ALAN ALEXEI_LUCIEN AMBIANCE DENNIS DEPUTY_AG ELIZABETH GABRIEL HANS INSERT MAN MAN_2 MAN_3 MATTHEW MRS_PAVO NOTE PAIGE PHILIP SOUS_TITRES STAN TUAN WILLIAM ELIZABETH Dans les épisodes précédents, TUAN Ce gosse, NOTE TUAN je suis persuadé qu'il va pas bien du tout. Il aime encore moins ce pays que moi. NOTE TUAN Son père déteste sa patrie. PHILIP Vous faisiez quoi, là-bas? NOTE ALEXEI LUCIEN Je suis consultant pour département de l'agriculture NOTE GABRIEL On pense savoir ce qui est arrivé à William. Apparemment, il s'est infecté lui-même avec le virus qu'il portait. PHILIP NOTE GABRIEL J'ai bien peur qu'il lui reste une dernière mission. WILLIAM HANS NOTE HANS Ça ne fait pas mal. ELIZABETH PHILIP ELIZABETH GABRIEL Est-ce que tout va bien ? PHILIP Hans s'est coupé la main pendant qu'il euhm il euhm alors il a fallu euhm GABRIEL Je suis vraiment désolé. PHILIP Ouais. GABRIEL Vous comprenez que nous n'avions pas le choix, n'est-ce pas ? PHILIP Je pense que William aurait préféré qu'on fasse un prélèvement de l'échantillon sur lui. GABRIEL Oui. GABRIEL Je reçois de nouveau des signaux du Centre. À peu près toutes les heures. Ce n'est pas l'idée que je me fais d'un appel au calme. Nous importons la moitié de notre blé d'Amérique et de ses alliés. Si jamais ils le manipulent et, et que ça contamine des cargaisons, et qu'on ne parvient pas à savoir ce que c'est, des populations vont mourir. PHILIP Ils vont contaminer la nourriture ? Jamais je n'aurais cru qu'ils iraient jusque là. GABRIEL En tout cas, ils se donnent beaucoup de mal pour suivre Morozov. Il se passe quelque chose. Il va faire un déplacement dans l'Illinois, la terre de Lincoln. ELIZABETH Quand ça ? GABRIEL Le vingt-neuf. Quand on pense qu'un jour, il y a eu Lincoln, et qu'aujourd'hui c'est Reagan. PHILIP Elle n'est pas là. ELIZABETH Quoi ? Tu crois qu'elle est chez Matthew ? PHILIP Sans nous l'avoir dit ? Elle a peut-être laissé un mot. ELIZABETH Si jamais elle est chez eux et que Stan Stan a essayé de nous joindre ou que PHILIP S'il se passe quelque chose, n'importe quoi, ELIZABETH PHILIP et qu'on n'est pas chez nous à cette heure-ci, on Retournons voir en bas. PAIGE Qu'est-ce qu'y a ? ELIZABETH Paige, mais qu'est-ce que tu fais là-dedans ? PAIGE Je, je sais pas pourquoi j'arrivais pas à dormir. Quand c'est comme ça, je PHILIP Bonjour ! STAN Bonjour. Je l'ai revue. PHILIP La fille de la salle de sport ? STAN Ouais. PHILIP Tu lui as demandé de sortir avec toi, cette fois ? STAN PHILIP Je comprends pas. Qu'est-ce que t'attends pour le faire ? STAN Non mais, je discute avec elle. On échange des plaisanteries, c'est un début, non ? PHILIP Il faut que t'ailles plus loin, Stan. STAN Je sais, je sais. J'veux dire euh si tu la voyais, tu comprendrais. PHILIP STAN Elle m'a demandé ce que je faisais. PHILIP Ça c'est, c'est plutôt bien, non ? STAN Je le lui ai dit, et elle m'a regardé avec un air bizarre. PHILIP Comment ça, bizarre ? STAN Je sais pas, comme si c'était pas à ça qu'elle s'attendait. Ou ce qu'elle recherche. PHILIP T'es agent du FBI, Stan. C'est le genre de boulot qui impressionne les femmes. STAN Peut-être quand on traquait Capone et Dillinger. Mais là on est en mille neuf-cent quatre-vingt quatre. PHILIP Mais, Qu'est-ce qu'elle fait, elle ? STAN J'en sais rien du tout. Bière ? PHILIP Ouais. ELIZABETH Bonjour ma chérie. Où est Henry ? PAIGE À la bibliothèque. Enfin, soi disant. ELIZABETH PAIGE Il est sûrement à la salle d'arcade. ELIZABETH Ouais. Tu veux faire une séance ? PAIGE Maintenant ? STAN Il veut aller à Purdue, l'université du Minnesota. PHILIP Y'a rien de plus près ? STAN Non. Mais vu que maintenant il sort avec ta fille peut-être qu'il va réfléchir. PHILIP STAN On verra. PHILIP Oui, peut-être. STAN Oui, d'ailleurs, je voulais te euh te parler un peu de Paige. PHILIP Oui ? STAN Vraiment, j'adore ta fille. Et ce qui se passe avec Matthew est génial. Je ne voudrais pas euh me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais PHILIP Non, vas-y, au contraire. STAN J'ai remarqué qu'elle était un peu je ne sais pas. Est-ce que, est-ce qu'elle va bien ? PHILIP Pourquoi tu me demandes ça ? STAN je, je passe pas mal de temps avec elle. En dînant, avec Matthew et C'est peut-être des trucs d'adolescente, mais quelquefois j'ai euh j'ai l'impression que, peut-être tout ne va pas pour le mieux au pays de Paige. PHILIP Elle a toujours été comme ça, tu sais. Elle prend les choses très au sérieux, et c'est aussi son premier petit ami. STAN Bien. D'accord, j'ai compris. Je ne t'ai pas dit ça pour que tu t'inquiètes. PHILIP Non. Non. STAN ELIZABETH Relâche tes épaules, et accompagne tes coups. C'est bien. Tu sens la différence ? PAIGE Oui, c'est mieux. ELIZABETH Comment ça se passe avec Matthew ? PAIGE ELIZABETH Paige ? PAIGE Ça va. ELIZABETH Qu'est-ce que ça veut dire ? PAIGE Ça veut dire que ça va. Je l'aime bien, vraiment. Je veux dire, je j'ai quand même le droit, c'est pas un crime. Il faudrait peut-être que vous me fassiez confiance sinon ELIZABETH Est-ce que tu as fait l'amour avec lui ? PAIGE ELIZABETH Ça m'est égal que tu fasses l'amour avec lui. Ce n'est pas un problème sexuel. PAIGE ELIZABETH Le problème c'est que ça peut être déstabilisant d'être proche de quelqu'un comme ça. PAIGE ELIZABETH Je ne pense pas que tu le lui dirais, directement. Mais tu pourrais être amenée à dire quelque chose ou à agir d'une manière qui éveillerait les soupçons et c'est un risque qu'on ne peut pas prendre. PAIGE Donc je ne pourrai jamais avoir de petite amie. Jamais. ELIZABETH Si, mais pas Matthew. PAIGE ELIZABETH N'importe qui d'autre, mais pas ,lui. PAIGE Je vais faire mes devoirs. ELIZABETH Non, attends. Viens là. On finit la séance. Allez. Mets-toi en position. Pense à relâcher tes épaules. ELIZABETH Hans n'avait pas parlé à ses parents depuis deux ans. Et sa soeur arrive d'Afrique du Sud dans trois semaines. Il était tellement content. Je pense qu'elle va téléphoner et PHILIP Oui. ELIZABETH J'ai essayé de parler à Paige à propos de Matthew. PHILIP Et alors ? ELIZABETH Je pense que j'ai réussi à l'énerver. PHILIP Oui, j'ai aussi connu ça. Elle t'a dit quelques chose ? ELIZABETH Non. Elle ne parle pas. PHILIP PHILIP Tout à l'heure, quand je suis allé chez Stan, il m'a demandé si elle allait bien. Et il m'a dit que tout n'allait peut-être pas pour le mieux au pays de Paige. ELIZABETH Merde. PHILIP Oui. ELIZABETH Combien de temps il se passera avant qu'elle lui dise sans le faire exprès ? PHILIP Je ne sais pas. Mais elle est chez eux tout le temps. Et il a déjà remarqué qu'elle n'allait pas bien. STAN MAN Stan Beeman, Alan Strider, de la C.I.A. STAN Bonjour monsieur. ALAN Enchanté. MAN Il a une bonne nouvelle. ALAN Oui. Oleg Burov est rentré à Moscou. Il est au Q.G du K.G.B. d'après nos sources. Nous avons tous été soulagés de d'apprendre qu'il allait bien. STAN Moi aussi. Moi aussi. Merci. ALAN Mais c'est aussi une bonne opportunité pour nous. Nous savons que vous ne l'avez pas complètement recruté, mais vous êtes quand même allé loin. Et si vous pouvez nous dire quoi que ce soit sur la manière dont vous avez gagné sa confiance. Des informations qui pourraient être utiles à nos officiers à Moscou. Même des détails insignifiants. STAN Non. Non, je, je crois que vous êtes en train de vous méprendre. Il n'a pas été "à moitié recruté". Il a simplement estimé que le programme Soviétique d'armement biologique était une menace pour les deux nations. ALAN Ce n'est pas un problème. On peut très bien lui parler. Du fait qu'on est dans le même camp. STAN Non euh c'était quelque chose de ponctuel. Il a été extrêmement clair là-dessus. ALAN Notre politique est toujours d'utiliser une approche la plus positive possible. Mais si nous n'avons pas le choix, nous pouvons nous servir de l'enregistrement dans lequel il avouait que leur transfuge était bien du K.G.B-. Avec ça on a un acte de trahison. STAN Vous n'avez pas écouté ce que je viens de dire. Burov préférera toujours se sacrifier plutôt que de trahir son pays. Il ne passera jamais chez nous. ALAN Est-ce qu'il s'entend bien avec ses parents ? STAN Quoi ? ALAN Vous vous êtes demandé s'il ne faudrait pas les emmener avec lui ? Au cas où ça tournerait mal pour lui ? STAN À cause de vous cet homme va se faire tuer. Vous le savez, ça ? Vous voulez faire quelque chose ? Occupez-vous de savoir qui a tué Frank Gaad. À Bangkok. Et pourquoi. Au lieu de vous en prendre à un homme qui nous a donné le renseignement du siècle et qui est rentré dans son pays pour vivre sa vie. INSERT STAN Monsieur ? Monsieur. Je vais demander à parler au Procureur Général Adjoint. Je veux qu'il mette fin à tout ça. MAN Vous avez un penchant pour l'auto-destruction, Agent Beeman. STAN Je vous dis ça parce que je suis déjà passé par dessus ma hiérarchie et MAN et vous vous en êtes voulu. Je sais. STAN MAN Merci de m'avoir informé. STAN Je vous le disais au cas où vous vouliez être présent. MAN Non. Je ne serai pas présent à votre rencontre avec le Procureur Général Adjoint, Agent Beeman. Et pour tout vous dire, je vous conseille de laisser tomber. PHILIP On dirait un ancien nid d'oiseaux. TUAN Mais assez gros pour tout boucher ? PHILIP J'ai l'impression. Tu as déjà vu la voiture qui surveille euh la maison des Morisov, par ici ? TUAN Non. Il y a deux moyens d'aller à l'autoroute de là-bas, alors ils pourraient mais PHILIP Ça te ferait du bien de venir chez nous, un jour ? TUAN Oui. PHILIP Je pense que tout ce qu'on a mis en place suffira mais euhm ils peuvent décider de pousser leur recherches un peu plus loin. TUAN Si ça ne tient pas vous voulez dire ? PHILIP TUAN Même si je suis tout seul faut pas vous inquiéter. PHILIP Non, non, ce n'est pas ce que je voulais dire, je TUAN En fait je suis un peu comme eux. PHILIP TUAN Vous savez ce que les communistes ont fait à mon pays ? PHILIP D'accord. Ouvre le sac. TUAN J'peux le voir ? PHILIP Oui. TUAN C'est un nid de rouge-gorge. PHILIP Tu t'y connais en oiseaux ? TUAN Un petit peu. La famille chez qui je vivais à Seattle, le père était un amoureux de la nature. PHILIP Ils étaient gentils ? TUAN Oui. PHILIP T'es resté longtemps chez eux ? TUAN Cinq ans. Ils étaient gentils avec moi. Quand ils donnaient quelque chose aux autres enfants, ils me le donnaient aussi. La maman, elle était toujours inquiète pour moi, mais ils étaient tous très fiers d'avoir recueilli quelqu'un de pauvre chez eux. PHILIP Ouais. MATTHEW t'es là ? PAIGE Quoi ? MATTHEW Je sais pas, tu dis rien et t'as l'air complètement ailleurs. PAIGE MATTHEW T'as des soucis ? PAIGE non. J'en sais rien, je je me suis un peu disputée avec ma mère. MATTHEW Ha ouais ? À cause de quoi ? PAIGE On dirait que tout doit être toujours comme elle le dit. MATTHEW De quoi tu parles ? PAIGE Je ne sais pas moi. Mon existence toute entière. Je sais qu'elle ne veut que mon intérêt et tout, mais J'ai toujours eu l'impression que ta mère n'était pas comme ça. Je sais pas, elle te laisse faire ce que tu veux, tu peux vivre ta vie. MATTHEW Tu crois ça mais, ça dépend des jours. Ma mère est chouette mais euh y'a des moments où faut lui obéir, un point c'est tout. PAIGE Dans dans trois ou quatre ans, je ne vivrai plus avec mes parents et je dois être capable de prendre mes propres décisions. MATTHEW J'ai l'impression que des décisions tu en prends déjà, non ? PAIGE Est-ce que tu te souviens de la première fois qu'on s'est vu ? MATTHEW Oui, enfin je crois. PAIGE Comment ça, tu crois ? MATTHEW J'veux dire, non. PAIGE MATTHEW Oui. quand, quand vous êtes arrivés, c'est ça ? PAIGE J'ai eu un super coup de foudre pour toi. MATTHEW Bah oui, mais c'est un peu normal, non ? PAIGE MAN 2 On a un peu de temps, non ? Vous avez pas faim ? Il est pas tard, on peut peut-être s'arrêter en rentrant, non ? STAN Merci d'avoir accepté de me rencontrer, monsieur. DEPUTY AG C'est toujours un plaisir de vous consacrer du temps, Agent Beeman. STAN DEPUTY AG Alors, de quoi s'agit-il ? STAN Oleg Burov. DEPUTY AG Ha, je vois. STAN Burov nous a donné une information qui nous a permis d'appréhender William Krandall, et surtout d'empêcher les Soviétiques de voler un virus mortel dans un de nos laboratoires. Il a pris beaucoup de risques. Il a eu confiance en moi. Je ne peux pas rester les bras croisés pendant qu'on le démolit. DEPUTY AG Je comprends votre inquiétude, Agent Beeman, et votre obstination. Nous avons eu des désaccords dans le passé, sur la conduite certaines opérations, mais vous aviez raison, nous avons payé le prix fort. Cela dit, ce que vous ou moi nous pensons sur ce qui aurait dû être fait, ou ne pas être fait, appartient désormais au passé. DEPUTY AG Oleg Burov est à Moscou maintenant. C'est entre les mains de la C.I.A. Je n'ai aucune autorité sur la C.I.A. STAN C'est complètement faux. DEPUTY AG STAN Monsieur. La C.I.A. écoute ce que dit votre chef, et s'ils refusent son chef est le Président. DEPUTY AG Pourquoi le fait de protéger Burov est si important pour vous ? C'est un officier du K.G.B. ! STAN Nous devons respecter les règles du jeu. Burov a déjà payé. DEPUTY AG Les Soviétiques ne respectent pas les règles du jeu, vous le savez ! STAN Burov est quelqu'un de bien. Il a fait ce qu'il fallait faire. Pas euh pas pour l'argent ou parce que je lui tordais le bras, mais parce qu'il n'a pas pu se faire à l'idée que des millions de personnes seraient empoisonnées. J'avoue que je ne sais plus quelles sont les valeurs que nous devons défendre si nous le punissons à cause de ça. DEPUTY AG Je comprends que ce ne soit pas facile de perdre le contrôle d'une opération, comme ça. Je compatis, vraiment, je vous assure. STAN DEPUTY AG Mais comme je l'ai dit ça ne dépend plus de moi. STAN Monsieur. ELIZABETH STAN On peut y aller ? C'est fini ! AMBIANCE PHILIP T'as l'air euh t'as l'air énervé, non ? STAN Oui euh, c'est rien, juste un souci au travail. PHILIP Tu penses que tu peux en parler ? STAN Non, pas vraiment. Il y a juste des moments où je voudrais bien être à la tête de ce bon sang de F.B.I. PHILIP Ouais. STAN PHILIP STAN Je l'ai emmenée au restaurant. Je parle de Renée. PHILIP Et alors ? STAN Elle était contente. PHILIP Mais euh, c'est génial ! STAN Oui. PHILIP C'est bien. STAN Oui. Elle devrait être arrivée être là depuis un moment d'ailleurs. Elle boit de la bière, elle adore le sport, elle s'y connaît beaucoup plus que toi, en fait. PHILIP STAN C'est comme si je sortais avec la version féminine de toi. PHILIP STAN Alors tu comprends pourquoi c'était facile avec elle. C'était drôle. Oh bah tiens. La voilà. Viens. STAN Bonjour ! RENÉE Oh, bonjour Stan ! STAN Comment allez-vous ? RENÉE Ça va bien. Mince, excusez-moi, je suis en sueur. STAN Oh c'est pas grave. Je vous présente Philip. Philip, je te présente euh, Renée. RENÉE Bonjour Philip. PHILIP Je suis enchanté. RENÉE Moi de même. STAN J'ai passé une bonne soirée l'autre fois. RENÉE Oui, moi aussi. STAN Est-ce que vous voulez qu'on euhm RENÉE Oui. STAN Très bien. Samedi ? dix-neuf heures ? RENÉE Parfait. Je dois aller prendre une douche et partir travailler. Contente de vous avoir vu, Philip. PHILIP Moi aussi. STAN À bientôt. RENÉE STAN Alors ? PHILIP Ouais. PHILIP Alors est-ce que Morozoff s'y connaît en insectes ? ELIZABETH Je ne sais pas. C'est un consultant agricole, un expert. Est-ce qu'il t'a parlé de ça ? PHILIP Non. ELIZABETH Il sait ce que c'est que le blé, et il sait ce qui le détruit. PHILIP Peut-être qu'on devrait se débarrasser de lui. ELIZABETH Je ne pense pas qu'on arrivera à comprendre ce qui se passe, sans lui. PHILIP MAN 3 Ne me regardez pas, continuez à marcher. C'est Stan Beeman qui m'envoie. Il faut qu'on vous parle au plus vite. AMBIANCE PHILIP On aura peut-être des médailles aux prochains jeux ! ELIZABETH ALEXEI LUCIEN MRS PAVO Mon mari suit tout ça de très près. ALEXEI/LUCIEN PHILIP Ha oui ? MRS PAVO ALEXEI LUCIEN Est-ce que vous avez vu ?! Je n'avais aucune idée aucune idée que cela est possible. C'est MRS PAVO Je ne voudrais pas que ALEXEI LUCIEN MRS PAVO que vous pensiez que nous euhm mourrons de faim en Russie. ALEXEI LUCIEN Non, pas mourir, pas mourir. Nous mangeons, mais jamais personne comme ça. Ou alors peut-être les tzars ! ELIZABETH ALEXEI LUCIEN Ou alors, des cadres du parti. MRS PAVO ALEXEI LUCIEN Mais ici, une chose qu'on n'aime pas ce n'est pas un crime, on commande une autre chose. Vous voulez poisson ? Vous mangez poisson. Vous voulez steak ? Vous avez steak. Et même deux, si tu veux. MRS PAVO vous venez ici souvent ? ELIZABETH Quand on habitait au Michigan, une fois par semaine. TUAN Au moins, oui. ELIZABETH PHILIP Nous voyageons beaucoup. ELIZABETH Notre emploi du temps change sans arrêt. Un jour à un endroit, le lendemain à un autre. PHILIP Alors ce n'est pas évident d'avoir un vrai dîner en famille. MRS PAVO Ici, en Amérique, tout le monde court. Sans arrêt. Du matin au soir. ALEXEI LUCIEN Et alors. C'est bien, c'est bien. On va au restaurant, on euh mange, on discute, on dit ce qu'on veut, n'est-ce pas. ALEXEI LUCIEN Si je veux dire "je hais la Russie", je peux le dire. Je hais la Russie ! MRS PAVO Alexei. ALEXEI LUCIEN Si je dis ça en Union Soviétique, je suis jeté en prison. Vous savez combien c'est facile d'aller dans la prison en Union Soviétique. PHILIP ALEXEI LUCIEN PHILIP Il paraît, oui. ALEXEI LUCIEN Mon père il a passé quinze ans dans un camp d'emprisonnement. Quinze ans, pour quoi ? Pour meurtre ? Non. Pour vol ? Non. Juste pour vouloir vivre. C'est pour ça qu'ils mettent nous en prison. SOUS TITRES ALEXEI/LUCIEN Pas en russe Pasha, pas en russe. SOUS TITRES ALEXEI LUCIEN ELIZABETH ALEXEI LUCIEN Je suis désolé. PHILIP c'est c'est pas grave, vraiment. ELIZABETH Oui, nous comprenons. ALEXEI LUCIEN PHILIP TUAN Alors ? Qu'est-ce qu'il disait ? Pasha ? ELIZABETH Qu'il préfèrerait mourir dans son pays plutôt que vivre ici. TUAN PHILIP Qu'est-ce qu'il y a ? TUAN Je sais pas, c'est c'est complètement con de dire ça. Moi, toute ma famille est morte chez nous. ELIZABETH TUAN J'étais au champ avec ma grand-mère quand ils ont bombardé le village. Mes parents, mon frère et ma soeur, oncle, tante, cousins. Les jeunes ils se rendent pas compte. Une famille, manger autant qu'ils en ont envie, plein de vêtements. Je peux faire faire à Pasha tout ce que je veux. C'est un faible. ELIZABETH T'as fait du bon travail avec lui. TUAN Je suis allé chez lui hier. Y'avait pas la voiture. Aujourd'hui elle était là. PHILIP À la même place ? TUAN Ouais. Je ne sais pas si ça correspond à quelque chose. Je vais voir si c'est régulier. PHILIP S'ils n'y vont pas tous les jours, c'est qu'ils estiment que la menace est faible. Peut-être qu'ils les surveillent pendant les deux premiers mois après leur arrivée. ELIZABETH Cela dit, rien n'est mentionné sur leurs rapports quand on va là-bas. C'est simplement une question de temps. PHILIP C'est ce que je leur ai dit. TUAN Les restes, est-ce que vous les gardez ? DENNIS Je crois qu'il y a Gruzen MacDigoff, un truc comme ça. Fais-voir les photos ? Ouais. Grazinsky. Huit heures douze. Pas d'enfants, c'est ça ? STAN oui, c'est ça. Sa femme est ici. Dernier poste à Buenos Aires. Nos équipes ont conclu que ce n'était pas un agent secret. DENNIS Panin vient juste d'arriver. STAN Donc, la C.I.A. projette de piéger Burov à Moscou avec l'enregistrement que j'ai fait. DENNIS Et ça te pose un problème ? STAN C'est pas normal. Et ça ne marchera pas. J'en ai parlé au Procureur Général Adjoint. Ça n'a rien donné. DENNIS Qu'est-ce qu'il a dit ? STAN Qu'il comprenait, mais que c'était la C.I.A. et qu'ils doivent faire ce qu'il y a à faire. DENNIS Ça fait partie du travail. STAN Ouais. Je m'en passerais bien. DENNIS Alors, au fait la fille de la salle de sport, tu vas lui demander de sortir avec toi ? STAN C'est déjà fait. DENNIS Stan Beeman ! STAN Et oui ! DENNIS Alors c'est quoi la suite ? STAN Je ne sais pas. Un endroit joli, mais pas trop joli. Je me laisse une marge de progression. DENNIS Emmène-la dans un petit resto avec un four à pain. Y'en a un qui a ouvert sur Pennsylvania Avenue. J'y ai emmené une collègue la semaine dernière. STAN Et alors ? DENNIS Il y avait un un grand piano à queue transparent. Qu'est-ce que tu veux savoir d'autre ? STAN PHILIP Qu'est-ce qu'il y a ? ELIZABETH J'en ai assez de la traiter comme si c'était une gamine. PHILIP PAIGE Entrez ! Bonsoir. Je, j'allais me coucher dans deux minutes. PHILIP il faut qu'on te parle. Il n'y en pas pour longtemps. PAIGE Vous voulez me parler de Matthew ? Je, j'ai pas envie de vous en parler. PHILIP Vraiment pas longtemps. PAIGE ELIZABETH On ne peut pas t'empêcher de le voir, mais on peut t'aider à mettre en place certaines choses pour que votre relation soit plus sûre. PAIGE Maman, écoute-moi, s'il te plaît, vous devez me croire. Je vous jure que, je, je vous assure que je ne lui dirai jamais rien. Je je vous le promets. ELIZABETH Comment le sais-tu, Paige ? Le sexe brouille la perception des choses. PAIGE Je ne fais pas l'amour avec lui. PHILIP Oui, mais ça peut arriver. PAIGE ELIZABETH Et si ça arrive tu vas ressentir et dire des choses à Matthew que tu n'as jamais ressenties ou dites à personne auparavant. PAIGE ELIZABETH Comment feras-tu quand tu y seras confrontée ? PAIGE Je euhm je PHILIP Tu dois commencer à y réfléchir. Bien sûr que tu ne veux pas nous faire du tort mais ça peut arriver sans que tu t'en rendes compte. Tu ne saurais pas que tu l'as dit. PAIGE D'accord, j'ai compris, je vais je vais arrêter de le voir, d'accord ? ELIZABETH Mais, Paige, écoute, PAIGE Je vais rester toute seule jusqu'à la fin de ma vie, est-ce que ça vous va comme ça ? ELIZABETH Tu as terminé ? ELIZABETH Nous allons te montrer quelque chose. Une technique, pour que tu puisses contenir tes émotions et les bloquer. Pour garder le contrôle sur toi-même. Si tu apprends cette technique, et si tu la maîtrises, tu pourras continuer à l'voir. Enfin, si tu le veux. PHILIP Est-ce que tu veux qu'on te montre ce que c'est ? PAIGE Oui. ELIZABETH Mais avant qu'on commence si jamais tu sens que tu ne contrôles plus rien avec Matthew vraiment plus rien, dis-lui que tu as besoin de temps pour réfléchir. Après tu viens nous voir et puis on on réfléchit ensemble à ce qu'on peut faire. D'accord ? Assieds-toi. ELIZABETH Alors. Si tu es avec lui et que tu commences à te sentir perdue ou mal à l'aise que tu te sens dépassée, pas rassurée ou que tu sens que tu perds pieds, colle ton pouce et ton index en les frottant, et pense très fort à moi et à ton père, pour te permettre de te rappeler qui tu es et d'où tu viens. PHILIP Ce n'est pas grand chose mais, si tu le maîtrises, ça te rendra service, un jour. PAIGE ELIZABETH Tu sens ? PHILIP Oui. PAIGE