AGENTE AHMED ALT AMBIANCE ANNAMARIA CECCHINO CORRADO FEMME_1 GUARDIA_1 GUARDIA_2 HOMME_1 INSERT JAMAL LAURA MEI_ZHAO MINISTRE MONTEROSSO PAPINI POLIZIOTTO PORTIERE RANDALLI RECEPTIONIST TERZANI UOMO_1 UOMO_2 VERONICA VETTORI VOCE_RADIO UOMO 1 UOMO 1 Par ici, dépêche-toi ! Il va nous rattraper ! UOMO 2 UOMO 1 UOMO 2 TERZANI Arrêtez, police judiciaire ! Plus un geste ! C'est clair ? UOMO 2 TERZANI Avance lentement espèce d'abruti. Et que ça saute ! UOMO 2 TERZANI Beau travail, Rex. UOMO 2 TERZANI Où tu comptais aller comme ça ? Toi, lève-toi. J'ai dit debout ! UOMO 1 UOMO 2 Oui, oui d'accord. TERZANI Magnez-vous. Allez ! UOMO 2 La vache, il m'a mordu, ça fait mal ! UOMO 1 UOMO 2 Cette saleté de clebs m'a mordu ! TERZANI Allez, avance. Attachez-vous. UOMO 1 Il est devenu fou ! Et puis c'est quoi ça ? TERZANI Tu les reconnais pas, c'est ça ? UOMO 1 C'est bon. C'est bon, j'ai bien compris. TERZANI Attache-toi ! UOMO 2 Doucement ! Oui, oui, on va les mettre. TERZANI Rex ! Rex ! UOMO 1 Pourquoi nous on reste là, hein ? UOMO 2 Il va où comme ça ? TERZANI Rex ! Qu'est-ce qu'il y a ? Bon sang ! INSERT La Mante Religieuse TERZANI Quelqu'un pourrait me dire ce que fabrique l'Inspecteur Monterosso ? VOCE RADIO Oui, Commissaire. TERZANI Le voilà ! MONTEROSSO Oui, je sais. Désolé, Commissaire. Bonjour à vous. Encore une bonne journée, hein ? TERZANI En effet. MONTEROSSO Pardon Commissaire mais vous êtes aussi blanc qu'un cadavre ! TERZANI C'est pas vraiment le mot approprié aujourd'hui. MONTEROSSO Je suis désolé. J'aurais dû choisir quelque chose de plus gai. C'est eux les meurtriers ? TERZANI Qui, ces deux-là ? Est-ce que t'as vu leur tête ? Non. Ces clowns sont seulement de petits voleurs sans intérêt. S'ils sont ici, c'est parce qu'on les a emmenés avec nous. MONTEROSSO On sait ce qui est arrivé à la victime, Commissaire ? TERZANI C'est tout le problème. On n'a trouvé absolument aucun élément pour comprendre ce qu'il s'est passé. MONTEROSSO Alors ça promets pour l'enquête. TERZANI Oui, si Rex ne l'avait pas retrouvé, il serait encore resté dans ce puits Dieu sait combien de temps. TERZANI Bonjour ! RANDALLI Bonjour, Commissaire Terzani, Inspecteur Monterosso. MONTEROSSO Bonjour. TERZANI Je vous écoute. RANDALLI Et bien, jusqu'ici, il est assez difficile d'affirmer quoi que ce soit, Commissaire. C'est vrai, la chute qu'il a faite aurait très bien pu lui briser la nuque. Mais pas que. Elle pourrait aussi être à l'origine de toutes ces multiples coupures. Vous les voyez ? Toutefois cette blessure juste ici me fait plus penser à à un combat au corps-à-corps. Comme si quelqu'un lui avait disons frappé la tête très violemment. De toute façon. Même s'il avait seulement été poussé dans ce puits, ça veut dire que son agresseur avait une certaine force, c'est indéniable. Parce que ce n'est pas les muscles qui manquent à notre pauvre ami. D'ailleurs, je pense que sa belle musculature pourrait bien nous en dire davantage. TERZANI Il pourrait avoir l'habitude de faire un travail assez pénible, ou alors c'est un clandestin. RANDALLI Vous savez ce qui ne change pas chez vous les hommes, Terzani ? Votre intuition ! TERZANI Que nous n'avons pas. J'imagine que c'était ça la suite. ALT Parce qu'on en manque. C'est bien ce que vous alliez dire ? RANDALLI C'est exact, oui. Sans parler de tous les clichés que vous avez dans la tête. TERZANI Alors dans ce cas, éclairez-nous, docteur. RANDALLI Très bien. Regardez ça. Ses abdominaux sont vraiment développés. Mais c'est le cas aussi de ses biceps... et également de ses quadriceps. Un travail pénible, non. En général, ce type d'activité ne développe que certains muscles et non pas le corps entier. Et tout ce que je vois, en revanche, c'est la musculature d'un jeune homme visiblement habitué à suivre un entraînement rude et continu, sur l'ensemble de son corps. MONTEROSSO Un adepte des salles de sport, ce serait possible ? RANDALLI Un grand adepte de sport, bien entendu. Oui. RANDALLI Et puis. Regardez. Ça se voit à peine, mais. TERZANI Un implant dentaire, ça alors. RANDALLI Autant vous dire que ce genre de chose peut coûter des dizaines de milliers d'euros Commissaire. Alors si notre ami ici présent était bel et bien un clandestin il s'en sort franchement mieux que les autres clandestins de ce pays, non ? MONTEROSSO Y'a quelque chose qui m'échappe. Pourquoi l'avoir déshabillé ? Ça ressemblerait presque à un jeu érotique qui aurait mal terminé. TERZANI Ça pourrait être le cas. Dites-moi, on connait l'heure du décès ? RANDALLI Non, par contre son corps était déjà très raide et et puis extrêmement froid aussi. À mon avis, c'est arrivé disons y'a cinq ou six jours. Pas plus. MONTEROSSO Mais depuis cinq ou six jours. Quelqu'un nous aurait certainement signalé sa disparition. TERZANI Très bien. Je jette un œil dans les environs. MONTEROSSO Au revoir. TERZANI Rex ! RANDALLI Au revoir, à très bientôt. AMBIANCE INSERT Vous ne passerez pas ANNAMARIA Vous pouvez pas essayer de faire une dernière tentative ? LAURA LAURA Non. Y'a vraiment rien du tout. LAURA J'ai aussi fait une recherche sur les deux dernières semaines mais toujours aucun résultat. ANNAMARIA Et personne ne nous a signalé la disparition de cet homme ? LAURA Non. J'ai même vérifié l'intégralité des empreintes digitales. ANNAMARIA Donc son casier est vierge, ça va pas nous faciliter la tâche. LAURA Exactement. Aucune des empreintes relevées ne correspond à notre base de données. ANNAMARIA Je vois. Vous avez vérifié s'il y a un signalement à l'étranger ? INSERT Police judiciaire. Aucune correspondance LAURA Oui, mais voilà, si je connais même pas la nationalité de notre victime c'est comme si je cherchais une aiguille dans une botte de foin. ANNAMARIA J'imagine bien, oui. Vous savez, six jours c'est long, il doit bien y avoir quelqu'un qui est à sa recherche. Faites tout votre possible, je compte sur vous. Merci. LAURA Oui, bien sûr. J'aimerais bien savoir qui se cache derrière le profil de notre victime. VERONICA AHMED Allô ? VERONICA Chéri, tu réponds enfin ! J'attendais ton coup de fil, mais t'as préféré disparaître. AHMED Bonjour Veronica. Je peux pas te parler pour l'instant. VERONICA J'ai interrompu quelque chose ? T'es avec ta chère femme ? AHMED Je t'en prie. On se rappellera plus tard. VERONICA AHMED "Excuse-moi. J'ai vraiment la tête ailleurs en ce moment. Tu sais bien que je tiens à toi." VERONICA "Mais tu as peur de moi." AHMED "Non, je n'ai pas peur de toi." VERONICA "Alors peut-être que tu devrais commencer." VETTORI Au vu des relevés établis par le docteur Randalli, il est apparu que la victime est morte l'estomac bien rempli. LAURA VETTORI Nous avons fait analyser le bol alimentaire qu'on a reçu, et les déjections excrétées par le cadavre au moment de la putréfaction. LAURA C'est répugnant ! VETTORI Voilà ce que nous avons trouvé : des traces d'amidon de riz et quelques traces de poisson à un état de cuisson nul. LAURA Donc ça signifie qu'il était cru ? VETTORI Oui. LAURA C'est sûrement des sushis ! Non ? Du poisson encore cru. Et du riz. VETTORI Des sushis. Oui, pourquoi pas. LAURA D'ailleurs, tout près de l'endroit où on a retrouvé le corps, y'a ce resto japonais très sympa. Sur le boulevard America. ALT Sur le Corso America. VETTORI Un japonais. LAURA Oui, je le sais parce qu'ils font des chirashis merveilleusement bons. VETTORI Si c'est vraiment le cas, ce pourrait bien être le tout dernier endroit où la victime ait mangé, ce jour-là. LAURA C'est super ! Quel génie ! Merci ! Merci beaucoup Et si. Dis, pourquoi on ne dînerait pas là-bas un de ces quatre ? VETTORI Qu'on dîne à côté du cadavre et du puits ? LAURA Non, bien sûr ! Oui, dis comme ça, ça paraît assez étrange, pardon. VETTORI Pourquoi pas. LAURA Demain soir ? VETTORI Demain soir. LAURA Génial. Salut ! VETTORI Des sushis. AMBIANCE MONTEROSSO Commissaire, puisqu'on est là, on pourrait joindre l'utile à l'agréable et manger quelque chose, ça vous dit ? TERZANI Alors t'aimes aussi la cuisine japonaise ? MONTEROSSO Ben je me suis laissé convaincre par Fiammetta, vous vous souvenez d'elle ? Il m'a suffit d'arrêter de penser que je mangeais du poisson cru. Une fois, j'ai englouti tout un tas de saumons et puis, j'ai dû remonter le Tibre à pieds pour bien le digérer. TERZANI Bonjour. MEI ZHAO Bienvenus Messieurs. MONTEROSSO Bonjour. MEI ZHAO Je suis désolée Messieurs, mais il ne peut pas entrer. TERZANI Je te l'avais dit, allez. MONTEROSSO Viens Rex. Je t'apporterai des sushis, promis. AMBIANCE MEI ZHAO Vous serez combien ? MONTEROSSO Juste deux. TERZANI Non, non, non. On n'est pas venus ici pour manger. On est de la police judiciaire. Je suis le Commissaire Marco Terzani, et voici l'Inspecteur Monterosso. On peut vous poser quelques questions ? MEI ZHAO Oui, allez-y. MONTEROSSO "Domo arigato." MEI ZHAO MONTEROSSO C'est gentil, merci infiniment. C'est ce qu'on dit non ? C'est du japonais ! MEI ZHAO Moi, je suis chinoise ! TERZANI Oui, évidemment. MONTEROSSO TERZANI Pardon d'avance pour la photo, mais on n'avait que celle-là. Vous avez déjà vu cet homme ? MEI ZHAO TERZANI On pense qu'il a pu venir manger ici il y a quelques semaines de ça. Vous l’avez déjà vu ? MEI ZHAO Oui. Je crois bien que oui. Et d'ailleurs samedi soir il était là. Il y avait une femme avec lui. MONTEROSSO Une femme, vous dites ? MEI ZHAO Oui, une femme très élégante. Un peu plus jeune que lui aussi. Une Italienne. MONTEROSSO MEI ZHAO Je me souviens qu'elle avait les cheveux coupés assez courts. Et un joli tatouage sur son bras gauche. TERZANI Vous pourriez être plus précise Mademoiselle ? À quelle heure sont-ils arrivés ? Où sont-ils allés ensuite ? MEI ZHAO Ils ont appelé un taxi aux alentours de vingt-deux heures. Mais pour la suite, j'ignore complètement où ils ont pu se rendre. TERZANI Mais ils ont l'habitude de venir ? MEI ZHAO Non, c'était la première fois que je les voyais ici. MONTEROSSO C'est pas Rex qu'on entend ? TERZANI Rex. Merci ! MEI ZHAO TERZANI Rex ! Rex ! MONTEROSSO Rex ! TERZANI Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que. C'est du sang. MONTEROSSO Oui. TERZANI Et tu sais ce que ça veut dire ? MONTEROSSO Oui Commissaire, c'est ici que la victime a été tuée. TERZANI Tout à fait, et on a au moins une suspecte sur la liste. MONTEROSSO Et comment on la retrouve ? Hein ? On sait même pas qui est notre victime. Autant dire qu'on sait pas grand chose ! TERZANI Non, pas tout à fait. On peut dire qu'ils ont pris un taxi. Bien joué, Rex. Allez, on rentre. LAURA Oui, il était vingt-deux heures environ. Exactement. Elle a appelé un taxi et elle a quitté le restaurant japonais. Il est situé Boulevard America. LAURA Très bien, oui. Mon stylo ne marche plus ! Oui, oui. Je vous écoute. C'est parfait ! Merci, au revoir. On a une adresse. ANNAMARIA Beau travail. TERZANI Bonjour. Je cherche une femme qui devrait habiter juste dans cet immeuble. Environ la trentaine, blonde, les cheveux courts, avec un tatouage sur le. PORTIERE Oui, d'accord mais qui êtes-vous ? Oui parce que je peux pas donner d'informations sur les gens comme ça. TERZANI Je suis tombé sur le seul concierge qui refuse de parler. Police. PORTIERE En effet, une femme correspond bien à votre description, oui. C'est Lucini, au troisième étage. TERZANI Merci. PORTIERE Vous allez où comme ça ? Y'a personne, elle est partie. TERZANI Partie, hein ? Mais où ça ? PORTIERE Ça vous savez, j'en ai pas la moindre idée. TERZANI Vous savez au moins depuis quand ? PORTIERE Pour vous donnez un petit ordre d'idée, je dirai une semaine. À quelques jours près, bien entendu. TERZANI Dites-moi, je peux savoir si vous l'avez déjà vu avec un type baraqué et et de couleur ? PORTIERE Non, jamais. TERZANI Bon. Pas de souci. Merci à vous. PORTIERE De rien ! TERZANI Rex, on y va. VERONICA "Est-ce que je t'ai fait peur ?" INSERT Est-ce que je t'ai fait peur ? AHMED "Désolé. J'ai seulement beaucoup de travail ces temps-ci." INSERT Désolé. J'ai seulement beaucoup de travail ces temps-ci. VERONICA "Toujours les mêmes excuses." "Peut-être que tu pourrais m'obliger à faire des folies." INSERT Peut-être que tu pourrais m'obliger à faire des folies. AHMED "Quel genre de folies" ? INSERT Quel genre de folies ? VERONICA "Tu sais bien comment je suis." "Je sais où tu dors." "Je connais ton emploi du temps." "Et demain je retourne à Rome." INSERT Tu sais. Et demain je retourne à Rome. AHMED "Non, ce n'est pas possible." INSERT Non, ce n'est pas possible. VERONICA "Tu veux parier ?" AHMED "Voilà ce qu'on va faire : "si tu retournes à Rome demain on se retrouve chez toi dans l'après-midi." VERONICA "Je t'attends demain à dix-sept heures." INSERT Google - Veronica Lucini AMBIANCE INSERT 1 180 000 résultats. LAURA J'ai pas arrêté de le dire : si on tient à sa vie privée, il n'y a qu'un seul et unique moyen d'utiliser Internet. ANNAMARIA Et lequel ? LAURA Ne pas l'utiliser du tout. INSERT Yourfriends - Veronica Lucini LAURA Veronica Lucini. Voyons ce qu'elle nous raconte sur sa page de profil perso. Nous y voilà. Elle est célibataire depuis peu. ANNAMARIA LAURA Maintenant, regardons si le nom de son ex-petit-ami apparait quelque part : Corrado Boccea. INSERT Veronica Lucini et Corrado Boccea sont en couple. ANNAMARIA "Corrado Boccea", très bien. Si vous trouvez rien d'autre, on se concentre sur ce Boccea. CORRADO Veronica est une femme très réservée. Je peux pas dire que je la connais bien. C'était une amourette. Rien de plus. Il se trouve qu'on avait des amis en commun. On n’est pas resté ensemble très longtemps. Et c'est tant mieux. PAPINI Oui, donc vous ne savez pas où elle se trouve. CORRADO Non. Plus maintenant. Et honnêtement, ça m'intéresse pas. PAPINI Et cet homme. Vous le connaissez ? CORRADO Il est mort, non ? PAPINI À peine. CORRADO Quel rapport avec Veronica ? PAPINI C'est ce qu'on essaie de comprendre. CORRADO Non. Je le connais pas. PAPINI Il s'agit peut-être d'un ami de Veronica, d'un ami assez intime. PAPINI Ou d'un ami que vous avez en commun. CORRADO Non, je crois pas. Je suis au courant de rien. Je vous assure. PAPINI Vous savez, le problème c'est pas de savoir si vous mentez, parce qu'il est évident que c'est ce que vous faites. Non, mon problème c'est de comprendre pourquoi. CORRADO Je vous assure que je l'ai jamais vu. PAPINI C'est pas ce que je vous demande, arrêtez-ça bon sang. Laissez-moi, laissez-moi réfléchir tranquillement. Veronica et vous aviez fait des projets ensemble. Alors partons de là. Vous l'avez peut-être demandée en mariage. Quelque chose de très intime. Avec peu d'invités. Et certainement pas dans une église. Et puis vous avez rompu. Et aujourd'hui, vous allez dire à tous ceux qui veulent bien l'entendre que vous êtes passé à autre chose. Malheureusement la réalité est toute autre. J'ai raison ? CORRADO Comment vous savez ça ? PAPINI Votre mariage n'a peut-être pas tenu le coup, mais le tatouage, si. CORRADO PAPINI Pile sur l'annulaire. C'est une sorte d'alliance, n'est-ce pas ? Je parie qu'elle a le même tatouage, au même doigt. Vous l'avez caché parce que vous n'êtes plus ensemble. CORRADO PAPINI Mais quand je prononce le nom Veronica, vous le touchez. CORRADO C'est moi qui l'ai quittée. Elle est officier dans l'armée. PAPINI Une militaire ? CORRADO Être avec une militaire c'est le cauchemar. Je savais jamais ce qu'elle faisait. Où elle était. Et avec qui. Alors si vous me demandez s'il est possible que ce type soit son amant, ou l'un de ses hommes, je peux vous dire que oui. Pourquoi pas. Mais la vérité c'est que j'ignore vraiment de qui il s'agit. LAURA Bonjour, je voudrais réserver une table pour deux pour ce soir. C'est possible ? Ben dans une petite heure. Pas plus. Oui. Merci, c'est parfait. Laura Malforti. Merci. ANNAMARIA Laura ! Je viens de contacter l'armée. L'endroit où se trouve actuellement Veronica et ce qu'elle y fait relève du secret militaire. Donc j'ai besoin que vous me cherchiez tous ses échanges mail et téléphonique aussi. Tout de suite. LAURA Mais ça va me prendre des heures voir plus. ANNAMARIA C'est vrai, à mon avis, il est préférable de s'y mettre maintenant, sauf si. LAURA Non, c'est que. Je voulais justement vous demander si je pouvais partir un peu plus tôt ce soir. Je sais pas, disons. D'ici une vingtaine de minutes, il faudrait que j'y aille. ANNAMARIA Y'a un problème ? LAURA Non, c'est que je risque d'être en retard pour un rendez-vous imprévu plutôt très urgent. ANNAMARIA Mais il est arrivé quelque chose de grave ? LAURA Non, non, Je pe... Je vais, je peux remettre ça. ANNAMARIA Vous en êtes sûre Laura ? LAURA Oui, oui, oui. Promis, je m'y mets tout de suite. ANNAMARIA D'accord. C'est gentil. LAURA LAURA VETTORI Allô ? LAURA Oui, Giorgio. VETTORI Bonsoir Laura. LAURA Bonsoir. Voilà. Est-ce que ça t'ennuie si on reporte notre petite soirée sushis ? Fiori m'a donné une montagne de choses à faire. VETTORI Ne t'inquiète pas. Ce n'est pas un problème. D'ailleurs entre parenthèses, les sushis c'est vraiment quelque chose qui m'a toujours dégoûté. LAURA VETTORI Non, mais j'en aurais. J'aurais mangé, très volontiers. Y'a pas de Y'as pas de problème. Non, tu parles ! LAURA Très b très bien. Dans ce cas, c'est pas bien grave. Ce sera pour une prochaine fois. Alors à un de ces quatre. Salut. VETTORI Travaille bien. RANDALLI Non, une femme n'aurait jamais pu tuer un grand gaillard comme lui. TERZANI Bon, et pourquoi pas ? Elle est la dernière à l'avoir vu vivant. RANDALLI TERZANI On sait absolument rien sur elle, et puis en plus, elle s'est volatilisée juste après le meurtre. RANDALLI J'avais quelques doutes sur cette blessure, vous vous en souvenez ? TERZANI Oui. RANDALLI Et bien. D'après les analyses que j'ai pu effectuer, je suis intimement convaincue que cette entaille n'a absolument pas été provoquée par sa chute, mais par une altercation avec quelqu'un. TERZANI Oui, mais qu'est-ce que ça a à voir avec. RANDALLI Et bien, cet homme était bien trop imposant pour se faire amocher de cette façon, par une jeune femme. TERZANI Mais pourquoi docteur ? On est en train de parler d'un militaire. Que ce soit un homme ou une femme, on s'en fiche. RANDALLI Bien sûr. C'est certain ! RANDALLI Avec vous, on s'en fiche toujours de tout. TERZANI Moi je n'ai pas ce genre de conviction idéologique. ALT Moi au moins je n'idéalise jamais les affaires. RANDALLI Terzani. Je ne suis pas stupide, vous savez. Et sachez que je ne dis absolument pas ça par conviction idéologique, comme vous semblez l'insinuer. ALT parce que j'idéalise les affaires RANDALLI Contre un homme avec une carrure comme la sienne, une femme, même si elle est militaire, ne peut rien faire. Malheureusement, vous, les hommes, vous êtes physiquement plus forts que nous. Et d'ailleurs vous perdez jamais une occasion de nous le montrer. TERZANI Non, ça dépend des hommes. RANDALLI Bien, mais je faisais pas allusion vous, Terzani. Vous c'est là bravoure et la bonté. Bonne chance Commissaire. LAURA FEMME 1 J'ai épluché tout son dossier et je n'ai rien trouvé d'incriminant. LAURA ANNAMARIA Salut. Tout va bien ? LAURA Oui. Excusez-moi. Je suis restée ici toute la nuit. ANNAMARIA C'est ma faute. LAURA Mais ça en valait la peine. Regardez. Alors voilà, j'ai réussi à retracer l'ensemble de ses Sms personnels. ANNAMARIA LAURA Vous voyez ? Elle en envoie encore au moment même où on se parle. En revanche, je suis pas encore arrivée à identifier son interlocuteur. Mais j'ai découvert quelque chose. Si l'on en croit les messages envoyés, quelqu'un doit se rendre chez elle, aujourd'hui à dix-sept heures. Et elle sera là pour attendre sa venue. ANNAMARIA Bien joué. On ne doit pas anticiper ses gestes. VERONICA "Je suis presque arrivée." "J'espère que cette fois tu ne laisseras pas le travail ou ta femme nous déranger." "Parce que j'ai de grands projets pour toi." MONTEROSSO Madame Veronica Lucini ? VERONICA Mademoiselle. MONTEROSSO Au temps pour moi. TERZANI Police judiciaire. Je dois vous demander de nous suivre au Commissariat. VERONICA Pour quel motif ? MONTEROSSO C'est qu'une simple formalité. Après vous. TERZANI Ne vous inquiétez pas. VERONICA Armando, tu peux t'occuper du taxi ? TERZANI Rex ! AHMED AMBIANCE FEMME 1 À cause de toi, on l'a raté ! T'es content ? Je t'avais dit d'accélérer le mouvement. VERONICA Pourquoi vous me regardez comme ça ? Je ressemble pas vraiment à la militaire que vous aviez en tête, hein ? PAPINI Non. C'est une très belle surprise mais... On va commencer par le début. VERONICA PAPINI Pourquoi êtes-vous partie ? Où étiez-vous ? VERONICA Milan, en fait. J'ai été envoyée par l'armée. PAPINI Oui, l'armée, mais je ne suis vraiment pas certain d'avoir envie d'avaler cette version de l'histoire. Bizarrement, quand on prononce votre nom, ils nous répondent plus. VERONICA Parce que je fais partie d'une unité particulière. Et on a tendance à ne pas en parler beaucoup. Mais si vous le souhaitez, je peux vous fournir tous les documents nécessaires. PAPINI Oui pourquoi pas. VERONICA Pourquoi je suis ici ? PAPINI Excellente question ! Pourquoi êtes-vous ici ? Pour lui. PAPINI Vous vous connaissiez ? VERONICA Oui. Il s'appelait Jamal. On était des... amis proches. On se connaissait pas depuis longtemps, mais on était amis. PAPINI Où vous êtes-vous rencontrés ? VERONICA Au Congo, y'a trois ans de ça. C'était un négociateur. Un mercenaire pour faire plus simple. Depuis quelques années, il travaillait pour une agence de sécurité privée qui doit s'occuper des relations entre l'Italie et la République Démocratique du Congo. PAPINI Étiez-vous seulement amis ou plus que ça ? Vous devez nous le dire. VERONICA Non, on flirtait bien sûr, et on se chamaillait. PAPINI VERONICA Que lui est-il arrivé ? PAPINI Ce serait plutôt à vous de me le dire. Pourquoi ne pas commencer par le soir où vous êtes allés manger des sushis tous les deux ? VERONICA PAPINI C'était il y a huit jours de ça. Vous avez mangé ensemble. VERONICA Oui, c'est vrai, mais y'a pas-grand chose à raconter. AMBIANCE JAMAL Bon, il devrait arriver d'un moment à l'autre. Je l'attends ici avec toi, si tu veux. VERONICA C'est très gentil. Et comment je peux remercier ta galanterie ? VERONICA JAMAL JAMAL VERONICA VERONICA JAMAL VERONICA Je te ramène chez toi ? JAMAL Non, c'est gentil. Mon hôtel est à deux pas d'ici. Je vais aller prendre l'air. VERONICA Je peux te raccompagner à pieds aussi. Ça prend qu'une seconde pour annuler le taxi. JAMAL Non, ne t'en fais pas pour ça. Écoute Veronica, je Je suis. VERONICA Jamal, ta femme est au Congo. Je crois pas que t'aies pensé à elle pendant que tu m'embrassais. JAMAL C'est un peu plus compliqué que ça. Je veux pas faire empirer les choses. VERONICA "Empirer les choses", hein ? J'attendrai pas éternellement, Jamal. C'est le genre de soirée qu'on aurait dû terminer ensemble. Que tu m'invites ou non. JAMAL JAMAL PAPINI Ce soir-là c'est la dernière fois que vous l'avez vu vivant ? VERONICA Oui. Et puis on s'est parlé au téléphone mais c'était toujours rapide, toujours très froid. C'était plus vraiment lui, je crois. Peut être que j'étais trop sur son dos et que je lui ai fait peur. Mais tout ça c'était rien d'autre qu'un jeu. PAPINI Pardon ? Vous avez dit "et puis" ? VERONICA Oui. PAPINI Mais c'était quand ? VERONICA Ben jusqu'à hier. D'ailleurs on devait se voir aujourd'hui. Pourquoi, sa mort date de quand ? PAPINI Huit jours environ. Peu de temps après qu'il soit sorti de ce restaurant avec vous. VERONICA Y'a huit jours vous dites. PAPINI Une petite minute, mais vous avez dit que son hôtel était tout prêt, non ? VERONICA Oui, exactement. Il était à deux pas d'ici. GUARDIA 1 Tout le monde est là ? GUARDIA 2 Non, il manque encore le nouveau. GUARDIA 1 Ce type c'est un vrai con. Il fait toujours comme bon lui semble. Il se prend pour qui à la fin ? GUARDIA 2 Regardez, le voilà. GUARDIA 1 Jamal ! Tout va bien ? GUARDIA 1 T'as vu ce que je te disais. C'est un vrai con. GUARDIA 2 Oui, il est bizarre. Il est passé sans rien dire. HOMME 1 Aucune idée, je sais pas ce qu'il s'est passé. PAPINI Récapitulons Mademoiselle. Vous vous parliez encore et c'est toujours uniquement par messages, c'est exact ? VERONICA Tout à fait. À part ce coup de fil dont je vous ai déjà parlé. AHMED "Je t'en prie. On se rappellera plus tard." PAPINI C'est bien cette fois où il semblait ne plus être lui-même. Hein ? VERONICA Exactement. Mais c'était lui, pas vrai ? AMBIANCE TERZANI Bonjour. RECEPTIONIST Monsieur bonjour. TERZANI Je suis de la Police. Et j'aurais besoin d'informations. RECEPTIONIST Dans ce cas, il serait préférable que vous en parliez avec mon Directeur. TERZANI Non, non, le temps presse. Il faut que je vois la chambre de Jamal Agbaje. RECEPTIONIST Jamal Agbaje. Bien sûr, laissez-moi regarder où se trouve sa chambre. RECEPTIONIST Voilà. À ce que je vois, Monsieur Agbaje a quitté l'hôtel il y a peu de temps. Sa chambre a été payée par la société pour laquelle il travaille. TERZANI Et comment elle s'appelle ? RECEPTIONIST Une minute. "Opera". Il s'agit d'une agence de sécurité Congolaise. TERZANI Merci ! TERZANI Les voilà. C'est eux. PAPINI Non. Je ne crois pas que Jamal était au bout du fil. Peut-être que c'était son assassin. Il voulait probablement éviter qu'on recherche le cadavre. Alors il s'est fait passer pour la victime. VERONICA Mai C'est impossible. On avait prévu de se voir aujourd'hui. PAPINI Si ça c'était passé comme je le pense, cet homme ne serait jamais venu. Et s'il avait décidé de le faire, je suis persuadé qu'il vous aurait tuée. Il a dû passer beaucoup de temps à l'hôtel pour répondre à tout le monde. Ses amis, ses parents, ses collègues de travail. VERONICA Bon sang, comment est-ce qu'il a réussi à m'avoir ? J'imagine qu'il a aussi dû apprendre à imiter le timbre de la voix de Jamal. Si j'avais été plus attentive, je m'en serais rendue compte. C'est pas possible. PAPINI Il lui a volé sa vie de deux façons différentes. Alors il ne me reste plus qu'à comprendre pourquoi. AMBIANCE AMBIANCE LAURA Jamal Agbaje ? INSERT Police judiciaire ANNAMARIA On devrait trouver des choses sur sa vie au Congo, il y a trois ans. LAURA On cherche quoi exactement ? ANNAMARIA Il travaillait pour une agence de sécurité privée, qui s'appelle "Opera". AMBIANCE TERZANI C'est quoi encore ce bordel ? Un barrage de flics. TERZANI Bonjour. Qu'est-ce qu'il se passe ? POLIZIOTTO Il y a un ministre étranger. Ça va durer un moment, il mange au restaurant japonais et. TERZANI Oui, oui d'accord. Dites-moi, à pieds, c'est possible ? POLIZIOTTO Oui, vous pouvez y aller. TERZANI Merci. AMBIANCE LAURA J'ai trouvé. Jamal Agbaje travaillait pour une agence de sécurité qui s'appelle "Opera." ANNAMARIA Appelez tout de suite. TERZANI On y va Rex. AMBIANCE AMBIANCE HOMME 1 Bonjour Madame, enchanté. HOMME 1 Bonjour, c'est vraiment un immense honneur de vous rencontrer. FEMME 1 C'est vrai, on est très impressionnés. LAURA Oui, bonjour, c'est Laura Malforti à l'appareil. Je travaille pour la Police Italienne, j'appelle de Rome. Nous avons trouvé un corps il y a huit jours, et nous pensons qu'il s'agit de l'un de vos hommes, Jamal Agbaje. AMBIANCE HOMME 1 C'est par ici. LAURA Vous en êtes absolument certain ? Je vois. Juste une seconde. Ils disent que c'est impossible. Il aurait répondu à un de leur mail, hier dans la journée. Et C'est l'un des tireurs d'élites qu'ils ont envoyé pour protéger le Ministre du Congo. Il fait partie de ceux qui ont été affectés sur la Place des Mercanti. ALT Piazza dei Mercanti CECCHINO Te voilà enfin. Jamal, tu vas aller à droite, moi je vais aller à gauche. C'est clair ? AHMED Oui. AMBIANCE HOMME 1 Tout se passe bien Messieurs Dames, ça vous convient ? LAURA Mais vous étiez au courant de la venue de ce Ministre ? ANNAMARIA Et vous, vous saviez que l'Empereur du Japon était de passage à Rome y'a une semaine de ça ? LAURA Non. ANNAMARIA Ben voilà. Je savais pas non plus. Il y a toujours des tas de délégations étrangères qui viennent à Rome. Sauf qu'elles bloquent pas la ville comme c'est le cas pour Obama. Il faut prévenir Terzani. FEMME 1 J'adore Rome, c'est la deuxième fois que je viens. AMBIANCE HOMME 1 L'Italie nous reçoit toujours dignement. C'est formidable. FEMME 1 Et vous ? AMBIANCE MINISTRE Tu es magnifique ma chérie. Je t'assure. Une vraie merveille. FEMME 1 Une fois de plus, l'organisation est absolument parfaite. TERZANI Madame le Commissaire. ANNAMARIA Terzani, j'ai besoin que vous m'écoutiez bien attentivement. Allez Place des Mercanti, il y a un tireur d'élite. Il est censé protéger le Ministre mais en vérité, c'est l'homme qu'on recherche. ALT Piazza dei Mercanti TERZANI J'y suis. Où est-il ? ANNAMARIA Sur l'un des toits. Normalement, il devrait être face à un restaurant qui donne directement sur la rue. TERZANI Où tu te caches salopard ? Oui, je le vois. Rex ! ANNAMARIA Vous m'écoutez toujours ? AMBIANCE AMBIANCE AMBIANCE MINISTRE AHMED Saleté de clébard ! AMBIANCE FEMME 1 HOMME 1 Monsieur le Ministre ! HOMME 1 Allez, dépêchez-vous ! Vous devez quitter les lieux. AHMED MINISTRE HOMME 1 Vite, il faut partir ! FEMME 1 On nous tire dessus ! HOMME 1 Par ici, vite ! Venez tout le monde ! HOMME 1 Par ici Monsieur le Ministre ! MINISTRE FEMME 1 AHMED FEMME 1 AHMED TERZANI Tu la fermes ! AHMED MONTEROSSO Commissaire, vous êtes pas blessé ? MONTEROSSO Dégagez-le d'ici en vitesse ! AHMED AHMED POLIZIOTTO Bordel, il est lourd ! MONTEROSSO On a réussi, une fois de plus, Commissaire. Grâce à Rex, le Ministre et sain et sauf. TERZANI AMBIANCE AGENTE Oui, viens là mon chien. Le plus beau de tous, c'est Rex. Après ce que tu as fait, tu mérites bien une petite récompense. T'es un bon chien. Le meilleur ! Qu'est-ce qu'on ferait si tu n'étais pas là ? Je sais pas. VERONICA TERZANI Mademoiselle Lucini ? VERONICA Oui. TERZANI Entrons une minute. VERONICA C'est lui, vous êtes sûr ? TERZANI Oui. POLIZIOTTO On a enfin attrapé cette ordure. TERZANI C'est un tueur à gage de la République Démocratique du Congo. TERZANI Son nom est Ahmed Farah. Mais il se fait appeler "la Mante religieuse". Cet homme est recherché par les brigades du monde entier. Il a été recruté y'a quelques temps par un groupe terroriste congolais : les léopards de Kinshasa. VERONICA Oui. J'en ai entendu parler quand j'étais en mission au Congo. Ce sont des extrémistes. D'anciens sympathisants du régime de Mobutu. Mais je savais pas qu'ils organisaient aussi des attentats à l'échelle internationale. TERZANI Oui, du peu qu'on ait appris d'eux, ils ont l'air totalement soumis au gouvernement local. J'imagine que qu'ils voulaient attirer l'attention à l'étranger. VERONICA Comment il l'a tué ? AMBIANCE TERZANI Il l'a attendu sous une passerelle, tout prêt du restaurant japonais. Lorsque Jamal est arrivé là-bas, il y a eu une très brève altercation entre eux deux. JAMAL AHMED JAMAL AHMED JAMAL TERZANI Ahmed a réussi à lui briser la nuque. AHMED VERONICA Après il l'a balancé dans le puits, c'est ça ? TERZANI Avant même de le jeter, il lui a retiré ses vêtements. AHMED TERZANI Il l'a traîné parterre. Il a pris les clés de sa voiture et de sa chambre d'hôtel. Pour la faire courte... Il lui a volé son identité. VERONICA TERZANI Vous voulez qu'on vous raccompagne ? VERONICA Non, je vais prendre un taxi, merci. AMBIANCE AMBIANCE CORRADO VERONICA Salut. Qu'est-ce que tu fais là ? CORRADO Je passais dans le coin. Je te ramène ? VERONICA Je croyais que tu ne voulais plus jamais entendre parler de moi. CORRADO Et bien Une ballade ça n'a jamais tué personne. S'il te plaît. VERONICA Non, je préfère pas. Merci d'être là. CORRADO Si tu as besoin de quoi que ce soit. VERONICA C'est gentil. CORRADO AMBIANCE TERZANI Beau travail, Rex ! T'es le meilleur.