ADERHOLT AGENT_FBI_610 AMBIANCE CLAUDIA ELIZABETH GANZEL GARDE_FRONTIERE GREGORY HENRY HOMME_RADIO OLEG PAIGE PERE_ANDREI PHILIP RICK STAN STAN Je sais que ça paraît complètement dingue mais je n'arrive pas à me sortir l'idée de la tête. Mais l'autre fois, quand elle est partie en déplacement juste au moment où ça se passait mal à Chicago. Alors je me suis dit et si c'était. CLAUDIA Nous avons un leader qui n'a aucune notion de l'histoire de notre pays, de notre idéal, ni du prix que nous avons payé. ELIZABETH Il faut que je parle à ton contact. Dis-lui que la chose dont il avait peur, est en train d'arriver. STAN Qu'est-ce qu'il y a dans le message ? OLEG Des personnes au KGB essayent de se débarrasser de Gorbatchev. STAN J'en ai rien à foutre. CLAUDIA Le travail que vous avez fait, les sacrifices que vous avez faits. Tout ça est réduit à néant, Elizabeth. Vous venez de tout détruire. PERE ANDREI Il y a une rumeur selon laquelle le Père Victor va parler aux autorités Américaines. PHILIP Quelles autorités ? PERE ANDREI Le FBI. Je vais avoir des ennuis ? AGENT FBI 610 Suspect en train de s'enfuir! Il s'enfuit! ADERHOLT Si un garage est encore sur la liste vous le faites tout de suite. ELIZABETH Allô? PHILIP Je pensais pouvoir rentrer à la maison pour dîner mais au bureau, les choses sont un peu sans dessus-dessous. GANZEL J'en ai contrôlé cinquante, pour l'instant. Loeb est dessus à plein temps. STAN Il en a vérifié combien? GANZEL Oh, presque deux cent. On a réussi à réduire la liste à quinze, mais... même si on trouvait le bon, quelles sont les chances qu'ils aillent dans ce garage maintenant? STAN Si toutes leurs affaires sont là-dedans, qu'ils sont en train de fuir. GANZEL Je dis pas que c'est complètement impossible, tout ce que je dis c'est que ça ne donnera peut-être rien. STAN Je m'arrête une minute. GANZEL Qu'est-ce qu'il y a? STAN Je dois téléphoner. RICK RICK "Dupont Circle Voyages"? STAN Philip Jennings, s'il vous plaît. RICK Euh il est absent, pour le moment. Je peux prendre un message? STAN Elizabeth est là? RICK Non, désolé, elle n'est pas là non plus. Euh je peux vous aider, peut-être? STAN Non, merci, je rappellerai. PHILIP Bonjour, vous êtes bien chez les Jennings. Nous sommes absents pour le moment, mais si vous laissez votre nom, votre numéro et un petit message, on vous rappellera au plus vite. GANZEL Tout va bien? STAN Oui. ELIZABETH PHILIP Le père Andrei était suivi. ELIZABETH PHILIP J'ai failli me faire avoir aussi. ELIZABETH PHILIP Et une chose est sûre: ils vont pas y aller de main morte. ELIZABETH Allons chercher Paige. Et ensuite, on file dans le New Hampshire. Tu devrais appeler Henry tout de suite. PHILIP Et je lui dis quoi? ELIZABETH Qu'il faut qu'il s'éloigne de l'école. On le prendra sur la route ou dans une autre ville. Notre meilleure chance, c'est sûrement la frontière canadienne. PHILIP Je ne crois pas, non. ELIZABETH Quoi? PHILIP Henry doit rester. Il il se débrouille vraiment bien, ici. Son son avenir est ici. ELIZABETH Tu veux qu'on parte sans lui? C'est ça, j'ai bien compris? PHILIP C'est ce qui est le mieux pour lui. ELIZABETH De rester ici, tout seul? D'être loin de ses proches? Ça n'est pas la meilleure chose pour lui. PHILIP Sa place est ici. ELIZABETH Sa place est avec nous. PHILIP On lui doit bien ça. ELIZABETH Philip. Tu sais qu'ils vont le briser. PHILIP Il n'a rien fait, lui. Il est même pas au courant. C'est ici qu'il a grandi. C'est affreux, mais. ELIZABETH ELIZABETH ADERHOLT Je sais que le KGB sait comment mettre la pression sur quelqu'un. Mais vous êtes un homme de dieu. Qui est-ce, mon Père? PERE ANDREI Je vous l'ai dit. Je n'en sais rien. ADERHOLT Je crois que nous avons un ennemi commun, vous et moi, parce que le KGB ne veut pas que votre religion existe. Ils veulent la détruire. Ainsi que tout ceux qui la pratiquent. Vous leur êtes peut-être utile, mon Père, mais vous faites pas d'illusion, ce ne sont pas vos amis. GANZEL STAN Hé, je peux te laisser seul quelques heures? Il faut que j'aille vérifier quelque chose. GANZEL Qu'est-ce qui t'occupe tant? Une autre piste? STAN Non, je crois pas, je je reviens dès que possible. ELIZABETH J'ai tué une officière du KGB. Je l'ai laissée mourante dans la rue. PHILIP Qu'est-ce que tu pouvais faire d'autre? ADERHOLT C'est pas quelque chose que j'ai envie de faire, mon Père, mais je le ferai s'il le faut. Et vous serez la cause du plus gros scandale que votre église ait connu. Réfléchissez-y, un peu. L'Eglise orthodoxe russe américaine partirait en fumée si le public connaissait vos liens avec le KGB. Je ne peux qu'imaginer ce qui pourrait vous arriver, à vous personnellement, mon Père. Mais comme je vous l'ai dit, on n'est pas obligés d'en arriver là. Vous nous dites qui est l'homme avec qui vous aviez rendez-vous et je peux vous promettre qu'il n'y aura aucune vague. PERE ANDREI Je ne suis pas inquiet pour ma personne. ADERHOLT Je le comprends. Mais pour l'Eglise. PERE ANDREI J'ai des des obligations. Des gens comptent sur moi. Pour prendre soin d'eux. Ce sont mes obligations en tant qu'homme de dieu, comme vous dites. Peu importe ce qui peut se passer. ADERHOLT Si vous me donnez un nom, il n'arrivera rien à cette personne. Vous avez ma parole. PERE ANDREI Dans votre travail, y a-t-il des personnes qui placent leur confiance en vous? ADERHOLT Oui. C'est aussi une partie de mon boulot. PERE ANDREI Mais vous me demandez d'abandonner des gens qui ont confiance en moi. ADERHOLT J'abandonne des gens qui me font confiance tout le temps, mon Père. J'aimerais qu'il en soit autrement. Mais j'ai des choses plus grandes à protéger. Moi, c'est mon pays. Vous, c'est votre église. PERE ANDREI ADERHOLT Ne tournons pas autour du pot. Vous êtes quelqu'un de bien, j'en suis sûr. Mais vous avez déjà quand même un pied hors du paradis. Qu'est-ce qu'ils vous ont poussé à faire? Ils vous ont obligé à jouer les espions pour eux. A signaler vos frères, hommes de dieu comme vous. Dieu n'a jamais voulu ça. ADERHOLT Vous étiez voué à un meilleur avenir. On l'est tous, d'ailleurs. Et maintenant, vous allez couler pour le protéger? Pourquoi? Parce que vous l'aimez bien? Trouvez quelqu'un d'autre. PERE ANDREI Nous vivons tous sur la même terre. Vous aussi. Ce n'est pas si facile. ADERHOLT Vous allez devoir faire un choix, mon ami. Maintenant. Sinon votre église va être détruite et vous, c'est dans la rue que vous allez finir. PERE ANDREI Ils sont deux. Je ne connais pas leurs noms américains. Nadezhda et Mischa. Ce sont leurs noms russes. ADERHOLT Vous les voyez depuis combien de temps? PERE ANDREI Ça fait trois ans que je les connais. ADERHOLT Je vais avoir besoin que vous me les décriviez. Je suis sûr qu'ils se déguisaient quand vous vous rencontriez, mais quand même. PERE ANDREI Je les ai vus sans leurs déguisements, une fois. PAIGE Wouaw. Vous êtes tous les deux. T'as emmené papa pour- ELIZABETH Est-ce que Gwen est là? PAIGE Quoi? Non. ELIZABETH PAIGE Qu'est-ce qui se passe? ELIZABETH Le FBI est au courant pour nous. PHILIP Il faut qu'on parte. Pour de bon. Ils ont failli m'avoir. PAIGE Euh, mais je où on va? ELIZABETH Dans notre pays. PHILIP Prépare tes affaires. ELIZABETH Prends l'essentiel, presque rien. PAIGE Dans notre pays? ELIZABETH Un sac à dos. PHILIP Et ensuite, on répondra à toutes tes questions. PAIGE On part en Russie? ELIZABETH Paige, on n'a pas... C'est fini. C'est comme ça que ça marche. C'est pas notre choix. PAIGE Donc là, on est censés. Henry est au courant? Quoi? PHILIP Il reste ici. PAIGE Quoi, comment ça? ELIZABETH A l'école. PAIGE Henry ne il vient pas avec nous? PHILIP Paige, on part en Russie. Qu'est-ce qu'il ferait, là-bas? PAIGE Donc on le laisse ici, tout seul. PHILIP Ses amis sont ici, sa vie est ici. ELIZABETH Il va bientôt avoir dix-sept ans, c'est l'âge que j'avais quand j'ai commencé à travailler. PAIGE Henry n'est pas toi. Aucun de nous, d'ailleurs. Il ne reparlera plus jamais à papa? Il le verra plus? ELIZABETH Paige. Le FBI peut débarquer d'une minute à l'autre et nous arrêter. On n'a pas le- PAIGE Je m'en fiche. Je veux que vous... comment ça va se passer pour lui? Je je comprends pas! Comment comment il va faire pour vivre? Qui va payer ses frais de scolarité? Est-ce qu'il pourra trouver un travail? ELIZABETH C'est difficile pour nous aussi. On aime tous Henry, okay? PAIGE Ah oui, c'est vrai? PHILIP Tu sais qu'on l'aime. Et c'est pour ça qu'on fait ce qui est le mieux pour lui. ELIZABETH C'est le seul moyen. PAIGE Il comprendra pas. Il doit y avoir un autre moyen. ELIZABETH Paige. PAIGE Essayons de réfléchir encore un peu à tout ça- ELIZABETH On ne peut pas l'emmener! PAIGE Il va vous détester. PHILIP Oui, on le sait. ELIZABETH Il faut qu'on parte et maintenant. PHILIP Allez, viens. Tout de suite. STAN Salut! ELIZABETH Stan. STAN Salut, Paige. PAIGE Salut. PHILIP Mais qu'est-ce que tu fais ici? STAN Excellente question. PHILIP Qu'est-ce qu'il y a? STAN Paige, où est-ce que vous allez? PAIGE A la maison. STAN Ah oui? Hmm. Pourquoi? Qu'est-ce qui se passe? PAIGE Je je me sens pas très bien. STAN Au point que tes deux parents passent te prendre? Ça me semble un peu bizarre. ELIZABETH On revenait du travail. STAN Vous revenez du travail? ELIZABETH Pourquoi tu réagis comme ça? STAN Tu dis que t'es pas bien? Qu'est-ce que t'as? PAIGE J'ai mal au ventre. STAN Tu rentres chez toi, au lieu d'aller à la fac, parce que t'as mal au ventre? PAIGE Je me sens un peu malade. PHILIP Pourquoi pourquoi tu l'interroges? STAN Où est leur voiture, Paige? PHILIP Elle est en révision chez le concessionnaire, on nous en a prêté une autre. STAN Il se passerait quoi si je vérifiais sa plaque? PHILIP Tu te fiches de moi? STAN Qu'est-ce qui se passe? PHILIP J'en sais rien! Tu peux me dire ce qui te prend? STAN Peut-être que vous avez assuré vos arrières, mais je ne suis pas un policier de base. Je peux trouver en moins de cinq minutes si cette plaque correspond bien à la voiture de prêt d'un concessionnaire. PHILIP Stan, écoute je je ne sais pas ce qui se passe. Peut-être qu'on pourrait en discuter, toi et moi. STAN T'avises pas d'avancer, enfoiré de petit salopard! PHILIP Qu'est-ce qu'est-ce que tu fais? Qu'est-ce que tu fais? ELIZABETH PAIGE ELIZABETH STAN Allongez-vous sur le sol. Vous tous. ELIZABETH Stan. PHILIP Quoi, tu veux nous tirer dessus? STAN A terre, face contre sol. Faites en sorte que je voie toujours vos mains et ne bougez pas trop vite. ELIZABETH Stan, on ne s'allongera pas par terre, pas tant qu'on aura cette arme pointée sur nous. C'est Paige, Stan! STAN Arrête! Elizabeth. Arrête maintenant. C'est terminé. C'est terminé pour vous. PHILIP On avait un boulot à faire. On avait un boulot à faire. STAN T'étais mon meilleur ami. PHILIP T'étais le mien aussi. Je n'ai jamais eu envie de te mentir. Stan, qu'est-ce que je pouvais faire? T'as emménagé à côté de chez moi. J'étais terrifié. Et après, on est devenus amis. STAN Amis? T'as fait de ma vie une vaste blague. PHILIP Tu as été mon seul ami. De toute ma de toute ma chienne de vie. Pendant toutes ces années, c'est ma vie qui était une blague, pas la tienne. STAN Et Matthew? Il faisait partie du plan? Mon fils? ELIZABETH Elle savait pas elle n'a su que quand on lui a- PAIGE J'étais au courant. Ils me l'ont dit quand j'ai eu 16 ans. Mais Matthew, ça ça n'avait rien à voir avec tout ça. Non, j'étais sincère. STAN Et Henry? PHILIP Non. PAIGE Il n'est pas au courant. Il ne sait rien. STAN Tout ce temps. J'aurais fait n'importe quoi pour toi, Philip. Pour vous tous. PHILIP Je sais. STAN C'est vous Gennadi et Sofia, c'était vous. PHILIP C'est qui, ça? On sait pas qui sont ces gens. STAN Putain de menteur. Je l'ai vu sur ton visage. Quand je t'ai parlé d'eux. Vous savez combien de personnes ont été tuées par des agents soviétiques, ici, à Washington, l'année dernière? Depuis cinq ans? Dix ans? PAIGE Je je suis désolée. ELIZABETH Nous, on ne tue pas des gens, Seigneur. PHILIP On ne pourrait pas. ELIZABETH Il ne fait même plus ce travail, aujourd'hui, il a arrêté. PHILIP ELIZABETH Il s'occupe de l'agence de voyages, c'est tout. PHILIP ELIZABETH STAN Allongez-vous. A terre. PHILIP STAN A terre. Maintenant. PHILIP J'ai j'ai fait toutes ces choses, Stan. Je ne sais même plus pourquoi, aujourd'hui. Il il me semblait que c'était la meilleure chose à faire. Pour mon pays. Mon pays voulait que je le fasse. Alors j'ai je l'ai fait. En me disant que c'était important. Jusqu'à ce que je ne puisse plus et là, j'ai laissé tomber. J'ai tourné la page, maintenant. Ça fait même un moment. On ce qu'on faisait, c'est qu'on piégeait les gens pour je je ne sais même pas pourquoi. Alors j'ai arrêté. Comme elle l'a dit. Comme toi, au fond. PHILIP Je ne suis qu'agent de voyages, maintenant. Je ne suis qu'un minable agent de voyages en faillite. Sauf que finalement, non. Parce que maintenant, il il faut que je m'en aille. Si j'y arrive. Aujourd'hui, il faut que je quitte l'endroit où j'ai vécu pendant tellement d'années. Si je peux. Si si on peut. Stan, je dois abandonner mon fils. Il ne peut pas nous accompagner. Parce que je me suis fait avoir. Finalement, je me suis fait avoir. Et voilà où on en est. PHILIP Je sais même pas ce qui se passera si on arrive à rentrer chez nous, parce qu'après toutes ces années à avoir peur des Américains, à recruter des Américains et à suivre des Américains, on a enfin réussi à trouver quelque chose et ça n'a absolument rien à voir avec vous. Ça vient même des nôtres. C'est des putain de russes, en fait. Ils essaient de se débarrasser de Gorbatchev. Et on l'a découvert. Enfin, elle l'a découvert. ELIZABETH Ce sont nos propres chefs. Ils voulaient trafiquer mes rapports. Faire croire que Gorbatchev allait échanger des secrets militaires pendant le Sommet. Des des gens à qui j'ai fait confiance si longtemps. Jusqu'à. STAN Vous connaissez Oleg Burov? PHILIP Non, c'est qui? STAN Me raconte pas de conneries, Philip. On l'a arrêté, un peu plus tôt, aujourd'hui, alors qu'il ramassait une livraison. Il m'a dit que le message parlait de gens du KGB qui essayaient de se débarrasser de Gorbatchev. Il m'a dit que je devais le transmettre en Russie. ELIZABETH Ce message doit être envoyé, absolument. STAN J'en ai rien à faire, de qui va diriger votre pays. PHILIP Stan ces gens-là, si on ne les arrête pas ça deviendra tout notre pays, c'est ce sera tout notre avenir. Et celui du monde. Pour savoir si on va vivre en paix, on dépend de toute cette histoire. PHILIP Il faut qu'on leur explique ce qui s'est passé ici. Parce que si cette livraison a échoué, on est les seuls à pouvoir mettre un terme à tout ça. Je sais pas pourquoi t'aurais confiance en moi. Tu devrais me détester, tu. Tu devrais peut-être me tuer. Mais on va monter dans cette voiture. Et on va partir. J'aurais bien aimé qu'on continue les séminaires ensemble. T'aurais su quoi faire dans cette situation. PAIGE Il faut que tu t'occupes d'Henry. PHILIP Il t'aime beaucoup, Stan. Dis-lui la vérité. PHILIP Je sais pas comment te dire ça, mais je crois qu'il y a une chance pour que Renee soit l'une des nôtres. Je n'en suis pas sûr. PAIGE On peut lui faire confiance? PHILIP Oui. ELIZABETH Paige, on a des passeports pour pouvoir quitter le pays. On a l'air différent dessus. Toi aussi. Il faut s'arrêter quelque part pour changer d'apparences. PHILIP Et de voiture, aussi. PAIGE Il faut qu'on voie Henry. Avant de partir. Il faut qu'on le voie. PHILIP On peut pas. ELIZABETH On peut l'appeler. Pour lui parler. PHILIP C'est pas une bonne idée, je suis désolé. ELIZABETH Même si on est sur écoute, on l'appelle et puis on s'en va. PHILIP Il est là-bas, à l'école ils ils vont penser que c'est un signal, ils vont peut-être lui tomber dessus. Il a l'air complètement innocent, pour l'instant. ELIZABETH Ou ils nous écouteront et ils verront qu'il n'est au courant de rien. Philip, tout ce qu'on fait est risqué. Au moins, on pourrait. Au moins, on pourrait lui parler avant. PHILIP Okay, mais il faut qu'on soit brefs. ELIZABETH Oui. Il faut que tout ait l'air tout à fait normal, au téléphone. Comme si de rien n'était. HOMME RADIO Beeman. Aderholt veut que tu rentres au bureau. ELIZABETH Vas-y. PHILIP Bonjour, Henry Jennings est là? Merci. AMBIANCE HENRY Allô? PHILIP Salut, Henry. HENRY Salut, papa, quoi de neuf? PHILIP Euh, pas grand-chose. Euh ta mère, Paige et moi on a euh dîné ensemble et on on parlait de toi. Donc on t'a appelé. HENRY Vous êtes où? PHILIP Dans une cabine, en ville. PHILIP Tu sais qu'on est tous très fiers de toi, pas vrai? HENRY Oui, je le sais. PHILIP Et tu sais combien on t'aime. HENRY Euh est-ce que tu as tu as beaucoup bu, ce soir, papa? PHILIP Euh j'ai pris un peu de vin, pendant le dîner, donc oui, peut-être un peu. Euh Ce que je veux, c'est que tu sois toi-même. Okay? Parce que Parce que t'es génial. HENRY Entendu. Je je serai moi-même, papa. PHILIP Bien. HENRY Ecoute, euh tu devrais peut-être laisser le volant à maman, au retour. PHILIP Oui, promis, elle veut te dire bonjour. ELIZABETH PHILIP ELIZABETH Salut, Henry. HENRY Salut, maman. ELIZABETH Qu'est-ce que tu faisais? HENRY Quoi, là? ELIZABETH Oui. Maintenant. HENRY Rien, je traînais. ELIZABETH Avec tes copains? HENRY Ouais. ELIZABETH Ce que ton père t'a dit je ressens pareil. HENRY Je sais, maman. ELIZABETH Je t'aime, Henry. HENRY Ecoute, il faut que euh. j'y aille. Okay? ELIZABETH Attends, une minute, s'il te plaît. PAIGE Je peux pas. PHILIP Hé. HENRY Hé, papa, faut vraiment que j'y aille. On est au milieu d'un tournoi de ping pong. PHILIP Okay, vas-y, vas-y. HENRY Okay, à la semaine prochaine. PHILIP Ouais. HENRY Salut papa. STAN J'ai dit ça, mais je sais pas si. ADERHOLT Je sais. J'aurais dû t'écouter. STAN J'ai fait un tour à l'appartement de Paige tout à l'heure, juste au cas où. Il n'y avait personne, mais. Je vais le tuer. ADERHOLT On surveille la maison, l'agence de voyages, l'appartement de Paige. On surveille aussi Henry, dans son école. C'est le seul qu'y n'ait pas bougé. Je suis désolé. Il faut que. STAN Oui, je sais. ELIZABETH Je vais vous attendre. PHILIP J'arrive dans une minute. Peut-être que je devrais rester. Je sais pas, pendant un an ou deux . Vivre à New York ou dans l'ouest. Trouver un moyen de le voir de temps en temps et lui expliquer. ELIZABETH Je comprends que tu aies envie d'essayer. Je resterais aussi si on pouvait tous. GARDE FRONTIERE Passeports, s'il vous plaît. GREGORY ELIZABETH Je veux pas d'enfants, de toute façon. PAIGE PHILIP Le colonel je me souviens même plus de son nom, aujourd'hui. Quand ils m'ont parlé, la première fois, il a dit que cette vie serait difficile. Il ne voulait pas que je croie que ce serait une grande aventure. Je lui ai dit que ça me faisait pas peur. ELIZABETH Qui sait ce qui nous serait arrivé, ici? Moi, j'aurais probablement travaillé dans une usine. Dirigé une usine. PHILIP ELIZABETH Tu aurais peut-être. On se serait peut-être rencontrés. Dans un bus. ELIZABETH Ils vont s'en sortir. PHILIP Ils se souviendront de nous. Et Ce ne sont plus des enfants. On les a élevés. ELIZABETH Oui. PHILIP Ça fait bizarre.