pelleteuse chargeuse � son heureux propri�taire. Maintenant que la date et le lieu sont choisis, il va falloir en mettre un coup pour tenir les d�lais, tant la charge semble insurmontable. Autant dire qu il fait chaud... Dans l atelier. FUZZ TOWNSHEND: Et c est parti pour une s�ance de muscu. On chauffe au rouge, partout... Il faut que la t�le soit chaude. Et voil� mon nouveau programme de cardio ! C est plus droit... Pas encore parfait. Encore quelques coups de masse, et �a devrait �tre bon. NARRATION: Fuzz a beau �tre batteur � ses heures perdues, il n avait encore jamais pratiqu� ce genre de frappe. Et pendant qu � l atelier r�gne une cacophonie de sueur, de larmes et d acier... ...Tim est sur la route, en mission pour trouver des pi�ces pour le syst�me hydraulique. La pression est intense... Plus de bars, en r�alit�. TIM SHAW: Je vais chez un certain Martin, qui fabrique des flexibles pour JCB. Mais il me conna�t et il sait que si je d�barque, c est pour lui demander une faveur. Il a dit � tous ses collaborateurs de ne pas me laisser entrer si jamais ils me voyaient d�barquer. Il m a m�me dit que si j arrivais � passer, il m offrait tout ce que je voulais. Donc, j ai une id�e qui implique un petit d�guisement et un simple accessoire. NARRATION: Et oui... Nombreux sont ceux qui aimeraient �viter une visite de Tim. Mais comment dire non � un artisan avec une �chelle ? TIM SHAW: Bonjour. NARRATION: Objectivement... On ne peut pas. TIM SHAW: Marty ! Comment �a va ! Alors, quoi de neuf ? MARTIN : Je me suis fait avoir, c est �a ? TIM SHAW: Il me faut des flexibles. MARTIN : D accord. TIM SHAW: C est pour une JCB C. Par quoi on commence ? MARTIN : D�j�... Qu est-ce que tu sais sur les flexibles hydrauliques ? Tu y connais quelque chose ? TIM SHAW: Je sais que �a sert � transmettre un mouvement. MARTIN : C est d�j� �a. TIM SHAW: Et que la pression est �norme. MARTIN : C est vrai. Dans certains circuits, la pression peut �tre tr�s �lev�e. Regarde ces flexibles... TIM SHAW: Ils sont faits en quoi ? MARTIN : C est le m�me principe qu une durite de voiture. TIM SHAW: Je peux voir �a de plus pr�s ? Combien il y a de couches de tissage ? MARTIN : Il y en a trois. C est un tissage m�tallique. TIM SHAW: D accord. Et pourquoi il en faut autant ? MARTIN : Parce que �a supporte bars. TIM SHAW: Est-ce que je peux essayer d en faire un ? MARTIN : Pas de soucis. C est parti. TIM SHAW: C est quoi la premi�re �tape ? MARTIN : D abord, on va mesurer la longueur. Ici, on en a de centim�tres. TIM SHAW: Tu reconnais la longueur � l �il ? MARTIN : H�las, c est une s�quelle de mes ans de m�tier. Ensuite, on va commencer l assemblage en posant ce qu on appelle la f�rule. TIM SHAW: La f�rule ? MARTIN : Oui, c est ce que l on met � l extr�mit� du flexible. TIM SHAW: D accord. MARTIN : On commence par �a, ensuite on met le gicleur, � l int�rieur et on va serrer � un couple donn�. TIM SHAW: Plus il y a de pi�ces associ�es, plus on a de fragilit� dans l assemblage, non ? MARTIN : Oui et non. Ces pi�ces-l� sont assez robustes. TIM SHAW: D accord. MARTIN : Simon va �prouver notre flexible sur son appareil, en faisant monter la pression � bars. TIM SHAW: Ce n est pas rien, comme pression. MARTIN : Non. D ailleurs, c est tr�s dangereux. Il porte des gants de protection au cas o� quelque chose tournerait mal pendant le test. TIM SHAW: C est vraiment dangereux ? MARTIN : Tous les circuits hydrauliques sont dangereux. Une fuite brutale pourrait vous arracher les doigts facilement. SIMON On est � bars. TIM SHAW: D accord... Ensuite, il faut rajouter le blindage... �a repr�sente beaucoup de boulot ? MARTIN : Tu me donnes un coup de main ? TIM SHAW: D�sol�... Tu te doutes bien que j ai encore pas mal de choses � faire ! Je vous laisse vous d�brouiller. NARRATION: Comme si Tim pouvait �tre aussi occup� que �a... Retour � l atelier o�, enfin, le bout du tunnel commence � se profiler. Les derni�res soudures XXL sont faites et la JCB est enfin pr�te � passer entre les mains expertes des peintres. Si t�t le capot et les roues pos�s, le tout est charg� sur le porte-char et en route vers la grande transformation. En l occurrence plusieurs couches de cette iconique peinture jaune p�tante ! Et d�s la peinture s�che, l engin est de retour � l atelier pour le r�assemblage. L �chappement est install�... Puis le volant... De nouvelles jantes rouges sont pos�es, suivies d une s�rie de flexibles hydrauliques flambant neuf... Et si vous vous demandez � quel point un circuit hydraulique peut �tre puissant, Tim a imagin� une exp�rience pour l illustrer. TIM SHAW: J ai pris des morceaux de tuyau d arrosage que j ai reli�s entre eux pour former un circuit ferm�, avec de l eau � l int�rieur. Si je fais tourner cette turbine, �a va propulser l eau et faire tourner l autre bobine. En clair, le mouvement que je fais ici est reproduit � l identique de l autre c�t� du circuit. Mais pourquoi je vous raconte tout �a ? C est tr�s simple. C est pour vous montrer que l �nergie peut �tre transmise n importe o�, m�me � l int�rieur du garage, pourquoi pas, par exemple. Je ferme... Je v�rifie si �a marche... NARRATION: Il n y a pas que pour faire fonctionner une pelleteuse qu un circuit hydraulique peut �tre un moyen efficace de transf�rer le mouvement. H�las pour Fuzz, Tim en connait quelques applications. Visiblement �a peut m�me �tre utile pour explorer la Lune. FUZZ TOWNSHEND: Tim ! TIM SHAW: Il faut croire que �a a march� ! NARRATION: Bref, pendant que Fuzz se rhabille c est le sprint final � l atelier pour arriver au bout de la restauration de la pelleteuse JCB. Les faisceaux sont refaits � neuf et test�s... La r�vision du moteur est faite, un nouveau radiateur install� et surtout... La plus grosse pi�ce d�tach�e jamais d�nich�e par Tim fait son arriv�e : une cabine toute neuve. FUZZ TOWNSHEND: C est le moment de v�rit�. Le couronnement. C est bien, encore un peu... Un tout petit peu... C est bon. CHRIS : Pas mal du tout. FUZZ TOWNSHEND: Tu as vu �a ? TIM SHAW: � votre avis, o� se trouve le r�servoir de fluide hydraulique ? Ici, vous avez un piston... Derri�re, le ch�ssis, et c est l� qu il est cach�. � l int�rieur. TIM SHAW: Imaginez un peu. Le ch�ssis est fait � partir de poutres rectangulaires creuses. C est un espace clos. Il suffit de le remplir de fluide et on obtient un r�servoir qui en plus emp�che la formation de rouille. NARRATION: Tout comme le reste de cet engin, encore un exemple de conception simple et efficace. Mais la simplicit� n entend pas forc�ment la facilit� de remontage. Sur cette chose, tout est lourd. La moindre t�che prend des proportions titanesques tant les pi�ces sont �normes, comme le remontage du bras... ... Avec son nouveau godet d�sormais fonctionnel. Quel travail �puisant. FUZZ TOWNSHEND: Regardez �a. On a refait les supports dans lesquels viennent se loger les goupilles du bras. L int�r�t, c est que ces nouvelles goupilles sont bien plus faciles � trouver si besoin. Il n y aura plus de jeu dans l articulation du bras de la pelleteuse, comme il pouvait y en avoir avant. NARRATION: Pendant que Fuzz et les m�canos terminent de r�gler les derniers d�tails, Tim re�oit quelque chose qui devrait bien arranger Kev, le propri�taire. TIM SHAW: Je pense que �a, �a va faire toute la diff�rence. On a l impression vu comme �a que ce n est qu un si�ge comme l ancien, mais il est suspendu. On va voir ce que �a donne... L�, on est au top du confort. Voil� ce que �a donne quand le progr�s rencontre une bonne vieille technologie. NARRATION: En parlant de bonne vieille technologie, voil� un outil qui aura �t� tr�s utile pour cette r�novation : une bonne vieille masse. FUZZ TOWNSHEND: Le godet r�tro est en place ! NARRATION: Et maintenant que le c�t� pelleteuse est termin�, il ne reste plus qu une chose � faire : voir si tout fonctionne. TIM SHAW: D�marre ! �a marche ! FUZZ TOWNSHEND: Vous avez vu �a ? TIM SHAW: Comme dans du beurre. C est tellement pr�cis qu on pourrait faire une op�ration � c�ur ouvert ! G�nial ! FUZZ TOWNSHEND: Il reste quelques bricoles � faire. C�t� cabine, tout est termin�, mais de ce c�t�-l�... TIM SHAW: J ai l impression qu il reste du boulot. FUZZ TOWNSHEND: Oh que oui. TIM SHAW: Mais je vais te dire quelque chose qui va te r�jouir ! FUZZ TOWNSHEND: Je t �coute. TIM SHAW: Demain, on va tous � Diggerland ! FUZZ TOWNSHEND: Diggerland ! Oui ! Allez, on a du pain sur la planche ! TIM SHAW: C est vrai. NARRATION: Diggerland est sans aucun doute un parc � th�me unique au monde, o� adultes et enfants peuvent conduire, et man�uvrer de v�ritables pelleteuses et autres engins de chantier en tout genre. Et aujourd hui, ce sera le th��tre d un moment inoubliable avec en vedette une toute nouvelle attraction ! TIM SHAW: Fuzz ? FUZZ TOWNSHEND: Oui ? TIM SHAW: O� tu es ? FUZZ TOWNSHEND: L� ! TIM SHAW: O� tu te caches ? FUZZ TOWNSHEND: Ici ! TIM SHAW: Ah, te voil� ! Je vais te dire... Ce n est pas la premi�re fois que je me dis �a, mais quand je vois cette pelleteuse, je me dis qu elle pourrait tr�s bien �tre toute neuve ! Regarde ! FUZZ TOWNSHEND: Je sais ! On dirait qu elle sort de l usine ! Mais raconte-moi comment on va faire pour la rendre � Kev ? TIM SHAW: Tu ne vas pas le croire. Kev va venir, mais ce qu on va faire sera une grande premi�re. FUZZ TOWNSHEND: D accord... TIM SHAW: On va faire en sorte qu il conduise sa propre pelleteuse sans savoir que c est sa propre pelleteuse jusqu � ce qu on arrive en faisant : surprise ! FUZZ TOWNSHEND: Excellent ! C est g�nial, j adore ! TIM SHAW: Mais c est risqu�... FUZZ TOWNSHEND: Oui, c est clair. TIM SHAW: Juste une question... FUZZ TOWNSHEND: Vas-y. TIM SHAW: Poulet ou chien ? FUZZ TOWNSHEND: Chien. TIM SHAW: Tu choisis le chien ? FUZZ TOWNSHEND: Oui. TIM SHAW: Suis-moi. NARRATION: Le plan est simple : Kev pense qu il a gagn� des tickets d entr�e � Diggerland. Il va y venir en famille, � l occasion d une journ�e r�serv�e � la presse. FUZZ TOWNSHEND: Allez, c est parti ! NARRATION: Il aura donc droit � une visite du parc en VIP et � la d�couverte de nouvelles attractions... Enfin � une, surtout, qui lui r�serve une surprise. Autant vous dire qu il devrait vivre un grand moment. Ses proches sont l� pour profiter de cette journ�e, mais que pensent-ils de son �norme engin ? FEMME Impressionnant ! HOMME C est quelque chose ! FEMME Je n en reviens pas. CHILD : Elle a l air toute neuve et brillante ! PERSON : Il passe plus de temps � la bricoler qu � la conduire. On risque de ne plus pourvoir le faire descendre ! NARRATION: Fort de l enthousiasme g�n�ral suscit� par celle que Kev appelle "sa vieille", place � l action. TIM SHAW: Fuzz ? FUZZ TOWNSHEND: Oui ? TIM SHAW: Va vite t �quiper ! NARRATION: Les proches vont se cacher, Tim et Fuzz se d�guisent en mascottes du parc... Et la JCB ? Elle est cach�e bien en vue, au milieu d autres engins de chantier. Kev va-t-il la reconna�tre ? On esp�re que non ! TIM SHAW: Je n arrive pas � voler. NARRATION: Tout le monde est en place... Et pile � l heure pr�vue, Kev et sa famille, tous dans la confidence, arrivent et sont accueillis par le directeur des relations publics en personne. Jusqu ici, tout va bien. ELLIOTT : Merci d �tre venus. Ce week-end, JCB nous a pr�t� quelques pi�ces venant de son mus�e. C est un peu embarrassant, mais est-ce que l un d entre vous sait man�uvrer une JCB ? NARRATION: Kev mord � l hame�on. ELLIOTT : Comment vous vous appelez ? NARRATION: Va-t-il d�couvrir le pot-aux-roses et reconna�tre sa pelleteuse ? Comme on l imaginait... Pas du tout. KEV : �a va me motiver � retaper la mienne, �a c est s�r ! NARRATION: Il ne r�alise pas qu il est en train de conduire son pr�cieux. Vient le temps de lui faire la surprise de sa vie ! ELLIOTT : Alors, c est comment ! KEV : Je suis g�t� ! J en r�ve de cette machine ! ELLIOTT : Est-ce qu on peut prendre une photo avec votre femme et nos deux mascottes ? Venez par ici... Voil�. KEV : C est quoi ce poulet... Je vous connais... Bonjour ! TIM SHAW: C est vrai ? Et lui, vous le connaissez ? FUZZ TOWNSHEND: Comment �a va Kev ? KEV : Tr�s bien, merci. TIM SHAW: Debra, �a va ? DEBRA : Oui. KEV : Je crois que je r�alise... TIM SHAW: On a une confidence � vous faire... KEV : Elle n est pas chez Mark, alors ? TIM SHAW: Alors, dites-moi... Qu est-ce que �a fait de conduire votre pelleteuse ? KEV : C �tait dingue... Je me doutais pas du tout... TIM SHAW: Votre �pouse nous a �crit. DEBRA : Je t aime tellement. Je te vois lutter, tous les jours et je sais � quel point tu es heureux quand tu es sur cet engin. KEV : Oui... DEBRA : �a te donne une raison de vivre. KEV : J accomplis des choses. C est ce que j ai toujours voulu. DEBRA : Je savais que tu n arriverais jamais � la restaurer. KEV : Non... DEBRA : Tu n as plus l �nergie pour �a. Alors j ai �crit � Car SOS. KEV : Moi qui me disais : dommage qu ils ne fassent pas les pelleteuses ! Je t aime ! DEBRA : Moi plussss ! NARRATION: La derni�re fois que Kev a vu sa pelleteuse, elle �tait dans un triste �tat, constell�e de rouille, perc�e de partout, totalement rinc�e. Pas �tonnant qu il ne l ait pas reconnue parce que c est devenu une machine flambant neuve ! Sa peinture jaune caract�ristique a retrouv� tout son �clat, comme � sa sortie d usine. Les flexibles du circuit hydraulique ont �t� int�gralement refaits, ce qui veut dire qu il fonctionne impeccablement bien. La cabine a �t� retap�e et �quip�e qu un si�ge suspendu dernier cri pour absorber les chocs et apportant un confort in�dit sur ce genre de machine. En clair, cette JCB dont Kev est si fier, pourrait d�sormais faire se retourner n importe quel conducteur de travaux. KEV : J ai eu des moments o� je n en pouvais plus de la voir dans cet �tat. Je me demandais si mon amour pour elle �tait r�ciproque. Je l ai bichonn�e pendant si longtemps... TIM SHAW: Et oui, et la revoil�. Elle revient plus radieuse que jamais. Qu est-ce que �a fait ? KEV : C est incroyable. Je n en reviens pas. Je ne l avais pas vu aussi belle depuis tr�s longtemps. C �tait mon r�ve le plus cher de la r�nover, mais c �tait beaucoup de boulot. J en �tais incapable. Maintenant, je vais pouvoir faire beaucoup de choses. C est toujours gratifiant de se rendre utile. C est fou ce que la maladie peut vous amoindrir, vous savez... On arrive plus � rendre service parce qu on est assomm� par les anti-douleurs. Mais la volont� reste intacte. KEV : Passer de ce sentiment d impuissance et d inutilit� � celui de pouvoir � nouveau faire quelque chose, de pouvoir aider, �a vous fait s�rieusement remonter le moral. TIM SHAW: Qu est-ce que vous allez faire, avec ? KEV : Du drainage, des cl�tures... TIM SHAW: Aider les autres. KEV : Oui. Je prendrai mes chiens avec moi et je serai dans mon �l�ment � profiter de la vie. TIM SHAW: Il ne me reste plus qu une chose � faire... Voici votre porte cl� et votre cl�. C est avec plaisir et avec la gratitude qu un homme comme vous inspire, que je vous dis : vous avez �t� Car Sos�. KEV : Merci. Elle va consid�rablement me faciliter la vie. TIM SHAW: Vous avez h�te de d�marrer ? Vous sentez la suspension du si�ge ? KEV : Oui, c est g�nial ! TIM SHAW: C est confortable ? Allez, d�marrez le moteur ! Et c est parti ! FUZZ TOWNSHEND: A plus tard ! TIM SHAW: On en profite ? Si on peut faire une pelleteuse, on peut tout faire ! FUZZ TOWNSHEND: Un sous-marin ! TIM SHAW: Un tank ! FUZZ TOWNSHEND: Un bus ! KEV : J ai du mal � y croire... C est fantastique ! DEBRA : C est super ! Mais je ne veux pas que tu la salisses ! KEV : Je mettrai des patins ! DEBRA : Moi aussi ! Alors, comment elle est � conduire, compar� � avant ? KEV : C est incroyable ! Je n en reviens pas. C est de la joie ! DEBRA : G�nial. C �tait l id�e. KEV : C est vraiment incroyable ! DEBRA : Tu es comme un dingue ! Comme un gamin avec son nouveau jouet ! KEV : J ai h�te de jouer dans les flaques ! Elle r�pond � la perfection. Elle fait tout ce que je lui demande de faire. C en est presque bizarre, � vrai dire ! DEBRA : Qu est-ce que tu vas faire, demain ? Tu vas jouer avec dans le jardin ? KEV : Oui, je pense que �a va �tre �a ! DEBRA : Ah oui... -FIN-