ALEXEI ALICE AMBIANCE BRELAND CIA_OFFICER CIA_SECURITY_OFFICER CLAUDIA ELIZABETH ERICA EVGHENIYA GENNADI HENRY KEVIN KIMMY LINDA MAN MAN_B39 PAIGE PARAMEDIC_1 PASHA PASTOR_TIM PHILIP POLYGRAPHER PRESIDENT_REAGAN RADIO_REPORTER RADIO_VOICE RENEE STAN TUAN TV_ANNOUNCER WOMAN_1 WOMAN_2 ELIZABETH Dans les épisodes précédents, PHILIP J'étais chez Kimmy il y a quelques jours. J'ai écouté la cassette, et, hum un groupe de Mujahideen PHILIP est mort des suites d'une fièvre hémorragique. CLAUDIA Le Centre a créé une arme à partir du virus de Lassa, prélevé sur le corps de William. WOMAN 1 PHILIP Pas un bruit. WOMAN 1 Non, je vous en prie ! PHILIP Je peux pas rester là à attendre leur ordres et me contenter de de les exécuter. ELIZABETH On commence à se demander s'il ne serait pas temps de mettre fin à notre mission ici. CLAUDIA Quand vous serez prêts, je dirai au Centre de mettre les choses en place. EVGHENIYA Je dis que ce pays mauvais pour Pasha. TUAN Ce soir il va s'ouvrir les veines. TUAN Ils vont le trouver, ils vont trouver la lettre. Et ils le ramèneront. De toute façon, s'il meurt, Ivgana quittera Alexei et retournera en Union Soviétique. ELIZABETH Chéri ? Je t'en prie ! ELIZABETH On laisse tomber. PHILIP Je passe par derrière. Je dois entrer à tout prix. ELIZABETH Tu ne peux pas, il va nous voir. TUAN Les voilà ! ELIZABETH PHILIP ALEXEI Tiens ! Vous êtes là ? ELIZABETH Oui, bonsoir ! On avait euhm on avait envie d'aller se promener. EVGHENIYA Oh, bien. Et vous passiez nous voir ? PHILIP Oui. EVGHENIYA Venez. ALEXEI Alors, entrez donc. PHILIP Merci. ALEXEI Nous avons de quoi vous faire dîner. PHILIP EVGHENIYA Pashenka ! Ton ami est là ! TUAN C'est bon, je monte. ALEXEI Brad. Bière ? Pas de kvass ce soir. PHILIP Je te remercie, oui, je veux bien. ALEXEI Toi ? Bière ? Vin ? ELIZABETH J'veux bien une bière. ALEXEI Bien. TUAN Au secours ! EVGHENIYA TUAN Venez voir, vite ! ELIZABETH TUAN Il saigne ! ALEXEI Pasha ! EVGHENIYA Pasha ! Pashenka ! ALEXEI EVGHENIYA ALEXEI ELIZABETH Mettez-lui les bras en l'air ! EVGHENIYA ELIZABETH Je vais appeler les secours ! EVGHENIYA Oh non ! PHILIP Tiens ça serré. ALEXEI EVGHENIYA PHILIP Serre ! ALEXEI Oui ! EVGHENIYA PHILIP Tiens-le ! EVGHENIYA Oui ! PHILIP Tiens-le. Serre ! EVGHENIYA ALEXEI Toi, continue, tiens-le. S'il te plaît. EVGHENIYA Pashenka ! Mon amour ! Dis-moi quelque chose. ELIZABETH C'est très grave. Dans combien de temps vous serez ici ?! J'vais leur dire. Ils viennent de partir ! EVGHENIYA ELIZABETH Ils voudraient s'il respire encore. EVGHENIYA Pasha ! PHILIP Oui ! EVGHENIYA ELIZABETH Est-ce que vous faites les points de compression ? PHILIP Oui ! EVGHENIYA ELIZABETH Ils font les points de compression. Très bien. Vous serez ici dans combien de temps ? EVGHENIYA CIA SECURITY OFFICER Envoyez une ambulance au site R- vingt-neuf. EVGHENIYA CIA SECURITY OFFICER Adolescent. Tentative de suicide. Perte de connaissance. EVGHENIYA RADIO VOICE Reçu. Je les préviens. PHILIP Il respire. EVGHENIYA CIA SECURITY OFFICER Il respire. Poul faible. RADIO VOICE Reçu. EVGHENIYA ALEXEI Ça va aller. CIA SECURITY OFFICER C'est bon. EVGHENIYA PARAMEDIC 1 Attention aux marches. Vous êtes prêts ? Une, deux, trois ! Levez ! On l'emmène à l'hôpital Holy Cross. On devrait y être dans dix minutes. EVGHENIYA Et, ça va aller ? Vous me le promettez ? PARAMEDIC 1 Il est stabilisé. Vous pouvez venir avec nous, mais il n'y a de la place que pour un. PARAMEDIC 1 Prêt ? Une, deux, trois ! EVGHENIYA PARAMEDIC 1 La poche. EVGHENIYA PARAMEDIC 1 Attention aux roulettes. CIA SECURITY OFFICER Ils l'emmènent à l'hôpital Holy Cross. Je retrouverai la famille là-bas. RADIO VOICE Reçu. PHILIP Tu veux que je t'emmène ? ALEXEI Non, je je veux voiture. PHILIP Si tu as besoin de quoi que ce soit, surtout n'hésite pas. ALEXEI Oui, euh, merci. Je dois aller chercher affaires pour hôpital. PHILIP Oui, bien sûr. CIA SECURITY OFFICER Je vais les suivre. On se voit là-bas ? ALEXEI Oui. Merci. PHILIP Qui est cet homme ? ALEXEI parce que nous sommes transfuges le gouvernement donne protection. PHILIP ALEXEI ALEXEI Une lettre de Pasha. Il dit qu'il nous aime. Ne veut pas que ce soit dur pour nous. La vie ici. Il dit que lui désolé, mais ne peut pas vivre en Amérique. RENEE Y'aura jamais assez de place. STAN C'est pas grave, on peut en mettre dans ma voiture. RENEE Où est-ce que tu as mis mon sèche-cheveux ? STAN Salut ! PHILIP Vous voulez que je vous aide ? STAN Oh, c'est gentil mais je crois qu'on a terminé. Une canalisation d'eau a lâché dans l'immeuble de Renée hier soir. RENEE Mon appartement ressemble à une piscine. STAN Toutes les pièces sont inondées. Il disent qu'ils referont les sols une fois que tout aura séché. PHILIP Ça va prendre beaucoup de temps. STAN Ils ont parlé d'un mois. Mais avec un peu de chance, ce sera peut-être deux. PHILIP STAN À plus tard ! PHILIP C'est moi ! Elle s'installe chez lui. ELIZABETH Renée ? PHILIP Une conduite d'eau a lâché. Son appart' est inondé. ELIZABETH PHILIP C'est soi-disant provisoire. ELIZABETH PHILIP Stan est est ravi. ELIZABETH Ouais, on verra ce qu'il dira dans deux mois. RADIO REPORTER On se demande dans quel état d'esprit seront les joueurs en rentrant du vestiaire mais nul doute que leur entraîneur leur aura rappelé quelques fondamentaux. PHILIP Qu'est-ce qui se serait passé s'ils avaient des enfants et qu'elle était une des nôtres. RADIO REPORTER À voir la tête des uns et des autres, la discussion n'a pas dû être très amicale. PHILIP Paige pense qu'elle est à plaindre ? RADIO REPORTER Le jeu reprend avec une offensive en solitaire de Madley. PHILIP Je suis allé voir Alexei à la Quarry House Tavern. J'ai passé deux heures et demi à tout fouiller avant. Y'avait personne. RADIO REPORTER La défense se ressert au centre et les ailiers s'en donnent à coeur joie ! ELIZABETH Bon. PHILIP Pasha va beaucoup mieux. Il devrait sortir de l'hôpital dans deux semaines, et RADIO REPORTER L'arbitre siffle déjà un temps mort demandé par l'entraineur des Wizards de Washington qui ne semblent pas du tout être rentrés dans ce match. PHILIP et sa mère sa mère va le ramener au pays. RADIO REPORTER C'est très inquiétant. ELIZABETH Et Alexei ? PHILIP Il a trop peur. ELIZABETH On n'avait pas envoyé quelqu'un pour lui dire qu'il n'y avait pas de problème. RADIO REPORTER Il va bien falloir trouver une solution pour arriver à percer leur défense. PHILIP Ça n'a pas dû le convaincre. ELIZABETH PHILIP Non mais tu l'imagines ici ? RADIO REPORTER Je ne vois pas très bien d'où je suis placé mais je peux vous affirmer que PHILIP Tout seul. Sa femme et son fils repartis là-bas sans lui. Je ne suis pas en train de dire que je l'aime bien RADIO REPORTER les explications ont l'air d'être appuyées sur le banc de touche. PHILIP mais euh Tuan a bien failli tuer ce garçon. Si Pasha était mort c'est vrai que Tuan est dur mais ce n'est qu'un gosse. RADIO REPORTER Non, il n'y a pas faute sur cette action monsieur l'arbitre. PHILIP ELIZABETH Comme on l'a été. RADIO REPORTER Attendons de voir ce que dit le deuxième arbitre. PHILIP RADIO REPORTER Non, il confirme la décision de l'arbitre principal et ce seront donc deux tirs francs pour Wilson. ELIZABETH Je voudrais bien qu'on l'emmène avec nous. PHILIP Quoi ? ELIZABETH Non, je veux dire je sais, ce n'était pas euh PHILIP Il ne dirait pas non. ELIZABETH Ils ne le laisserait jamais partir. Je disais ça comme ça. PHILIP Je sais. RADIO REPORTER Ils ont pris beaucoup trop d'avance. POLYGRAPHER Donc à cette époque avez-vous rencontré Sofia Kovalenko ? GENNADI Non. POLYGRAPHER Connaissez-vous des membres de telle ou telle agence de sécurité Soviétique ? GENNADI Oui. POLYGRAPHER Est-ce qu'un membre d'une agence de sécurité Soviétique vous a aidé à préparer ce test ? GENNADI Non. POLYGRAPHER Il semble qu'il y ait un problème sur votre réponse à cette question. GENNADI Quel problème, je dis la vérité. POLYGRAPHER Il y a un problème. Vous n'avez rien à nous dire qui puisse nous aider à le résoudre ? GENNADI Vous voyez peut-être quelque chose parce que je suis un peu nerveux que vous disiez qu'il y a un problème, mais euh je dis la vérité. POLYGRAPHER Continuons. Répondez simplement par "oui" ou par "non" s'il vous plaît. En dehors de Sofia Kovalenko et des personnes présentes dans cette pièce connaissez-vous quelqu'un qui sait que vous avez rencontré des agents du Bureau Fédéral d'Investigation. GENNADI Non. POLYGRAPHER En dehors de Sofia Kovalenko et des personnes présentes dans cette pièce connaissez-vous quelqu'un qui sait que vous nous rencontrez aujourd'hui. GENNADI Non. POLYGRAPHER Excusez-nous un moment. POLYGRAPHER Pas de suspicion. STAN Rien ! POLYGRAPHER Rien du tout. Aucune trace d'aucune simulation. PHILIP Nos effectifs ont surveillé le quartier à cinq périodes différentes au cours des dix derniers jours. Le véhicule de la C.I.A. est resté à l'endroit habituel mais moins souvent. ELIZABETH Donc, ça veut dire que tout est normal. PHILIP Même si cet homme m'a soupçonné, nous pensons que c'est terminé. CLAUDIA C'est un soulagement. Je crois que nous serons tous heureux quand ce sera fini. PHILIP CLAUDIA Euh, où est-ce qu'on en est ? ELIZABETH Ivgana a décidé de ramener Pasha à Moscou. CLAUDIA Bonne nouvelle. Vous avez réussi. Quand ? PHILIP Bientôt. CLAUDIA Bon. PHILIP Les médecins ont dit qu'il aurait besoin d'être suivi. Et ils veulent le mettre sous lithium. ELIZABETH Ivgana et Alexei ne les laisseront pas faire. PHILIP Alexei a trop peur pour rentrer. PHILIP Claudia, cette famille pourrait rester unie. CLAUDIA On sait pourquoi le Centre veut qu'elle rentre, alors il vaut mieux pour elle qu'elle soit là-bas sans son mari. ELIZABETH Peu importe ce qu'Alexei a fait, Pasha est encore un enfant. Sa mère ne voulait même pas rentrer. Il a besoin de son père. CLAUDIA Nous lui avons déjà dit qu'elle pouvait rentrer avec son fils. Mais personne ne déroulera le tapis rouge pour son mari. PHILIP On a presque tué leur fils, et maintenant on la renvoie à Moscou pour la faire chanter. Est-ce qu'on doit aussi anéantir cette famille ? CLAUDIA Je euh je peux poser la question mais ça ne changera rien. CLAUDIA Et vous, est-ce que vous avez pris votre décision ? ELIZABETH On réfléchit encore. PHILIP ELIZABETH Si jamais on s'en va, on devra réfléchir sur Paige et Henry. Peut-être prévoir un déplacement. J'veux dire, un voyage en famille ? PHILIP En Europe. On leur dira juste avant de passer à l'Est. Le plus tard sera le mieux. ELIZABETH Je pense qu'on peut le dire à Paige avant. Elle le comprendra. Elle pourra même aider Henry quand on sera arrivé. J'ai vraiment hâte. Tous les quatre ensemble, loin de toute cette de toute cette merde. PHILIP D'accord. Alors c'est décidé. On va partir. TV ANNOUNCER depuis le ranch présidentiel de Santa Barbara. C'était au cours d'un essai de micro avant la déclaration hebdomadaire du Président Reagan. Voici ce qu'il a dit. PRESIDENT REAGAN Mes chers concitoyens. J'ai le plaisir de vous annoncer qu'aujourd'hui j'ai signé une Loi qui va bannir la Russie, pour toujours. Nous commençons à bombarder dans cinq minutes. TV ANNOUNCER Depuis nous avons appris que la blague du Président aurait pu déclencher une guerre contre l'Union Soviétique. Les Services Secrets Américains ont indiqué que les forces armées Soviétiques avaient été placées en alerte maximum peu après que les commentaires du Président aient été rendus publics. À leur tour, les forces alliées ont relevé leur niveau d'alerte. Dans un communiqué la Maison Blanche indique je cite, PAIGE TV ANNOUNCER que les Soviétiques faisaient toute une affaire d'un simple incident dans un souci de propagande. PAIGE EVGHENIYA Bonjour. PHILIP Bonjour. ELIZABETH Comment vas-tu ? PHILIP On peut revenir plus tard si tu préfères. EVGHENIYA Non non, entrez. EVGHENIYA La maison n'est la maison n'est pas rangée. Je suis désolée. ELIZABETH EVGHENIYA Pasha est en haut. PASHA TUAN Salut. PASHA Salut. TUAN Comment tu vas ? PASHA Ils ont dit, ça va. Ils disent j'ai failli mourir. Ma mère et moi retournent en Union Soviétique. TUAN Ton père n'y va pas ? PASHA Non. Il est venu me surveiller, en milieu de la nuit. Je fais semblant de dormir et je l'ai entendu. TUAN Il y avait tellement de sang. On aurait dit que Je suis désolé, Pasha. C'était complètement idiot. PASHA Ça marche. EVGHENIYA Pasha dit qu'il n'essaie plus jamais de faire du mal à lui-même. Il veut juste rentrer Union Soviétique, mais je n'ai pas su. Comment je sais ce qu'il fait maintenant ? À l'hôpital, ils me demandent ce qui s'est passé. Encore et encore. Qu'est-ce qui se passe. Je dis, "je ne sais rien du tout." Alors ils me donnent des papiers pour lire sur le suicide et la dépression. Un signe, quel signe ! Je ne vois pas que Pasha va très mal. EVGHENIYA Ma faute ! Tout, tout ça ma faute. ELIZABETH Non. Ce n'est pas ta faute. Tu ne peux pas t'en vouloir. EVGHENIYA C'est ce qu'ils disent à l'hôpital. Pasha me dit souvent qu'il n'aime pas la vie qu'il a ici. Et je n'ai pas écouté. Je n'ai pas écouté lui. Je je n'ai jamais pensé que que nous allons devenir aussi malheureux. ALEXEI J'espère que lui ne fait pas ça en Union Soviétique parce que les docteurs pas très forts là-bas. Ils le mettent dans l'hôpital et ils ont fini. PHILIP Écoute je je sais que ce n'est pas à moi dire ça, mais ta famille a besoin de toi. Est-ce qu'il n'y a pas un moyen ? Tu es sûr que tu ne pourrais pas rentrer là-bas, toi aussi ? ALEXEI Non, ce n'est pas euh ce n'est pas possible. Pas après la façon dont je partais de là-bas. Pour les communistes je suis nuisible, pas eux. Si je rentre ils vont me mettre en prison et je meurs. Comme mon père. Je ne rentre pas là-bas. Jamais. ELIZABETH On voulait te dire que qu'on allait bientôt envoyer notre rapport. Et on va dire des choses très positives sur toi. PHILIP Si tu veux on pourra indiquer que tu préfèrerais être dirigé vers d'autres genres de missions, là-bas, dans ton pays. TUAN Pourquoi vous voulez dire ça ? PHILIP Je ne sais pas, c'est peut-être ce que tu veux. Ils peuvent très bien te faire-faire autre chose. Si tu le veux. Ce ne serait pas dévalorisant pour toi. Je pense qu'on nous écouterait chez toi. Tu pourrais aussi connaître une autre vie. TUAN S'il vous plaît, ne faites pas ça. De mon côté, j'ai déjà envoyé mon rapport sur l'opération. Je vous le dis pour que vous ne soyez pas surpris. Dans mon auto-critique j'ai reconnu avoir commis une erreur en reprenant contact avec ma famille d'adoption, à Seattle. ELIZABETH Tuan, ce n'est pas pour ça que nous avons TUAN C'est pas grave. ELIZABETH TUAN Mon organisation me pardonnera. J'ai dit que vous aviez fait de grandes choses au cours de notre mission ensemble. Mais j'ai été obligé de souligner certaines lacunes concernant vos méthodes de couverture. Je vous en avais déjà parlé pendant l'opération. ELIZABETH Oui, je m'en souviens. TUAN Dans mon rapport, j'ai aussi indiqué que je pensais que la mission avait failli échouer juste avant la fin parce que votre motivation pour atteindre l'objectif avait été altérée par des considérations de petits bourgeois. PHILIP PHILIP on a eu vraiment peur que Pasha meure, Tuan. TUAN Mais il est vivant. Je vous avais dit qu'il ne mourrait pas. ELIZABETH Laisse-moi avec lui, je vais lui parler. Tu peux penser ce que tu veux sur la façon dont Philip et moi nous travaillons ou comment nous gérons notre couverture. On était sur plusieurs opérations à la fois pendant qu'on était ici, pas seulement une comme toi. TUAN Je suis désolé, mais ce que j'ai dit c'est la vérité. ELIZABETH Les gens dans notre pays, qui ne sont pas sur le terrain. Quelquefois ils comprennent ce que nous faisons et d'autres fois, non. Mais quand on est sur le terrain on doit prendre des décisions en quelques secondes. On ne peut pas toujours se permettre de réfléchir avant de devoir agir. TUAN Je le sais ça. ELIZABETH Alors sache aussi que le Centre a confiance en nous, et sait que nous faisons très bien notre travail. Alors quoique tu aies mis dans ton rapport ce n'est pas un problème pour nous, Tuan. C'est vrai que c'est important d'être honnêtes les uns envers les autres sur telle ou telle erreur, mais le fait de les reconnaître ne nous empêche pas toujours d'en commettre d'autres. Et pour être tout à fait honnête avec toi il y a autre chose que tu dois savoir. Tu n'y arriveras jamais. TUAN J'comprends pas. ELIZABETH Le travail qu'on fait, c'est beaucoup trop dur pour le faire seul. TUAN Pas pour moi. ELIZABETH Un jour, tu échoueras. Quelque chose se produira tu te feras prendre, ou tu mourras. Si tu continues comme ça, tout s'écroulera autour de toi. ELIZABETH Il te faut quelqu'un avec toi. Un partenaire. Pour travailler avec toi, pour t'accompagner. TUAN Une femme ? ELIZABETH Demande-leur de t'envoyer quelqu'un. HENRY Papa ! Regarde ! Je suis admis ! À Saint Edwards et en plus, je, j'ai eu une bourse ! Chris, c'est pareil. Elle s'est déjà achetée des affaires, et tout. PHILIP Écoute, je euhm je suis désolé. Je veux dire, je sais que qu'on avait dit que tu irais mais ça ne va pas être possible. HENRY PHILIP HENRY quoi ? Mais, mais, je comprends pas. Pourquoi c'est pas possible ? Vous avez dit que j'irais à Saint Edward, alors je vais y aller ! PHILIP Ce n'est pas aussi simple. HENRY Si, si, qu'est-ce que tu racontes ! Ça a jamais été aussi simple ! Je m'suis bagarré, j'ai été admis alors je vais y aller ! Maman et toi, vous avez dit que PHILIP Non, tu n'iras pas ! HENRY PHILIP Tu entends, tu n'iras pas ! Un point, c'est tout ! Cette famille restera unie ! HENRY AMBIANCE WOMAN 2 Buenos Aires. Il paraît que c'est très joli. ALICE Oui, en tout cas ça va être une drôle d'aventure. WOMAN 2 Des nouvelles sur votre prochaine destination, Pasteur Tim ? PASTOR TIM Nous continuons à chercher, mais nous avons déjà vu des choses qui paraissent intéressantes. MAN Pas trop intéressantes, j'espère. PASTOR TIM Non, je vous rassure. PAIGE C'est la tournée d'adieu ? PASTOR TIM C'est une histoire sans fin. PAIGE Oui, sauf que là, il y a une fin. PASTOR TIM C'est vrai. MAN B39 Merci ! PASTOR TIM Alors euh, il paraît qu'il y a euh une surprise qui se prépare pour Alice et moi ? PAIGE Je ne peux absolument rien dire. PASTOR TIM Tu es sûre que tu n'as pas de renseignements à me communiquer ? PAIGE Rien du tout. PASTOR TIM Tu veux dire que, tu ne sais rien du tout, ou tu ne veux rien me dire ? PAIGE C'est ça ! PASTOR TIM AMBIANCE LINDA T'arrête pas. PHILIP LINDA PHILIP Ça va mieux ? LINDA KEVIN Prends des forces, Jim. Ça peut durer toute la journée comme ça. LINDA Oui, et Kevin peut masser son petit chien toute la journée, mais il peut pas t'masser les pieds ! KEVIN N'importe quoi, arrête ! LINDA Pas du tout ! AMBIANCE LINDA Au contraire ! KEVIN Bon, d'accord. AMBIANCE KEVIN LINDA Dis, où est-ce que je peux trouver un petit ami comme Jim ? KIMMY J'sais pas, mais Jim n'est pas du tout mon petit ami. LINDA Dommage ! LINDA Tu as des mains magiques, Jimbo ! AMBIANCE LINDA Encore ! ERICA Et toi Jim, tu as une petite amie ? PHILIP Et non. LINDA Donc, tu es libre. KEVIN PHILIP non, pas tout à fait. Je vais peut-être partir au Japon. KIMMY Quoi ? LINDA J'adore le Japon ! KEVIN Arrête, Linda, tout ce que tu connais du Japon, c'est le poulet Terikaki ! AMBIANCE ERICA Qu'est-ce que tu vas faire ? PHILIP Je euh, je vais peut-être pouvoir bosser là-bas. ERICA C'est cool. KIMMY LINDA Qu'est-ce que ça me plairait d'aller au Japon. KEVIN Qu'est-ce que tu racontes ! LINDA Non mais, je suis très sérieuse. J'ai bien envie d'être une d'être une geisha. ERICA AMBIANCE KIMMY C'est vrai que tu vas partir au Japon ? PHILIP Ça se pourrait bien. KIMMY Et quand est-ce que t'allais me le dire ? PHILIP Ce soir. KIMMY C'est tellement loin ! PHILIP Oui. KIMMY C'est n'importe quoi. J'veux dire je euh, je ne sais pas ce que je vais devenir si t'es plus là. PHILIP Vraiment, je ne m'en fais pas pour toi. J'suis sûr que t'y arriveras. Je t'ai vue grandir et changer d'une manière incroyable. Il y a un groupe d'amis avec toi, tu as de très bons rapports avec ton père, maintenant. Je suis sûr que tu vas réussir ta vie. KIMMY Merci. BRELAND En tout cas, j'en aurai besoin mardi. CIA OFFICER Pourquoi. T'as quelque chose de prévu ce week-end ? BRELAND Oui, une réunion de famille. Je peux pas y échapper. CIA OFFICER Ça risque d'être un peu juste. BRELAND Sur ce type de mission, c'est difficile de faire autrement. CIA OFFICER Bien. N'oublie pas non plus de nous communiquer les codes et la liste de contacts sur place. BRELAND D'accord. J'enverrai quelqu'un. CIA OFFICER Appelle-moi. ELIZABETH Est-ce que je peux te déranger ? PHILIP BRELAND Je préfère qu'on se revoie sur le terrain. PHILIP Avec plaisir. ELIZABETH PHILIP ELIZABETH Qu'est-ce qui s'est passé entre Henry et toi ? Il paraît que tu lui as dit qu'il ne peut pas aller à Saint Edward. PHILIP C'est vrai. ELIZABETH Et que tu lui as crié dessus. PHILIP Peut-être, oui. ELIZABETH Ne t'inquiète pas, il va vite passer à autre chose. Tu as bientôt fini ? PHILIP il me reste seulement une vingtaine d'heures à écouter. ELIZABETH ELIZABETH Tu défends, tu attaques. D'accord ? PAIGE ELIZABETH Ou tu attaques, tu défends. Bien ! C'est ça. Oui. Et surtout, rappelle-toi. Le point de pression qui est là. PAIGE D'accord. ELIZABETH J'attaque, je défends. J'attaque, je défends. PAIGE ELIZABETH À toi ? Bien ! Oui, très bien. PAIGE ELIZABETH Beaucoup de gens seront plus grands que toi, donc tu dois penser "stratégie" et "vitesse". PAIGE ELIZABETH Il faudra plus qu'une simple attaque. PAIGE D'accord. ELIZABETH On recommence. PAIGE Ouais. CIA OFFICER J'en sais rien. Cinq ou six ans, au moins. Pour de la surveillance. BRELAND C'est ça que t'appelles de la surveillance ? Les Soviets n'ont rien à nous envie en tout cas. CIA OFFICER C'est leur façon de travailler. Ils en reviendront. Reste à savoir quand. C'est pas pour demain. Ils ont doublé toutes leurs équipes. Chez nous, personne n'en ferait autant. Enfin, j'en connais un, mais personne ne le lui a demandé. BRELAND C'est vrai ça ? Lui, pourquoi pas ? Il est encore dans le Wisconsin ? CIA OFFICER Michigan. En fait, c'est toi qu'ils veulent mettre à sa place. Le poste est pour toi. BRELAND Oh non, arrête. CIA OFFICER Tout le monde t'aime bien dans la division. T'as eu le soutien du grand chef et tiens-toi bien, de son adjoint aussi. Tu fais du bon boulot aux forces spéciales. BRELAND Ce serait pour quand ? CIA OFFICER Dans trois semaines. Le Chef prend sa retraite dans six semaines. Il veut t'avoir trois semaines avec lui avant de te passer le relais. C'est la Division Soviétique. Tout va se mettre en place. PAIGE J'ai bien réfléchi. Au sujet du Pasteur. Je, je suis contente que ça ait marché. Il a décroché un bon poste et il l'a bien mérité. ELIZABETH C'est vrai ? PAIGE Oui, c'est quelqu'un de bien. Alice, c'est pas pareil, mais je suis mieux grâce à lui. Ça n'a rien à voir avec l'église mais avec moi-même. ELIZABETH C'est probablement vrai. Il t'a fait réfléchir à des choses auxquelles les jeunes ne réfléchissent plus ici. Sans le savoir, il t'a préparée à PAIGE ELIZABETH à ce qui va venir après. PAIGE En fait euh tout ce qui est "église" ou "religion", ça ne m'intéresse plus mais, je veux rester à la banque alimentaire. ELIZABETH oui, c'est vrai que c'est c'est vrai que c'est très utile. PAIGE Okay. ELIZABETH Prête ? PAIGE ELIZABETH PAIGE PAIGE ELIZABETH PAIGE ELIZABETH Ça va ? Ça va ? PAIGE Oui. ELIZABETH PAIGE ELIZABETH PAIGE ELIZABETH PAIGE ELIZABETH PAIGE RENEE C'est bon pour l'ail ? STAN J'en ai aucune idée. RENEE STAN RENEE STAN C'est ça ? RENEE Oui. STAN Faut l'étaler un peu ? RENEE Ouais. STAN D'accord. C'est parti. RENEE STAN Donc, RENEE Donc ? STAN Donc, je commence à songer à à quitter mon job. Pas le F.B.I. mais le département dans lequel je travaille. RENEE Pourquoi ? À cause de l'histoire du patron de ton patron ? STAN oui. Si on veut. Mais aussi euh cette mission sur laquelle mon chef voulait que je travaille pour que ça me permette de rester plus longtemps j'ai appris que ça risquait de durer un bon bout de temps. RENEE Mais c'est bien, pour toi. Que tu restes plus longtemps ? STAN Oui, mais non. Parce que je Parce que je je ne veux plus je ne veux plus faire ça. Le genre de travail qu'on me confie. En fait, on on doit parler à une personne, obtenir des renseignements auprès d'elle, et il y a des risques pour cette personne. STAN En fait, j'ai pas envie de je n'ai plus envie d'être responsable de ce qui pourrait lui arriver. RENEE Mais, est-ce que tu serais responsable de ça ? Après tout c'est cette personne qui choisit de te renseigner ? STAN Oui. RENEE STAN En théorie, mais quelquefois des gens ont du mal à dire "non" à ce que nous offrons. Ce n'est qu'après, qu'ils savent que ce n'est pas sans conséquences. J'ai honte de ce que je fais. Et j'en ai marre d'avoir honte. Qu'est-ce qu'il y a ? RENEE Tu es vraiment quelqu'un de bien, Stan. STAN Merci. Mais je ne t'ai pas dit tout ça pour que tu RENEE Non, non, je le sais bien mais je tenais à te le dire. STAN RENEE Je ne connais pas beaucoup de gens qui réagissent comme toi. STAN RENEE Alors je sais que ton travail est de plus en plus stressant et quelque part, je suis contente que tu le quittes mais je pense quand même que ton département a besoin de quelqu'un comme toi qui euh qui n'a pas peur de prendre les devants et aller au front quand quelque chose va mal. Et si ce n'est pas toi qui le fais qui le fera. PHILIP Qu'est-ce qui t'arrive ? PAIGE PHILIP PAIGE Ma prof d'auto-défense s'est un peu laissée aller. PHILIP Ha oui ? PAIGE Ça va aller. J'veux dire, c'est elle, mais c'était un accident. PHILIP Où est-elle ? PAIGE En haut. PHILIP Et Henry ? PAIGE Il est chez Chris. PHILIP Écoute, cette cette vie que maman et moi avons choisie, elle n'est pas facile, et je suis désolé. PAIGE PHILIP Ça m'ennuie que tu n'aies pas grandi avec toutes ces ces choses que tu aurais dû avoir, comme un chien, par exemple, ou un petit ami qui habite en face de chez toi. Tu aurais dû avoir tout ça. PAIGE PHILIP PAIGE PHILIP Tu viens faire un tour avec moi ? PHILIP J'ai roulé, en voiture. Je voulais je voulais me débarrasser de l'enregistrement que j'avais fait chez Kimmy. Une façon de faire comme si rien n'était arrivé. Je continue à penser que peut-être que ce serait mieux comme ça mais ça fait rien. PHILIP Breland a eu une promotion. Il est devenu Chef de la Division Soviétique. Peut-être qu'ils trouveront quelqu'un d'autre pour faire les enregistrements. De Kimmy. Il n'y a pas que pour moi que ça devient difficile. Ça l'est pour toi, aussi. Les enfants. Nous aussi, on a le droit d'avoir une vie. ELIZABETH PHILIP ELIZABETH Je ne peux pas. Je ne peux pas arrêter. Le Chef de la Division Soviétique ? PHILIP ELIZABETH Je suis désolée. PHILIP C'est pas grave. On est venu ici pour ça, après tout. ELIZABETH Toi tu devrais peut-être arrêter. PHILIP ELIZABETH Continuer à recueillir les enregistrements, mais en dehors de ça je pense que tu devrais simplement arrêter. T'occuper de l'agence de voyage. PHILIP Tu as besoin de moi, Elisabeth. ELIZABETH Non, pas pour ça. PHILIP ELIZABETH Je t'oblige à rester ! Et c'est de pire en pire pour toi. Je n'ai plus envie de te voir comme ça.