AMY ANDREW BEN BOB DAVE ED ERIC ERIN JEFF JUAN KATHY KEN MARC MICHAEL_O MICHAEL_P MICHIO MICK MJ RICH SHEA TIM TONY TONY Aujourd’hui, dans En quête de preuves. Un son étrange provenant des profondeurs de l’océan Pacifique. DAVE C’était la première fois qu’on entendait ça. TONY Est-il de source mécanique, animale, ou même extraterrestre ? Un objet mystérieux aperçu à proximité du canal de Panama. L’Amérique centrale serait-elle le nouveau point de ralliement des ovnis ? ERIN J’ai dû y regarder à deux fois. TONY Un mystère qui est resté entier pendant plusieurs décennies : Qu’est-il vraiment arrivé à ce groupe de randonneurs trouvés morts dans les montagnes de Russie ? KEN Certains pensent que c’est un yéti qui a attaqué et tué les neuf randonneurs. TONY Et un avion fantôme, visible sur l’écran radar, mais pas dans le ciel. AMY Il est possible que ce soit une nouvelle technologie encore inconnue du public. TONY Dans le monde entier, des vidéos… TONY … des photos et des enregistrements défient la science. MARC Est-ce un objet non identifié ? Ce qui est intéressant, c’est que personne ne sait vraiment. TONY Que cachent-ils ? MJ Une étrange mutation. KATHY À phénomènes extraordinaires, preuves extraordinaires. TONY Je m’appelle Tony Harris et je suis journaliste depuis plus de 30 ans. Enquêter est une seconde nature pour moi et aujourd’hui, je vais user de cet esprit d’investigation pour décrypter les sons et les images les plus insolites du monde. Nous analyserons chacun d’entre eux avec les meilleurs experts. RICH L’histoire est crédible. La vidéo est crédible. TONY Et nous rendrons un verdict. MICHAEL P Cette vidéo est clairement truquée. TONY La preuve est là, quelque part. TONY Bonjour et bienvenue dans En quête de preuves. L’océan est aussi mystérieux que profond, ça, on le sait. Mais ce qu’on ne sait pas, c’est pourquoi plusieurs créatures de l’abysse se sont échouées sur le même tronçon de côte en Californie. Et nous allons essayer de le comprendre. Nous sommes en 2021, dans le magnifique parc côtier de Crystal Cove, en Californie. Sur la plage, un promeneur tombe sur le cadavre d’une créature qui semble sortir tout droit d’un roman de Jules Vernes. La photo montre un énorme poisson rond, doté de dents et d’un appendice dont la forme rappelle celle d’un joystick. La créature n’a pas d’yeux ni de nageoires, et sa couleur presque noire ne fait qu’ajouter à son apparence phantasmagorique et dérangeante. Sans mauvais jeu de mots, on nage dans le mystère. TONY Non. Un barracuda, ça ressemble plutôt à ça. Ce que l’on aperçoit sur ces images, c’est une autre créature insolite qui s’est échouée à quelques kilomètres de la première il y a quelques mois. Ces créatures sont-elles l’œuvre de la nature ? Et si tel est le cas, comment ont-elles atterri sur ces plages ? Ken Gerhard, cryptozoologue, est parti à la pêche aux explications. KEN Il y a, au large de la côte californienne, à environ 600 mètres de profondeur sous l’eau, une étrange structure appelée Sycamore Knoll. Et ceux qui croient aux ovnis pensent que c’est une base extraterrestre. TONY Sycamore Knoll mesure près de 5 kilomètres de large et se trouve à 600 mètres de profondeur. Et pour certains, sa forme ovale et sa surface parfaitement plane sont caractéristiques d’une structure venue d’un autre monde. Selon eux, Sycamore Knoll émettrait des signaux qui pousseraient les poissons de l’abysse à gagner la surface. Une autre théorie affirme que c’est l’activité humaine qui est responsable. KEN Une autre cause possible serait l’expérimentation, par l’armée américaine ou d’autres armées du monde, de nouveaux types de sonars, qui pousseraient ces créatures insolites à rejoindre la surface. TONY Autre possibilité. À environ 35 kilomètres au large de la Californie du sud baigne l’île Santa Catalina, où nos propres experts ont récemment été témoins d’activités anormales dans le ciel. Tout ça pour dire que la région est le théâtre de moult phénomènes inexpliqués. Alors que sont ces créatures insolites, et pourquoi sont elles aussi nombreuses à s’échouer sur cette côte ? Voyons ce que nos experts en disent. Shea Conger, biologiste marine, pense reconnaître cet étrange poisson. SHEA Il s’agit d’un poisson qu’on appelle Himantolophus, ou poisson-football, et c’est un cousin de la lotte. Il est doté d’un appendice sur le sommet de la tête, et cet appendice sert de leurre pour attirer les proies. Mais ce n’est pas un poisson qu’on peut s’attendre à trouver sur une plage, parce qu’il vit dans les profondeurs. TONY Elle identifie également le long poisson que l’on peut voir sur ces images et qu’il est tout aussi rare de croiser sur la terre ferme. SHEA C’est un cavalo féroce, qui vit généralement dans les profondeurs de l’océan. Beaucoup de poissons benthiques ou abyssaux présentent cette apparence, à savoir des nageoires en forme de crête qui leur permettent de rester droit dans l’eau, et un long corps sinueux, pour pouvoir supporter la pression. TONY L’abysse est la zone qui se trouve entre 3000 et 6000 mètres de profondeur. Comme les rayons du soleil ne l’atteignent pas, elle est plongée dans une obscurité permanence et les plantes, source d’oxygène, n’y poussent pas. Mais le mystère reste entier. Pourquoi ces créatures des profondeurs se sont-elles échouées sur les plages de Californie ? Sea Conger écarte d’emblée la possibilité d’un complot extraterrestre. Pour elle, Sycamore Knoll est une formation géologique naturelle que l’on appelle un mont sous-marin. SHEA C’est probablement un élément naturel du relief sous-marin. Les monts sous-marins de ce type jouent un rôle très important dans l’écosystème marin. TONY Mais cela n’explique pas pourquoi les créatures qui peuplent Sycamore Knoll s’échouent sur la plage. Sea Conger étudie la théorie des expérimentations secrètes. SHEA L’expérimentation sous-marine est une explication tout à fait plausible. Les sonars sont des dispositifs extrêmement puissants. Et le niveau de son ou de pression atteint lors des essais peut être très dangereux voire fatal pour la faune sous-marine. TONY La biologiste examine la possibilité d’une cause naturelle : l’activité sismique sous-marine. SHEA Beaucoup de failles sismiques se trouvent au large des côtes. Il peut donc y avoir des tremblements de terre sous l’eau, c’est notamment ce qui provoque des tsunamis. Il y a aussi une importante activité volcanique sous l’eau. Et il n’est pas impossible que ce soit la raison pour laquelle ces poissons s’échouent sur la côte. TONY Mais la biologiste conclut que le vrai coupable, c’est l’homme, et plus particulièrement le secteur de la pêche. SHEA Depuis une dizaine d’années, on voit de plus en plus de poissons des profondeurs s’échouer sur les côtes. Cela pourrait être dû au fait que quand les humains pêchent, ils prennent toutes sortes de poissons dans leurs filets, ils rejettent ceux qu’ils ne peuvent pas vendre à la mer et ceux-ci s’échouent sur les plages. TONY Verdict ? Il s’agit d’un oi et d’un cavalo féroce, deux poissons des profondeurs. Quant à savoir pourquoi ils se sont échoués sur la plage, cela reste un mystère. Moi, je penche pour l’hypothèse des pêcheurs qui rejettent leurs poissons morts à la mer, mais c’est à vous de voir. Nous allons rester dans l’océan Pacifique pour approfondir le sujet, au sens propre du terme. La Fosse des Mariannes fait pratiquement 0 mètres de profondeur. Pour vous donner une idée, on pourrait y faire rentrer le mont Everest, et son sommet se trouverait toujours à 1500 mètres sous la surface de l’eau. Comme elle est très difficile d’accès, elle reste largement inexplorée. Alors quand un bruit non identifié a été intercepté à l’intérieur de la fosse, tout le monde est resté perplexe. Nous sommes le 16 novembre 2014. Dave Mellinger, océanographe, et son équipe, font descendre dans la fosse des Mariannes un planeur sous-marin équipé d’une technologie d’acoustique passive, le point le plus profond de la croûte terrestre. Là, ils enregistrent ceci. Ces pulsations qui peuvent durer 3,5 secondes, se décomposent en cinq phases, comprenant un gémissement grave d’une fréquence de 30 hertz, un grondement léger, un crissement aigu, ainsi qu’un son final étrangement métallique qui atteint une fréquence de 8 000 hertz. Et elles se répètent. Écoutons plus attentivement. Un étrange mélange de sons animaux et mécaniques, qui laisse les experts perplexes. DAVE On a entendu ce son très inhabituel, qu’on a baptisé le « Biotwang » par la suite. Et on a commencé à l’écouter. On se demandait ce que ça pouvait être. On n’en avait aucune idée, c’était la première fois qu’on entendait ça. TONY Pour Erin McCarthy, journaliste, le Biotwang vient de très loin, voire de l’espace. ERIN Jusqu’à récemment, plus de gens avaient été sur la Lune que dans la fosse des Mariannes. C’est un environnement qui a quelque chose de lunaire, et ce son fait très science-fiction. Alors certaines personnes pensent que ce sont des extraterrestres qui ont installé leur base dans la fosse des Mariannes, parce que cet environnement ressemble plus à leur planète qu’à la nôtre TONY Mais ce n’est pas la seule explication possible. ERIN Ça pourrait aussi être une transmission militaire top-secrète. TONY Depuis plusieurs décennies, l’armée américaine conduit des expériences sous l’eau. Parmi elles, les habitats sous-marins du programme Sealab, un essai nucléaire sous-marin, et plus récemment, des tirs de balles sous-marines. Pendant longtemps, on a cru que le silence régnait dans les eaux troubles de la fosse des Mariannes, mais récemment, des scientifiques ont découvert que cette zone du Pacifique bourdonnait de sons en tout genre. Un océanographe de la NOAA, l’agence responsable de l’étude de l’océan et de l’atmosphère, affirme même que l’on y entend constamment des sons de sources naturelles et humaines. Alors la question demeure : d’où viennent ces sons mystérieux ? Nos experts ont décidé de se mouiller. Tout d’abord, ce son pourrait-il être le résultat de l’activité sismique ? La fosse des Mariannes est connue pour être le théâtre de nombreux tremblements de terre, probablement en raison de l’importante pression enregistrée à sa base : plus de 1100 kilogrammes par centimètre-carré, soit mille-soixante-dix fois la pression atmosphérique au niveau de la mer. Pour les scientifiques, cette pression considérable ainsi que l’eau de mer, ont un effet lubrifiant qui engendre de soudains et fréquents glissements des plaques tectoniques. Ben Gottesman, Spécialiste en bioacoustique, est sceptique. BEN On enregistre des centaines de milliers de tremblements de terre chaque année. C’est un des signaux acoustiques les plus fréquents dans nos mers. C’est un son de très basse fréquence, un grondement continu. Cela n’a rien à voir avec le Biotwang. On peut affirmer avec certitude que ça ne vient pas de l’activité sismique. TONY Puis Gottesman explore l’hypothèse d’une source humaine. BEN On peut comparer ce son au bruit émis par le sonar d’un sous-marin. C’est un bruit répétitif, qui fait penser à une balle de ping-pong. C’est très différent du Biotwang, qui est beaucoup plus complexe puisqu’il comprend cinq phases. Donc ce n’est pas un sonar. TONY Shea Conger, biologiste marine, se concentre sur sa partie : pour elle, il pourrait s’agir d’un animal. Mais lequel ? SHEA C’est un son très similaire en structure et en fréquence à celui émis par certains mammifères marins pour localiser leurs congénères, communiquer avec leur groupe, ou se repérer dans leur environnement. TONY Partant du principe qu’il s’agit d’une source vivante, la biologiste se demande s’il pourrait s’agir d’une espèce inconnue ou présumément disparue. SHEA Ces dernières années, on a aperçu, ou fait des analyses sur des espèces de baleines que l’on pensait éteintes et qui visiblement ne l’étaient pas. On n’a exploré qu’une infime partie de la fosse des Mariannes. TONY Pour Shea Conger, le Biotwang est émis par une de ces espèces, non pas éteintes, mais rarement aperçues. SHEA Les scientifiques spécialisés dans ce type d’animaux ont déterminé qu’il s’agissait probablement d’un rorqual de Bryde. C’est une espèce qui passe beaucoup de temps à la surface, mais qui est insaisissable, alors on ne sait pas grand-chose d’elle. TONY Un instant. Comme Shea Conger nous l’a expliqué, le rorqual de Bryde passe le plus clair de son temps à moins de dix mètres de profondeur, pas au fond d’une fosse abyssale. Et puis il y a une autre incohérence : le Biotwang est audible l’année. BEN Cette espèce de baleines émet ces sons pendant la saison de l’accouplement, c’est-à-dire principalement à la fin de l’hiver. Alors que le Biotwang a été enregistré tout au long de l’année à cet endroit. TONY Les océanographes tiennent donc la théorie du rorqual de Bryde pour plausible, mais comme nous venons de le voir, elle ne permet pas de répondre à toutes les questions. Le Biotwang est suffisamment similaire au chant d’autres baleines pour exclure toute source mécanique. Notre verdict ? Il s’agit d’un animal marin non identifié, probablement une espèce encore inconnue. La fin du monde et l’Apocalypse sont des thèmes que l’on retrouve dans la plupart des religions. Pour l’instant, elles ne se produisent que dans les films catastrophes et notre imagination. Mais un incident récent, en Terre sainte, pourrait-il annoncer le jour du Jugement dernier ? Nous sommes au mois de septembre 2021, à Ghor Al-Haditha, en Jordanie. Lorsque des scientifiques entendent parler d’un fléau d’envergure biblique, ils se précipitent sur place pour en avoir le cœur net. La scène qu’ils découvrent semble sortie tout droit d’un film d’horreur. L’eau d’une mare située à proximité de la mer Morte est devenue rouge du jour au lendemain. La mer Morte, ainsi que d’autres mares voisines restent bleu azur, mais cette eau-là a pris l’apparence du sang. Pour Eric Grundhauser, journaliste, le lieu qui sert de théâtre à ce phénomène n’est pas anodin. ERIC Selon la Bible, c’est le site de l’ancienne Sodome et Gomorrhe, deux villes détruites par Dieu parce qu’elles avaient sombré dans le péché et l’iniquité. Donc ce phénomène pourrait être un fléau des temps modernes qui s’abattrait sur nous pour nous châtier de nos péchés. TONY Pour Michael O'Neill, spécialiste des miracles, ce phénomène évoque un passage du livre de l’Exode, dans lequel l’Egypte est frappée de dix fléaux divins pour avoir réduit les Hébreux en esclavage. MICHAEL O C’est un des dix fléaux d’Égypte. Dieu ordonne à Aaron de planter son sceptre dans l’eau, et quand celui-ci s’exécute, l’eau se transforme en sang. Tous les poissons meurent et les Égyptiens ne peuvent plus boire cette eau, ni celle des sources environnantes. TONY Plusieurs livres de la Bible prédisent que la Lune deviendra sang à la fin des temps. Parfois, la Lune prend une couleur rouge à la fin d’une éclipse totale. Or ce phénomène, connu sous le nom de « lune rouge », est considéré par certains comme un mauvais présage lorsqu’il se répète quatre fois de suite. L’incident qui nous intéresse ici annonce-t-il la fin des temps ? Tout le monde sait que la Mer morte est une des étendues d’eau les plus salées de la planète, et la région qui l’entoure est connue pour ses bizarreries géologiques. Alors s’agit-il d’un châtiment divin, d’un phénomène naturel unique, ou peut-être les deux ? Michael O'Neill explore tout d’abord l’idée d’un châtiment divin. MICHAEL O En 1981, lors des apparitions mariales de Kibeho, au Rwanda, qui ont été authentifiées par le Vatican, trois jeunes filles ont aperçu la Vierge Marie, qui leur aurait montré un fleuve de sang, ce qui a été interprété comme l’annonce du génocide rwandais. TONY Dans le cas présent, l’eau a été analysée, et il ne s’agit pas de sang. Mais un incident similaire a récemment eu lieu dans le pays voisin d’Israël. L’eau de la rivière Alexander contenait effectivement du sang, rejeté par un abattoir local. L’évacuation illégale d’eaux usées, et non de sang, pourrait-elle être à l’origine du phénomène qui nous intéresse ici ? SHEA Ça peut arriver avec une étendue d’eau qui se déplace, ou une étendue d’eau plus vaste, comme la mer. Mais là, il s’agit d’un bassin isolé. TONY Il ne s’agit donc pas d’eaux usées. Ed Barnhart, archéologiste, a une autre théorie : la teinte rougeâtre de l’eau pourrait être d’origine végétale. ED C’est une eau très salée. Et il existe une certaine variété d’algue rouge qui prolifère dans ce type de milieu. Car le sel fait mourir les organismes qui mangent ces algues et elles sont les seules à pouvoir pousser. Du coup, l’eau devient rouge. TONY Shea Conger est sceptique. Comment expliquer, dans ce cas, que ce soit un phénomène isolé ? SHEA Si c’était effectivement dû à une algue, on pourrait s’attendre à observer le même phénomène dans les autres étendues d’eau de la région. Mais ce n’est pas le cas, alors je ne pense pas que ce soit l’explication. TONY Si cette couleur rouge n’est ni d’origine animale, ni d’origine végétale, pourrait-elle être de nature minérale ? Pour Bob Anderson, géologiste, c’est probablement un élément présent dans la nature qui est en cause. BOB Des scientifiques ont prélevé des échantillons de sol et d’eau dans la région, et ils ont trouvé une importante concentration de manganèse, vraisemblablement sous la forme d’oxyde de manganèse. L’oxyde de manganèse a une action très similaire à l’oxyde de fer, et a pu donner une couleur rouge à cette eau. TONY Le manganèse présente généralement une couleur marron foncé, mais dans certains cas très rares, il peut avoir la même teinte rouge-orange que l’oxyde de fer. Le mystère semble résolu. Verdict ? Il s’agit d’oxyde de manganèse. Les scientifiques pensent que le minéral a pu s’infiltrer dans la mare d’eau stagnante par les fissures qui permettent à l’eau douce de faire surface. Mais cette explication naturelle exclut-elle complètement une intervention divine ? Ou la nature n’est-elle, comme beaucoup le pensent, qu’un de Ses outils pour communiquer ? Ça, c’est à chacun d’en juger. TONY Aujourd’hui, on recense plus d’objets que jamais dans le ciel et dans l’espace. En ce moment-même, il y près de 0 avions et 5000 satellites au-dessus de vos têtes, et c’est sans compter les drones. Alors il faut quelque chose de vraiment inhabituel pour attirer notre attention, et vous allez voir, ces images filmées près du canal de Panama, le sont. Nous sommes le 9 octobre 2019, dans la ville de Panama, au Panama. Jose Angel Castro se trouve sur un pont au-dessus d’une route lorsqu’il aperçoit quelque chose d’étrange dans le ciel. TONY Regardons de plus près. Il s’agit d’un disque blanc et fin, qui semble flotter dans le ciel. Si vous avez déjà regardé notre émission, vous devez vous dire qu’il s’agit encore d’un reflet ou d’un effet d’optique. Mais pour Jose, cela ne fait aucun doute. TONY Pour Erin McCarthy, journaliste, la réaction de Jose n’est pas surprenante. ERIN Beaucoup d’ovnis ont été aperçus en Amérique centrale, surtout autour des reliefs comme les volcans. Alors je ne suis pas étonnée que cette personne pense que c’est un ovni. TONY Cette année par exemple, une photo de soucoupe volante a refait surface et suscité un véritable tapage médiatique au Costa Rica. Certains considèrent même que c’est la meilleure photo d’ovnis jamais prise. Photographié en septembre 1971, à l’occasion d’un repérage dans le cadre d’un projet de construction hydroélectrique, l’objet mesurerait entre 35 et 65 mètres de diamètre. Le cliché a été analysé en France et aux États-Unis par différentes agences et son authenticité a été certifiée. Mais à ce jour, le mystère reste entier. Résumons : nous avons un ovni aperçu il y a 50 ans dans le ciel du Costa Rica. Et maintenant, ce mystérieux disque blanc, à proximité du canal de Panama. Qu’est-ce qui se passe dans la région ? Est-ce qu’il y a quelque chose qui attire les extraterrestres en Amérique latine ? Nous avons demandé à nos experts ce qu’ils en pensaient. Commençons par Tim McMillan. Sur ces images, on aperçoit un objet long et plat, qui n’évoque pas du tout la forme d’un avion ou d’un drone. Et pour notre expert, il ne peut pas s’agir d’un dirigeable non plus. TIM Si cet objet était un dirigeable, il serait plus gros et aurait une forme ovale. Il serait rempli d’un gaz très léger qui le ferait voler, mais la répartition de ce gaz l’empêcherait de rester droit. Et ce n’est pas ce qu’on voit ici. TONY Mais McMillan observe un détail intriguant. Tout le monde, sur la vidéo, ne semble pas aussi ému que Jose par la présence de cet objet dans le ciel. TIM Il y a des ouvriers sur une nacelle élévatrice, et on voit bien que le passage de cet objet non identifié les laisse indifférents. Pour moi, c’est un indice. TONY Puis, nous demandons à Mick West, journaliste scientifique, de jeter un œil à ces images. Pourrait-il s’agit d’un canular ? MICK Quand quelqu’un trafique des images, il fait souvent appel à une fonction gaussienne, qui est une technique de floutage, mais là, le flou a l’air naturel. Il n’y a rien qui laisse penser que c’est une vidéo truquée. TONY Jose pourrait-il avoir raison ? S’agit-il véritablement d’un ovni ? MICK Ce qui me fait douter, c’est que l’objet ne fait rien de spécial. Il ne change pas de direction, il ne semble pas planer sans moyen de propulsion. Bref, il n’a pas les propriétés qu’on attribue généralement aux ovnis. TONY Mais Mick West a une idée qui pourrait bien permettre de résoudre le mystère. MICK On sait que la vidéo n’est pas truquée et qu’elle a été filmée à un endroit qui existe. Alors on va regarder. Panama City est là. Il suffit de zoomer pour trouver le centre commercial Albrook, ici. C’est là que la scène a été filmée. Jose est sur ce pont, et il regarde dans cette direction. TONY Pour Mick West, l’emplacement de Jose est une donnée déterminante. MICK Juste derrière, il y a un aéroport. Mais il est caché par ces bâtiments. L’avion a pu décoller à cette extrémité de la piste. TONY Pour Mick West, l’objet paraît blanc parce que la lumière du soleil se reflète sur ses ailes. Et ces rayons de lumière intenses occultent le reste de l’appareil. MICK Ça ressemble à un Cessna. On voit les ailes sur le dessus et le fuselage en dessous. Sur mon site, Metabunk, des amis indiquent avoir retrouvé un avion qui a décollé à l’heure précise où Jose prenait la photo. Il s’agit d’un Cessna 182. Les rayons du soleil ont dû se refléter sur son fuselage blanc et c’est ce qui lui a donné l’apparence d’une soucoupe volante. TONY Verdict ? Il s’agit d’un avion, qui sous un certain angle, et dans la lumière du soleil, a pu passer pour une soucoupe volante. Pour l’instant, le peuple de Panama et son précieux canal restent à l’abri de toute invasion extraterrestre. Les radars permettent de connaître la position d’un avion à tout moment. Il peut arriver que l’appareil ne soit plus visible à l’écran tout en poursuivant sa course dans le ciel. Ce qui est plus surprenant, c’est quand un avion continue d’être visible à l’écran, mais disparaisse dans le ciel. Oui, vous avez bien entendu. L’incident qui nous intéresse ici a eu lieu en novembre 2021, au large de la Russie et dans le désert de l’Arizona. Les utilisateurs du site Flight Radar 24, qui permet de suivre les déplacements d’un avion en temps réel, sont témoins d’un curieux phénomène. Sur les captures d’écran qu’ils partagent, on peut voir un avion identifié sous le nom d’Avrora. Au premier abord, l’appareil semble effectuer une simple rotation entre l’Arizona et la Russie. Mais tout d’un coup, alors que son identifiant se trouve au-dessus du désert de Sonora, il disparaît du ciel. Il reste introuvable pendant près de 22 heures, puis réapparaît au large de la péninsule du Kamchatka en Russie, c’est-à-dire à 6000 kilomètres de l’endroit où il a disparu. Il y reste trois jours. C’est un vol qui devrait durer 8 à 10 heures, et comme le radar n’indique pas la trajectoire de l’avion point par point, il s’agit ici d’une interpolation, c’est-à-dire d’une extrapolation de la courbe décrite par l’avion à partir du point de départ et du point d’arrivée. Et lorsqu’on examine de plus près les données du radar, il apparaît que l’avion se contentait de voler en cercles lorsqu’il se trouvait au-dessus de l’Arizona. Mais ce n’est pas la seule chose qui dérange Amy Teitel, journaliste scientifique. AMY Cet avion, Avrora, n’a jamais été aperçu dans le ciel, il n’est visible que sur ce site Web. Et son identifiant n’est pas réglementaire. L’identifiant d’un avion est normalement composé d’un numéro de vol et du code de la compagnie. TONY L’armée conduit régulièrement des tests dans le désert du Sonora, à proximité de l’endroit où l’identifiant de l’avion apparaît. L’incident pourrait-il être lié à des essais militaires ou une opération de renseignement ? AMY Le fait que ce soit un vol qui relie les États-Unis et la Russie réveille le souvenir de la Guerre froide. Il pourrait s’agir d’une nouvelle technologique d’espionnage. TONY Autre hypothèse avancée : il pourrait s’agir d’un vaisseau extraterrestre furtif, envoyé sur Terre pour observer l’Humanité. On pourrait même imaginer que l’engin a utilisé un portail de téléportation pour réapparaître à 6000 kilomètres de son point de départ, et se déplacer à l’abri des regards indiscrets. Deux explications qui s’inscrivent dans la théorie de la forêt sombre, selon laquelle les civilisations extraterrestres se cachent de l’Homme car elle considèrent toute autre forme de vie intelligente comme une menace potentielle. Une théorie qui découle du paradoxe de Fermi, qui consiste à se demander pourquoi l'Humanité n'a, jusqu'à présent, trouvé aucune trace de civilisations extraterrestres, alors qu’il y a forcément d’autres formes de vie dans l’univers. L’expression « forêt sombre » est extraite d’un roman éponyme qui compare l’univers à un sous-bois obscur, dans lequel toutes les espèces évolueraient de manière furtive. Pour certains scientifiques, cela explique le fait que nous n’ayons pas encore intercepté d’ondes radios extraterrestres. Les extraterrestres avancent cachés dans l’univers pour pouvoir repérer les éventuelles menaces. Alors Avrora pourrait-il être un ovni furtif ? Voyons ce que nos experts en disent. Tim McMillan, analyste de vol, examine les données pour déterminer si elles pourraient venir d’un autre monde. TIM Ce type de radar ne capte que les signaux émis par le transpondeur d’un avion. Alors j’aurais tendance à dire que cet engin n’est pas un ovni, puisqu’il est équipé d’un transpondeur. TONY Mais pour Mick West, expert judiciaire en analyse vidéo, la façon dont le transpondeur transmet son code ne semble pas normal. Pourrait-il s’agir d’un bug ? MICK Les codes transmis par le transpondeurs sont ceux de l’OACI, l’organisation de l’aviation civile internationale. Ils sont composés de six symboles issus du système hexadécimal, c’est-à-dire des chiffres zéro à neuf et des lettres A à F. Mais dans le cas présent, il ne comporte que des cinq, ce qui n’a rien d’un code officiel. TONY Pourrait-il s’agir d’un faux code visant à faire croire que l’avion est là alors qu’il ne l’est pas ? Une pratique connue sous le nom de spoofing. TIM Pourquoi s’embêterait-on à maquiller cette image alors que toutes les données fournies suggèrent qu’il ne s’agit pas d’un véritable avion ? TONY Pour notre expert, rien ne laisse penser qu’il s’agit d’un véritable avion, ni d’un faux, d’ailleurs. TIM Il avance très lentement, à une vitesse de trois nœuds par heure, c’est-à-dire encore moins vite qu’une montgolfière. Et il vole à seulement 1000 mètres d’altitude. Rien de tout ça ne correspond aux données d’un avion. TONY Mick West ne voit qu’une conclusion possible. MICK Je pense qu’on est en présence de deux incidents distincts. Un avion dans l’Arizona et un autre en Russie, qui se trouvent avoir le même code incorrect. TONY Pour Mick West, l’explication est simple : deux avions distincts n’avaient pas de code transpondeur, et se sont vu attribuer le même code par défaut : 555555. Et bien que l’avion russe soit identifié sous le nom d’Avrora, le système reconnaît accidentellement un autre avion, dans l’Arizona, qui utilise le même code par défaut. MICK Avrora signifie « aurore » en russe, et c’est aussi le nom d’un cuirassé. Donc l’identifiant de l’avion fait référence à l’armée russe. Mais on ne connaît toujours pas la nature de cet engin, on ne sait pas ce qui survolait la Russie, ni ce qui tournait en rond au-dessus de l’Arizona. Le mystère reste entier. TONY Ici, on pense que l’hypothèse de Mick West, à savoir qu’il s’agit de deux engins distincts, est la plus probable. Mais il faut reconnaître que la probabilité pour que cet incident se produise était très faible. Alors pour l’instant, nous allons considérer cela comme un mystère aéronautique irrésolu, et ce jusqu’à ce qu’on ait plus d’informations sur cet identifiant inhabituel. Dans la dernière saison, nous avons parlé d’un objet rectangulaire survolant Wichita, dans le Kansas, qui n’était ni un avion, ni un engin facilement identifiable. Un ovni rectangulaire, c’est assez insolite, alors quand on a appris qu’un autre engin de ce type avait été filmé, on n’avait pas d’autre choix que de mener l’enquête Par une belle journée de décembre, un père et sa fille roulent sur la route 347, à proximité de Phoenix, dans l’Arizona, lorsque leur regard est attiré par un étrange objet dans le ciel. Ils s’arrêtent sur le bas-côté et filment ceci. TONY Un engin noir et rectangulaire survole South Mountain. TONY Vous le voyez ? Regardons de plus près. L’objet est clairement doté de quatre coins. Nous avons d’abord pensé à une banderole publicitaire. Mais où est l’avion qui la tire ? AMY On peut comprendre pourquoi la personne qui a filmé ces images a paniqué. Il n’y a pas d’aile, il n’y a rien qui permette de dire que cet objet peut voler. TONY Et si ce Monsieur avait raison ? Ce ne serait pas surprenant. South Mountain semble être une destination privilégiée des ovnis. Mais ceux-ci ont rarement la forme d’un rectangle. AMY Les ovnis signalés sont rarement décrits comme ayant une forme rectangulaire ou carrée. Ce sont généralement des disques, ou des sphères. Mais de plus en plus souvent, les objets aperçus ont une autre forme. TONY Mais que fait cet objet rectangulaire dans le ciel de Phoenix ? AMY Il y a la base de Luke à proximité de Phoenix. Il y a aussi les garde-forestiers du parc Papago. Le nombre d’ovnis aperçus dans le sud-ouest est peut être lié à cette importante activité militaire, et au fait que de nombreuses technologies avancées sont testées dans le coin. TONY C’est aussi dans la région qu’ont été aperçues les fameuses Lumières de Phoenix en 1997, une série de phénomènes lumineux qui ont beaucoup fait parler d’eux et qui restent inexpliqués à ce jour. Mais la question est : peut-on parler d’ovni ici, ou y a-t-il une explication plus terre à terre ? D’abord, nous avons présenté ces images à Marc D'Antonio, astronome et expert en analyse d'images MARC Cet homme s’est arrêté et a cru que c’était un ovni. Mais est-ce que ça pourrait être un avion ? Moi, je pense qu’il pourrait s’agir du Super Guppy, un avion-cargo développé par la NASA. Cet engin a une forme si insolite qu’on pourrait effectivement le prendre pour un ovni. TONY Le Super Guppy est un avion particulièrement large qui peut transporter jusqu’à 25 tonnes de cargaison. MARC Le fuselage du Guppy est très brillant, et c’était une journée ensoleillée. Mais à aucun moment de la vidéo, on ne voit des reflets lumineux sur l’objet. Et puis tous les déplacements du Guppy sont documentés, alors c’est assez facile de vérifier s’il se trouvait dans les parages ce jour-là, et ce n’était pas le cas. TONY Marc D'Antonio nous propose une explication qui semble correspondre aux données visuelles. MARC L’objet change légèrement de forme, comme s’il ondulait. Donc si je me base sur sa forme et sa vitesse de déplacement, je dirais qu’il s’agit d’une banderole publicitaire. TONY Mais une banderole publicitaire, ça ne vole pas tout seul. Et ça passe généralement assez bas pour que tout le monde puisse la lire. Les données de radar en temps réel indiquent une petite activité aérienne quotidienne près de South Mountain. Alors où est l’avion ? Michio Kaku, physicien, nous apporte une explication. MICHIO Il devrait y avoir un avion pour tirer la banderole, or il n’y en a pas. Mais ça pourrait être un effet d’optique. TONY Pour Michio Kaku, la distance entre le témoin et l’objet, ainsi que les conditions atmosphériques, pourraient être des éléments de réponse. MICHIO Cette vidéo a été filmée à plusieurs kilomètres de distance. Il pourrait donc y avoir un effet de mirage qui dissimulerait l’avion. En montant, l’air chaud se dilate. Or lorsque la lumière traverse de l’air moins dense, elle se courbe. Et il pourrait y avoir des courants d’air qui déforment la lumière. C’est probablement la raison pour laquelle on ne voit pas l’avion. TONY Verdict ? La réponse est dans l’ondulation. Nous allons rester sur notre première impression : il s’agit d’une banderole publicitaire. Mais le fait qu’on ne puisse pas voir l’avion est très étrange, et cela a beaucoup fait parler sur les réseaux. Les objets non identifiés de forme rectangulaire sont un phénomène qu’il faut surveiller, et si vous continuez de les filmer, nous continuerons de mener l’enquête. Ovnis, hallucinations, et boussoles déréglées : ce sont les ingrédients d’une autre anomalie, qui s’est produite aux confins de la Russie et qui fait l’objet de toutes sortes de spéculations depuis plus de 60 ans. Le 23 janvier 1959, en Russie. Une équipe de randonneurs, composée de sept hommes et deux femmes, se rendent dans les montagnes de l’Oural pour une expédition à skis. L’équipe, menée par un certain Igor Dyatlov établit son campement le 1er février. On ne les reverra jamais. Le 26 février, les sauveteurs retrouvent leur tente enfouie sous la neige. Elle a été déchirée de l’intérieur, comme si les randonneurs avaient cherché à fuir quelque chose. Ils sont sortis pieds nus, et sans aucun effet personnel. Des empreintes de pas mènent à leurs corps, qui ne portent que des sous-vêtements. Trois d’entre eux ont le crâne fracturé et des côtes brisées, alors que leur dépouille ne présente aucune lésion extérieure pouvant expliquer ces blessures. On retrouve des journaux et des appareils photos, seuls éléments permettant de reconstituer les événements. Sur un des clichés qui a été pris avant le drame, on distingue une silhouette sombre qui semble observer le groupe. Ken Gerhard, cryptozoologue, examine une des hypothèses les plus couramment avancées sur la mort des aventuriers. KEN Certains pensent que c’est un yéti qui a attaqué et tué les neuf randonneurs. TONY Contrairement aux Sasquatchs, qui tiendraient davantage du singe, les yétis sont décrits comme des créatures semblables à des ours et dotées de longues dents. En 2019, l’armée indienne publie la photo d’une empreinte de 81 centimètres sur 38, trouvée à proximité du campement de base du Makalu et soupçonnée d’appartenir à un yéti. Or il s’agit ici d’un relief assez similaire. KEN C’est une région très montagneuse et isolée. Le genre d’habitat auquel les yétis sont associés. TONY Sur un autre cliché, on peut apercevoir des sphères lumineuses dans le ciel. Certains en concluent qu’une force extraterrestre pourrait être à l’origine de la tragédie. KEN Les adeptes de l’ufologie pensent que ce sont des ovnis qui ont causé ces morts mystérieuses. TONY Autre hypothèse avancée : les randonneurs auraient pénétré sur le territoire des Mansis, un peuple autochtone, et auraient été tués par ceux-ci. On pense en effet qu’au cours de l’expédition, le groupe a cherché à suivre les traces d’un chasseur mansi. Les enquêteurs russes ont conclu que les randonneurs avaient été tués pendant la nuit, par une « force irrésistible inconnue ». L’affaire a été immédiatement classée, mais sous la pression de l’opinion publique, la Russie a ouvert une nouvelle enquête sur l’incident en 2019. Mais quelles seront les conclusions de nos experts ? Jeff Meldrum, professeur d’anatomie, examine la possibilité d’une rencontre avec un yéti. Celle-ci pourrait-elle expliquer la tente déchirée et la présence d’une étrange silhouette sur une des photos prises par les randonneurs ? JEFF Il y a des traces de skis qui mènent directement à cette silhouette. Si on examine de plus près les vêtements des randonneurs – leurs anoraks, leurs guêtres, leurs gants, leurs capuches – on se rend compte que c’est un des membres du groupe. Pour moi, ça ne fait aucun doute. TONY Puis, Andrew McCarthy, expert en astrophotographie, examine les photos pour déterminer s’il pourrait s’agir d’extraterrestres. Et il propose une explication intéressante. ANDREW Les photographes adorent prendre la pleine Lune, parce que c’est un beau spectacle. Mais c’est assez difficile à photographier. Parfois, la Lune est magnifique à l’œil nu, mais à moins de bien paramétrer l’appareil, ça ne rend pas du tout. TONY Pour McCarthy, la photo sur laquelle on aperçoit des sphères lumineuses n’est autre qu’un cliché surexposé de la Lune. Et comme il a été pris sans pied, il est flou. Et ces étranges lumières et formes ne sont autre que des étoiles et des planètes dans le ciel. Quant à la théorie selon laquelle les randonneurs auraient été attaqués par les Mansis, elle a été abandonnée faute d’éléments tangibles. Alors pourquoi les randonneurs ont-ils déchiré leur tente de l’intérieur et sont-ils sortis presque nus dans la neige ? Juan Hernandez, météorologue a sa petite idée. JUAN Il y a ce qu’on appelle des « avalanches de plaque ». Ce sont des plaques de neige qui se décrochent et qui dévalent le versant de la montagne. La pente doit être de 30 à 45 degrés. Il y avait beaucoup de vent et il faisait très froid. Ça a pu déclencher une avalanche de ce type. TONY Pour Juan Hernandez, c’est la combinaison d’une avalanche et du froid extrême qui a tué les randonneurs. Cela pourrait expliquer un fait qui a laissé les enquêteurs perplexes : pourquoi les corps étaient-ils si abîmés de l’intérieur, alors qu’ils ne comportaient aucune lésion externe visible ? JUAN On a ici un graphique qui représente la température ressentie. Ce jour-là, on était dans des valeurs extrêmes, le vent soufflait à environ 90 km/h et la température était de – 40°degrés Celsius. La température ressentie était donc de - 68°C, alors ils ont probablement eu des gelures en moins de cinq minutes. TONY Pour Jeff Meldrum, cela explique l’état dans lequel les corps ont été retrouvés. JEFF La théorie de l’avalanche explique pourquoi ils se sont retrouvés prisonniers dans leur tente et il ont dû s’en extraire. Une avalanche de plaque de cette envergure pulvérise tout sur son passage. Ce sont des fragments de béton. TONY Verdict ? Les randonneurs ont été victimes d’une avalanche et du froid. Le site de cette tragédie a été renommé « col Dyatlov », en mémoire d’Igor et du groupe. C’est la fin de cette émission. Merci de nous avoir regardés, et continuez de filmer ce que vous voyez.