AGENT_BROOKS AGENT_GAZEL AGENT_LOEB AMBIANCE_BUREAU AMBIANCE_JEUX AMBIANCE_RUE ANNOUNCER CLAUDIA DELLUVA DENNIS ELIZABETH GENNADI GIRL_B21 HENRY JACKSON JANINE KIMBERLY MAN_B14 MAN_B16 MAN_B4 MARILYN NOTE PAIGE PASSENGER PEDERSEN PHILIP RENEE STAN STAVOS TRAIN_CONDUCTOR VOICE_HP HENRY Dans les épisodes précédents, PHILIP C'est un truc difficile à dire, je suis désolé, mais nous traversons une assez mauvaise passe au bureau. NOTE HENRY Tu avais pas dit que ça commençait à aller mieux. PHILIP Si mais ce n'est pas le cas. NOTE ELIZABETH L'un de nos négociateurs a rencontré en secret un des officiers de la Division Soviétique de la CIA. Il faut qu'on découvre ce qu'il lui dit mais je vais avoir besoin que tu m'aides. NOTE ELIZABETH Il faut que tu rejoignes Kimmy en Grèce. NOTE PHILIP C'était déplacé ? KIMBERLY Non. J'ai j'ai bien aimé. NOTE STAN Est-ce qu'on a récupéré des infos utiles avec ces radios ? DENNIS Non, s'il te plaît, ne recommence pas avec ça, Stan. NOTE STAN C'était notre boulot de les protéger. GENNADI STAN On leur avait promis qu'ils seraient en sécurité. Et ils ont été tués. Il a que sept ans. Il a trouvé son père et sa mère couverts de sang. Hé ! Ça va ? PHILIP Oui. Mais bon, ça a l'air tellement affreux. NOTE PHILIP Je vais pas pouvoir venir en Grèce, Kimmy. Si jamais euh quelqu'un essaie de te persuader de l'accompagner dans un pays communiste, n'y va pas. ELIZABETH Bonsoir. PHILIP Bonsoir. ELIZABETH Comment ça a été au travail ? PHILIP Y'a pas grand chose de nouveau. ELIZABETH D'accord. J'suis fatiguée, j'vais m'coucher. PHILIP Stan est passé me voir. ELIZABETH PHILIP Il était bouleversé parce qu'un couple avait été assassiné sous les yeux de son enfant de sept ans. Un transfuge et sa femme. ELIZABETH Je ne l'ai pas fait devant leur enfant. Je ne l'ai pas vu, il était dans une autre pièce. PHILIP Il les a vus. Ils étaient couverts de sang. ELIZABETH Qu'est-ce que tu veux que je dise ? PHILIP Jamais je ne le ferai sur Kimmy. ELIZABETH Bien sûr que non. Et tu ne l'aurais fait sur personne. PHILIP Si, je l'aurais fait. Tu m'y aurais poussé. D'une manière ou d'une autre, tu m'y aurais poussé. ELIZABETH Tu voulais juste baiser avec elle. Il n'y avait pas ce qui te fallait ici. PHILIP Pense c'que tu veux, ça m'est égal. ELIZABETH Bien. Je me charge de Kimmy. Ne t'inquiète pas pour ça. PHILIP Je lui ai dit de ne jamais aller dans un pays communiste. Je ne la verrai plus jamais. Parce que c'est fini. Et pour de bon. AMBIANCE BUREAU STAN Le type qui a débarqué dans la Rolls couleur crème, il est propriétaire d'un motel ? DELLUVA C'est une épave mais le maire soigne bien ses copains. PEDERSEN Il lui a confié l'hébergement des S.D.F de Washington. Ils ont passé un contrat. STAN Mais c'est pas ça que tu t'achètes une Rolls. PEDERSEN Sauf s'il a obtenu un classement "quatre étoiles" et que la ville accepte de payer en conséquence. DENNIS Je suis désolé de vous déranger. STAN Euh, vous connaissez Dennis Aderholt. Il dirige les enquêtes criminelles. La division la plus merdique du FBI. DELLUVA STAN Mais il n'y est pour rien. DENNIS Merci de l'préciser. Tu veux bien descendre, il faut que j'te parle. STAN J'hésite un peu parce que chaque fois que je descends, il y a quelqu'un qui meurt. DENNIS Arrête, Stan. MAN B4 On vérifiera quand on sera sur place. STAN PEDERSEN DENNIS DENNIS T'en as encore beaucoup à me sortir comme ça ? STAN Non. DENNIS J'veux dire, vas-y, c'est l'moment. STAN Ça va aller. DENNIS AMBIANCE BUREAU STAN Qu'est-ce qui se passe ? DENNIS Bivstrov. Je ne sais pas si ça a un rapport avec sa mort, mais une de ses valises diplomatiques était équipée d'un circuit imprimé avec une espèce de détecteur. STAN Un détecteur ? DENNIS Oui, pour mesurer la radioactivité ou euh, Brooks en sait plus que moi là-dessus. Tu lui demanderas. C'est Altheon qui les fabrique. Ils ont une usine à Chicago et un entrepôt ici, du côté de Newington. AMBIANCE BUREAU DENNIS Huit jours après que la valise de Bivstrov ait quitté le pays l'entrepôt a été cambriolé. Trois vigiles ont été tués. STAN Trois vigiles. DENNIS Ils voulaient récupérer un détecteur mais ils n'ont pas réussi. Le circuit imprimé dans la valise de Byvstrov venait de l'usine Altheon, à Chicago. On a du monde sur place pour enquêter sur les employés les consultants, tous ceux qui ont accès à l'usine. On a envoyé un ingénieur, sur place. Quarante-deux ans. Il a été embauché en, à peine, cinq minutes. Il nous a parlé d'un homme qu'il avait vu dans un bar qui l'avait recruté. Et apparemment, ils sont devenus très intimes. STAN Non, c'est vrai ? DENNIS On lui a demandé de prévoir une autre rencontre ou un rendez-vous ce que tu veux. On en tient un. STAN Un illégal ? DENNIS Nom de code, "Harvest". DENNIS Il habite à Skokie. Il a un cabinet de comptable à Chicago. Lui, deux autres comptables, et une secrétaire. On a on a mis une équipe sur lui depuis deux semaines. Une vraie mine d'or. On a récolté un tas de renseignements sur sa façon d'opérer. Il emploie des techniques d'espionnage qu'on n'a jamais vues avant. On commence à s'en servir pour dénicher tous les autres. Je sais que tu ne veux plus entendre parler de tout ça. Mais regarde les faits. Y'a eu Rennhull. Un des officiers responsables du programme I.D.S. qu'on avait accusé d'espionnage pour les soviétques et qui se suicide dans un parc public ?! Et Bystrov et Sofia euh, ce détecteur dans une valise diplomatique, maintenant un illégal. STAN Burov qui débarque de nulle part. Pour étudier les transports ou ce qu'il veut bien nous dire. DENNIS Les Russes viennent s'asseoir à la table des négociations pour discuter d'un important traité mais dès qu'ils le peuvent, ils nous volent nos armes et notre technologie, comme d'habitude. Ils jouent les les grands pacifistes mais en fait ils essayent de nous truander. On avance et on va réussir. On a ce type à Chicago, on va coincer les illégaux ici, et à travers tout le pays après ce qu'on est en train de découvrir. Ça va arriver très vite ! Ça fait un moment que tu n'es pas content de ce qui se passe et je comprends pourquoi. Mais mais cette fois on y est. Tu peux pas rater ça. AMBIANCE RUE VOICE HP Correspondance pour New York, départ dans quinze minutes. Correspondance pour New York, départ dans quinze minutes. PHILIP Salut ! HENRY Salut P'pa ! PHILIP Comment ça va ? HENRY bien et toi ? PHILIP Très bien ! Tu dois avoir faim, non ? HENRY Ouais ! PHILIP Arrête, laisse ça tranquille. HENRY Non, t'occupe pas de moi et regarde la route ! PHILIP Laisse j'te dis ! HENRY Non ! PHILIP Alors, les examens ? Ça se passe comment ? HENRY ils sont tous en train de paniquer. PHILIP Pas toi ? HENRY non ! Avec plusieurs types de mon équipe on a décidé d'réviser en groupe, alors ça va aller. Je, je dois à tout prix finir un livre d'Henry David Thoreau alors m'en veux pas si j'reste dans ma chambre. J'ai pas envie de j'ai pas envie d'arrêter les cours. PHILIP Je sais que t'as pas envie. Je le sais, et crois-moi je je fais du mieux que je peux. HENRY Je euh j'suis allé voir monsieur Sato pour lui parler d'ça. Et il m'a dit que je pouvais faire des demandes à plusieurs bourses d'études. PHILIP Très bien. HENRY et j'vais chercher un job pour cet été. PHILIP Je sais que tu fais tout pour pour nous aider mais rien que les cours, c'est presque neuf mille HENRY neuf mille dollars. PHILIP HENRY Je sais, euh mais c'est pas un job au centre commercial dont j'te parle. Le père de mon copain Jason a une tannerie en Virginie Occidentale et chaque été il va là-bas pour travailler et il a dit que je pouvais venir aussi, alors On est payé plus de sept dollars de l'heure et on est nourri et logé. Écoute, je je sais que que ce n'est pas grand chose mais je me disais qu'on pourrait peut-être faire quelque chose pour t'aider dans ton travail, mais t'énerve pas, d'accord ? PHILIP Quoi ? HENRY Le euh le père de Jason a aussi deux autres entreprises et je lui ai dit qu'on avait des problèmes à l'agence de voyages. PHILIP Henry ! HENRY Non mais, attends, il a dit qu'il y avait pas de soucis, et que lui aussi, il avait connu quelques échecs. PHILIP je, je n'ai pas échoué ! Je n'ai pas échoué ! J'ai juste je euh tu, tu lui as dit qu'j'avais échoué ? HENRY Non ! Mais c'est pas grave, il s'en fout ! Donc, il a dit que ça lui ferait plaisir de te parler de tout ça et peut-être, de te donner des conseils. PHILIP Mais, je euh je ne, je ne le connais même pas. HENRY Il est super sympa, et tu devrais lui lui proposer un voyage et après il le dira à ses amis qui ont de l'argent et t'auras de plus en plus de clients. T'es en colère ? PHILIP Non, mais j'aurais bien voulu que tu m'en parles avant. HENRY Je voulais pas lui parler de ton travail sans que tu le saches, c'est juste que il m'a demandé ce que tu faisais comme métier alors je lui ai j'lui ai dit, je j'suis désolé. Mais tu euh tu voudras bien lui parler ? PHILIP J'en sais rien, peut-être. HENRY C'est dingue ! J'ai bossé comme un malade pendant trois ans et si si je n'ai pas mon diplôme à Saint Edward ça voudra dire que j'aurai fait tout ça pour rien ! Alors j'te demande juste de d'y réfléchir. Tu veux bien ? PHILIP Oui. HENRY Merci. MAN B14 Pardon, monsieur. Merci. ELIZABETH C'est bien ici, du Rififi chez les hommes ? JACKSON oui. ELIZABETH bien. Merci. J'ai cru que c'était la salle pour Bob le Flambeur. C'est un bon film mais je l'ai déjà vu. JACKSON il va vous plaire, celui-là. ELIZABETH Vous l'avez vu ? JACKSON oui, trois fois. ELIZABETH JACKSON Ouais. ELIZABETH JACKSON Le plus grand film de gangsters des années cinquante. ELIZABETH JACKSON j'en reviens pas qu'il y ait pas plus de monde. ELIZABETH Est-ce que la place est prise ? JACKSON non. allez-y. ELIZABETH Merci. Les gens gardent leur argent pour aller voir Trois Hommes et un Bébé. JACKSON Ouais, sûrement. La première version, Trois Hommes et un Couffin, est pas mal. ELIZABETH Très bien réalisé, c'est vrai. AGENT LOEB Il y a des milliers d'endroits qui peuvent être loués comme "garages" et qui correspondent aux endroits pouvant servir de planque à Harvest à Chicago. Pour l'instant, on en a trouvé deux cent qui doivent être vérifiés. On en a fait cent quatre-vingt. On fait les vingt suivants et on on va en chercher d'autres. STAN J'peux garder ça ? AGENT LOEB Bien sûr. DENNIS Nos équipes à Chicago ont peut-être repéré une de ses fameuses planques. Quelqu'un sur place lui paye l'eau et l'électricité à l'avance donc ils peuvent très bien faire pareil ailleurs. Donc on va éplucher tous les dossiers ici pour voir si des comptes sont payés de la même manière. Tu peux prendre Lewelyn et Vignau si tu as besoin d'aide. AGENT LOEB Okay. DENNIS Viens. J'vais t'montrer un truc. AGENT GAZEL est-ce qu'il y a quelque chose des écoutes ? DENNIS Oui, ils ont dit qu'ils travaillaient dessus. Peut-être des télévendeurs, des échanges des signaux codés, rien de définitif. DENNIS On a réussi à déterminer comment il s'était procuré une de ses voitures. On a retrouvé deux véhicules dans des parkings couverts. Les deux achetés en liquide d'après des listes de petites annonces. STAN Légalement ? DENNIS Les cartes grises sont faites sous une fausse identité. STAN Comment tu as fait pour savoir ça ? DENNIS On prend le fichier des immatriculations et on repère les voitures qui ont été achetées en liquide, dans la région de Washington. Celles qui ont été vendues par euh petites annonces dans les journaux, STAN DENNIS les quotidiens, magazines spécialisés. On part de quatre-vingt sept et on remonte à soixante dix-huit. On établit une liste de probables fausses identités on fait des recoupements avec les fiches qu'on a établies sur les techniques d'espionnage des illégaux. Ils peuvent prendre le même nom pour un prêt ou une facture d'électricité. T'as qu'à commencer à regarder ceux-là. AMBIANCE BUREAU DENNIS Prends Samuels avec toi si tu veux. STAN Ça en fait des voitures. DENNIS Tu peux prendre autant d'hommes que tu veux pour travailler. MAN B16 C'est le même que l'autre fois. J'en étais sûr ! Je l'ai retrouvé dans le premier dossier qu'on avait fait. C'est lui, non ? AMBIANCE RUE ELIZABETH Et puis le hold up ! Y'avait combien euh, une demi-heure sans aucun dialogue ? JACKSON vingt-huit minutes exactement. ELIZABETH C'est incroyable. JACKSON C'est vrai. ELIZABETH J'avais encore jamais vu ça. JACKSON Ouais. ELIZABETH JACKSON cigarette ? ELIZABETH Je peux pas dire "non" après avoir vu un film français. JACKSON ELIZABETH JACKSON Il euh ELIZABETH Merci. JACKSON il n'est pas français. Il n'est pas français. ELIZABETH Qui ça ? JACKSON Le, le réalisateur. ELIZABETH JACKSON Jules Dassin. Tenez, du feu. ELIZABETH Merci . JACKSON Il a grandi à Harlem. Il a été mis sur une liste noire par MacCarthy, c'est pour ça qu'il est parti vivre en France. ELIZABETH C'est fou ça. JACKSON Ouais, vous avez vu la Cité sans voiles ? ELIZABETH Non. JACKSON C'est de lui, aussi. C'est un film noir, tourné entièrement en extérieur, à New York, en quarante-huit, quand personne ne le faisait, un vrai p'tit chef-d'oeuvre. ELIZABETH Vous connaissez bien, le cinéma. JACKSON Oui, Certains disent que c'est l'art majeur du vingtième siècle. ELIZABETH J'allais manger une pizza, vous voulez continuer à m'en parler ? JACKSON je dois je dois me lever de bonne heure pour aller travailler. ELIZABETH JACKSON Oui mais euh ça m'a fait plaisir de discuter euh ELIZABETH Moi aussi. JACKSON bonsoir. ELIZABETH ELIZABETH Ça va ? HENRY Ouais. J'peux en avoir une ? Attends, maman, non mais qu'est-ce que tu fais ? Non, mais, j'disais ça, j'disais ça pour rigoler ! C'est bon, tu peux les ranger, j'ai pas envie d'attraper un cancer. ELIZABETH HENRY Tu fumes beaucoup alors ?! ELIZABETH Je fume, oui. J'ai toujours fumé . Ça me détend. HENRY Ouais, d'accord. ELIZABETH Je crois que je fume plus qu'à une certaine époque. Aujourd'hui, t'es un adulte. Ce n'est plus la peine que je te cache des choses. Est-ce que tu as mangé ? HENRY Non, pas vraiment, non. ELIZABETH J'vais m'en occuper. HENRY D'accord. ELIZABETH HENRY Ça va P'pa ? PHILIP Oui . HENRY HENRY Bonjour. PHILIP T'es déjà levé ? HENRY Ouais. Paige est là ? PHILIP Je crois pas, pourquoi ? HENRY Quelqu'un a dormi dans son lit cette nuit. C'est juste pour savoir. PHILIP C'est maman. Elle est partie de bonne heure. HENRY PHILIP HENRY PHILIP HENRY PHILIP HENRY PHILIP HENRY PHILIP HENRY PHILIP HENRY PHILIP HENRY Tu vas pas être en retard au travail ? PHILIP HENRY PHILIP HENRY PHILIP HENRY PHILIP HENRY PHILIP Si. HENRY PHILIP HENRY PHILIP HENRY PHILIP Mais c'est pas grave. HENRY PHILIP HENRY PHILIP HENRY PHILIP C'est moi l'patron. HENRY PHILIP Comment ça se fait qu'il soit allé à l'hôpital ? HENRY Il avait sa chemise sortie et elle pendait sur la roue arrière. GIRL B21 HENRY GIRL B21 HENRY Et elle euh elle s'est prise dans les rayons. PHILIP Et merde ! AMBIANCE JEUX ANNOUNCER Course arrêtée ! PHILIP Merci ! HENRY Après il euh il a perdu le contrôle de sa moto et il s'est enfoncé le guidon dans le ventre. Il s'est complètement explosé la hanche ! PHILIP Il a dû avoir très mal. HENRY Ouais, le chirurgien a dit que l'os de son bassin était un peu comme un puzzle. PHILIP Merci ! Il va s'en sortir ? HENRY J'en sais rien, j'espère, oui. ANNOUNCER Encore cinq tours pour la voiture blanche ! HENRY Il ne peut plus marcher, alors il paraît qu'il ne pourra pas reprendre les cours avant la rentrée de Noël. PHILIP Merde ! C'est bon, j'y vais. ANNOUNCER La numéro trois toujours en course ! AMBIANCE JEUX HENRY Ça va ? PHILIP Ouais. Désolé. HENRY C'est le travail ? PHILIP non. Enfin, euh oui, mais HENRY C'est maman ? PHILIP Quoi "maman" ? HENRY J'sais pas, ,je trouve, je trouve que vous vous parlez pas beaucoup. PHILIP Non, attends, tout va bien. Écoute, j'aime ta mère, elle m'aime aussi mais quelquefois Mais tout va bien. HENRY Ouais. TRAIN CONDUCTOR Ligne Orange. Terminus Vienna-Fairfax. Prochaine station MacPherson Square. Ouverture des portes à droite. ELIZABETH Rififi ? JACKSON oui ! ELIZABETH je ne suis toujours pas allée voir la Cité sans Voiles. JACKSON Oh, mais vous devez aller le voir. ELIZABETH Oui, c'est sûr. Mais il y a le travail. JACKSON Oui, oui, moi aussi c'est pareil. ELIZABETH Vous travaillez dans quoi ? JACKSON pour le moment je suis en stage chez Sam Nunn, le sénateur. ELIZABETH oui je le connais. JACKSON C'est vrai ? ELIZABETH Oui, enfin, pas directement, mais il travaille avec des personnes de mon cabinet. JACKSON Il s'appelle comment votre cabinet ? ELIZABETH MacAlraith. JACKSON Ha oui ça, ça me dit quelque chose. et vous, vous êtes dans quel secteur déjà ?! ELIZABETH On est consultants. En fait personne ne sait vraiment c'que ça veut dire mais JACKSON ELIZABETH ça va de la stratégie d'entreprise au conseil au management. JACKSON Okay. Et quel rapport ça a avec ce que fait le sénateur Nunn ? ELIZABETH Faut bien que quelqu'un lui dise ce qu'il doit faire. TRAIN CONDUCTOR MacPherson Square. ELIZABETH Non, j'rigole. Enfin, si on veut. JACKSON ha oui, d'accord. TRAIN CONDUCTOR Ligne Orange. Terminus Vienna-Fairfax. Prochaine station Farragut West. ELIZABETH Donc vos amis n'aiment pas le cinéma étranger ? JACKSON Non, non, pas vraiment. ELIZABETH Ouais. C'était pareil quand j'étais plus jeune. J'allais au cinéma toute seule. Et donc vous allez vous lancer dans la politique ? JACKSON non, c'est pas vraiment mon truc. J'veux dire, je suis là pour le semestre. Après, je rentrerai chez moi et je travaillerai pour mon père. ELIZABETH Qu'est-ce qu'il fait ? JACKSON On fabrique des produits de revêtement pour les routes et les trottoirs. ELIZABETH Et vous ne trouvez pas ça intéressant ? JACKSON ELIZABETH JACKSON Pour vous planter le décor, personne à Marietta en Géorgie ne va voir "Du Rififi che les Hommes". ELIZABETH Bien sûr. JACKSON Mais, attention, c'est pas parce qu'on est arriéré, c'est parce que Marietta, c'est pas très grand. ELIZABETH Oui. JACKSON Pour vous donner une idée, la dernière fois qu'on est parti en voyage avec mes parents, c'était à Londres, quand j'avais quinze ans. ELIZABETH Ça a dû vous plaire, non ? JACKSON Oui ! C'était vraiment bien. Quand on est revenu, j'imitais Elton John ! ELIZABETH JACKSON Ouais, et mon père n'arrêtait pas de râler en disant que les anglais conduisaient du mauvais côté de la rue. Fallait l'entendre. JACKSON Qu'est-ce que ça pouvait l'énerver. ELIZABETH J'ai une idée. Vous n'aurez qu'à m'appeler. MacAlraith est une bonne boîte. Votre père serait content de mieux connaître le monde des affaires mais nous conseillons aussi les entreprises qui intégrent la culture dans leurs horaires pour devenir plus humaines. Et nous avons un vrai programme de formation en management. JACKSON C'est vrai ? ELIZABETH Oui ! TRAIN CONDUCTOR Farragut West. ELIZABETH Et, entre mordus du cinéma, on doit se serrer les coudes, non ? JACKSON ELIZABETH C'est quoi votre nom ? JACKSON Jackson Barber. ELIZABETH Appelez-moi, Jackson. Pardon monsieur. PASSENGER Pardon ! Pardon ! AMBIANCE BUREAU STAVOS vous vouliez me voir, monsieur Philip ? PHILIP Oui, asseyez-vous, Stavos. Comme vous le savez nous avons connu des difficultés ces derniers mois. et dans les semaines qui viennent nous allons STAVOS Je, je sais tout ça. PHILIP Ha bon ? STAVOS Je vous connais, monsieur Philip, et je lis le stress sur votre visage, tout le temps. PHILIP Oui, ça a été plutôt dur cette année. Très dur même. Je vais devoir me séparer de plusieurs personnes. STAVOS Non ! PHILIP J'ai eu beau lire et relire les livres de compte des dizaines de fois il n'y a pas moyen de faire autrement. Et je je voulais que que vous soyez le premier à en être informé parce que ça fait longtemps que vous travaillez ici. Et je je vous considère comme un ami Stavos. STAVOS Attendez, euh moi ? Vous vous allez me me virer ? PHILIP Vous et Lacy et Steve. STAVOS PHILIP Je, j'ai regardé les dossiers de tout le monde, et STAVOS PHILIP il a bien fallu que je tienne compte du chiffre des ventes que STAVOS PHILIP que chacun a réalisé. STAVOS PHILIP Je suis vraiment désolé, Stavos. STAVOS PHILIP HENRY Où est-ce que tu vas ? J'vais être en minorité. PHILIP Je vais prendre une douche. PAIGE Non, on a presque fini, t'as qu'à te laver les mains. Maman, tu peux préchauffer le four à trois cent cinquante ? ELIZABETH HENRY PAIGE Il faut les réduire en miettes. ELIZABETH Allo ?! Oui, c'est madame Jennings. Très bien, merci. C'était le travail. Je dois y aller. PAIGE T'inquiète pas, on va finir. ELIZABETH Je reviendrai dès que je pourrai. CLAUDIA Un de nos agents à Chicago vient de nous envoyer un signal d'urgence. Il est sous surveillance. Voyez si vous pouvez le faire sortir. Apparemment il travaille sur sur la même opération que vous. Le Mexique. Ça veut dire qu'il ne doit pas se faire arrêter. ELIZABETH La Bulgarie ne pourra pas se faire. Philip refuse de le faire. CLAUDIA Nous devrons parler "stratégie" à propos de Nesterenko dès que vous serez revenue. ELIZABETH J'ai peut-être quelqu'un au bureau du sénateur Nunn. CLAUDIA Bon. ELIZABETH PHILIP Où est-ce que tu vas ? ELIZABETH À Chicago. PHILIP Maintenant ? Les autres vont trouver ça bizarre, c'est Thanksgiving. ELIZABETH Tu te débrouilleras. PHILIP Qu'est-ce qui se passe ? on doit parler parce que ce n'est jamais bon de laisser certaines animosités prendre le dessus. ELIZABETH Tu peux prendre toutes tes conneries du Forum et te les mettre où je pense. Un des nôtres est en danger à Chicago. Je pars là-bas pour l'aider. Lui au moins, il fait c'qu'on lui demande. Et lui au moins, il y croit encore. PHILIP PAIGE T'es sûre que j'peux pas venir ? ELIZABETH Ça éveillerait encore plus les soupçons chez Stan. PAIGE Je dis que euhm ELIZABETH Houston. Le travail. Une urgence. PAIGE Okay. ELIZABETH On se verra quand je reviendrai. PAIGE Au revoir, maman. STAN Alors ? Comment ça va les cours ? HENRY Ça se passe bien. Entraînement de hockey, tous les jours, alors ça passe vite. STAN Des filles ? HENRY STAN y'en n'a pas une qui euh HENRY Si. STAN HENRY Je suis sortie avec une fille une ou deux fois, mais ça a pas duré longtemps. STAN Pourquoi ? HENRY Alors là, aucune idée. Tu pourrais peut-être venir et l'interroger ? JANINE STAN JANINE Le vin est servi. DENNIS Et on a mis le bébé au lit. RENEE Il t'a aidée, j'espère. JANINE Tu plaisantes ? DENNIS J'ai supervisé. RENEE Oh ! Au fait, Dennis, merci d'avoir dit deux mots pour moi. DENNIS Oh, c'est normal. JANINE C'est pour aller travailler au bureau ? RENEE Oui ! JANINE Je n'arrivais pas à le croire quand Dennis m'a dit ça. Tu veux aller du mauvais côté ? RENEE STAN C'est ce que je lui ai dit. RENEE STAN JANINE STAN Salut ! PAIGE Joyeux Thanksgiving ! STAN Merci ! Mais entrez ! Entrez ! PHILIP Merci, Stan. Tiens ! STAN merci ! PHILIP De rien ! RENEE On va pouvoir commencer ! Où est Elizabeth ? PHILIP Bonjour ! elle est partie à Houston. RENEE STAN RENEE non ! STAN qu'est-ce qui s'est passé ? PHILIP Un de nos clients organise une espèce de réunion de famille et euhm et une compagnie aérienne a laissé en rade l'oncle ou le cousin de, je ne sais qui peu importe, à Atlanta ! Il est fou de rage, c'est le PDG d'un de nos plus gros clients, il a menacé de nous virer. Il a fini par accepter de rencontrer Elizabeth, mais il a exigé qu'elle vienne, alors STAN PHILIP STAN c'est dommage. PHILIP Oui. STAN Le travail qui prend trop de place, je sais ce que c'est. RENEE On lui gardera sa part, c'est promis. PHILIP C'est gentil. RENEE Tout est prêt ! Tout le monde à table ! PHILIP STAN RENEE STAN je vais je vais vous dire deux mots. Je suis désolé que tout le monde ne puisse pas être là. Mais je suis heureux d'être entouré de mes amis. Et de ma famille. Heureux aussi de de tout ce que nous avons dans ce pays. Et pourtant certains de par le monde ne veulent pas qu'on puisse vivre en paix dans un pays libre. Est-ce que ce n'est pas pour ces valeurs que les Pères Pélerins ont débarqué ici, au dix-septième siècle ?! Eh bien si vous voulez mon avis, nous devons continuer à nous battre pour ces valeurs. Parce qu'il y a des personnes dans le monde qui n'aiment pas notre façon de vivre. STAN Elles en ont peur. Peur de nous. Aujourd'hui, il y a une administration à la tête de ce pays, le président Regan et son équipe ils savent que la seule façon d'obtenir la paix c'est de rester ferme face à tous ceux qui nous veulent du mal. Et croyez-moi, ils nous veulent du mal. N'ayez aucun doute à propos de ça. Joyeux Thanksgiving. RENEE Joyeux Thanksgiving. PHILIP Joyeux Thanksgiving. PAIGE Joyeux Thanksgiving. JANINE Joyeux Thanksgiving. HENRY Joyeux Thanksgiving. PHILIP Santé. STAN Allez ! On attaque ! Tu veux des patates douces ? PAIGE Ha oui, merci. ELIZABETH Je pense que c'est notre meilleure option. J'aurais préféré que le trajet soit moins direct que ça pour que ce soit plus discret pour eux. Mais on devrait pouvoir les acheminer ici. MARILYN Cette opération j'suis pas sûre. Entre nous, quelles sont nos chances de réussite ? ELIZABETH Pas énormes. MARILYN Prévois de rapporter de l'huile de patchouli à Erika. ELIZABETH De l'huile de patchouli ? MARILYN Elle aime se faire masser les pieds avec. ELIZABETH Elle veut bien que tu lui touches les pieds ? Tu devrais te reposer. Moi aussi d'ailleurs. MARILYN Oui. ELIZABETH AMBIANCE BUREAU STAN DENNIS Comment ça se passe ? STAN AGENT GAZEL STAN On a cinquante gars dans nos sept bureaux qui épluchent les numéros de téléphone. AGENT GAZEL Il a mis ce qu'il fallait dedans. STAN N'achète pas ta voiture par les petites annonces, y'en a qui n'ont pas de portières. DENNIS Celle qu'on cherche en a certainement. STAN Ouais. DENNIS Dis, au fait euh, est-ce que tu peux me refiler Samuels ? AGENT LOEB Merci ! DENNIS Je vais avoir besoin de lui pour les prêtres. AGENT LOEB Okay. STAN Les prêtres ? DENNIS Oui, ils ont vu Harvest parler à un prêtre orthodoxe la semaine dernière alors on va faire ceux qui sont dans le secteur. STAN D'accord. DENNIS Au fait, j'voulais te dire, hier c'était sympa. STAN Merci. DENNIS Désolé pour la couverture. STAN c'est pas grave. Renee est tellement dingue du petit qu'il pourrait renverser un bol de soupe dessus, elle ne dirait rien. DENNIS Au fait, et vous, est-ce que vous ne songez pas à STAN on commence à être vieux pour ça. DENNIS AGENT BROOKS Les patates douces d'Emily ! AMBIANCE BUREAU STAN C'est pas trop tôt ! HENRY Allo ? ELIZABETH Salut, c'est maman. HENRY Salut maman ! Papa n'est pas à la maison. ELIZABETH C'est, c'est pas grave. C'est toi que j'voulais avoir. HENRY bien, d'accord. C'est comment Houston ? ELIZABETH il fait chaud. Et vous, comment ça va ? HENRY il fait froid. Mais moins que dans le New Hampshire. ELIZABETH Justement, comment, comment ça se passe pour toi ? HENRY ça se passe bien. Les cours sont intéressants. Y'a des moments où je m'ennuie un peu mais sinon, ça va. ELIZABETH Il y a une matière que tu préfères, cette année ? HENRY J'aime bien la littérature classique mais on est en train d'étudier un livre, "Walden ou la Vie dans les Bois" et je trouve que c'est le bouquin le plus chiant que j'aie jamais lu. ELIZABETH Je n'ai jamais, je n'ai jamais lu ce livre. HENRY Ça raconte l'histoire d'un type qui vit seul dans une cabane, au bord d'un étang en pleine forêt et en plus pendant plus de deux ans. ELIZABETH HENRY Alors t'imagines l'ennui ! ELIZABETH Et pourquoi vous devez lire ça ? HENRY J'en sais rien. Il paraît que c'est un livre précurseur. ELIZABETH Et t'as une petite amie ? HENRY Je cherche encore. ELIZABETH Bon bah, euh j'vais t'laisser. HENRY Ouais. ELIZABETH Ouais. Bon bah, bonne nuit, Henry. HENRY Bonne nuit. PHILIP C'est la dernière part ? HENRY Avant-dernière. PHILIP HENRY Maman a téléphoné. PHILIP Qu'est-ce qu'elle a dit ? HENRY C'est moi qu'elle appelait. PHILIP Ha bon ? C'est gentil. HENRY Oui, mais elle m'a demandé comment ça se passait en cours. Et le temps qu'il faisait. PHILIP HENRY c'était bizarre. Parce que moi, elle m'appelle presque jamais. On se parle pas beaucoup et puis tout à coup, elle m'appelle alors qu'elle est en déplacement et elle me demande des trucs sur le bouquin qu'on étudie en ce moment. Enfin, c'est pas grave. Ce que je comprends pas c'est qu'elle ne soit pas heureuse. PHILIP Quoi ? HENRY J'comprends pas qu'elle soit pas heureuse. Elle a quand même une vie sympa, non ? PHILIP oui. T'as raison. ELIZABETH Allo ? PHILIP Bonsoir. ELIZABETH Bonsoir. Est-ce que tout va bien ? PHILIP Oui , je euh j'appelle seulement pour savoir si si tout se passe bien. ELIZABETH Je ne sais pas trop. Pas tant que ça. PHILIP Comment ça ? ELIZABETH C'est un dossier euh très dur. PHILIP Tu pourrais perdre le client ? ELIZABETH Je ne suis pas sûre de pouvoir accomplir la mission qu'on m'a confiée si on ne me Ça va être difficile. PHILIP Si on ne fait pas, quoi ? ELIZABETH Si on ne m'aide pas. PHILIP Est-ce que tu me demandes de venir ? ELIZABETH Non, ça va aller, j'veux dire, ça fait partie de mon travail. PHILIP Je euh trouve que ça se passe pas bien depuis quelques mois. Et ce n'est pas le seul client au monde. Tu devrais peut-être rentrer, non ? ELIZABETH J'voudrais savoir ce qui t'est arrivé. PHILIP Rien. Je suis toujours le même abruti, qui ne pense qu'à lui à longueur de temps, c'est ça ? ELIZABETH Il n'est pas question que j'rentre. PHILIP Très bien. Je viens. ELIZABETH mais personne ne te demande de faire ça. PHILIP Je sais. Reste tranquille. Je viens te rejoindre.