AGENTE AGENTE_2 AIELLO ANNAMARIA COLOMBIANO_1 COLOMBIANO_2 ERNESTO FIAMMETTA FIGURANTE_POLICE FIGURANTE_POLICE_2 FIGURANT_PASSANT FIGURANT_POLICE GENNARO GORI GORI_VO HERNAN HOMME_DE_MAIN_AIELLO INSERTS LAURA MARIANO MARIO_VENTURINI MONTEROSSO PAPINI POLIZIOTTA PROPRIETARIA RINALDI SALUZZI TERZANI LAURA LAURA Oui, c'est Laura. Chef, il vous que vous envoyiez tout de suite une ambulance ici ! Oui. TERZANI C'est la cata, ça a complètement foiré. LAURA Gori. Gori est. AIELLO Trésor ? LAURA Ils arrivent, ils sont là ! FIGURANT PASSANT Bonjour, c'est pour déposer une plainte. FIGURANTE POLICE Au fond à gauche. FIGURANTE POLICE Bonne journée, monsieur. MONTEROSSO Enfin bref, je te passe les détails, mais je finis de la fouiller et elle. elle, tu sais ce qu'elle m'a dit ? POLIZIOTTA Merci. MONTEROSSO Hein, tu sais ce qu'elle m'a dit ? TERZANI Non, qu'est-ce qu'elle t'a dit ? MONTEROSSO "Des mains aussi douces que les vôtres ça faisait des années que je n'en avais pas senti sur moi." Alors, c'est décidé, je vais prendre des cours de Shiatsu, pour arrondir les fins de mois. TERZANI GORI Si vous massez avec ces mains, vous allez les écrabouiller. TERZANI GORI Et vous, Terzani, vous allez vous inscrire à un cours de couture et de broderie ? MONTEROSSO Monsieur Gori. TERZANI On vous a manqué, hein ? GORI Ah, aujourd'hui, c'est le pire jour de ma vie. TERZANI Pourquoi, que se passe-t-il ? GORI Eh bien, j'ai besoin de vous. TERZANI GORI Le commissaire Fiori est là ? FIGURANT POLICE Je vous ferai passer l'info plus tard. GORI La livraison de la drogue aura lieu cette nuit, après minuit. FIGURANTE POLICE 2 Oui, d'accord. INSERTS Commissaire principal GORI On parle d'une quantité énorme. Si notre opération échouait, on peut être sûrs qu'on retrouverait cette saleté partout dans le pays. ANNAMARIA On ne peut évidemment pas se permettre un échec. GORI Et ça serait pour nous la possibilité d'arrêter un certain nombre d'hommes de l'un de ces cartels colombiens que Terzani connaît bien. TERZANI De vieilles connaissances? GORI Malheureusement, non. Il s'agit d'un nouveau cartel. ANNAMARIA Je vois. Que des mauvaises nouvelles. GORI Vous en voulez une bonne ? ANNAMARIA Oui. GORI Bien. Ce matin, nous avons mis la main sur l'un des intermédiaires de la pègre locale, à qui est destinée la drogue. Ça faisait des semaines qu'on le pistait. ANNAMARIA Vous voulez remonter jusqu'aux narcotrafiquants. GORI Je l'espère, même si ça s'annonce difficile. Mais on a découvert que la pègre locale avait retenu une chambre dans une pension à Fregene. GORI C'est d'ailleurs là qu'on a arrêté leur intermédiaire. Un jeune homme sans casier. Il semblerait qu'il ne travaille avec eux que depuis quelques semaines. Bonjour. Comment vous faites-vous appeler, Barnaba ? Alors, Barnaba, comment trouvez-vous le nouveau service de chambre de l'hôtel ? AGENTE Police, mains en l'air ! Doucement ! GORI Après l’arrestation, on a trouvé toute une correspondance de messages téléphoniques, qui nous ont fait comprendre que cet intermédiaire qui se fait appeler Barnaba se trouvait là parce que cette nuit après minuit un homme du cartel doit le joindre par téléphone dans la chambre cent-dix. Qui est justement la chambre où on l’a trouvé. TERZANI Je vois. Pour lui donner les détails de la transaction. GORI Exactement. Mais ils sont loin d'être stupides. Et ils ont peur de tomber dans un piège. Ils ne remettront donc la drogue que si celui qui répond au téléphone leur dit le mot codé qu'ils ont choisi. ANNAMARIA Qu’évidemment nous ne connaissons pas. GORI Evidemment, oui. TERZANI Vous n'avez pas réussi à l'amener à collaborer, ce jeune homme ? GORI Non. On n’a pas réussi TERZANI Comment peut-on vous aider ? GORI J’ai besoin de quelqu’un qui soit en mesure de soutirer à Barnaba le maudit mot de passe qu'ils ont choisi comme signe de reconnaissance. ANNAMARIA Carlo Papini. GORI On dit que c'est le magicien des interrogatoires. J’ai justement besoin d’un magicien pour résoudre cette affaire. PAPINI GORI Parce que ce Barnaba, c’est un coriace. MARIO VENTURINI ANNAMARIA Donc, si j’ai bien tout compris, pendant que Carlo essaie de soutirer ce mot de passe à Barnaba, on a besoin que quelqu’un aille dans la chambre cent-dix de l’hôtel. TERZANI attende, réponde à l’appel et intercepte la livraison. GORI Exactement. Surtout faites en sorte d'arrêter le plus de personnes possible, hein. TERZANI Rex et moi, on s'en charge. GORI VO GORI Ah, sous le lit, on a trouvé une valise pleine de billets de banque. GORI VO Tiens, qu'est-ce qu'on a là ? GORI Evidemment, le montant de la transaction. On a tout remplacé par de faux billets et on a mis le personnel de l’hôtel au parfum, pour l'opération. TERZANI GORI Voici le téléphone portable de Barnaba. TERZANI Et s'ils essaient de l’appeler? GORI Ils ne devraient pas rappeler. Sinon, vous répondez par un message disant que tout va bien. On l’a déjà fait une fois, ils ne se sont aperçus de rien. TERZANI Oui, sûrement parce que le coup de fil donnant les détails de l'échange doit arriver sur le fixe. GORI C’est certain. Il faut qu'ils croient que leur homme attend tranquille dans cette chambre. Et ça implique une nouvelle problématique. Il va falloir accéder au téléphone fixe : on va devoir implanter un mouchard. ANNAMARIA On a un très bon élément pour ce genre d'opérations. PROPRIETARIA Oui, on m’avait prévenue de votre arrivée. Chambre cent-dix, c’est ça ? TERZANI Oui. Evidemment, personne ne doit savoir que nous sommes des policiers. PROPRIETARIA Bien sûr. Vous êtes un couple qui recherche un peu d’intimité. Vous pensez c’est crédible ? TERZANI Totalement crédible. PAPINI J’ai demandé à ce qu’on vous les enlève, mais ils ont refusé. MARIO VENTURINI Ça ne prend pas : je le connais bien le coup du bon flic. Il fait semblant d’être du côté du criminel et de dire que les autres policiers, eux, sont méchants. "Mais toi, cher Barnaba, si tu collabores avec moi, je peux te le garantir, tu auras une réduction de peine." J'ai raison ou pas ? Vous êtes quoi, inspecteur, commissaire ? PAPINI en réalité, je ne suis plus policier. MARIO VENTURINI Je m’en fiche de savoir ce que vous êtes. Mais on est dans un commissariat. Alors, à qui est-ce que je m’adresse ? PAPINI Je suis consultant auprès de la police. Je m'appelle Carlo. MARIO VENTURINI Alors ça, c'est la deuxième manoeuvre du bon flic. De dire quel est son prénom, un peu comme si on était amis, quoi. RINALDI MARIO VENTURINI "Barnaba, c'est Carlo. Tu te souviens, on a été à l'école élémentaire ensemble. Dans la cour, on jouait toujours aux gendarmes et aux voleurs. Toi tu choisissais quoi, à chaque fois ?" PAPINI Le voleur, je suppose. MARIO VENTURINI Vous supposez mal. Carlo. PAPINI Ecoutez. Vous savez ce que j'attends de vous, non ? Un mot, c'est tout. Tout ce que je veux, c'est un mot et un seul. MARIO VENTURINI "Mourir", ça vous va ? PAPINI Ben c'est pas très beau, mais si c'est ça que les narcotrafiquants veulent entendre au téléphone. moi, ça me va. C'est ça, le mot que j'attends ? C'est "mourir", le mot de passe ? MARIO VENTURINI C'était juste un souhait pour vous. TERZANI Voilà notre moment d’intimité. LAURA TERZANI LAURA Je n’ai pas compris : si ces types n’appellent qu’à minuit, pourquoi est-ce qu’on est venus aussi tôt ? TERZANI C'est pour avoir le temps de prendre nos marques. LAURA Ah avec ces vieux modèles, il y a toujours un peu de travail manuel à faire. TERZANI Je peux t'aider ? LAURA Non, c'est gentil. Je dois simplement relier ce petit appareil au téléphone. Et ensuite créer une connexion Bluetooth avec l'ordinateur et ben ça devrait me prendre une dizaine de minutes. TERZANI Parfait. Après, je te raccompagnerai en bas et tu retourneras au commissariat. Ecoute, je vais faire un petit repérage des lieux avec Rex. Okay ? Viens, Rex. je te laisse le téléphone de Barnaba. LAURA A moi ? TERZANI Eh oui. LAURA Mais. Marco, non. PAPINI Alors, voyons un peu ça. Pas de casier judiciaire. Mes félicitations. Diplômé en littérature avec les meilleures notes possible. Bon. Ça a dû faire l'objet d'un intense débat intérieur, non ? Ce n'est pas facile de savoir si on veut enseigner à des jeunes quelque chose d'utile dans la vie, ou si on préfère les tuer avec des overdoses et de la drogue mal coupée, non ? MARIO VENTURINI Un enseignant en classes supérieures gagne en moyenne sur l'année, en Italie, dans les vingt-cinq mille euros. Vous savez combien m'auraient offert mes nouveaux amis, comme vous les avez appelés ? PAPINI Plus ou moins la même chose, j'imagine. MARIO VENTURINI Pour répondre à un seul coup de fil. PAPINI Je comprends. PAPINI Bon puisque vous ne voulez pas parler, j'ai envie de dire que tout ça ressemble un peu à une partie d'échecs, où on serait déjà arrivés à l'échec et mat alors qu'on n'en est qu'au tout début de la partie. MARIO VENTURINI Non. Je le crois pas, j'avais oublié que l'utilisation de métaphores figurait dans votre manuel. La. La vie est une partie d'échecs, si on fait les bons déplacements on gagne, ils vous préparent vraiment comme ça, à l'école de police ? RINALDI PAPINI C'est beau, hein, les échecs ? Soixante-quatre cases trente-deux pièces. Vous savez combien il y a de possibilités de déplacements ? On estime qu'il en existe quelque chose comme dix puissance quarante-trois à dix puissance cinquante, c'est inimaginable. PAPINI Vous savez pourquoi je dis ça ? Parce que, parfois, dans la vie, MARIO VENTURINI PAPINI à première vue il nous semble que nos possibilités de mouvements sont réduites. Alors que pas du tout. Cher Barnaba je veux connaître ce maudit mot de passe. Et vous finirez par me le donner. Il s'agit simplement de décider à quel point vous voulez souffrir d'ici là. MARIO VENTURINI Et si je vous disais que depuis qu'on est entrés dans cette pièce l'un de nous deux a déjà prononcé ce mot de passe ? PAPINI Comment ça ? MARIO VENTURINI Ou peut-être que non, hein. Qui sait ? J'ai l'impression qu'aujourd'hui vous n'êtes pas tombé sur l'habituel type en quête d'une remise de peine. Hein, Kasparov ? PAPINI Non. Je suis tombé sur un gros con. TERZANI Viens, on va voir le toit-terrasse. GORI Malheureusement, il ne nous reste pas beaucoup de temps. ANNAMARIA Non, mais vous verrez : Papini arrivera à lui faire cracher ce maudit mot de passe. GORI Je l'espère. Le voilà. ANNAMARIA PAPINI Gori ? Gori ? Vous lui avez pris quoi, en dehors de son téléphone ? GORI Oh, un de ces trucs rectangulaires tactiles. PAPINI Une tablette ? GORI Oui. Je l'ai fait apporter au commissariat, pourquoi ? PAPINI Fantastique ! Saluzzi ! SALUZZI Dis-moi ? PAPINI Tu peux aller chercher les affaires que Gori a ramenées ? SALUZZI Tout de suite. PAPINI Vite, vite ! ANNAMARIA Carlo. Pourquoi, c'est une piste ? PAPINI Peut-être, oui. MARIANO GENNARO TERZANI Oh, ça craint. MARIANO Sérieux, si j'avais voulu livrer à manger, je serai allé direct au restau chinois, me faire embaucher chez eux. GENNARO Allez, on dépose la bouffe et on rentre. LAURA Marco ! TERZANI Laura, ça se présente mal. LAURA Pourquoi, qu'est-ce qu'il y a ? J'ai presque terminé et je t'attendais pour partir. TERZANI Tu vas devoir patienter. Deux types armés viennent d'arriver. LAURA Non, t'es sérieux ? MARIANO TERZANI Ils apportent à manger à Barnaba. Mais il vaut mieux ne pas se manifester, sinon tout tombe à l'eau. MARIANO Si j'avais voulu faire un boulot à la con comme tout le monde, je l'aurais fait ! Tu comprends ? TERZANI J'essaie d'arriver aussi vite que possible. Surtout, n'ouvre à personne. LAURA Non, non, mais attends, Marco, je fais quoi s'ils m'appellent au téléphone ? TERZANI Tu réponds par un Sms. Tu dis que t'es sortie et que tu reviens tout de suite. LAURA Merde. Merde. MARIANO Je bosse avec monsieur Aiello depuis cinq ans. Alors que toi ? Ça fait combien de temps ? Une dizaine d'années. Non ? Mais pour un truc aussi important que le coup de fil de ce soir, hein, il valait pas mieux me demander à moi ? Ou à toi ? Au lieu de ce premier de la classe, là ? Non ? Non ? GENNARO On lui dépose ça et on rentre. TERZANI Allez, viens. MARIANO Allez, viens. Si elle nous voit pas, c'est encore mieux. LAURA PAPINI Désolé, hein. Mais je devais résoudre un souci hydraulique, huh! MARIO VENTURINI Aucun problème. Mais ça doit être vraiment casse-pieds d'aller aux toilettes avec ce truc-là toujours vissé aux fesses. PAPINI Ben, je vous cache pas que je rêve souvent de pouvoir pisser debout à nouveau, oui. On en était restés où ? MARIO VENTURINI Au moment où la nuit s'apprête à tomber. Comme vous ne connaissez toujours pas le mot magique, quand ils appelleront : tout tombera à l'eau. Vous pourrez toujours courir pour mettre la main sur la came. Et moi je sauverai ma peau parce que je n'ai rien balancé. PAPINI Ben dans ce cas, on va passer encore un bout de temps ensemble. Et si vous me parliez de vous, Mario ? MARIO VENTURINI Barnaba. PAPINI Non, Mario. Sur vos papiers, c'est écrit Mario. Mario, Mariuccio, enfin bref c'est Mario. MARIO VENTURINI PAPINI C'est si douloureux que ça, de parler de vous ? MARIANO Non, ce qui me fatigue, c'est qu'Aiello ne tienne pas compte de l'expérience qu'on a accumulée toutes ces années. TERZANI Merde. MARIANO A moins que ce type ait été choisi parce qu'il ne sait rien de nous. Comme ça, s'il se fait choper, on est peinards. Et on veut pas que ça change. Pas vrai, Gennà ? GENNARO C'est là. La cent-dix. LAURA MARIANO Barnaba ? Barnaba. Mario, ou quel que soit le nom que tu te donnes, ouvre la porte ! Sérieux, il s'est endormi, ou quoi. Qu'est-ce que je t'avais dit ? C'est pas bien, de faire ce genre de choses. PAPINI Si vous ne voulez pas parler de vous, on peut peut-être parler de votre famille. MARIO VENTURINI Ah, nous voilà arrivés au passage du manuel qui indique comment émouvoir le suspect interrogé. Qu'est-ce que vous avez découvert sur moi, quand vous êtes allé "aux toilettes" ? PAPINI Je sais beaucoup de choses sur vous. Plus que ce qui est écrit sur ces procès-verbaux et que ce qu'il y a dans les archives de la police, que je voulais consulter, mais évidemment comme notre connexion est merdique, ça m'aurait pris trois heures. Par contre, je sais que vous tenez beaucoup à une jeune fille. Elle s'appelle Fiammetta. Mais je trouve ça assez dommage qu'elle n'ait pas les mêmes sentiments pour vous et qu'elle vous ait laissé tomber il y a quelques semaines. Et ça, c'est pas dans le procès-verbal, hein ! Et je sais aussi que, derrière ce comportement d'homme dur et froid. Un instant. je vais vous le lire dans le manuel. Alors. MARIO VENTURINI PAPINI "Souvent derrière le masque du criminel, on trouve un homme honnête. Parfois, il s'agit d'un jeune homme amoureux, qui, repoussé dans ses avances, se retrouve pris dans une situation qui le dépasse." Désolé, c'est tourné de façon un peu rhétorique, mais on nous fait étudier sur des manuels vieux de cinquante piges. RINALDI MARIO VENTURINI Bravo. Vous avez pris la tablette, vous avez vu les photos de Fiammetta. Les mails, les tchats, et après ? Vous croyez que c'est ça qui me fera parler ? PAPINI Je n'en sais rien. Mais vous ne me paraissez plus aussi sûr de vous. Ou bien je me trompe. PAPINI Mariuccio ? LAURA MARIANO Rien. Le gars répond pas. On peut pas charger n'importe qui de faire ce genre de choses. Imagine qu'il s'est vraiment endormi, on fait quoi, nous, maintenant ? On arrête tout ? GENNARO Il a dû sortir manger un morceau, c'est tout. MARIANO Manger un morceau ? Et ça, c'est quoi ? C'est nous qui allons le manger à la santé de monsieur Aiello ? GENNARO Je disais ça comme ça. Il est parti faire un tour. MARIANO On défonce la porte. GENNARO ça va faire beaucoup trop de bruit. LAURA MARIANO Non. Non, ça va pas faire trop de bruit, non. Qu'est-ce que tu crois, que je fais ça pour la première fois ? Il suffit de donner un bon coup d'épaule et la porte saute toute seule. c'est tout. LAURA TERZANI Rex. Vas-y. MARIANO Mais qu'est-ce qu'il fait là, lui ? GENNARO Salut. T'es beau, toi, dis donc. MARIANO Magnifique ! T'as fini de jouer les vétérinaires, c'est bon ? Allez ! On défonce la porte. Oui, ou non ? TERZANI Les mains bien en évidence sinon mon chien vous chope l'entrejambe avec les crocs. Non. Bouge pas, pose ton arme à terre. Qu'est-ce qu'il y a ? Tu ne tiens pas à tes bijoux de famille ? Les mains en l'air. PAPINI Alors, vous ne voulez pas me dire pourquoi Fiammetta vous a quitté ? Elle a un autre mec ? MARIO VENTURINI PAPINI Ou bien elle s'est lassée de vous ? C'est sûr qu'elle est beaucoup plus jeune. Jolie petite. Elle a un beau sourire. Et là ? Vous étiez où, là ? Ahhh, l'orangerie, comme c'est romantique. Moi aussi, quand je marchais encore, j'emmenais les filles là. Ensuite, avec le fauteuil roulant, je dégringolais jusqu'en bas de la colline de l'Aventin. j'ai dû abandonner. MARIO VENTURINI De toute façon, je ne vous dirai pas le mot. Je finirai en taule, quoi qu'il arrive. Et ces gars-là me feront la peau en prison. Je préfère purger ma peine et rentrer chez moi peinard. Je n'ai pas de casier, je sortirai vite. PAPINI Et si je vous disais que justement parce que vous n'avez pas de casier, vous pourriez ne pas aller en prison du tout ? MARIO VENTURINI Ces types-là viendraient me chercher où que j'aille : si je parle, je suis mort. PAPINI On peut vous protéger. MARIO VENTURINI Vous n'avez pas de quoi vous payer de l'essence et vous dépenseriez du fric pour moi? Au moins, vous fichez pas de moi, s'il vous plaît. LAURA Heureusement, ils n'ont pas encore appelé. TERZANI Oui. Mais l'heure approche. LAURA TERZANI C'est quoi, cette sonnerie pourrie ? Numéro privé. C'est votre boss? MARIANO Peut-être. TERZANI Peut-être ? Peut-être que tu vas devoir répondre, maintenant. Tu sais ce que tu dois dire. Allez, Rex, vas-y. MARIANO D'accord, d'accord, c'est bon. TERZANI Hé. Te loupe pas. Et tu pourras rentrer chez toi et avoir un beau fiston. Que le mien arrêtera dans quelques années. Pigé ? MARIANO Oui, allô ? Oui, monsieur Aiello. Oui. C'est Mariano. Tout va bien, tout va bien, oui. Le petit jeune est là et. Tout va bien. MARIANO Au contraire, tout va parfaitement bien. On est pas loin de l'hôtel, comme ça si quelque chose arrivait, on pourrait tout de suite intervenir. Oui, merci, au revoir. TERZANI Bravo, mon petit Mariano. MARIANO PAPINI Ecoutez, vu la situation, je vais devoir lire vos tchats. Ah, vous voyez ? Voilà, c'est ça, c'est pour ça qu'elle vous a quitté. INSERTS Ne me prends pas pour une idiote. / Je ne veux plus te voir. PAPINI Elle croyait que vous l'aviez trompée. C'est le cas ? MARIO VENTURINI Si vous avez tout lu, vous avez vu qu'elle ne veut plus me voir, ni me parler, ni écouter mes explications. Alors pourquoi on continue d'en parler ? PAPINI Vous l'avez trahie oui ou non, Mariuccio ? MARIO VENTURINI J'ai pris une cuite stupide, et j'ai embrassé une fille stupide. Une amie à elle nous a vus. PAPINI Alors vous ne pouviez même pas nier l'avoir fait. MARIO VENTURINI En fait. J'ai tout nié en bloc, mais elle m'a pas cru. PAPINI Vous vous êtes vraiment conduit comme un jeune con. Vous êtes plus immature qu'elle, qui a. Quel âge elle a ? MARIO VENTURINI L'argent m'aurait servi justement à ça. PAPINI MARIO VENTURINI A lui prouver que je suis pas seulement un vulgaire intello à la noix. Je peux être qui je veux, y compris un enfoiré de criminel, si je veux. Elle est toujours sortie avec des losers, des truands et moi je voulais pas. Enfin, j'ai pensé que peut-être si elle me voyait sous un autre jour, peut-être qu'elle aurait compris que j'étais l'homme qu'il lui fallait, que qu'il ne fallait pas qu'elle me perde, quoi. PAPINI Excusez-moi, si son amie vous a vus, pourquoi vous avez continué à nier ? MARIO VENTURINI Pourquoi ? Quelle galère. PAPINI Oui. RINALDI PAPINI Une sacrée galère. Mais, vous savez, d'après mon expérience personnelle, continuer à mentir ne sert à rien. A part briser la confiance. En tout cas ça ne me paraît pas une situation totalement irréparable. Parlez-lui. Dites-lui que vous avez fait une erreur, que vous ne vouliez pas la blesser. MARIO VENTURINI Non, ça ne servirait à rien. PAPINI C'est pas vrai. Si elle a eu une réaction aussi violente, ça veut dire qu'elle tient à vous. Et je suis certain que si vous lui dites la vérité, elle non plus ne voudra pas vous perdre. MARIO VENTURINI Mais je doute que vous me laissiez sortir pour aller lui parler, non ? PAPINI Oui. C'est vrai, je ne peux pas faire ça. PAPINI Par contre, je peux faire en sorte qu'elle vienne dans cette pièce. On va faire comme ça : vous me dites le mot de passe, et je vous offre la possibilité de vous expliquer avec Fiammetta. MARIO VENTURINI Non. PAPINI MARIO VENTURINI Vous allez la faire venir. Moi je lui dis toute la vérité. Je fais tout ce que vous m'avez dit. Si votre conseil porte ses fruits, et qu'elle me pardonne, je vous donnerai le mot de passe. PAPINI Qui me dit que je peux vous croire ? MARIO VENTURINI LAURA Toujours aucune nouvelle de Carlo ? Il est presque minuit, si les types appellent, qu'est-ce qu'on fait ? TERZANI T'inquiète pas, Papini arrivera à obtenir le mot de passe. Et s'il n'y arrive pas, on devra se contenter de ces deux lascars. MARIANO Non non non non non, mon gars. Qu'est-ce ça veut dire "on devra se contenter d'eux" ? ça fait cinq ans que je bosse avec monsieur Aiello, moi. Et j'ai pas l'intention. TERZANI Et tu vas te taire, maintenant. GENNARO S'te plaît, tais-toi. TERZANI T'as compris ou pas ? Ce fichu téléphone pourrait sonner d'une minute à l'autre. LAURA Marco. TERZANI On va jouer à un petit jeu, tous les deux. Hein ? En fait non, tu préfères ici, je crois. Pour la dernière fois, dis-moi le mot de passe. Donne-moi ce maudit mot de passe. Le mot de passe ! MARIANO Mais qu'est-ce que vous croyez, ils nous disent rien, à nous ! TERZANI Qu'est-ce qu'il y a, "Dormeur" ? Tu voulais me parler ? Hein ? GENNARO ANNAMARIA Il faut espérer que la jeune fille soit arrivée. GORI Et surtout que le stratagème fonctionne. On va à l'hôtel, leur offrir du renfort, mais prévenez les équipes mobiles de se tenir prêtes. ANNAMARIA Je m'en charge. GORI Et de rester dans le coin. ANNAMARIA Bien. MONTEROSSO Vite vite, faut se dépêcher, ou on n'arrivera pas à temps. ANNAMARIA Oui. MONTEROSSO Salut, Fiammetta. FIAMMETTA Alberto. MONTEROSSO Fiammetta. Mais qu'est-ce que tu fais là. C'est pas vrai, qu'est-ce que tu as fait, encore ? FIAMMETTA Rien, c'est vous qui m'avez fait venir. J'ai rien fait du tout, je te le jure. MONTEROSSO T'en es sûre ? FIAMMETTA Oui. GORI Monterosso, on peut y aller ? MONTEROSSO Oui, juste un instant, monsieur. Alors. Bon écoute, je t'appelle demain, d'accord ? Ne fais pas de bêtises. FIAMMETTA D'accord. GORI Monterosso, dépêchons ! ANNAMARIA Allez, vite ! GORI Désolé, mademoiselle, c'est une urgence. Allez, on y va ! MONTEROSSO Après vous, je vous en prie. ANNAMARIA Bonjour, Fiammetta. Je suis Annamaria Fiori, commissaire principal. Ecoute, on t'a fait appeler, parce qu'on pense que tu peux peut-être nous aider sur une affaire assez délicate. FIAMMETTA Je n'ai rien fait de mal, vous savez. ANNAMARIA Je sais bien que tu n'as rien fait de mal, ne t'inquiète pas pour ça. J'ai besoin de toi un petit instant, c'est tout. La voilà. FIAMMETTA Bonsoir. FIAMMETTA Mario. MARIO VENTURINI FIAMMETTA C'est quoi, cette histoire ? PAPINI MARIO VENTURINI FIAMMETTA MARIO VENTURINI Vous voyez. FIAMMETTA Qu'est-ce que ça veut dire ? Vous auriez pu me prévenir, au moins. ANNAMARIA PAPINI Un petit instant. Je reviens tout de suite. FIAMMETTA PAPINI Je suis désolé. Ecoute, je me rends bien compte que cette situation est compliquée et douloureuse pour toi. Je t'assure. Mais on a absolument besoin que tu entres dans cette pièce et que tu parles avec Mario. FIAMMETTA PAPINI C'est important. Très important. FIAMMETTA D'accord. PAPINI Bon, je vais tout t'expliquer. RINALDI Ils sont en train de parler. PAPINI ANNAMARIA J'espère que ça va aller. PAPINI J'ai l'impression d'avoir déjà vu cette fille quelque part. ANNAMARIA Mais oui, en fait c'est la soi-disant fille de Monterosso. Tu t'en souviens ? Celle qui a essayé de le manipuler. PAPINI Oui, oui, bien sûr. ANNAMARIA PAPINI Oui. Bon, ben maintenant on n'a plus qu'à attendre et à espérer que la soi-disant fille de Monterosso pardonne à Mario de l'avoir trahie. ANNAMARIA Oui. PAPINI ANNAMARIA Cette stratégie ne fonctionne pas à chaque fois. Tu devrais le savoir, non ? PAPINI En ce moment, il doit être en train de lui dire la vérité. Et exactement comme moi, il va lui promettre de se tenir à carreau. LAURA Il doit être très tard, là, Marco, non ? Finalement je vais peut-être rester ici. TERZANI Ecoute, si ça devait mal tourner tu surveilleras ces deux-là. J'ai besoin de toi, Laura. LAURA TERZANI Ne t'en fais pas. On va s'en sortir. FIAMMETTA Je comprends pas bien l'utilité de cette mise en scène. MARIO VENTURINI FIAMMETTA Je te l'ai déjà dit. Tous les deux, on n'a plus rien à se raconter. MARIO VENTURINI Attends. Ecoute-moi. C'est vrai, j'ai été lâche, c'est vrai je l'ai embrassée. C'est vrai, je l'ai embrassée et j'aurais dû te le dire tout de suite. Mais elle ne compte pas pour moi, cette fille ne compte pas pour moi. Je ne suis qu'un homme frustré et crétin, qui ne comprend pas combien ce qu'il a est précieux, jusqu'à ce qu'il risque de tout perdre. FIAMMETTA MARIO VENTURINI En jouant les gros durs, en faisant semblant d'être quelqu'un d'autre, en fait, j'espérais seulement. J'ai fait une erreur. J'ai fait une erreur. Mais c'est toi que je veux plus que tout au monde. FIAMMETTA D'accord. Alors maintenant, tu vas tout me dire sur ce baiser, et sur cette crétine qui te l'a donné. MARIO VENTURINI Oui. MONTEROSSO Bon ben, bon appétit, hein. AGENTE 2 Merci. MONTEROSSO Oh. Les gars tenez-vous prêts, ils peuvent nous appeler d'une minute à l'autre. AGENTE 2 Oui, pas de souci. MONTEROSSO Okay ? AGENTE 2 Merci. MONTEROSSO Et voilà. J'ai trouvé qu'un gratin d'aubergines. GORI MONTEROSSO Ils savent même pas ce que c'est que le "Toujoul". GORI Le ? MONTEROSSO Le "toujoul". GORI MONTEROSSO C'est un gratin d'aubergines à la béchamel avec des patates. GORI MONTEROSSO Et maintenant, on fait quoi ? GORI J'en sais rien, on pourrait jouer aux cartes. MONTEROSSO J'ai oublié les cartes. Si j'avais su. GORI Monterosso. MONTEROSSO GORI C'était une blague, en fait. Je sais que j'ai un sens de l'humour un peu spécial. Il est bon, ce gratin. Froid, mais bon. Dites-moi un peu, Monté. C'était qui, cette jeune fille, au commissariat ? MONTEROSSO Ben. C'est ma. GORI Votre ? MONTEROSSO Ma fi- ma fille. GORI Votre fille ? MONTEROSSO Oui, ma fille. Enfin, c'est pas vraiment ma fille. GORI MONTEROSSO L'an dernier, elle a essayé de me piéger parce qu'elle voulait faire annuler une plainte qui avait été déposée contre son petit copain et alors. GORI Monterosso, c'est votre fille ou c'est pas votre fille ? MONTEROSSO Non, ce n'est pas ma fille. GORI MONTEROSSO Mais euh elle a essayé de me faire croire que. GORI Que ? MONTEROSSO Qu'elle était le fruit d'une aventure estivale. GORI Vous imaginez un peu, quelle imagination. MONTEROSSO Non non non, je vous assure, je vous assure, à mon époque j'en ai fait pleurer quelques-unes. GORI Vraiment, vous les avez fait pleurer ? MONTEROSSO Laissez tomber. GORI MONTEROSSO En tout cas, c'est une jeune fille qui a besoin de beaucoup d'affection. GORI MONTEROSSO Et moi, je me suis attaché à elle, je l'aime comme si c'était ma fille. PAPINI ANNAMARIA ANNAMARIA Minuit est passé depuis longtemps, maintenant. PAPINI Ce sera bientôt le matin. ANNAMARIA Ils ont peut-être déjà appelé, non ? PAPINI Non, on nous aurait prévenus, je pense. Mais ils peuvent appeler à tout moment, ça oui. ANNAMARIA Oui. PAPINI ANNAMARIA Non, je disais oui. PAPINI Oui à quoi ? ANNAMARIA Je serais restée avec toi, si tu m'avais dit la vérité. PROPRIETARIA Hôtel La Conchiglia, bonsoir. HERNAN Je voudrais la chambre cent-dix, s'il vous plaît. LAURA TERZANI LAURA Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ? TERZANI On va attendre un peu. PROPRIETARIA Personne ne répond, je suis vraiment désolée. HERNAN ça me plaît pas du tout. Il répond pas, cet enfoiré. FIAMMETTA C'est vous, Carlo ? PAPINI Oui. FIAMMETTA Mario a dit qu'il aimerait vous parler. ERNESTO Essayez encore une fois. HERNAN LAURA Marco, ça a sonné sept fois. TERZANI Calme-toi, Laura. Calme-toi. Enfin. Carlo ? T'es un génie ! LAURA TERZANI Félicité. HERNAN Félicité. C'est un mot magique. Dans trente minutes. A l'établissement "Lido". C'est là qu'on fera l'échange. TERZANI D'accord, à plus tard. LAURA TERZANI On a rendez-vous dans une demi-heure. LAURA Ecoute, dans ce cas, en attendant je vais essayer de localiser le téléphone de leur chef. TERZANI Oui. LAURA Ça fait des heures que je le cherche, mais il a appelé depuis un numéro privé et c'est c'est pas facile. TERZANI MONTEROSSO Ah. Oui ? Monsieur ? TERZANI "Monté". C'est bon, on a l'adresse. Je veux tout le monde sur le coup. Je vous veux tous avec moi. MONTEROSSO Oui. TERZANI Je compte sur vous. LAURA Non, Marco. Tu vas pas me laisser seul avec eux. TERZANI Attends. Dis à Gori de venir ici, donner un coup de main à Laura. LAURA C'est gentil. TERZANI Toi et les autres, attendez-moi en bas. J'arrive tout de suite. Rex. LAURA HERNAN GORI On ne peut pas vraiment dire cette nuit ait été fructueuse pour vous, hein ? LAURA GORI Comment ça se passe, de ce côté ? LAURA Alors j'ai presque réussi à localiser le téléphone de leur chef. GORI Bien. Avec tous ces nouveaux engins, on gagne vraiment du temps, hein. Il faudra que je m'y mette, moi aussi, un jour. Que je sache au moins l'allumer. LAURA Ce n'est pas si difficile à utiliser. GORI Ah non ? LAURA Non, mais attendez. C'est impossible. GORI Quoi donc ? LAURA On dirait que le téléphone depuis lequel ils ont été appelés est dans la rue où on se trouve, c'est dingue. GORI Dans la même rue que l'hôtel ? MARIANO Ils viennent nous récupérer. Je pense que ça n'a pas été une bonne nuit pour vous non plus. MARIANO LAURA MARIANO Au contraire, tout va parfaitement bien. LAURA C'était un message codé, ils ont prévenu leur chef ! GORI Je vais descendre. Tenez-les à l'oeil. MARIANO GORI Et vous, ne bougez pas. MARIANO Alors, blondinette, on a peur, hein, c'est ça ? HERNAN TERZANI Félicité. HERNAN Félicité. C'est un mot magique. T'as apporté l'argent ? TERZANI Où est la came ? HERNAN Pour qui tu nous prends, andouille ? Nous sommes des hommes d'honneur. Voilà la première partie. Tu auras le reste quand tu m'auras donné l'argent. MONTEROSSO Tais-toi ou je te colle une balle dans la cervelle, t'es prévenu. COLOMBIANO 1 MONTEROSSO Allez, lâche ton arme. COLOMBIANO 1 ça va, j'ai entendu. MONTEROSSO Emmenez-le, les gars. COLOMBIANO 1 Pas la peine de t'énerver. MONTEROSSO Je t'ai dit de te taire, toi. COLOMBIANO 1 Bande d'enfoirés. MONTEROSSO Allez, on va choper le suivant. HOMME DE MAIN AIELLO Bonjour. PROPRIETARIA HOMME DE MAIN AIELLO GORI Ne bougez pas, mains en l'air ! Pas un geste ! COLOMBIANO 2 ERNESTO Regarde. HERNAN AIELLO S'il vous plaît, mademoiselle, donnez-nous la clé de la chambre cent-dix. GORI LAURA GORI Ouvrez. LAURA GORI Ouvrez-moi ! LAURA Monsieur. GORI LAURA GORI LAURA GORI Vite. Fermez la porte ! ça y est, ils sont là, ils sont arrivés. LAURA GORI LAURA MONTEROSSO Un seul mot et je te tire une balle dans le crâne. Va, Rex ! De Marinis, emmène-le avec les autres. LAURA Oh non. C'est pas vrai. Oui, c'est Laura. Chef, il vous que vous envoyiez tout de suite une ambulance ici. Oui. C'est la cata, ça a complètement foiré. Gori. Gori est. AIELLO Trésor ? LAURA Ils arrivent, ils sont là ! AIELLO Je suis rentré ! LAURA COLOMBIANO 2 Tada ! LAURA COLOMBIANO 2 LAURA AIELLO Bonsoir, toi. LAURA AIELLO On est maintenant un contre un. LAURA Bougez pas, bougez pas ou je vous tire dessus, je vous le jure ! AIELLO Je suis certain que sans une bonne dose d'adrénaline, tu n'as pas le courage de tirer. LAURA C'est faux, je vous préviens, pas un geste ! AIELLO Quand j'ai eu ces deux crétins-là au téléphone, j'étais à Ischia en train de siroter un bon Mojito. AIELLO J'ai dû prendre l'aliscaphe, AIELLO puis la voiture, LAURA AIELLO et je n'ai pas fait tout ce chemin rien que pour me prendre une balle. LAURA AIELLO Tu n'as pas le courage de tirer, tu ne me feras pas croire le contraire. LAURA J'ai dit : bougez pas ! AIELLO J'ai raison, ou pas, petite ? LAURA Avancez pas ou je vous tire dessus, je vous préviens. Avancez pas ! AIELLO Je les connais bien, les filles comme toi. Allez ! Pose cette arme, petite. LAURA AIELLO La saleté ! Quelle horreur ! LAURA Je vous l'avais dit, non ? Je vous l'avais dit, que j'allais vous tirer dessus ! ERNESTO Vas-y. Goûte-la. Ben qu'est-ce que t'attends. HERNAN Alors. TERZANI Tu sais pourquoi il aboie ? Parce que la transaction est terminée. HERNAN Mais qu'est-ce que c'est que ces conneries ! TERZANI Tout doux. HERNAN Qu'est-ce que tu racontes, enfoiré ? ERNESTO Sale enfoiré ! HERNAN TERZANI Tu trouves encore que félicité est un mot magique ? Abruti. AIELLO LAURA ANNAMARIA Les gars ! AIELLO LAURA Dieu merci. ANNAMARIA Laura. Laura. LAURA ANNAMARIA Là. Là. LAURA ANNAMARIA Est-ce que ça va ? LAURA ANNAMARIA Oh non, il est mort ? LAURA ANNAMARIA Gori ! LAURA ANNAMARIA Gori ! LAURA LAURA TERZANI Gori va s'en sortir. LAURA Et les deux autres hommes sur lesquels j'ai tiré, comment ils vont ? TERZANI Ils sont amochés, mais ils vont s'en sortir, eux aussi. LAURA TERZANI Et toi, ça va ? LAURA Disons que ça peut aller. TERZANI LAURA MONTEROSSO Alors ? FIAMMETTA MONTEROSSO Tu te mets toujours dans le pétrin. FIAMMETTA Mais pourquoi je tombe toujours amoureuse du mauvais garçon ? MONTEROSSO Moi aussi, j'aimerais le savoir. LAURA TERZANI T'en fais pas, mon vieux. Gori est costaud. Il reviendra vite.