AGENTE ALDO ALTERNATIVE ANNA ANNAMARIA BODYGUARD_1 BRUSIO BUTTAFUORI CARMINE_MONDELLO CELESTE ELENA GIOVANE_INSERVIENTE GIOVANNI KILLER_1 KILLER_2 LAURA LUISA MARCELLO_ROSSI MASSIMO MONIQUE MONTEROSSO PAPINI PORTIERE RANDALLI SALLUZZI SEGRET_TELEF TERZANI UOMO VETTORI CARMINE MONDELLO Céleste, céleste, on peut faire une photo ? Merci. BRUSIO MARCELLO ROSSI Oh, mais c'est Céleste Loran ! BUTTAFUORI Sur le gauche après la cuisine, il y a une petite cour où vous serez plus tranquille. CELESTE Oui, j'espère bien. BUTTAFUORI "J'espère bien". Non mais t'as vu ça ! Plus elles sont belles et plus elles sont connes. ANNA MASSIMO CELESTE MASSIMO CELESTE MASSIMO CELESTE MASSIMO Non, non, reste-là. Attend. Attend. Oh. Mais je te reconnais ! CELESTE S'il vous plaît. Y a quelqu'un ? MASSIMO Tu cherches quoi là ? Viens ! CELESTE Est-ce qu'il y a quelqu'un ? Ouvrez la porte ! Je vous en supplie. Est-ce que quelqu'un peut m'ouvrir ? MASSIMO Je vais te crever, sérieux ! Sérieux, je te jure que vais te crever ! CELESTE Au secours ! MASSIMO Putain de merde. MASSIMO CELESTE GIOVANE INSERVIENTE Qu'est-ce qu'il se passe ? CELESTE Merci beaucoup. GIOVANE INSERVIENTE TERZANI Vettori. Vous cherchez quelque chose en particulier ? VETTORI Vous voyez cette chaussure. Je cherche la deuxième. Qu'est-ce que tu fais ? Rex ! Couché ! Regardez-moi ça ! TERZANI Vettori ! VETTORI Non mais Terzani, faites quelque chose. TERZANI Calmez-vous, il va quand même pas la manger ! VETTORI C'est ce que font les chiens. TERZANI Et après toutes ces années, vous n'avez toujours pas compris que Rex n'était pas un chien comme les autres. VETTORI Une queue et quatre pattes, ça reste un chien ! TERZANI On parie qu'il nous ramène la deuxième ? VETTORI C'est un pari perdu, Terzani. TERZANI Sans rire ! VETTORI TERZANI VETTORI Expliquez-moi ce que ferait cette chaussure de l'autre côté de la rue ? TERZANI Quelque chose à ajouter ? VETTORI Il manque le talon. De toute évidence, l'agression a eu lieu plus loin, à l'extérieur de la cour. La jeune fille s'est défendue avec sa chaussure. En cassant le talon. Et elle est partie se cacher dans la ruelle avec l'autre chaussure. Celle-là. L'assassin a fini par la rejoindre. Et c'est là qu'il l'a tuée. TERZANI Vettori ! Calmez-vous. VETTORI Alors laissez-moi travailler s'il vous plaît. J'ai certainement des choses plus intéressantes à découvrir. Di Giacomo, j'aimerais voir l'endroit où le chien a trouvé cette chaussure. MONTEROSSO Rien d'autre ? GIOVANE INSERVIENTE Non, malheureusement. MONIQUE Monsieur, excusez-moi. MONTEROSSO Oui. MONIQUE C'est vous le responsable de la police ? MONTEROSSO Oui, inspecteur Monterosso de la Police nationale. Je vous écoute, madame. MONIQUE Est-ce que vous devez garder Céleste encore longtemps ? MONTEROSSO Et, qui êtes-vous ? MONIQUE Monique Lecygne. Je suis le manager de Céleste, je représente son agence. MONTEROSSO Je vous en prie. Et restez à notre disposition, pour l'instant. GIOVANE INSERVIENTE Pas de souci. MONTEROSSO Merci. Bien. MONIQUE Et vous en avez pour combien de temps avec Céleste ? MONTEROSSO J'en sais rien du tout, peut-être toute la nuit, aussi longtemps qu'il le faudra. MONIQUE Comment ça toute la nuit ? Mais c'est impossible. La pauvre Céleste ! Après une expérience aussi terrible, elle a besoin de récupérer, elle doit reprendre des forces. Vous comprenez, n'est-ce pas ? MONTEROSSO Je vous comprends tout à fait, madame, mais c'est tout ce que je peux faire. Il va falloir patienter. MONIQUE Je crois que je n'ai pas dû être assez claire. Demain à la première heure, MONTEROSSO MONIQUE Céleste participe à une séance photo de la plus haute importance. MONTEROSSO MONIQUE Il faut absolument qu'elle reprenne des forces. MONTEROSSO Dans ce cas, vous n'avez qu'à la déplacer sa séance photo. MONIQUE C'est impossible. Nous partirons tout de suite après, nous devons prendre un vol pour Tokyo. MONTEROSSO À deux pas d'ici, on a ramassé le cadavre d'une jeune fille. On vient de commettre un meurtre. Vous ne croyez pas que ce sont des choses plus graves et plus importantes qu'une de vos séances photos ou qu'un vol pour Tokyo ? MONIQUE RANDALLI J'en ai vues des vertes et des pas mûres, mais à ce point-là ! C'est à se demander si les hommes ne sont pas des bêtes ! Ou encore pire. Il a raison. TERZANI Comment ils l'ont tuée ? RANDALLI L'assassin l'a frappée sur le visage, et puis sur le cou. Au moins une trentaine de fois. Il est fort probable que l'impact mortel, soit celui qui ait réussi à perforer sa trachée. TERZANI Et l'arme du crime ? RANDALLI Je ne sais pas encore. Il va falloir attendre l'autopsie. Ce que je peux dire pour l'instant, c'est que les blessures sont de petite taille, irrégulières, et assez superficielles. On dirait même qu'elles se différencient les unes des autres. Comme si elles avaient été faites par des pointes différentes. TERZANI Des pointes différentes. RANDALLI Oui. TERZANI Quel genre d'arme est-ce que ça pourrait être ? RANDALLI Ce n'est peut-être pas une arme. Il est possible que l'assassin ait été pris d'une crise de folie meurtrière. Et qu'il ait utilisé ce qu'il avait sous la main. TERZANI C'est bien vu. RANDALLI Merci. TERZANI RANDALLI Voyez-vous ça ! GIOVANNI Massimo, c'est toi ? Massimo. MASSIMO GIOVANNI Oh seigneur ! Que s'est-il passé ? Qu'est-ce que c'est tout ce sang ? Massimo, est-ce que tu es blessé ? MASSIMO GIOVANNI D'où il sort tout ce sang ? MASSIMO Je voulais pas faire ça. GIOVANNI Massimo, réponds ! D'où est-ce qu'il vient ce sang ? Tu vas répondre ! MASSIMO Je voulais pas. GIOVANNI Réponds-moi. MASSIMO GIOVANNI Massimo réponds-moi ! MASSIMO GIOVANNI Réponds-moi ! MASSIMO Je voulais pas, je voulais pas, excuse-moi-a-ahh. Papa, je voulais pas. MONTEROSSO Par ici, Commissaire. Attention à la tête. Par ici, et c'est juste là sur la droite. La fille arrive, elle est partie se rafraîchir aux toilettes. J'ai jamais compris pourquoi elles faisaient ça. C'est quoi ces manies de se rafraîchir ? Et en plus de ça, Commissaire, elle est carrément trop bien fout. TERZANI Alberto ! MONTEROSSO Non. Je voulais dire qu'elle était carrément trop belle ! Elle est vraiment très très belle. Je vous jure que j'ai jamais vu une fille comme ça, jamais aussi belle ! TERZANI Monterosso. Je tiens à te signaler, que t'es un agent de la fonction publique en service. MONTEROSSO Ehh. TERZANI Alors au placard les hormones ! MONTEROSSO Attendez, Commissaire je disais juste ça comme ça. C'est juste ici. Mademoiselle ? CELESTE Oui. MONTEROSSO Est-ce que vous êtes prête ? Le Commissaire Terzani va vous conduire au Commissariat. Elle arrive. CELESTE Je suis prête. MONTEROSSO Après vous. TERZANI CELESTE Bonsoir. TERZANI Terzani. MASSIMO Je viens de tuer une fille. GIOVANNI MASSIMO Je sais pas ce qui m'a pris. GIOVANNI MASSIMO Cette fille m'a mis hors de moi. J'voulais pas faire ça. GIOVANNI Comme d'habitude, t'étais défoncé. Un pauvre taré, c'est tout ce que t'es ! MASSIMO GIOVANNI Qu'est-ce que t'as foutu ! MASSIMO GIOVANNI Tu te rends compte que t'as foutu ta vie en l'air ? Tu viens de foutre ta vie en l'air ! MASSIMO Je veux pas aller en prison. Je t'en prie, je veux pas aller en prison, papa, je t'en supplie, je t'en supplie. Aide-moi. GIOVANNI Ça suffit ! Maintenant, ça suffit. Ça suffit maintenant. MASSIMO J'voulais pas faire ça. GIOVANNI Est-ce que quelqu'un t'a vu ? BRUSIO TERZANI Allez, laissez-nous passer. MONTEROSSO Police, police ! BRUSIO TERZANI Allez ! Est-ce que c'est comme ça au quotidien ? CELESTE Pas tout à fait, mais très souvent ! Avec un chien comme le tien. Ce serait beaucoup plus facile ! TERZANI Ça, c'est certain. C'est un chien très particulier. Il s'appelle Rex. CELESTE Salut, Rex. Est-ce que ça te plairait de devenir mon ange gardien ? MASSIMO GIOVANNI Massimo. MASSIMO GIOVANNI Ça va aller. Tiens, prends ça. Ça t'aidera à dormir. MASSIMO GIOVANNI Passe une bonne nuit. MASSIMO Papa ? GIOVANNI MASSIMO Qu'est-ce que tu comptes faire ? GIOVANNI Tu n'as toujours pas compris comment les choses fonctionnent. C'est pas grave. Je vais t'expliquer. De l'époque des cavernes jusqu'à aujourd'hui. L'évolution a été matérielle. L'homme n'a jamais vraiment changé. Là-dessous. Ici, à l'intérieur. Nous sommes encore des animaux. Et dans la meute, ceux qui commandent, ce sont toujours les loups. Tu n'as rien à faire en prison. MASSIMO GIOVANNI MASSIMO PAPINI Et donc ce garçon, vous ne l'aviez jamais rencontré auparavant. CELESTE Non. Jamais. PAPINI C'est bizarre, non ? Surtout quand il s'agit d'un petit milieu comme le vôtre. CELESTE Non, c'est que. Je n'ai jamais vécu ici et. J'étais seulement venue participer à une séance photo. LAURA Viens dans mon bureau. Ton foutu virus, il va décamper en moins de deux. ELENA Bonjour. ANNAMARIA Mais enfin ! Excusez-moi. ELENA Je suis Elena Sarti, le magistrat en charge de l'enquête concernant le crime de la nuit dernière. Bonjour. ANNAMARIA Enchantée. Asseyez-vous. ELENA Merci. Je comprends que le port de l'uniforme ne soit pas une obligation, mais il y a quand même des limites ! Parce que là c'est. ANNAMARIA Ah, vous avez dû voir Laura Malforti. ELENA ANNAMARIA Je vous garantis qu'elle fait partie de nos meilleurs agents. ELENA Je n'en doute pas. Mais de là à être indécente. Très bien ! Euhm. Allez-y, dites-moi où nous en sommes. Je vous écoute. ANNAMARIA Oui. BODYGUARD 1 Bonjour monsieur. GIOVANNI Bonjour. BODYGUARD 1 Suivez-moi. Monsieur Moretti vous attend à l'intérieur. GIOVANNI Oui. BRUSIO ANNAMARIA Alors. La victime s'appelle Anna Santini. ELENA Vous permettez ? ANNAMARIA Bien sûr. Dix-huit ans, issue d'une famille modeste. Rien de particulier à son sujet. ELENA Informez-vous sur ses fréquentations. ANNAMARIA Oui, bien évidemment, nous y avons déjà pensé. ELENA Ah, et pour ces journalistes, vous avez fait quelque chose ? Parce que. Cette foule, ce bruit. ANNAMARIA ELENA J'ai un peu de mal avec tout ça. ANNAMARIA Écoutez, je comprends bien, mais il n'y a pas grand-chose à faire. Ils ont parfaitement le droit de rester là. C'est leur travail. ELENA Et vous appelez ça un travail ! Mais bon, passons, passons ! Ah, et ce célèbre top-modèle, on peut le voir ? ALTERNATIVE Ah, et cette fameuse top-modèle, on peut la voir ? TERZANI CELESTE Est-ce qu'il est bon ? TERZANI Il a répondu tout seul. Il est dégoûtant ! Mais il a le mérite d'être chaud ! CELESTE TERZANI Tu en veux ? CELESTE Tu as réponse à tout. Mais comment tu fais ? ANNAMARIA Mademoiselle Loran, veuillez me suivre, s'il vous plaît. CELESTE Bien sûr. ANNAMARIA Accompagnez-moi, Terzani. TERZANI À vos ordres, chef ! Allez, Rex. ALDO Giovanni. Sois tranquille. Arrête ces questions et fais-moi confiance. Pour les enquêtes, tout est rentré dans l'ordre. Bon. La seule chose qui m'inquiète un peu, c'est... Cette histoire de témoin. GIOVANNI Comment on peut régler ça ? ALDO GIOVANNI Ah. Et. Il n'y a aucun autre moyen ? ALDO C'est le seul qui soit sûr à cent pour cent. BRUSIO ANNAMARIA Nous sommes en train d'analyser des images qui proviennent des caméras de vidéosurveillance de la discothèque et une fois que ce sera fait, vous visionnerez les portraits des personnes compatibles avec la description que vous avez faite de l'assassin. ELENA Il est donc nécessaire que vous restiez à Rome, jusqu'à la fin de ces recherches, d'accord ? MONIQUE Et combien de temps ? ELENA Je ne sais pas, deux ou trois jours, tout au plus. MONIQUE Vous avez dit trois jours ! Non, ça ne va pas être possible. CELESTE Monique. MONIQUE Céleste a des contrats à respecter. Elle attendue à Tokyo, et ensuite elle enchaîne immédiatement avec Los Angeles. Rester bloquer à Rome, pour nous, c'est un manque à gagner et ce n'est absolument pas professionnel. CELESTE Monique. Peu importe. Tu les appelles, et tu annules tout. MONIQUE CELESTE Je vous écoute, qu'est-ce que je dois faire ? ANNAMARIA Le commissaire Terzani se chargera de votre sécurité. En attendant, vous pouvez vous reposer à l'hôtel, nous vous appellerons dès réception du dossier. CELESTE Non. Je ne retournerai pas dans cet hôtel. ELENA Est-ce qu'il y aurait un problème avec l'hôtel ? CELESTE Non, mais cet homme. C'est un assassin. Il a eu le temps de me voir et il sait très bien qui je suis. Ça veut dire qu'il sait aussi quel est mon hôtel. C'est écrit dans tous les journaux. Il avait l'intention de me tuer, j'en suis certaine. Si vous l'aviez vu. Il m'a fait une de ces peurs. Je n'ai aucune envie de le revoir. ELENA Il n'y aucun problème, et si ça peut vous rassurer, nous pouvons également trouver un autre hôtel. CELESTE Ça ne changera rien ! En Italie, c'est toujours la même chose. À chaque fois que je vais dans un hôtel, quelqu'un en profite se faire de l'argent en appelant les paparazzis. TERZANI Je me disais peut-être qu'éventuellement. ANNAMARIA Terzani. TERZANI Que cette demoiselle. ANNAMARIA Inutile de tirer des plans sur la comète. TERZANI Ça n'a rien à voir avec des plans, chef. MONIQUE Oh, oh. Excusez-moi, mais. Qu'est-ce que cette histoire de plan vient faire là ? TERZANI Non, je disais seulement que mademoiselle Loran aurait peut-être pu venir dormir chez moi. Au moins, là-bas, aucun journaliste ne viendrait la déranger. MONIQUE Génial ! On a enfin trouvé la solution. Un flic qui joue les play-boys. Ce n'est même pas la peine d'y penser ! CELESTE Je ne suis pas de cet avis. Il s'en sortira très bien. Et Rex aussi. BRUSIO TERZANI Messieurs dames, s'il vous plaît, messieurs dames, s'il vous plaît. Je ne fais que passer. Mon service est terminé. Dans trente minutes, Céleste sortira, et vous pourrez enfin l'interviewer. Merci beaucoup. Bon travail à tous. Enfin tout seuls, la voie est libre ! CELESTE C'était pas trop tôt ! Je te remercie. Alors, Rex ? Est-ce que j'ai droit à un bisou ? TERZANI Ben voyons ! PAPINI Écoute Luisa, tu peux m'expliquer un truc ? Dans ce genre de boîtes de nuit, entre l'entrée et les consommations, il faut au minimum trois ou quatre cent euros. LUISA PAPINI Qui vous donnait tout cet argent ? Je m'excuse de te demander ça, mais. Je le fais pour Anna. LUISA On visait ceux qui conduisaient des belles voitures et. On s'amusait à leur faire croire que Enfin. Vous voyez ce que je veux dire. PAPINI LUISA Ces mecs-là nous payaient l'entrée et les consos on leur parlait de la pluie et du beau temps. Et après, et bah en fait. Rien d'autre. PAPINI LUISA Sauf des fois. Ça dépend. On est déjà tombé sur des mecs canons. PAPINI Eh bien, une fois n'est pas coutume. Anna n'est pas tombée sur le bon. LUISA PAPINI Dis voir. Et tous ces hommes. Est-ce que ça vous arrivait de les revoir ? LUISA PAPINI Vous leur laissiez vos numéros de portable, peut-être ? LUISA ANNAMARIA Non, mais. Non. Madame le juge. Mais. On n'entre pas comme ça. ELENA Il s'agit pourtant bien de mon enquête, non ? ANNAMARIA Carlo, je te présente. le juge Elena Sarti, qui va superviser l'enquête à nos côtés. PAPINI Et alors ? Qu'est-ce que ça veut dire ! Qu'elle a le droit de m'interrompre, alors que je suis en plein interrogatoire avec un témoin ! LUISA PAPINI On est sur quelle planète là, bordel de merde ! ELENA ANNAMARIA Voilà ! Je voulais vous présenter Carlo Papini. Il officie en tant qu'auxiliaire de police judiciaire, sur autorisation de Monsieur le procureur. ELENA Des expertises externes. PAPINI Ouais ! ELENA Je n'ai jamais été très favorable aux expertises externes. PAPINI Ça fait plaisir d'être apprécié ! ELENA Parfait, je vois qu'on s'est compris. ANNAMARIA Ça ! ELENA Il y a tellement de personnes qualifiées que je ne vois pas l'intérêt de payer des civils, voyez-vous. Monsieur Papini, auriez-vous l'amabilité d'attendre dehors pour que je continue cet interrogatoire, merci. PAPINI Officier Papini. ANNAMARIA PAPINI Et tu ne vas pas réagir ? ANNAMARIA Pas là. non. PAPINI Non mais regardez-moi ça. Je vais faire un tour au bar. ELENA Bien. Vous pourriez fermer la porte s'il vous plaît ? ANNAMARIA Oui, bien sûr. ELENA Luisa, c'est bien ça ? LUISA Oui. ELENA Bien. UOMO Ils sont arrivés. CELESTE Alors comme ça, tu habites ici. TERZANI Oui, c'est mon chez moi. CELESTE TERZANI Ça te plaît ? CELESTE Oui. C'est. C'est un peu en-dehors du monde. TERZANI C'est exactement ça ! J'ai toujours aimé vivre en dehors du monde. CELESTE Je crois qu'on devrait bien s'entendre tous les trois. TERZANI CELESTE TERZANI Est-ce que tu as faim ? CELESTE Oui. Mais. J'ai pas grand-chose d'une mamma italienne. Et j'ai pas trop l'habitude de cuisiner, tu vois. TERZANI De mon côté, je me débrouille comme un chef. Je viens juste de préparer un fond de sauce tomate, et j'ai des rougets dans mon congélateur. Je peux te les faire à la livournaise. Il suffira d'ajouter un peu de persil et une pointe de piment. CELESTE Ça me va ! J'ai aucune idée de ce que ça peut être, mais. J'espère qu'il y en aura assez, parce que je suis une grande mangeuse. TERZANI CELESTE TERZANI Il y a quelqu'un à la maison, Rex ? Éloignons-nous un peu. TERZANI Rex, va la mettre à l'abri. CELESTE KILLER 1 CELESTE Maintenant ! KILLER 2 Merde ! KILLER 1 Fais chier ! TERZANI Éloigne-la d'ici, Rex ! CELESTE TERZANI Céleste, monte ! KILLER 2 Putain, ils se sont barrés ! UOMO Ils iront pas bien loin, t'inquiète ! KILLER 1 TERZANI Des types viennent de nous tirer dessus, chef. ANNAMARIA C'était qui ? TERZANI Je ne sais pas qui c'était, ils étaient planqués chez moi à nous attendre. ANNAMARIA Comment ils pouvaient savoir que vous étiez là-bas ? TERZANI À vous de me le dire. J'en ai tué un, il est au fond du Tibre à l'heure qu'il est. Repêchez-le, et dites-moi qui c'est. ANNAMARIA Entendu, Terzani, on arrive tout de suite. TERZANI On a déjà mis les voiles. CELESTE C'est terrible. TERZANI Rassure-toi, on est en sécurité maintenant. CELESTE TERZANI Écoute-moi. Tu as eu le temps de les voir. Est-ce que l'assassin était l'un d'entre eux ? CELESTE Non. TERZANI Tu en es certaine ? CELESTE Oui ! Ils étaient. Ils n'avaient rien à voir avec lui, et euhm. L'assassin était. Il était beaucoup plus jeune qu'eux. Mais au fait. Mon Dieu. Comment ils savaient qu'on était chez toi ? TERZANI J'en sais rien. CELESTE Qu'est-ce que. Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? TERZANI On va disparaître un peu. CELESTE TERZANI Et pendant qu'on y est, je vais aussi me débarrasser de ça. Ils auront qu'à nous trouver autrement. ELENA Essayez de le rappeler. SEGRET TELEF Vous êtes sur le répondeur du zéro trois, trois cent quarante. ANNAMARIA Il l'a éteint. Il est injoignable. ELENA Vous réalisez ce qu'il se passe ? Vous avez une taupe dans votre équipe. ANNAMARIA Oui, malheureusement. ELENA Je vais devoir ouvrir une enquête sur ce commissariat, un peu à contrecœur, mais j'en ai l'obligation. ANNAMARIA Faites comme bon vous semble. LAURA Domenico Di Marzio, affilié à la famille calabraise des Santovito. PAPINI Un tueur de la Ndrangheta. Qu'est-ce que ça a à voir avec cette histoire ! ELENA Où est-ce que nous en sommes ? LAURA Euh. Nous avons identifié un des hommes, c'est le tireur qu'on a retrouvé chez Terzani. ELENA Ce n'est pas la priorité, ce ne sont pas les morts qui m'intéressent. PAPINI C'est les vivants qui nous les cassent les burnes. LAURA ELENA Je voudrais savoir où nous en sommes avec les images tirées du système de vidéosurveillance de la discothèque, s'il vous plaît. LAURA Oui. Je m'en occupe. Les voilà. Nous avons pu isoler les portraits de tous les hommes qui ont été filmés le soir du meurtre, et qui correspondent à la description de Céleste Loran. Mais ils n'y sont pas tous, il reste encore pas mal d'images à visionner. ELENA Revenez en arrière. Est-ce que ce serait possible de les imprimer, s'il vous plaît. LAURA Bien sûr. ELENA Merci. ANNAMARIA Oui. Qui est-ce ? MONIQUE Il paraît que quelqu'un a tiré sur Céleste ! Elle va bien, est-ce qu'elle est blessée ? ANNAMARIA Madame Lecygne ? MONIQUE Oui, c'est moi. Je vous en supplie, dites-moi comment elle va. ANNAMARIA Vous n'avez pas à vous inquiéter. Céleste va très bien. MONIQUE Seigneur Jésus ! Oui, c'est ouvert. Et où elle est maintenant ? Je veux la voir. Je dois absolument la voir. ANNAMARIA Je suis désolée, mais je ne peux pas vous le dire. MONIQUE Attendez, c'est une plaisanterie ? ANNAMARIA Je suis on ne peut plus sérieuse. Il s'agit d'une information confidentielle. MONIQUE Merci. Confidentielle pour qui ? Je suis son agent, mais je suis aussi son amie. Je dois rester avec elle. ANNAMARIA Écoutez, je vous répète que je ne peux pas vous le dire, je suis désolée. MONIQUE Et je vous répète que vous devez me le dire ! ANNAMARIA Je le ferais dès que possible, d'accord. Au revoir madame. MONIQUE Connasse. ELENA Est-ce que je peux entrer ? ALDO Qu'est-ce que tu viens faire ici ? ELENA Ils ont une photo de Massimo Breviglieri devant la discothèque. ALDO D'accord. ELENA ALDO Alors dépêche-toi de retrouver la planque de cette, euh, Céleste Loran. ELENA Non, je ne peux pas faire plus, c'est devenu trop dangereux. Je suis un magistrat, je ne peux pas risquer de. ALDO Magistrat ! Il manquait plus que ça. Comment tu vas nous la jouer, à la Ilda Bocassini ? Arrête-moi ça, tu me donnes des maux de tête là ! Pourquoi est-ce qu'il faut encore que je te répète tout ce que je t'ai déjà dit des centaines de fois ? ELENA Parce qu'il y a certaines limites. ALDO Des limites ? Ouais. Elles se trouvent à l'intérieur d'un dossier tes limites. Un dossier enfermé dans un coffre sécurisé dont je suis le seul à avoir les clés. ALDO Et il vaudrait mieux que ce dossier reste où il est, je dirais rien d'autre. C'est mieux pour tout le monde, laissons-le où il est. ELENA ALDO S'il te plaît. C'est tout à ton honneur, tu sais ? C'est une affaire qui peut rapporter gros, et tu as tout à y gagner. ELENA ALDO Eh. C'est dans ton intérêt. ELENA ALDO Ça ira. T'en fais pas. Allez, ça ira. Ça ira ! ELENA ALDO Et tiens-moi au courant. ALDO GIOVANNI Allô. ALDO Giovanni. Tu sais que la police a trouvé une photo de ton fils ? GIOVANNI S'ils ont des photos de lui, ça veut dire qu'on est fichus. Cette fois, on est fichus. ALDO Écoute-moi. Pas la peine de t'inquiéter. Fais ce que t'as à faire, et je m'occupe du reste. On fera les comptes quand on en aura terminé. Ciao. MASSIMO Alors ? Qu'est-ce qu'il t'a dit ? Ils l'ont toujours pas liquidée celle-là ? GIOVANNI MASSIMO Aïe ! Mais qu'est-ce que je t'ai fait ? GIOVANNI Ce que tu m'as fait ? Ce que tu m'as fait ? Notre sort est entre les mains d'un criminel maintenant ! Voilà ce que tu m'as fait ! MASSIMO Eh ben va te faire foutre alors ! Espèce de pauvre con ! TERZANI Qu'est-ce que t'en dis, Rex ? On s'arrête par là. TERZANI Il vaudrait mieux garer la voiture de l'autre côté. Bonsoir. Est-ce que vous acceptez les chiens ? PORTIERE Tout à fait, monsieur. Les animaux sont les bienvenus ici. Une chambre double ? TERZANI Oui. PORTIERE Vos papiers, s'il vous plaît. TERZANI Quel idiot ! Je les ai oubliés dans la voiture. C'est possible de vous les apporter plus tard ? PORTIERE Pas de souci. TERZANI Merci. PORTIERE Ce sera la chambre numéro quarante-neuf. S'il vous plaît. TERZANI Alors allons-y. TERZANI C'est bon. Je vais attendre dehors. CELESTE Non, reste. Je ne suis quand même pas une petite fille. Tu sais. Ça fait un bout de temps que je ne suis plus pudique. Et puis. J'ai pas envie de rester ici toute seule. TERZANI Je te laisse avec Rex. Je passe un coup de fil et je reviens dans deux minutes. CELESTE TERZANI Et pendant que j'y suis, je vais jeter un coup d'œil dehors. Tu n'as rien à craindre. Personne ne sait qu'on est là. CELESTE D'accord. Mais à qui il téléphone ? À sa petite amie ? Allez, tu peux me le dire. Est-ce qu'il a une petite amie ou pas ? TERZANI Fais pas chier, allez. Marco Terzani à l'appareil. Passez- moi le Commissaire Fiori. ANNAMARIA Fiori. TERZANI C'est moi, chef. ANNAMARIA Terzani, où vous étiez passé ? Ça fait des heures qu'on vous cherche. TERZANI Où j'étais passé à votre avis ! Expliquez-moi, allez-y. Comment ces types savaient que je l'emmenais chez moi ? ANNAMARIA Je ne sais pas. Mais on a identifié l'homme sur lequel vous avez tiré. Et d'après les antécédents, il travaillait pour une famille de la mafia calabraise. TERZANI Nom d'un chien ! Et quel est le rapport avec le meurtre de cette fille ? ANNAMARIA J'en sais rien. Terzani, vous êtes où ? TERZANI Écoutez-moi. Je vais vous dire où on est. Mais faites très attention. Moins vous en parlerez, et mieux ce sera. ANNAMARIA Naturellement. TERZANI Très bien. On est dans un hôtel, à l'extérieur de Rome. On va passer la nuit là-bas. Vous pouvez m'envoyer quelqu'un, demain matin ? ANNAMARIA Oui, bien sûr, donnez-moi l'adresse. TERZANI TERZANI Qu'est-ce qu'il y a, Rex ? CELESTE Qu'est-ce qu'il se passe ? TERZANI Il y a quelque chose qui ne va pas. CELESTE Qu'est-ce qui ne va pas ? TERZANI On y va. Dépêche-toi. CELESTE Où on va aller maintenant ? TERZANI Loin d'ici. CELESTE Et tous ces hommes-là. Est-ce que c'est lui qui les paie ? C'est le tueur ? TERZANI Un gamin de vingt ans qui paie des tueurs à gage ? Non, ça m'étonnerait. Et puis, ils étaient au courant de nos moindres faits et gestes. CELESTE Qu'est-ce qu'on va faire ? TERZANI Se fier à ceux en qui j'ai confiance à cent pour cent. PAPINI TERZANI Carlo, c'est Terzani. PAPINI Marco. Qu'est-ce qu'il t'arrive ? TERZANI Et une fois de plus, ils savaient où on était ! Ils ont débarqué en pleine nuit. PAPINI Seigneur, est-ce que tout va bien ? TERZANI Oui, on a eu de chance, oui. Écoute, essaie de bien réfléchir. CELESTE TERZANI Qui aurait pu précisément savoir où on se cachait ? PAPINI ANNAMARIA Carlo. Alors ? PAPINI J'ai eu un appel de Marco. ANNAMARIA Quand ça ? PAPINI Y a pas longtemps. ANNAMARIA Et qu'est-ce qu'il a dit ? PAPINI Il a dit qu'il n'avait plus confiance en personne. Et que ça doit rester entre nous deux et Madame le juge, naturellement. Du café ? ELENA Merci. PAPINI Marco a besoin de vous. Il voudrait vous rencontrer. ELENA Très bien. Mais à quel endroit ? PAPINI Il a laissé des indications. Le rendez-vous a lieu dans trois heures. Il demande que vous apportiez avec vous les photographies des hommes qui étaient présents dans cette discothèque le soir du meurtre. ELENA PAPINI Vous devrez recueillir le témoignage de Céleste. ELENA PAPINI Il restera avec la jeune fille, tant que l'assassin n'aura pas été appréhendé. ANNAMARIA Alors, j'y vais aussi. PAPINI Non, non, non, non, non, non. Marco a été catégorique. Uniquement Madame le juge. ELENA Vous avez mon accord, je vais chercher les photos. À plus tard. PAPINI Un café ? ANNAMARIA Il n'a même plus confiance en moi. PAPINI Ça te paraît possible ? ELENA Voici les indications qui vous conduiront au commissaire et à la jeune fille. UOMO Vous allez venir avec nous madame. ELENA Non, je ne préfèrerai pas être là quand. UOMO J'ai dit que vous allez venir avec nous, c'est clair ? Remontez dans votre voiture. Allez. Suivez-nous, et gardez vos distances. ELENA ELENA Terzani, je vous ai trouvé. TERZANI Madame le juge. ELENA TERZANI Est-ce que ça va ? Je vois que nous avons de la compagnie ! ELENA UOMO Donnez-nous la fille ! TERZANI Vous êtes cernés. ELENA UOMO Pardon ? MONTEROSSO Police ! Les mains en l'air ! ELENA MONTEROSSO Menottez-les ! AGENTE Je m'occupe de celui-là ! TERZANI Monte ! Monte. Une seconde. Madame Sarti, l'officier Papini me disait qu'il avait hâte de vous interroger. CELESTE TERZANI Céleste. CELESTE MONTEROSSO Allez, embarque-la ! CELESTE MONTEROSSO SALLUZZI TERZANI Tout est fini. SALLUZZI Monterosso. Ils sont en train de s’embrasser ! MONTEROSSO Tu vas les déranger ! SALLUZZI MONTEROSSO Allez, bouge de là ! Allez ! SALLUZZI TERZANI CELESTE ELENA PAPINI Est-ce que t'es prêt ? ELENA PAPINI On y va ? Je suis tout ouïe. ELENA CELESTE C'est lui. ANNAMARIA Est-ce que vous en êtes certaine ? CELESTE Oui. Sûre et certaine. Pourquoi, vous le connaissez ? ANNAMARIA Oui. C'est le fils de Giovanni Breviglieri. L'un des constructeurs les plus importants d'Italie. BRUSIO AGENTE Laissez-nous passer, merci ! MONIQUE TERZANI CELESTE Tu me manqueras. Et toi aussi tu vas me manquer, tu sais. TERZANI CELESTE Comment je vais faire sans vous ? Mes anges gardiens préférés. TERZANI Tu connais notre adresse ! MONIQUE Céleste, allez, allez ! On va rater l'avion là ! TERZANI MONIQUE C'est juste pas possible ça ! TERZANI Est-ce que ça te dirait d'aller faire un tour en France ? On se fait un petit week-end à Paris, Rex ? Allez, à la maison.