CAROLYN_FINNEY CARRIE_ANNE_KELLER CHARLENE_HARMON DALE_FINNEY DON_BELL DR_ALLAN_ROE DR_CARLISLE DR_PAUL_PURI JAMES_DEMUELMEESTER JESSICA_FOWLER OFFICER_JOHN_VALDEZ OFFICER_THOMAS_BREEN PRODUCTRICE SUSAN_FOWLER CARRIE ANNE KELLER Carlisle1 a rencontr� Reggie2 � la prison d'�tat de l'Utah. � ce moment-l�, il d�taillait des �valuations psychologiques. Cette rencontre est arriv�e tr�s t�t dans sa qu�te pour comprendre l'�tat d'esprit des tueurs en s�rie. Et, tout comme Ted Bundy3, Reggie n'avait �t� condamn� pour aucun meurtre lorsque qu'ils se sont rencontr�s. CARRIE ANNE KELLER Lorsque Reggie parlait du crime qu'il avait commis, il n'arrivait pas � se rappeler de certains points, des points dont il aurait d� se souvenir parfaitement. Il avait v�ritablement l'air de souffrir d'amn�sie. Carlisle a alors pens� que Reggie avait peut-�tre des probl�mes psychologiques non-diagnostiqu�s. DR PAUL PURI Le trouble dissociatif de l'identit�, anciennement appel� le trouble de la personnalit� multiple, est un trouble dissociatif o� l'individu perd le contr�le de sa personnalit�. La personne aura au moins deux personnalit�s distinctes, appel�es des "alters", et des troubles de la m�moire lorsque l'autre personnalit� prendra le dessus. La plupart des recherches d�montrent qu'un alter vient presque toujours d'un traumatisme. Un traumatisme peut mener � un trouble de l'identit�. DR ALLAN ROE Al Carlisle avait confiance en son travail et il faut aussi prendre en compte qu'en , l'hypnose n'avait jamais �t� consid�r�e par les psychologues en milieu carc�ral. � cette �poque, l'hypnose �tait avant tout un spectacle. Par un heureux hasard, le plus grand sp�cialiste sur l'hypnose des �tats-Unis travaillait � l'universit� Brigham-Young4. Il �tait �galement professeur et il est venu nous aider dans nos recherches. Il nous en a appris beaucoup sur l'hypnose, sur les bonnes m�thodes � avoir, sur son utilisation pour la th�rapie et pour �tablir des diagnostiques. Gr�ce � �a, on est s�rement devenus les plus grands sp�cialistes de l'�tat. DR ALLAN ROE Al Carlisle avait tr�s envie de travailler sur des prisonniers avec des personnalit�s multiples. C'�tait tr�s important pour lui de les aider �� se rappeler de leurs crimes. Il souhaitait qu'ils puissent vaincre leur probl�me, pour ensuite �tre r�habilit�s � la vie normale. Gr�ce � �a, ils ne retourneraient pas en prison. DR ALLAN ROE Quand on est face � un cas de trouble de la personnalit�, la premi�re chose � faire est d'apprendre � connaitre toutes les diff�rentes personnalit�s pr�sentes. Il faut en apprendre le plus possible, comme s'il s'agissait d'une nouvelle personne. CHARLENE HARMON Il a dit "Reginald5". JESSICA FOWLER Ouais. C'est fascinant. CHARLENE HARMON Oui. JESSICA FOWLER C'est d�j� fou d'avoir enregistr� une personnalit� multiple. OFFICER JOHN VALDEZ Le juillet , on m'a demand� d'aller v�rifier le signalement d'une personne bless�e. � l'origine, ce signalement venait de quelqu'un qui �tait pass� � c�t�, en marchant ou en voiture. Ils l'ont vu l�, gisant sur les marches de cette maison. Quand l'officier Breen est moi sommes arriv�s sur les lieux, elle avait l'air� gravement bless�e. OFFICER THOMAS BREEN La victime devait avoir environ la vingtaine et elle n'avait que ses sous-v�tements sur elle, si je me souviens bien. Elle avait du sang sur le visage, sa nuque �tait rougie, il y avait aussi du sang sur sa poitrine. On pouvait presque suivre une piste avec le sang qui allait d'en haut des escaliers, o� elle se trouvait, jusqu'� la cave, o� le crime s'�tait pass�. OFFICER JOHN VALDEZ Il y avait des marques sur le sol, comme si on l'avait train�e. En examinant la sc�ne de crime, il nous a paru �vident que le criminel ne voulait pas que sa victime soit retrouv�e. C'�tait une maison abandonn�e. Il y avait �norm�ment de poussi�re et de salet�, il y faisait tr�s sombre. Tout le monde pouvait y entrer comme bon lui semble, elle �tait compl�tement n�glig�e. �a devait �tre une sorte d'endroit o� ils se retrouvaient pour boire, pour discuter ou encore pour faire la f�te. OFFICER THOMAS BREEN En examinant les lieux, on a d�duit qu'ils �taient s�rement en train de partir et qu'ils se trouvaient sur le palier, en haut des escaliers. Le suspect a d� se mettre en col�re avant de la pousser dans les escaliers. Puis, il l'a �trangl�e avant de recouvrir son corps pour qu'on ne la retrouve pas. OFFICER JOHN VALDEZ Elle nous a dit qu'� un moment, durant cette agression, elle avait perdu conscience. Elle avait �t� enterr�e sous une pile d'ordures. C'est l� qu'elle s'est r�veill�e, sans savoir o� elle se trouvait. Heureusement, elle avait encore assez de force pour ramper hors de la cave et pour demander de l'aide dans la rue. OFFICER JOHN VALDEZ La victime �tait �tudiante au centre de formation de Clearfield6. Leurs �tudiants arrivaient en ville gr�ce � des cars priv�s. Ils avaient le choix de sociabiliser avec les gens qui vivaient l�, ou d'aller faire leurs courses au centre commercial. Ils �taient libres de ce qu'ils voulaient faire. La victime avait identifi� un autre �tudiant comme �tant celui qui l'avait agress�e, et qui avait tent� de la tuer, avant de fuir les lieux du crime. OFFICER THOMAS BREEN Le suspect s'appelait Reggie7. C'�tait quasiment tout ce qu'on savait, �a et le fait qu'ils avaient � peu pr�s le m�me �ge et qu'il �tait noir. OFFICER JOHN VALDEZ Nous avons appel� l'administration du centre de formation de Clearfield et nous les avons pr�venus qu'une de leurs �tudiantes avait �t� la victime d'un crime. Ils ont reli� les points de leur c�t�. Ils savaient que Reggie �tait un homme noir, assez grand� et ils l'avaient d�j� vu au centre. Ils savaient qu'il y �tait. OFFICER THOMAS BREEN Des agents ont imm�diatement �t� envoy�s pour essayer d'appr�hender ou de localiser le suspect. Il a �t� arr�t� au croisement de la �me et de Washington alors qu'il s'appr�tait � monter dans le bus qui allait le ramener. OFFICER JOHN VALDEZ Ils l'ont emmen� en garde-�-vue sans aucun probl�me. C'�tait �vident au vu des traces de sang sur ses v�tements et sur ses mains que c'�tait bien la personne que nous recherchions. DR PAUL PURI Carlisle a fait sortir Reggie de son �tat d'hypnose. Ou du moins il le fait passer de son alter R�ginald, ou ce qu'il pense �tre un alter, � la personnalit� qui a le contr�le du corps habituellement. Si c'est bien un cas de trouble de la personnalit�, cette personnalit� serait Reggie. DR PAUL PURI � ce moment pr�cis, on dirait que Carlisle essaie de comprendre � quel point Reggie arrive � se rappeler de ce que Reginald fait lorsqu'il prend le contr�le de son corps. DR PAUL PURI Ce qui me marque dans cet �change c'est que quand Reggie entend parler des actions de R�ginald et du fait qu'il a presque tu� une femme, il n'y a quasiment aucune r�ponse �motionnelle de sa part. Beaucoup de psychopathes restent neutres lorsqu'ils parlent des meurtres qu'ils ont commis. Ce que je n'arrive pas � comprendre, c'est s'il s'agit d'un comportement semblable � celui des psychopathes ou plut�t d'une compartimentation de ses sentiments, o� il mettrait ses �motions de c�t� et les rangerait dans une bo�te. CHARLENE HARMON Mon p�re voulait se plonger dans l'enfance de Reggie parce qu'il �tait persuad� que la seule mani�re de vraiment connaitre quelqu'un, c'�tait de commencer par son enfance. DR PAUL PURI Le consensus g�n�ral est que les diff�rentes personnalit�s, ces "alters", dans le cas d'un trouble dissociatif de l'identit�, viennent principalement d'un traumatisme li� � l'enfance. Souvent avant l'�ge de ans. Ce serait en partie parce qu'avant cet �ge-l�, notre id�e de qui nous sommes n'est pas encore assez claire. Nous pouvons alors "diviser" notre conscience pour ne plus ressentir ces �v�nements. C'est l'une des mani�res de nous prot�ger de ces traumatismes. Mais �a peut aussi engendrer une autre personnalit� qui serait capable d'encaisser ou de r�pondre aux traumatismes et � ce qu'il se passe autour de nous. DR PAUL PURI Carlisle �tait en avance sur son temps en ce qui concerne l'�tude des personnalit�s multiple. Il voulait comprendre comment ces cas se pr�sentaient chez des gens qui n'�taient pas pris en compte pour les recherches scientifiques. CAROLYN FINNEY Je m'appelle Carolyn Finney8. Vicky Jacoby9 �tait ma grande s�ur. On surnommait notre plus jeune s�ur, Susane, "la bact�rie". Moi, c'�tait "la ringarde", et Vicky �tait "Miss America". Qui �tait la plus populaire d'apr�s vous ? SUSAN FOWLER Vicky �tait une belle personne. Elle �tait tellement gentille. CAROLYN FINNEY C'�tait ma grande s�ur. Elle pouvait tout faire. Excusez-moi� Elle voulait partir du Nebraska. Elle voulait voyager. C'�tait quelque chose qui lui tenait � c�ur. DALE FINNEY Vicky �tait vraiment quelqu'un d'unique. Elle �tait capable de devenir ami avec n'importe qui. Je crois que c'�tait pour passer du temps avec ses amis qu'elle a d�cid� de mettre de c�t� sa m�re et ses s�urs. CAROLYN FINNEY Ma m�re et Vicky se criaient dessus, comme le ferait n'importe quelle adolescente avec sa m�re. Si je me souviens bien, je crois que je n'avais que ans quand ma m�re nous a dit que Vicky s'�tait enfuie de la maison. DALE FINNEY C'est difficile d'expliquer� comment on se sent lorsqu'un enfant sort de notre vie. La porte se ferme derri�re eux, et on sait qu'ils ne reviendront pas. Ils vous manquent. JAMES DEMUELMEESTER Le samedi d�cembre, on a �t� convoqu�s sur les lieux d'un crime o� les officiers avaient d�couverts les restes d'un corps. Le signalement venait du propri�taire qui avait d�couvert le cadavre. Il se trouvait dans la cave de la maison. C'�tait un cellier. De toute ma carri�re de policier, je n'avais jamais vu un corps en aussi mauvais �tat, au point o� on ne pouvait m�me pas donner d'estimation concernant la date de la mort. Et � ce moment-l�, on ne savait m�me pas s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme. Le corps �tait couch�, c'�tait d�j� un indice en soi. Quelqu'un avait d� le mettre ici, ce qui veut dire que le corps avait �t� cach�. C'est important de faire attention � ce genre de d�tails parce que c'est le tout premier signal d'alerte. Ce n'�tait pas normal. La maison �tait laiss�e en location. Mais les propri�taires et anciens propri�taires n'avaient aucune id�e de qui pouvait �tre le responsable. Le m�decin l�giste a d�termin� que le corps �tait celui d'une jeune femme de ans, morte dans des circonstances tr�s �tranges. L'origine de la mort �tait le manque d'oxyg�ne � la suite d'un �tranglement. Les informations sont devenues publiques pour que la victime soit identifi�e. CAROLYN FINNEY Je me rappelle encore du jour o� ils ont annonc� la d�couverte d'un corps au nord d'Omaha. Ils ont donn� une description physique de la personne et ma m�re a dit "On dirait bien Vicky". Elle a appel� la police pour dire que c'�tait peut-�tre sa fille. Ils l'ont rappel� et ont demand� si elle acceptait qu'ils consultent son dossier dentaire. JAMES DEMUELMEESTER Gr�ce au dossier dentaire, on a su que le corps appartenait � une jeune fille de ans nomm�e Victoria Jacoby. CAROLYN FINNEY Ce jour-l�, quand deux officiers se sont pr�sent�s � notre porte, j'ai su qu'ils allaient nous annoncer la mort de ma s�ur. Ce dont je me souviens, c'est qu'elle avait �t� port�e disparue � ans et qu'elle avait ans quand ils ont retrouv� son corps. SUSAN FOWLER Le jour o� j'ai appris la mort de Vicky, mon monde s'est �croul�. Elle me prot�geait, avant. JAMES DEMUELMEESTER J'ai v�rifi� la liste des anciens locataires de cette maison o� le corps a �t� retrouv�. L'un de ces anciens locataires avait justement tent� de commettre le m�me crime en Utah, et il �tait d�j� en prison � cause de �a. C'est devenu notre suspect principal. CARRIE ANNE KELLER Lorsque Reggie est devenu le suspect principal dans l'affaire du meurtre de Victoria Jacoby, des enqu�teurs d'Omaha sont venus jusqu'� la prison d'�tat de l'Utah pour s'entretenir avec lui. Quand Al a d�couvert que les enqu�teurs envisageaient Reggie comme suspect dans cette affaire, il a voulu savoir si Reginald, sa personnalit� violente, �tait responsable de ce crime. DR PAUL PURI Ce qui semble ressortir de cet �change, c'est que Reggie avait des flashs de ce qu'il avait fait. C�est-�-dire que des souvenirs refont surface et s'introduisent dans sa m�moire. Ce sont ceux de son alter Reginald, qui a v�cu ces choses-l�. Pour Carlisle, �a signifie que ceux qui souffrent d'un trouble dissociatif de l'identit�, ou TDI, peuvent enfouir les souvenirs auxquels ils n'osent pas penser. Ils les enferment dans une autre personnalit�, ou ils les oublient avec l'amn�sie dissociative. Et lorsqu'ils y sont confront�s, ils peuvent se mettre tr�s en col�re ou avoir des flashs de ces souvenirs qu'ils avaient compartiment�s dans leur m�moire. Le fait de montrer � Reggie des preuves qu'il a commis ce crime peut l'amener � se souvenir de ce qu'il a fait et de ce qu'il avait oubli�. DR ALLAN ROE Quand des condamn�s sont envoy�s en prison pour meurtre, ils sont g�n�ralement condamn�s � vie. Mais avec les remises de peine, la plupart d'entre eux ne purgent en r�alit� qu'une peine de prison de quinze ans. Ils sont ensuite remis en libert�. Si nous pouvions les emp�cher de tuer d'autres personnes, alors il serait justifi� d'utiliser des techniques psychologiques pour les aider � ne pas commettre � nouveau les crimes qui les ont envoy�s en prison. DR PAUL PURI Il existe diff�rentes �tapes recommand�es pour traiter les troubles dissociatifs de l'identit�. La premi�re est de g�rer les sympt�mes. Par exemple, pour Reggie, ce serait son amn�sie dissociative. DR PAUL PURI La phase suivante consiste � �voquer les souvenirs enfouis ou les traumatismes directement. Il est recommand� d'�changer un peu plus avec les alters puisque des souvenirs pourraient remonter � travers les diff�rentes personnalit�s. �a peut aider � amener le traitement. DR PAUL PURI On dirait que Reggie, une fois sorti de l'hypnose, arrive � se rem�morer le d�roulement de ses crimes. Mais il a aussi pris conscience que Reginald �tait une de ses personnalit�s, et qu'il commettait des actes violents. DR PAUL PURI Carlisle pensait que le fait d'avoir conscience de tout �a �tait le premier pas� vers le traitement et tout ce qui pouvait suivre. DR PAUL PURI Pour Carlisle, Reggie avait l'air de refuser d'�tre une personne col�rique. Ce comportement doit donc venir d'une autre personnalit�. Si Reggie peut apprendre � exprimer lui-m�me sa col�re, alors il n'a pas besoin de Reginald. Et cet alter n'a plus de raison d'exister. CHARLENE HARMON Mon p�re �tait r�ellement convaincu que les prisonniers devaient �tre r�habilit�s � la vie normale et lib�r�s. Il ne faut pas simplement jeter quelqu'un en prison puis le laisser sortir. Il sentait aussi qu'il avait fait beaucoup de progr�s avec Reggie, et ce en tr�s peu de temps. CHARLENE HARMON La derni�re cassette o� mon p�re discute avec Reginald date du novembre . Peu de temps apr�s, il a �t� transf�r� � Omaha et a �t� jug� pour meurtre. � cause de �a, mon p�re n'a jamais pu terminer son travail de r�habilitation avec lui. CAROLYN FINNEY J'ai appris� qu'il �tait impossible� que Reggie aille au bout de ses deux peines de prison. JAMES DEMUELMEESTER Une fois qu'on commet un meurtre, il est tr�s facile d'en commettre un deuxi�me. De ce fait, je ne pense pas qu'il ne sortira pas de prison. PRODUCTRICE Il est en conditionnelle depuis l'an dernier. JAMES DEMUELMEESTER �a fait froid dans le dos. DALE FINNEY Aujourd'hui, il est en libert� et la justice de notre pays� a totalement abandonn� Vicky et notre famille. JESSICA FOWLER Mon grand-p�re voulait non seulement comprendre comment un criminel pouvait en devenir un, mais aussi aider les autres � se comporter normalement en soci�t�. Et m�me si son travail avec Reggie a �t� interrompu, il a appris que l'hypnose �tait un outil pr�cieux pour traiter les patients avec des troubles de la personnalit�. DR PAUL PURI Encore aujourd'hui, l'hypnose n'est pas consid�r�e comme une pratique habituelle ou normale, que ce soit pour diagnostiquer ou pour traiter les troubles. Dans les ann�es et , le travail de Carlisle �tait tr�s exp�rimental dans ce domaine d'�tudes. CHARLENE HARMON Gr�ce � l'hypnose, mon p�re a d�couvert que beaucoup de meurtriers refoulaient leurs souvenirs. Plus il en apprenait sur les troubles de la personnalit�, plus il voulait en savoir. CARRIE ANNE KELLER Apr�s ses sessions avec Reggie, Al Carlisle a cherch� d'autres patients souffrants de troubles dissociatifs de l'identit�. Al savait que ces prisonniers seraient rel�ch�s un jour, et qu'ils seraient confront�s � la vie en communaut�. Il ne voulait pas que ces meurtres se reproduisent. CHARLENE HARMON Art Bishop �tait le tout premier prisonnier � avoir pris contact avec mon p�re pour discuter. DR CARLISLE Je ne voulais pas le rencontrer. DR CARLISLE Il me d�go�tait. DON BELL Il m'a regard� tr�s calmement et m'a dit "Je l'ai tu�. Je les ai tous tu�s". 1 [Carl-la�l] 2 [Redjie] 3 [Ted Beundi] 4 [Brigam-young] 5 [R�djinald] 6 [Clirfilde] 7 [Redjie] 8 [Carolyn Finnai] 9 [Vicky Djacobi] --------------- ------------------------------------------------------------ --------------- ------------------------------------------------------------