ADERHOLT CHILD CLAUDIA DR_SEMEL ELIZABETH GABRIEL HENRY INSERT IVGANA MAN_3_EP_502 MAN_VO MARILYN MISCHA NANCY NORM NOTE PAIGE PHILIP SOFIA SOUS_TITRE STAN STOBERT PHILIP Dans les épisodes précédents, SOUS TITRE NOTE SOUS TITRE NOTE MAN 3 EP 502 Il faut qu'on vous parle au plus vite. MAN VO STAN Vous vous souvenez NOTE STAN de l'officier du KGB qui a été abattu il y a trois ans ? Je l'ai tué. NOTE STAN Si la CIA se sert de l'enregistrement pour faire pression sur Burov, je rendrai ça public. IVGANA J’ai un entretien pour un poste, demain. ELIZABETH C’est formidable ! PHILIP Si jamais elle obtenait ce poste et qu’elle enseignait le russe à la CIA. ELIZABETH On aurait une chance de se renseigner sur chacun des agents qu’ils entrainent pour Moscou. SOUS TITRE CLAUDIA Sa mère a déserté, et puis, lui il s’est fait arrêter. Là il débarque pour voir son père qu’il n’a jamais rencontré. GABRIEL Tu ne fais pas confiance à Philip. CLAUDIA Dans son dossier il y a déjà quelques annotations qui ne sont pas de bon augure. GABRIEL Il s’agit de son fils. MISCHA Je veux voir mon père. GABRIEL Ça l’exposerait à un danger terrible. Vous ne pouvez pas le voir. GABRIEL Mais alors, qu'est-ce que Morozov faisait dans cette serre ? ELIZABETH Ils travaillent sur des échantillons de blé du monde entier, et le spécialiste des céréales Soviétiques, c'est Morosov. GABRIEL Et Stobert veut simplement juguler la faim dans le monde. Comme Miss America. ELIZABETH GABRIEL Rien que ça. Alors ? L'employé de laboratoire, comment Philip prend-il la chose ? ELIZABETH Il va s'y faire. GABRIEL Je t'ai demandé, comment il le prenait. ELIZABETH On en a parlé, c'est très perturbant. GABRIEL Pour moi aussi. GABRIEL Enfin, s'ils arrivent à mettre au point une espèce de de blé supérieur, et si on arrive à s'en emparer, songe à ce que ça représenterait pour nous. Plus de restrictions, plus besoin d'acheter des céréales aux pays de l'ouest. Reprendre notre indépendance. ELIZABETH Dans cette grande serre, toutes les plantations mourraient, sauf celles du milieu. Le blé avait l'air plus haut et plus fort que les autres. GABRIEL Bon. Parfait, on va revoir tout ça. Il faudrait prendre des photos de l'intérieur de la serre, pour nous assurer que rien n'a changé. Je m'occupe de ça au plus vite. Vous, vous vous occupez de Stobert et Kemp. ELIZABETH GABRIEL Ça m'ennuie de te demander d'en faire autant. ELIZABETH Ça fait euh ça fait partie du travail, je le sais. Mais maintenant je Quelque chose ne va pas chez moi ? GABRIEL C'est une carrière qui est longue. Et il n'y a aucun problème avec toi. Y'en a jamais eu. Tiens. Celui-ci est facile. ELIZABETH Et toi, est-ce que ça va ? GABRIEL Oh, oui, ça va. Un peu fatigué. Et vieux. NOTE PHILIP Alors, comment ça se passe en maths ? HENRY Très bien. PHILIP Bientôt tu dirigeras l'agence de voyages et on travaillera pour toi. HENRY Ça m'intéresse pas vraiment de tenir une agence de voyages, Papa. PHILIP Ça t'intéresse pas de tenir une agence ? ELIZABETH Je crois qu'il a des projets plus ambitieux. PHILIP Quels projets ? ELIZABETH Je ne sais pas. Tu le sais, toi ?! PHILIP Il n'y a pas de mal à vouloir monter sa boîte. ELIZABETH ELIZABETH Gabriel m'a demandé comment tu avais pris la nouvelle à propos du type du labo. PHILIP Qu'est-ce que tu lui as dit ? ELIZABETH Que ça irait. Est-ce que euh ça va aller ? PHILIP Et toi ? ELIZABETH J'y ai repensé. Ils te connaissent. Il va falloir qu'ils sachent que PHILIP Je ferai mon boulot. ELIZABETH PHILIP Je l'ai toujours fait. ELIZABETH Je le sais. PHILIP ELIZABETH Si on réussit, ça pourrait être très utile. Il m'a confié une autre mission, quand je rentrerai de Topeka. Ça devrait aller vite. Des dossiers à prendre, chez un psychiatre. PHILIP Mon père rapportait tout ce qu'il trouvait, à la maison. On n'avait rien du tout. Aujourd'hui, on a tout ce qu'on veut. C'est tellement étrange quelquefois. ELIZABETH Je sais. CHILD Regarde ! Je vais aller à toute vitesse ! STAN Désolé de vous déranger, madame Kovalenko. Nous travaillons au Bureau Fédéral d'Investigation. SOFIA ADERHOLT C'est lequel le vôtre ? SOFIA Celui en blouson bleu. ADERHOLT Un beau garçon. SOFIA Merci. ADERHOLT Il pourrait y avoir beaucoup d'opportunités un jour, pour lui, en Amérique. STAN Et nous pouvons très bien en parler, si ça vous intéresse. SOFIA C'est risqué pour moi de de vous parler. ADERHOLT Vous n'êtes pas surveillée. SOFIA Vous en êtes sûrs ?! Comment ? STAN Nous avons vérifié. SOFIA STAN Mais vous avez raison. Il y a des risques. Nous pouvons vous faire certaines propositions pour le long terme. Pour vous et votre fils. SOFIA c'est c'est très difficile. STAN Oui, je comprends. Vous n'avez qu'à y réfléchir. C'est un numéro privé. Vous pouvez appeler quand vous voulez. SOFIA INSERT STOBERT Tu es plus douce aujourd'hui. ELIZABETH e suis comment d'habitude, croustillante ? STOBERT ELIZABETH STOBERT Non, j'ai senti qu'il y avait quelque chose de différent. ELIZABETH Ça veut dire qu'on commence à se connaître. STOBERT Je n'irais pas aussi loin. ELIZABETH STOBERT C'est comme s'il y avait une autre une autre femme en toi que je ne connais pas. ELIZABETH Je suis superficielle, je dois suivre la mode. STOBERT ELIZABETH STOBERT Je n'y crois pas une seule minute. ELIZABETH Non, sérieusement je STOBERT ELIZABETH je suis incapable de réfléchir à quoi que ce soit pour l'instant. STOBERT Oh, vraiment ? ELIZABETH STOBERT Pas moi. ELIZABETH C'est vrai ? STOBERT ELIZABETH Parce que même quand tu es dans un lit avec une femme je parie que qu'il y a une partie de ton cerveau qui réfléchit sans arrêt à ton blé supérieur, enfin, soi-disant. STOBERT STOBERT Tire la langue. ELIZABETH Quoi ? STOBERT Allez ! ELIZABETH STOBERT c'est bien ce qui me semblait, c'est bien ce qui me semblait. Il y a des petits points rouges. Ça révèle une chaleur du coeur. C'est bon, tu peux la rentrer. ELIZABETH STOBERT ELIZABETH Qu'est-ce que tu racontes ? STOBERT C'est de la médecine chinoise. ELIZABETH STOBERT Vieille de plusieurs milliers d'années. J'ai appris ça au Népal. Les petits points rouges, ça signifie un trouble émotionnel. Le coeur chaud. Ça bloque le euh ça bloque le Chi. Tu fais quoi pour te relaxer ? ELIZABETH pas grand chose, comme t'as pu le voir. STOBERT Bien. STOBERT ELIZABETH STOBERT C'est du Tai Chi. Fais comme moi. ELIZABETH Ça veut dire que je dois me lever. STOBERT ELIZABETH STOBERT Très bien. Maintenant, fais exactement comme moi. ELIZABETH STOBERT C'est très bien. GABRIEL Il est rentré. Ils l'ont récupéré à l'aéroport. CLAUDIA Et alors ? GABRIEL Ils vont lui rendre le poste qu'il avait. CLAUDIA Il s'en remettra. GABRIEL Ce regard qu'il avait quand il est parti, Philip a ce même regard quelquefois, quand il est préoccupé. CLAUDIA Philip est préoccupé en ce moment ? GABRIEL Non, mais je ne pense pas qu'il soit particulièrement heureux. CLAUDIA L'a t'il jamais été ? GABRIEL Je ne leur avais encore jamais menti. CLAUDIA Il t'a menti, à toi. Tu as fait ce qu'il fallait. GABRIEL Oui. SOUS TITRE PHILIP Il y a des gardes à l'intérieur et on ne sait pas quelle surveillance la C.I.A. a mis en place sur le bâtiment. MARILYN Donc on revient, vendredi cette semaine, lundi, mercredi et vendredi prochain. Pas le jeudi, c'est ça ? PHILIP Oui. Elle ne travaille ni le jeudi, ni les week-ends. Les heures les plus importantes c'est, quand elle arrive au travail et quand elle repart. Chaque fois que vous la prenez en photo avec quelqu'un, ça peut très bien être un de ses élèves. NORM Très bien. PHILIP Si jamais vous râtez un cliché, ne vous retournez pas. Et ne prenez rien depuis une vitre arriére, inutile de prendre des risques. Bien. PAIGE Maman ! ELIZABETH J'arrive ! PAIGE Maman, voici Nancy Norton. NANCY Bonjour. PAIGE Elle est représentante "beauté chez Mary Kay. NANCY Je comprends pourquoi votre fille a une peau aussi belle. PAIGE regarde-la Maman. Elle a soixante-deux ans. NANCY Les produits que je vends, mais aussi de bons gènes sont la clé d'une peau éclatante. Je dis souvent que Mary Kay ne peut pas modidier les gènes, bien qu'il serait dommage de changer quoi que ce soit chez vous, mais notre fond de crème assurera une hydratation parfaite et permettra à votre peau de rester douce et soyeuse. ELIZABETH Je suis désolée mais ce n'est pas le bon moment. NANCY Permettez-moi de vous offrir un échantillon de crème de jour que j'utilise depuis plus de quinze ans. PAIGE "Éclat de jour." NANCY Jeune fille, si vous prenez soin de votre peau, votre peau prendra soin de vous. ELIZABETH Merci, mais comme je l'ai dit euhm NANCY Je comprends. ELIZABETH NANCY Dans ce cas, je repasserai à un autre moment et vous proposerai une réunion à domicile pour vous et vos amies. ELIZABETH NANCY Vous pourrez garder plein d'échantillons et le maquillage est gratuit ! ELIZABETH Je vous remercie, mais non. NANCY Pas de problèmes, bien sûr. Appelez-moi si vous changez d'avis. PAIGE tu, tu euh tu veux l'échantillon ? ELIZABETH Oh non merci. PAIGE Maman ?! T'as pas, t'as pas été très gentille avec elle. ELIZABETH C'était pas plus mal comme ça, puisqu'il était hors de question qu'on lui achète quoi que ce soit. PAIGE Oui euhm tu, tu as raison. INSERT PHILIP Ils y passeront vendredi prochain mais pas celui d'après. En fait ils feront deux vendredis sur trois. GABRIEL Parfait. Quoi d'autre ? PHILIP on va voir si Tuan peut savoir si ses horaires varient ou si elle apporte son déjeuner ou si elle sort. GABRIEL Tout se passe bien alors. Je peux vous dire que le Centre est satisfait. ELIZABETH Bon. Quelque chose sur la serre ? GABRIEL Oui, on devrait avoir du nouveau dans la semaine. PHILIP Très bien. GABRIEL Non, attendez. Je dois vous dire quelque chose. GABRIEL Je rentre au pays. ELIZABETH Quoi ? Pourquoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ? GABRIEL Rien. Il est temps. PHILIP Gabriel, si, si c'est à cause de moi, je sais que je ne t'ai pas facilité la tâche. GABRIEL Ce n'est pas à cause de toi. Je suis prêt à rentrer, c'est tout. Vous n'avez plus besoin de moi. Vous pouvez compter l'un sur l'autre maintenant. Mais Philip, pendant que tu es là le Centre va sans doute continuer à se faire du souci pour toi. PHILIP GABRIEL Quand ils commencent à s'inquiéter pour quelqu'un, ils ne s'arrêtent jamais. Mais maintenant, le labo, alors pour être franc je suis inquiet. Vous avez vu tellement de choses. Et fait tellement de choses. Vous allez beaucoup me manquer. DR SEMEL Alors, qu'est-ce qui vous amène madame Sinclair ? ELIZABETH en fait une euh une de mes amies, Terry était allée voir un psychiatre, il y a à peu près deux ans, elle euh elle avait quelques problèmes. Des angoisses c'est euh ce que disent les psychiatres. Et c'est très utile d'après elle. Je je ne suis pas tout à fait sûre de ce que je dois dire. DR SEMEL Vous pouvez absolument tout dire. ELIZABETH Très bien. D'accord. ELIZABETH en fait, il y a quelques mois j'ai euh on m'a agressée. ELIZABETH C'était dans un parking, tard, le soir. J'ai vu arriver euh deux hommes, c'était des sans-domicile fixe. Et un des deux avait un couteau. Et ils ils m'ont pris mon sac à main. J'ai cru qu'ils allaient qu'ils allaient me mais quelqu'un quelqu'un est arrivé et ils se sont enfuis. DR SEMEL Ça a dû être effrayant. ELIZABETH Oui. Je sais que j'ai eu beaucoup de chance. Depuis, je prends des cours de des cours de karaté. Vous trouvez ça stupide ? DR SEMEL Pas du tout. ELIZABETH J'ai juste envie de de redevenir celle que celle que j'étais avant. DR SEMEL Comme si rien ne s'était passé ? ELIZABETH DR SEMEL Mais ce qui vous est arrivé n'est pas "rien". Vous avez vécu un traumatisme. ELIZABETH Un traumatisme ? Je ne sais pas, DR SEMEL La plupart des personnes pensent que, lorsqu'il leur arrive quelque chose la meilleure chose à faire, c'est continuer, comme si de rien n'était. Mais ça ne marche pas très bien. PHILIP Comment s'est passé ton rendez-vous ? ELIZABETH Il y a des casiers métalliques dans son bureau avec de simples serrures. PHILIP De quoi tu as parlé ? ELIZABETH De tout et de rien. PHILIP Il t'a posé des questions sur tes rêves ? Je croyais que les "psys" aimaient bien en parler. ELIZABETH Non, pas lui. PHILIP ELIZABETH J'arrive pas à croire qu'il s'en va. PHILIP Est-ce que tu sais quelque chose sur lui que je ne sais pas ? ELIZABETH Comme quoi ? Il a l'air fatigué. Mais j'ai l'impression qu'il nous cache quelque chose. J'veux dire, s'il était malade il nous le dirait, tu ne crois pas ? PHILIP Oui, sans doute. PHILIP Moi, j'ai repensé à Il y avait il y avait deux hommes à Tobolsk qui ne nous aimaient pas. Moi et mon frère. ELIZABETH Pourquoi ? PHILIP Je ne sais pas. Chaque fois qu'on les voyait, ils ils nous fixaient du regard. C'était des bons à rien, il me semble qu'ils avaient fait de la prison, mais nous, on ne leur avait jamais rien fait. ELIZABETH Les jeunes qui vous frappaient tout le temps c'était des enfants ? PHILIP Je ne sais plus. Certains, peut-être. Pourquoi ? ELIZABETH Pour rien. PHILIP Ça ne devrait pas me travailler, je je m'en souviens presque pas. ELIZABETH Tu devrais aller voir Gabriel. Si tu veux en savoir un peu plus sur ton passé. Qui sait ce qu'il y a dans nos dossiers personnels. Lui, il a dû les lire. C'est la dernière occasion que tu auras de lui en parler. HENRY Quand ma mère a dit des poivrons farcis, j'ai fait, "bah !" et après j'ai vu qu'il y avait de la viande et du fromage à l'intérieur. STAN Ha oui. C'est gentil d'être venu avec en tout cas. HENRY Ils étaient au frigo de toute façon. STAN Non mais j'veux dire, je suis content que tu sois venu. J'ai l'impression qu'on ne te voit plus. HENRY Je sais, mais je dois bosser comme un malade en ce moment. STAN Oh oui, il paraît que tu es euh passé en cours d'excellence, quelque chose comme ça. HENRY Oui, et mes parents n'en sont pas encore revenus. Quand le lycée a appelé ils ont dit "Oh ça y est, Henry a encore fait des siennes !" "On sait déjà ce que vous allez dire." STAN Moi, j'ai toujours su que tu étais un surdoué. Comme tu ne faisais rien en cours, personne d'autre ne l'a vu. STAN Mais au fait, Paige n'est pas venue depuis longtemps, elle aussi. Tu sais ce qui se passe entre elle et Matthew ? HENRY Non, je lui parle pas beaucoup de ce genre de choses. STAN Et toi, ta prof de science est toujours aussi mignonne ? HENRY Oui, mais y'en a une encore mieux. STAN Une autre professeur ? Non mais, réfléchis, ça pourra jamais marcher. HENRY Non, c'est une fille de ma classe. Chris. Elle est vraiment sympa. STAN Et tes parents sont au courant ? HENRY y'a rien à savoir. Pour l'instant. STAN HENRY PHILIP Quand est-ce que tu pars ? GABRIEL Dans une semaine, au plus tard. PHILIP Tu es malade ? GABRIEL Non. PHILIP Donc, tu ne me caches absolument rien. GABRIEL Il est temps que je rentre, c'est tout. PHILIP Mon père, je voudrais te demander. ma mère ne m'a jamais vraiment parlé de lui. Mais il y a des choses qui me reviennent. Il était calme. Très calme. Ma mère ne me parlait pas de lui. Jamais. Elle m'avait dit qu'ils s'étaient rencontrés dans un cinéma dans un club. Un club pour ouvriers. Ils se sont connus un mois avant de se marier. Et elle m'avait dit qu'il était bûcheron. Et c'est tout ce que je sais. PHILIP Il rapportait des choses à la maison. Il était vraiment bûcheron ? GABRIEL Il travaillait dans un camp de bûcherons. PHILIP Est-ce qu'il était bûcheron ? GABRIEL Il était gardien. PHILIP Un gardien. GABRIEL Oui. PHILIP Qu'est-ce que c'était comme camp ? GABRIEL Un camp d'emprisonnement. PHILIP Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? GABRIEL J'ai estimé que ce n'était pas à moi de le faire. PHILIP Est-ce qu'il a tué des gens ? Des gens qui essayaient de s'évader ? GABRIEL Je n'en ai aucune idée. PHILIP Tu as vu son dossier. GABRIEL Non, aucun dossier comme le sien. Certains gardiens étaient durs, d'autres l'étaient moins. Je n'ai pas connu ton père. PHILIP Il travaillait pour qui ? GABRIEL Pour nous. PHILIP Alors c'est pour ça que vous m'avez recruté ? GABRIEL Non. Nous étions surtout à la recherche de gens talentueux, comme toi. C'est très rare. Le fait que tu viennes d'une famille digne de confiance ça a joué. GABRIEL C'était une toute autre époque, Philip. C'est difficile à expliquer. Qui sait ce que ton père a fait. Il faisait son travail, beaucoup de choses se sont passées. Tu penses que c'était sa faute ? Il n'était plus personne. Nous n'étions tous plus personne. Tout ça est fini depuis longtemps. ELIZABETH T'es occupée ? PAIGE Pas vraiment. ELIZABETH Vous étudiez ce genre de choses en économie ? PAIGE c'est le Pasteur Tim qui me l'a donné. ELIZABETH Qu'est-ce que t'en penses ? PAIGE Je suis d'accord avec la plupart des choses qu'il dit. ELIZABETH Ha bon ? PAIGE Oui. Ce qui m'ennuie c'est qu'il n'aime pas beaucoup la religion. ELIZABETH non. PAIGE Il dit que c'est comme une drogue qui euh qui enchaînent les peuples aux églises. ELIZABETH ELIZABETH Et qu'est-ce que tu en penses, toi ? PAIGE J'ai pas trop d'avis, mais je sais que rien dans ma vie ne m'a rendue plus heureuse que me faire baptiser. Est-ce que tu l'as lu, toi ? ELIZABETH Oui ! J'étais un peu plus jeune que toi. Tout ce qu'il a écrit sur le capitalisme et la structure sociale, sur le nouvel esclavage, comment la révolution est nécessaire pour créer et parvenir à un état ouvrier pour que personne ne soit exploité. Mon mon pays tout entier a été bâti grâce à ses idées. PAIGE Et c'est comment là-bas ? Est-ce que tout le monde est est pareil ? ELIZABETH On a quelques problèmes mais tout le monde les vit, au même instant. PAIGE Mais tu n'y as pas vécu très longtemps, dans ton pays. ELIZABETH C'est ce que dit ton père. Tu devrais peut-être laisser ce livre sur ton étagère avec des livres qui parlent du même sujet. Comme ça, au milieu des autres, personne ne remarquera que tu l'as. PAIGE D'accord. ELIZABETH Je t'en passerai plusieurs, tu les mettras avec. Ne te couche pas trop tard. PAIGE Oui maman. ELIZABETH Qu'est-ce que tu as ? PHILIP Je suis allé voir Gabriel pour lui parler de mon père. ELIZABETH Qu'est-ce qu'il t'a dit ? PHILIP Il était gardien. Dans un camp de prisonniers. Est-ce que tu sais quelque chose à propos de ça ? ELIZABETH Je sais qu'ils ont existé. PHILIP Je ne sais pas pourquoi ma mère ne m'en a pas parlé. Peut-être qu'elle n'aimait pas ce qu'il faisait. Je ne sais rien du tout sur eux. Mes propres parents. Je ne sais strictement rien sur eux.