AGENTE AGENTE_2 AGENTE_3 ANNAMARIA ASSO CESARE FRANCO LAURA LUCA MAURIZIO MONTEROSSO PAPINI RINALDI TERZANI VITO VOGATORE TERZANI TERZANI Non, Rex. Rex. Oui, j'arrive, j'arrive. On peut savoir ce que tu as ? Tu prends aussi mes tee-shirts maintenant. Tu es encore pire qu'une belle mère. J'ai compris ! TERZANI Mais où est-ce que tu vas ? Purée ! Rex ! Rex ! Mais attends ! Oui, j'arrive, j'arrive ! Rex ! Rex ! Qu'est-ce que t'as bien pu voir ? C'était quoi ? Qu'est-ce qu'il y avait de si important ? VITO Attends, attends ! Ça y est, c'est bon ! TERZANI Non non, Rex. Cette fois tu exagères. Il est sept heures de matin. Rex ! VITO Allez ! Grouille-toi, si on se fait repérer, on est mort, allez ! MAURIZIO Je te signale qu'il pèse une tonne ! VITO Tais-toi et avance ! MAURIZIO VITO MAURIZIO VITO Mais qu'est-ce que t'as foutu ! MAURIZIO Merde ! Merde, merde ! VITO Tu peux pas la fermer ? Allez, aide-moi à le relever ! Grouille ! Tiens-le bien ! MAURIZIO Retourne-le, retourne-le ! VITO Non, pas besoin, laisse-le comme ça ! MAURIZIO VITO C'est bon ! Allez, dépêche ! MAURIZIO VITO MAURIZIO À droite, à droite, il faut qu'on tourne, là. VITO TERZANI VITO Il faut l'emmener à l'intérieur. Magne-toi ! MAURIZIO VITO Attends un peu. MAURIZIO Quoi ! VITO J'entends un chien. MAURIZIO On s'en fout, occupe-toi de la brouette, dépêche-toi. Allez ! VITO Attends, s'il y a un chien, ça veut dire que son maître est peut-être pas très loin. MAURIZIO Alors grouille-toi de rentrer ! VITO Il faut y aller d'un seul coup. Allez, un, deux, trois ! Ça y est ! Ça y est ! Vas-y, vas-y ! Il arrive, il est juste là ! MAURIZIO VITO Vas-y ! Allez ! Remonte-le, remonte-le, remonte-le ! MAURIZIO VITO C'est bon, pose-le par là. MAURIZIO D'accord. VITO Attends. MAURIZIO VITO C'est bon ! MAURIZIO VITO Faut qu'on ferme le portail, grouille-toi ! MAURIZIO VITO MAURIZIO VITO Vas-y, vas-y, cours, cours, cours. Dépêche-toi de fermer ce portail. Dépêche. Ferme-le, vas-y ! MAURIZIO TERZANI Ça suffit comme ça, allez ! Désolé, les gars. Je suis vraiment désolé. MAURIZIO Ouais. Eh ben, ton sale clébard, tu ferais mieux de le faire piquer ! VITO TERZANI Je te conseille de baisser d'un ton, et de te calmer. VITO Attendez un peu. Euh. J'ai rien contre vous, mais à mon avis, s'il y a quelqu'un qui doit se calmer ici, c'est votre chien. Alors, vous savez quoi ? Mettez-lui sa laisse et foutez-nous la paix maintenant ! TERZANI Rex, le fait que tu sois venu me réveiller au petit matin. Ça a un rapport avec ces deux couillons ? VITO C'est à son chien qu'il parle comme ça ! Hé ! Saint François des animaux. C'est une propriété privée ici ! Vous savez ce que ça veut dire ? Que vous pouvez pas rester ici ! TERZANI Police judiciaire. Je suis le commissaire Terzani. Tu sais ce que ça veut dire ? VITO TERZANI Toi, viens par là. C'est à lui que je parle. VITO Vas-y, vas-y, vas-y. MAURIZIO TERZANI Qu'est-ce qu'il y a, t'as l'air inquiet ? MAURIZIO TERZANI Des problèmes ? MAURIZIO VITO Écoutez, chef. C'est pas qu'on voulait vous manquer de respect. On est là pour faire notre boulot, rien d'autre. Ce chien nous a sauté dessus, alors c'est normal qu'on se soit mis à flipper. Vous nous traitez comme si on était des voyous. TERZANI Des voyous ? Vous ? Non. On dirait deux petits anges ! Vous n'avez donc rien à cacher, alors ? VITO Non. Mais qu'est-ce qu'on vous a fait ? Pourquoi vous nous persécutez comme ça ? TERZANI Je vous persécute ! Moi ? Vraiment ? Alors dans ce cas. Je crois qu'on va s'arrêter là ! D'accord ? Voilà ce qu'on va faire. Vous me faites entrer à l'intérieur. Je jette un petit coup d'œil. Uniquement pour m'assurer que vous soyez en sécurité. Comme ça je peux m'en aller et tout le monde est content. MAURIZIO Non, sans un mandat, personne n'a le droit d'entrer. TERZANI C'est un mandat que tu veux, huh ? Tu me demandes un mandat ? Rien de moins que ça. TERZANI Tu as peur que je rentre, hein ? VITO Excusez-le, chef. MAURIZIO VITO Il s'est trompé, il sait même pas ce que c'est qu'un mandat. Le truc, c'est qu'on est fermé aujourd'hui. Il y a pas le patron. Et quand il est pas là, il y a personne qui peut entrer. Venez demain, on est ouvert toute la journée. Vous pourrez même faire un petit tour en bateau. Gratos. TERZANI Je reviendrai, sois tranquille. Allons-nous-en, Rex. MAURIZIO VITO MAURIZIO On foutus cette fois, cette fois on est foutus. VITO MAURIZIO VITO Arrête-toi ! Non mais bordel, t'es une gonzesse ou quoi ? Essaie de rester tranquille. MAURIZIO VITO Il y a Asso qui va arriver. MAURIZIO VITO Et il va nous aider à nous débarrasser du gros lard ! MAURIZIO VITO T'as toujours pas compris ? MAURIZIO VITO Ils vont penser qu'il est mort dans un autre endroit. On a même un alibi, y a un flic qui a vu qu'on était là ce matin ! MAURIZIO VITO Arrête de flipper ! MAURIZIO D'accord. VITO TERZANI Rex ! Rex ! MAURIZIO Merde ! VITO Qu'est-ce qu'il y a ? MAURIZIO Ils sont encore plantés là ! TERZANI C'est pas par ici que t'arriveras à passer, allez. Tu veux te jeter dans le Tibre ? Allez, on rentre à la maison. On doit encore prendre le petit déj' et faire un brin de toilette, viens. Il faut qu'on rentre. Rex, vas-y doucement, s'il te plaît. VITO On dirait qu'il s'en va. On verra mieux au-dessus. MAURIZIO VITO Viens. VITO Baisse-toi, vas-y, baisse-toi. MAURIZIO Oh, mais c'est pour nous qu'il aboie. VITO Tais-toi ! MAURIZIO J'avais jamais balisé comme ça. VITO MAURIZIO On dirait qu'il a des supers-pouvoirs, ce chien. TERZANI Tu parles d'un matin ! Tu peux m'expliquer ? Tu me demandes de monter sur un bateau volé. Et d'entrer dans une propriété privée, sans avoir reçu l'autorisation d'un magistrat. Deux infractions ! Pas une, mais deux ! Ça va pas être possible ! Il y a quelque chose de pas clair là-dedans, c'est ça ? Je te fais confiance. MAURIZIO Hé, il est en train de demander des renforts. VITO Non, ça m'étonnerait ! Il leur dirait quoi ? Que son chien aboie devant les bateaux ! TERZANI Monte ? Tu es chez toi ? Écoute, euh, j'aurai service à te demander. MAURIZIO VITO Non, ça craint, il y a Asso qui va se pointer ! ASSO Oh, mais attendez, les gars ! Laissez-moi le temps d'arriver ! TERZANI Rex ! Il faut pas rester là ! ASSO Oh ! Tu vas pas lâcher l'affaire, j'viens d'arriver, tu pourrais pas me laisser respirer. Comment ça un flic ! Qu'est-ce qu'il foutait là ? TERZANI Police, descendez ! ASSO Oui, j'ai compris maman, c'est bon. Oui. Oui. Ciao, ciao. TERZANI Passe le bonjour à ta mère ! ASSO Ciao. Voilà. Qu'est-ce que j'ai fait ? Hé, doucement, qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce que je vous ai fait ? TERZANI Mets-la en veilleuse ! ASSO Doucement avec les mains. Allez-y doucement ! ASSO Hé ! Mais calmez-vous, doucement ! TERZANI Je t'ai dit de te taire ! VITO Attendez, chef ! C'est un copain à nous, il travaille avec nous. MAURIZIO TERZANI Tiens donc ! VITO Mais vous trouverez rien. On est des gens biens je vous dis ! TERZANI Rex ! ASSO C'est quoi, un chien renifleur de drogue ? TERZANI Montrez-moi vos papiers. Tu n'as rien trouvé, hein, Rex ? VITO Je vous l'avais dit, Chef, y'a pas d'embrouilles ici ! C'est pas la peine de vous en prendre à nous comme ça ! Asso ! Attends, je descends t'ouvrir. ASSO Est-ce qu'il mord votre chien ? TERZANI Il ne mord que les criminels ! Vous n'avez pas la conscience tranquille ? ASSO Si. TERZANI Alors allez-y ! ASSO TERZANI VITO MAURIZIO VITO Dépêche-toi de passer, on a des bateaux à nettoyer là ! ASSO Ouais. J'arrive, j'arrive. VITO Grouille ! Attends, c'est le chien qui te fait peur? TERZANI ASSO C'est bon, voilà. Non, non, non, bien sûr que non ! Comme s'il allait me bouffer ! N'importe quoi ! ASSO Les gars, pourquoi je devrais nettoyer les bateaux ! Depuis quand c'est à moi de le faire ? VITO Hé, faut que tu m'expliques un truc là. MAURIZIO VITO Tu fais exprès de jouer au con, ou tu l'es vraiment ? T'as pas capté qu'on avait la police sur le dos, là ? T'as une meilleure idée pour leur expliquer qu'on est tous les trois enfermés ici ? ASSO Ahh. T'as raison, t'as raison, c'est vrai ! MAURIZIO Non mais les gars, vous avez toujours pas compris qu'on sortira pas d'ici ? Ce flic sait très bien qu'on cache quelque chose ! VITO Ouoh ! Tu vas te calmer, maintenant. MAURIZIO Ouais, c'est ça, tu verras que je serais encore plus calme une fois au trou ! Putain de sac de merde ! Saloperie ! VOGATORE Dites-moi, il serait pas un peu rouillé votre siège ? MAURIZIO Non, il coulisse comme il faut, m'sieur. Je viens à peine de mettre de l'huile. Et les sangles du cale-pieds, vous les avez mises ? VOGATORE Et admettons que je me retourne ? MAURIZIO Je m'excuse de vous dire ça, mais c'est le principe de l'aviron. Il fallait prendre un canoë alors ! FRANCO Hé, toi là-bas ! MAURIZIO FRANCO Tu sais où il est Cesare ? MAURIZIO Vous le trouverez dans son bureau. Vous entrez. Et c'est la première porte à gauche, essayez de frapper. FRANCO D'accord. Merci bien. MAURIZIO Pas de quoi ! FRANCO On y va. MAURIZIO MAURIZIO FRANCO Oh, Cesare ! Tu feras bien attention, hein ? CESARE Que je fasse attention ! Qu'est-ce que ça veut dire, que tu me fais pas confiance ? Vous êtes venus vous payez ma tête ou quoi, attendez ! C'est quand même pas moi qui vous ai appelé ! Puisque tu le prends comme ça, eh ben tu sais quoi ? Reprends-le ton sac, j'ai pas besoin de vous pour gagner ma croûte, moi. LUCA Te bile pas, Cesare ! Franco disait pas ça pour te vexer, vas-y, donne-lui ! CESARE LUCA CESARE Depuis le temps que je fais ce métier. Si j'ai la réputation que j'ai. C'est parce que je ne me suis jamais sali les mains ! LUCA CESARE Quand on laisse quelque chose chez moi. On le retrouve toujours. Et ça tout le monde le sait ici ! FRANCO LUCA C'est clair ! FRANCO Cesare ! Je te disais seulement de faire attention, c'était rien de personnel ! CESARE C'est bon, c'est réglé ! CESARE Ohh ! Avec ça, vous serez peinards pour un bout de temps. Et en grands seigneurs ! LUCA Cette fois, notre sort est entre tes mains ! CESARE Passe-moi le tournevis. LUCA CESARE Là-bas, sur le meuble. Amène-moi ce tournevis. LUCA CESARE Ehh ! FRANCO CESARE Soulève-la. LUCA CESARE Voilà ! Il est en sécurité, maintenant ! Vous pouvez dormir tranquilles ! MAURIZIO J'aurai dû me taire, j'aurai dû me taire, j'aurai jamais dû vous le dire ! Et on fait comment pour se débarrasser du cadavre de Lanzafame, huh ? VITO ASSO On l'emmène sur un bateau et on le jette un peu plus loin dans le fleuve, non ? MAURIZIO Génial ! Tu la connais la largeur des bateaux qui sont utilisés ici ? Hein ? ASSO J'en sais rien, c'est quoi la largeur ? MAURIZIO Quatre-vingts centimètres pour les plus grands. Maintenant, je t’écoute! Tu fais comment pour le cacher ? VITO Il a raison. On se promène pas sur le fleuve avec un cadavre. ASSO Conclusion ? VITO ASSO VITO Il y a qu'à espérer que le flic de ce matin soit rentré voir sa femme. MAURIZIO ASSO VITO Quoi ? C'est un mec comme les autres. Il doit bien avoir une femme. VITO On plie l'affaire en deux minutes. On l'embarque dans le coffre et on s'en va. ASSO Et pour le chien ? VITO Ah. Le chien ? ASSO Ouais. Le chien. VITO Si le chien vient nous emmerder, il suffira de le tabasser. MAURIZIO Merde ! TERZANI Merci. MONTEROSSO De rien. MAURIZIO C'est la merde, les gars. VITO Qu'est-ce qu'il y a ? MAURIZIO Y en a un autre qui est arrivé. TERZANI Du café froid ? MONTEROSSO Celui-là, par contre, il est tout chaud ! Café-revolver, le grand classique du petit déj' à l'italienne. TERZANI MONTEROSSO Et de quoi manger. TERZANI MONTEROSSO Attends ! TERZANI Monte, il faut absolument trouver un moyen d'aller voir ce qu'il se passe là-dedans ! MONTEROSSO Et avec le chef, vous comptez faire quoi ? TERZANI Merde, j'avais oublié ! Il y avait une réunion avec le chef. MONTEROSSO TERZANI ANNAMARIA Fiori. TERZANI Commissaire Fiori, bonjour chef. Terzani. ANNAMARIA Terzani, est-ce que vous venez à la réunion ? TERZANI À ce propos. Je voulais justement vous avertir, parce que j'ai eu un petit contretemps. Avec Rex. ANNAMARIA Ah. C'est à quel sujet ? MAURIZIO Et le deuxième, est-ce que tu penses que c'est un flic ? VITO Ça. C'est un flic, et un vrai de vrai ! Tu l'as pas regardé ? ASSO Hé, les gars, j'ai une idée. Écoutez un peu ça ! Écoutez-moi. On prend deux gros cailloux. On les attache sur lui. On le jette au fond du Tibre et on vient le récupérer dans la nuit. VITO ASSO C'est pas une bonne idée ? VITO Celle-là, elle est encore mieux que celle du bateau ! Tu sais ce qu'on va faire ! On va sortir tous les trois pour aller choper tes gros cailloux ! Et on va les trouver où, abruti ! ANNAMARIA Non, euh. Non, non, euh. Terzani. Vous dites que Rex a littéralement agressé ces deux garçons ? TERZANI J'ai pas dit agressé, n'exagérons rien ! MONTEROSSO Allez. TERZANI Euh. Disons que. ANNAMARIA Vous allez immédiatement quitter cet endroit ! Si Rex agresse quelqu'un, on aura de gros problèmes, vous avez compris ? TERZANI Chef, je tiens à vous rappeler que Rex a résolu de nombreuses enquêtes et que sa présence nous est essentielle. MONTEROSSO ANNAMARIA Écoutez, je n'ai pas envie d'en débattre avec vous. Je vous ai donné un ordre. Revenez immédiatement au commissariat. TERZANI J'vais me prendre un jour de congé. ANNAMARIA Quel congé ? Terzani, ça suffit maintenant ! TERZANI Vous refusez ? Mais je ne me sens pas bien, en fait. Ouais. Il y a la grippe qui traîne en ce moment... À demain, chef, au revoir. MONTEROSSO Super ! TERZANI Et voilà ! ANNAMARIA Terzani ? Terzani ? Il se permet carrément de me raccrocher au nez ! Un instant. Oui, entrez, allez-y. Entrez ! PAPINI J'étais tranquillement en train de passer dans le couloir, quand à l'improviste un terrible cri féminin m'a fait sursauter, à tel point que je me suis renversé mon café dessus. ANNAMARIA Je sais. PAPINI Qu'est-ce qu'il t'arrive ? ANNAMARIA Ce qu'il m'arrive ? Il m'arrive que je n'ai plus la moindre autorité ici. Rex a plus d'importance que moi. PAPINI Il manquait plus que ça ! Marco ? Qu'est-ce qu'il s'est passé avec Annamaria ? Ah. Je vois. Est-ce que tu sais comment s'appelle cet endroit ? Il me faudrait en urgence, des informations sur le cercle d'aviron Romulus. LAURA D'accord. PAPINI LAURA PAPINI Oh. Je t'en prends un petit bout. LAURA Et t'as besoin de quoi exactement ? PAPINI Le nom du propriétaire, des coupures de presse, tout ce que tu peux trouver. Vas-y, fonce ! LAURA Alors. Voyons voir. PAPINI LAURA Il y a l'adresse, les horaires d'ouverture, les jours de fermeture. Le propriétaire est un certain Cesare Lanzafame. PAPINI Lanzafame. T'as quelque chose sur lui ? LAURA PAPINI Une seconde. LAURA Je vais te le dire tout de suite. PAPINI Attends une seconde. Tu peux changer d'écran, je vois vraiment rien du tout. LAURA Oui, j'y suis presque. PAPINI LAURA Le voilà. Ce type est une sorte de genre de "Al Capone". Voyez-vous ça. Cesare Lanzafame, surnommé "Le bouddha". Dans les années soixante-dix, il appartenait au clan de Giovanni Belmonte. PAPINI Oui, je m'en souviens. C'était tout sauf des branquignols ! LAURA Et un peu plus tard, il s'est spécialisé dans les vols à mains armées et les braquages. PAPINI LAURA Il aurait dévalisé dix-huit établissements bancaires. Après avoir été incarcéré pendant quinze ans, il est libéré en deux mille cinq. Et c'est à ce moment-là qu'il rachète le cercle d'aviron Romulus. PAPINI LAURA PAPINI LAURA Et depuis ça, son casier est blanc comme neige. PAPINI On dirait un malfaiteur qui a pris sa retraite. LAURA Attends, je vais regarder s'il est fiché sur notre base de données. Regarde ça ! On a affaire à une espèce de patriarche. Écoute un peu ça ! Cinq enfants, et il y en a quatre qui se sont mariés, deux filles et deux garçons ça fait un total de neuf petits-enfants. Et le cinquième vit encore avec son père et sa mère. PAPINI Est-ce qu'il y a son numéro de téléphone ? LAURA Oui, je peux te le trouver. Une minute. PAPINI Marco, c'est moi. TERZANI Tu as trouvé quelque chose ? PAPINI Oui, effectivement. Le propriétaire du cercle d'aviron est un ancien repris de justice. TERZANI Je savais qu'il y avait quelque chose là-dessous. Rex ne se trompe jamais ! PAPINI Non, attends, attends. Quand je dis ancien j'entends une sorte de vieux briscard. Mais on dirait que le type a essayé de se ranger. TERZANI C'est tout ce que t'as ? PAPINI Non. Mais on a presque réussi à récupérer son numéro de téléphone. Ehh. Qu'est-ce que ça donne ? LAURA PAPINI Je pourrais peut-être lui passer un petit coup de fil. Je le titille un peu, histoire de voir quelles sont ses réactions. Au niveau des émotions, tu sais, le changement du ton de la voix, tous ces trucs-là. TERZANI Ça marche, tiens-moi au courant. Ciao. MONTEROSSO PAPINI T'as trouvé le numéro de Lanzafame ? LAURA Oui. Je l'ai. Tiens, il est là. Trois-cent-quarante-huit, soixante-quinze, trente-quatre, quarante-six, PAPINI Ouais. Ouais. LAURA cinquante-et-un. PAPINI C'est bon. LAURA PAPINI Ça sonne. TERZANI Monte ! VITO MAURIZIO Oh-oh-oh ! Venez-voir, ils s'en vont. PAPINI LAURA Il répond pas ? PAPINI Non. MONTEROSSO TERZANI Il est là-bas. MONTEROSSO Ah oui, je le vois. VITO Allez les gars, par ici, par ici, magnez-vous. MAURIZIO ASSO VITO Allez-y, faut le sortir, là ! ASSO Fais gaffe ! Oh, doucement ! MAURIZIO Dépêche, dépêche, dépêche, dépêche ! ASSO MAURIZIO Vas-y, vas-y, vas-y, vas-y, vas-y. ASSO Doucement ! MAURIZIO Allez ! ASSO TERZANI MONTEROSSO Il nous apporte un téléphone. TERZANI PAPINI Personne. Non. Il ne répond pas. MONTEROSSO Par ici, Rex. Viens ici. Donne-le-moi. TERZANI C'est bien, Rex. MONTEROSSO Il est en train de vibrer. TERZANI Réponds, vas-y ! MONTEROSSO Allô ? PAPINI Monsieur Lanzafame ? MONTEROSSO Non, non. Bonjour, je suis désolé, c'est pas mon téléphone en fait. C'est la police là. TERZANI Monte ! MONTEROSSO Étant donné qu'il n'arrêtait pas de vibrer, et on a fini par le trouver, sur les berges du Tibre, à hauteur de via Mazzini. PAPINI Monterosso ! MONTEROSSO Qui êtes-vous ? Comment vous savez qui je suis ? PAPINI Monterosso, réveille-toi, c'est Papini. MONTEROSSO Papini ? PAPINI Ehh ! MONTEROSSO C'est Rex qui a appelé Papini ? TERZANI Carlo ? PAPINI Qu'est-ce que vous faites avec le portable de Lanzafame ? MAURIZIO ASSO Fais gaffe à son bras, son bras, son bras. Ça passe pas, ça passe pas. MAURIZIO De quoi ? ASSO Putain de sa mère ! MAURIZIO Mais non, ça passe, je te dis que ça passe ! ASSO Allez ! VITO Quelle merde ! ASSO Vas-y, là ! Tire, vas-y, tire ! MAURIZIO ASSO VITO Oh, ohh ! Ils reviennent là ! MAURIZIO ASSO VITO Allez-y, rentrez, rentrez ! ASSO VITO Magnez-vous de rentrez, vite ! ASSO MAURIZIO ASSO MAURIZIO Vas-y, plus vite, plus vite, plus vite. ASSO VITO Barrez-vous d'ici, barrez-vous ! TERZANI Toi ! Viens ici. VITO Moi ? TERZANI Est-ce que Lanzafame est à l'intérieur ? Alors ? VITO Attendez, je réfléchis. Non. Je crois qu'il a été se balader avec ses petits-enfants. TERZANI Il n'est donc pas venu ici ce matin ? VITO Euh non ! MONTEROSSO VITO Je l'ai vu votre téléphone, et donc ? TERZANI C'est celui de ton patron. VITO Excusez-moi, mais qui vous a dit que c'était le sien ? TERZANI T'as oublié que j'étais flic ? Son téléphone est tombé juste ici. Et le plus bizarre dans tout ça. C'est que la batterie est chargée. VITO TERZANI Voilà pourquoi j'ai de bonnes raisons de penser que ton patron est passé par là aujourd'hui. MONTEROSSO Autrement, s'il l'avait perdu dans la soirée, la batterie aurait dû se décharger, non ? VITO Mais j'en sais rien moi ! Il a sûrement une batterie qui marche bien ! Ou peut-être qu'il vient de l'acheter ! Vous savez quoi, chef, donnez-le-moi, comme ça je lui rends demain matin. Passez-le-moi. TERZANI Non. Je lui remettrai en mains propres dès que je le verrais. Je vais rester là et je vais l'attendre. VITO Hé, chef ! S'il vous plaît. J'ai un truc à vous demander. Je pourrais savoir ce que j'ai fait ? TERZANI Aucune idée. Mais si tu me laisses entrer, je jette un petit coup d'œil et je te laisse tranquille. VITO Vous savez quoi ? Si j'avais eu un avocat. J'en ai pas, parce que je fais pas d'histoires. Mais si j'en avais eu un, j' vous aurai attaqué, avec votre collègue et le clébard, parce que c'est du harcèlement ! TERZANI Si j'avais eu un mandat, tu serais peut-être derrière les barreaux à l'heure qu'il est. MONTEROSSO VITO Vous pouvez pas vous acharner sur les gens comme ça ! Vous avez pas le droit, putain ! MONTEROSSO TERZANI Monte, donne-le à Laura et dis-moi si elle arrive à en tirer quelque chose. MONTEROSSO Et si je tombe sur Fiori ? TERZANI Si tu tombes sur Fiori, tu sais pas où j'suis passé et tu n'es pas venu. MONTEROSSO D'accord. MAURIZIO Alors ? Il a vu le cadavre ? VITO Non. MAURIZIO Alors qu'est-ce qu'il voulait ? VITO Sérieux, tu veux que je te dise un truc ? MAURIZIO Ouais, vas-y. VITO T'es vraiment un couillon ! J'ai jamais vu quelqu'un d'aussi couillon ! ASSO VITO Tu sais ce que t'es, en fait ? T'es le commandant en chef de tous les couillons de la terre ! MAURIZIO Pourquoi ? VITO Tu te souviens de ce que t'avais dit ? "Tranquille les gars, ça craint pas, il vient jamais le lundi matin. ASSO VITO Ma main à couper qu'il viendra pas !" Quoi, parce que c'est pas ce que tu nous a dit ? Eh bah voilà, résultat il s'est pointé. Hein ! Et tu sais pourquoi il s'est pointé, pauvre con ! MAURIZIO J'sais pas, moi. On a pas eu de chance ! VITO Ah, c'était ça ? ASSO C'était ce putain de sac ! VITO Et c'est quoi le rapport avec le sac ? ASSO Le rapport, c'est que c'est pour ça qu'il s'est pointé. Il s'inquiétait à cause du sac ! VITO Tu crois ? ASSO Ouais. J'en suis carrément sûr ! CESARE MAURIZIO Oh, oh, oh, oh. Merde ! Et qu'est-ce qu'on fait ? CESARE VITO Vas-y passe-moi le sac, passe-moi le sac ! CESARE Mais c'est mon sac ça ! Espèce d'enfoiré d'ta mère, j'vais te crever moi espèce de petit con ! MAURIZIO Non chef, chef, chef, attendez, ohh ! ASSO VITO Écarte-toi, écarte-toi ! Patron, non mais lâchez-le ! ASSO Arrêtez-ça, vous voulez le tuer ou quoi ? MAURIZIO ASSO Faites pas ça ! CESARE ASSO CESARE Espèce de petit merdeux ! Je te file du boulot, et toi tu me piques mes affaires ! VITO CESARE MAURIZIO VITO MONTEROSSO Rinaldi. RINALDI Oui ? MONTEROSSO Est-ce que t'aurais vu Fiori ? RINALDI Elle s'est enfermée dans son bureau. Elle ne veut pas qu'on la dérange. MONTEROSSO Ahh. C'est parfait. Merci, Rinaldi. RINALDI Y'a pas de quoi. Ah, Monterosso ! MONTEROSSO Qu'est-ce qu'il y a ? RINALDI Euhm. C'était à propos de ma cousine ? Vous savez, la pâtisserie ? Les habilitations ? MONTEROSSO Ahh. Écoute Rinaldi, les gâteaux c'est mauvais pour le cholestérol. RINALDI Je sais. MONTEROSSO Mais dans ce cas, je vais fermer les yeux. RINALDI MONTEROSSO D'accord, je m'occupe de tout. RINALDI Ça marche. MONTEROSSO Tranquille. RINALDI Merci. MONTEROSSO Tu restes discret, huh ? RINALDI Oui, oui. Merci encore, hein. MONTEROSSO Regardez devant vous ! AGENTE 3 Je me disais bien. MONTEROSSO Désolé ! AGENTE AGENTE 3 Mais enfin ! AGENTE Et alors ! Regarde-moi ça ! ANNAMARIA Monterosso, mais où allez-vous donc comme ça ? MONTEROSSO ANNAMARIA Est-ce que vous avez perdu votre langue ? MONTEROSSO Non ! Je dois... En fait, il faudrait que j'aille aux toilettes. ANNAMARIA MONTEROSSO Je dois vraiment aller aux toilettes. Tenez, ce sont les toilettes, il faut vraiment que. ANNAMARIA Vous n'auriez pas vu Terzani, à tout hasard ? MONTEROSSO Non, non, non, je l'ai pas vu, il m'a pas appelé aujourd'hui, je ne sais pas où il est passé. Écoutez, chef, j'en peux vraiment plus, j'ai besoin d'y aller. ANNAMARIA Je ne vous retiens pas, allez-y. MONTEROSSO Je vous remercie. ANNAMARIA Je vous en prie. MONTEROSSO Merci. MONTEROSSO Voilà le portable de Lanzafame. LAURA D'accord, je vais regarder s'il y a quelque chose dedans. ANNAMARIA Eh non, hein ! Maintenant, vous allez m'expliquer ! On dirait une cour d'école. Vous êtes de vrais gamins ! Ça m'étonne beaucoup de toi, Carlo. PAPINI Qui, moi ? MONTEROSSO ANNAMARIA Alors, les voilà. Les complices de Terzani. Vous savez comment je vous appellerai à partir d'aujourd'hui ? La brigade du chien. PAPINI Enfin, c'est pas la peine d'exagérer. ANNAMARIA Tu trouves que j'exagère ? PAPINI Ouais ! ANNAMARIA Vous avez téléchargé les données du téléphone de quelqu'un qui jusqu'à preuve du contraire, n'a aucune raison de faire l'objet d'une quelconque enquête. Et tout ça, pourquoi ? Parce que Rex, le héros irréprochable a agressé deux adolescents ! Est-ce que c'est pour autant qu'il y a anguille sous roche ? MONTEROSSO Mais. Ehh. Elle nous fait quoi là. PAPINI Eh, va savoir. LAURA VITO Non, les gars, j'y crois pas ! ASSO Qu'est-ce qu'il y a ? VITO Y'a deux autres flics qui se sont ramenés. MAURIZIO T'as vu ça où que c'était des flics ! C'est les gars qu'ont apporté le sac. VITO Non, tu déconnes ? Faut qu'on planque le corps, les gars. MAURIZIO Magnez-vous ! VITO Je me mets de l'autre côté. ASSO Vas-y ! FRANCO Je crois bien que c'est fermé. LUCA Il nous avait dit qu'il passait toute la matinée ici. FRANCO Bah ouais. LUCA Cesare ! Cesare ! ASSO VITO Allez, allez, allez ! Tourne, tourne, tourne ! LUCA Cesare! ASSO Tu crois que c'est facile ? FRANCO Il est pas là. Ça sert à rien de l'appeler ! Y'a personne ! LUCA Eh ben moi, j'en ai rien à foutre ! Je vais me prendre mon sac. TERZANI LAURA PAPINI MONTEROSSO ANNAMARIA Qu'est-ce que c'est encore ? LAURA C'est Terzani, il a pris des types en photo et voudrait savoir de qui il s'agit. VITO Doucement, doucement... Attention, fais attention. C'est bon. MAURIZIO Allez-y, attends, on va le mettre là ! VITO LUCA Quel connard ! Il nous a embrouillés. FRANCO Ça va, oh, calme-toi, on verra bien si le sac est toujours là. MAURIZIO Attends, attends ! VITO MAURIZIO C'est bon, il bouge plus. VITO MAURIZIO On y va, allez. VITO Attends, j'y suis presque. MAURIZIO Les jambes, remonte les jambes. Remonte-les par là. VITO MAURIZIO Remonte-les bien. ASSO Ça y est. Lâche-le. VITO MAURIZIO Sur la droite. VITO MAURIZIO Oh, mais redresse-le ! VITO Je le tiens ! ASSO MAURIZIO Voilà, lâche-le, lâche-le. VITO ASSO Bougez plus ! VITO Ça y est. MAURIZIO C'est bon, les gars. VITO Allez, sortez, sortez, sortez ! MAURIZIO Et maintenant ? ASSO Ouais, ça va. VITO ASSO VITO MAURIZIO VITO MAURIZIO Hé, oh. Attends, attends, attends, attends ! S'il te plaît, remets-là où elle était, comme ça, ils la prennent et on est tranquilles pour de bon, huh ? ASSO Ouais, y'a qu'à faire ça. Y'a qu'à faire ça. VITO Ils sont là ! LUCA Qu'il aille se faire foutre ! MAURIZIO Quoi ? VITO Ils sont juste là ! MAURIZIO VITO Il faut qu'on se planque avec le sac ! ASSO Putain, mais où ? VITO Où ça ? MAURIZIO Là-bas, de l'autre côté ! VITO Okay, on y va, on y va. ASSO Ouais, ouais, bonne idée ! MAURIZIO Baissez-vous. VITO Baissez-vous, et bougez surtout pas les gars ! LUCA FRANCO On a besoin du tournevis ! LUCA FRANCO Passe-le-moi ! LUCA FRANCO Il est pas là. LUCA Putain ! FRANCO LUCA FRANCO Okay. LUCA PAPINI À mon avis, Rex a raison. Il y a quelque chose là-dessous, je le sens. LUCA ANNAMARIA Si c’est ça, accrochez-vous. Le grand manitou a senti quelque chose. Qu'est-ce que tu sens ? Qu'est-ce que tu sens ! PAPINI Le portable de Lanzafame est en train de vibrer. LAURA PAPINI Laura, tu peux me dire à qui est ce numéro ? Trois-cent dix-neuf, vingt-et-un, quinze, dix-sept, quarante-et-un. Maintenant, je réponds, alors taisez-vous tous. ANNAMARIA Et pourquoi tu répondrais, mais non, mais attends. PAPINI Tout le monde se tait. Allô, allô. ANNAMARIA FRANCO Cesare. Qu'est-ce que t'as foutu de ce putain de sac ? LUCA PAPINI Non, papa est sorti, c'est son fils là. C'est qui ? ANNAMARIA FRANCO C'est un de ses amis, tu sais pas où il est ? PAPINI J'en sais rien du tout, je vais aller voir. Maman ! Maman ! MONTEROSSO ANNAMARIA PAPINI Il est où papa ? ANNAMARIA Euh. J'en sais rien, attends. Il a dû aller à Terracina. LAURA MONTEROSSO PAPINI À Terracina ! FRANCO À Terracina ! Il me dit de passer à son boulot et lui va à Terracina ! LUCA PAPINI Vous êtes là-bas, alors ? FRANCO Ouais, j'suis là, j'suis là à l'attendre. Ici, à l'endroit où il bosse, ça va faire plus d'une heure qu'on est là ! PAPINI Vous avez demandé aux gars qui travaillent avec lui ? FRANCO Mais c'est qui ces gars qui bossent avec lui ! Ils sont où ces gars ! Et qui c'est ces gars ! Dis-lui d'aller s'faire foutre ! Putain ! PAPINI Il m'a raccroché au nez ! FRANCO Je sais pas ! LUCA Et on fait quoi maintenant ? FRANCO Et tu veux faire quoi, on va trouver ce putain de sac ! Il faut qu'on trouve où il l'a planqué, peut-être qu'il a voulu changer de cachette. Il a dû le mettre à l'abri. LUCA C'est vraiment ce que tu crois ? ANNAMARIA Terzani, surtout ne dites rien et écoutez-moi. Vous voyez quelqu'un d'où vous êtes ? TERZANI Oui, il y a deux hommes qui attendent. PAPINI ANNAMARIA Ils sont deux ? TERZANI Oui, je vous ai même envoyé leurs photos. ANNAMARIA Ah, je vois. Ce sont les photos que vous avez envoyées. Entendu Terzani, mais soyez prudent. T'es un grand malade, t'aurais fait quoi si ce type n'avait pas eu de enfants ? PAPINI LAURA MAURIZIO Ils vont rentrer, c'est obligé ! VITO MAURIZIO LAURA Ça y est, je l'ai trouvé. J'ai le propriétaire du portable. PAPINI Franco Vannini. Regarde s'il est fiché. LAURA Oui, tout de suite. Tu m'étonnes qu'il est fiché ! Regarde ça ! Il a été libéré il y a six mois. Après avoir été emprisonné pendant cinq ans, suite à un braquage de banque. PAPINI ANNAMARIA Laura, où sont les photos que Terzani vous a envoyées ? On va les comparer. LAURA Oui, je m'en occupe. ASSO ANNAMARIA LAURA Le voilà ! C'est bien lui, non ? Franco Vannini. ANNAMARIA Qui est le deuxième ? MONTEROSSO PAPINI Tu peux contrôler qui étaient les complices de son dernier braquage ? LAURA Oui. FRANCO LUCA FRANCO ASSO LUCA Allez ! Sortez d'ici ! VITO C'est la merde, les gars ! LAURA MONTEROSSO Hé, mais c'est lui. Regardez ! PAPINI Contrôle son dossier. LAURA ANNAMARIA Il est en cavale, il a pris vingt ans pour avoir tiré sur un employé de la banque. MONTEROSSO LAURA MONTEROSSO Il faut prévenir le commissaire, sur le champ ! TERZANI Parfait ! Un homme en cavale vient de s'introduire à l'intérieur de l'édifice. Je vais aller le rejoindre. Monte, excellent travail. Demande des renforts. Rex. Prêt à passer à l'action ? VITO Tenez. Voilà votre sac. Je sais qu'on a merdé, mais s'il vous plaît, ne nous faites pas de mal. TERZANI Non, non, Rex. Cette fois, on peut entrer par la grande porte ! MAURIZIO FRANCO Et qu'est-ce qu'on fait avec eux ? LUCA Maintenant qu'ils nous ont vus. VITO Non ! Je peux vous jurer qu'on dira rien. Attendez, réfléchissez ! Pourquoi on devrait en parler ? Sur la tête de Dieu, je vous jure qu'on dira rien à personne ! Juré ! VITO J'vous en supplie, je veux pas mourir. TERZANI Que personne ne bouge, lâchez votre arme, police ! Lâchez votre arme ! FRANCO Commence par lâcher la tienne, ducon. À moins que t'ai envie que j'lui tire une balle entre les deux yeux. VITO TERZANI Vas-y. et moi je dégomme ton associé ! VITO TERZANI Alors. l'associé ? Ça te dirait que je te colle une balle en pleine tête ? VITO FRANCO Pour être honnête avec vous. VITO FRANCO Je préfèrerais éviter. VITO TERZANI Alors on va d'abord se calmer, et jeter les armes à terre. VITO J'vous demande pardon. Arrêtez-ça, pitié. FRANCO Je crois que t'as toujours pas compris que j'vais lui exploser la tronche. VITO MAURIZIO VITO Je vous en supplie, faites ce qu'il vous dit, putain. Faites ce qu'il dit. FRANCO C'était quoi ce bordel ! TERZANI FRANCO VITO MAURIZIO TERZANI Lâchez votre arme ! FRANCO TERZANI Lâchez votre arme ! FRANCO ASSO FRANCO TERZANI Voilà ce qu'il arrive quand on veut jouer dans la cour des grands ! FRANCO VITO MAURIZIO FRANCO TERZANI Toi. Tu bouges pas ! FRANCO TERZANI AGENTE Que voulais-tu que ce soit ! De l'or ! Ils en auront détruit des vies, ces lingots ! MAURIZIO VITO S'il vous plaît, faudrait que je vous parle, chef. TERZANI Qu'est-ce qu'il y a ? VITO Merci. Ces gars m'auraient tué si vous aviez pas été là. TERZANI Ce malheureux, c'est pourtant vous qui l'avez tué. VITO Il nous a agressés. Il s'en est pris à un de mes amis. Et moi j'lai défendu. TERZANI On verra ce qu'en pense le juge. VITO TERZANI Collaborez. Le tribunal en tiendra compte. VITO Oui. AGENTE 2 Ici l'unité cinq-cent-vingt-deux, on est déjà sur place. TERZANI Madame le commissaire. ANNAMARIA Terzani... Malheureusement, une nouvelle fois, il va encore falloir que je vous félicite. Vous avez résolu deux affaires en une seule. TERZANI Deux affaires ? ANNAMARIA Oui. Ces deux malfaiteurs avaient dévalisé des coffres-forts qui contenaient des lingots d'or. TERZANI Ahh. Le C.V. de Rex continue encore à s'allonger. ANNAMARIA Je tenais à vous présenter toutes mes excuses. TERZANI Ce n'est pas à moi qu'il faut les présenter, mais à Rex. J'vais vous le passer. ANNAMARIA Euh. Comme vous voudrez ! Rex. Euh. Je Je te demande pardon, hein ! TERZANI Vous avez compris ? ANNAMARIA Je vous laisse ! Si on se met à parler avec les chiens. ANNAMARIA Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire. Joyeux anniversaire Annamaria ! Joyeux anniversaire. Ouais ! Bravo ! Une petite seconde. Oui, vous pouvez entrer ! PAPINI Attention, attention, attention, attention ! ANNAMARIA PAPINI Je connaissais un homme très charmant et intelligent, extrêmement intelligent. ANNAMARIA PAPINI Qui chaque année, avait l'habitude de faire une blague à sa chère et tendre. C'était toujours la même blague, mais cette petite sotte se faisait avoir à chaque fois. Et le plus étrange dans tout ça était que ce tout petit défaut avait toujours réussi à attendrir cet homme-là. ANNAMARIA PAPINI Il était bien incapable de dire pourquoi, mais C'était précisément dans ces moments qu'il l'aimait le plus. ANNAMARIA Allez, Carlo, laissons-tomber cette nostalgie. PAPINI Tu as cru que ça m'était sorti de la tête, huh ? PAPINI Aurais-je le droit de te souhaiter un bon anniversaire. ANNAMARIA D'accord, mais uniquement en tant qu'ami alors. PAPINI En tant qu'ami. ANNAMARIA Merci. PAPINI Du mousseux ? ANNAMARIA Oui. On peut rien te cacher ! PAPINI Et des verres. ANNAMARIA Eh. Oui, ce sont ceux de chez moi. PAPINI La réunion de ce matin. ANNAMARIA Je voulais porter un toast avec toute l'équipe. PAPINI ANNAMARIA Quelle idiote ! PAPINI Je crois que tu vas devoir te contenter de moi. ANNAMARIA Après tout c'est pas si grave ! Ce sera toujours mieux que de fêter ça toute seule. PAPINI Merci. On s'embrasse pas ? ANNAMARIA On a pas dit qu'on fêtait ça entre amis ? TERZANI Mais comment tu fais ? Comment t'as fait pour comprendre ? Y'a jamais rien qui t'échappe ! Non, non, non, réponds-moi un peu ! Je veux une réponse ! Ouais, t'aimerais bien pouvoir répondre, huh ? Ehh.