CAMILLA CAROLINE CAROLYN CHRIS_SMITH GEORGE_BLACKMAN GRAHAM_LOFTING JANE_PRECHTER JAY_BLADES JOHN_LOFTING KIRSTEN_RAMSAY LADY_OWNER LUCY_SMITH MAN_OWNER MICHAEL_LOFTING NARRATEUR STEVEN_FLETCHER SUZIE_FLETCHER VIEILLE_FEMME WILLIAM_KIRK NARRATEUR Bienvenue � lAtelier. Ici, vos pr�cieux tr�sors de famille sont ramen�s � la vie. WILLIAM KIRK On est dans latelier des r�ves. NARRATEUR Cest lantre de Jay Blades, restaurateur de meubles. JAY BLADES Aujourdhui, on d�pense une fortune pour des choses quon jette une fois cass�es. Mais on poss�de tous un objet qui a une trop grande valeur sentimentale pour aller � la poubelle, et cest l� quon intervient. NARRATEUR Il travaille aux c�t�s de certains des meilleurs artisans du Royaume-Uni. WILLIAM KIRK Chaque pi�ce a sa propre histoire. Cest dingue de savoir que mon travail en fait partie. STEVEN FLETCHER Jai toujours bricol�, r�par� des trucs. Jadore �a. KIRSTEN RAMSAY Cest un immense plaisir de redonner vie aux tr�sors des autres. NARRATEUR Arm�s de leur savoir-faire unique... STEVEN FLETCHER Jai h�te de my mettre. NARRATEUR Ils donnent une seconde vie... Une nouvelle jeunesse... JAY BLADES Quel talent ! NARRATEUR Et un nouvel �clat� � des biens pr�cieux� et des tr�sors de famille irrempla�ables. Ils raniment ces objets oubli�s... CAROLINE Cest formidable. MAN OWNER �a me ram�ne cinquante ans en arri�re. NARRATEUR Et r�veillent... LADY OWNER Incroyable�! NARRATEUR De vieux souvenirs endormis. CAROLYN Oh l� l� ! NARRATEUR Aujourdhui, � lAtelier, Steve et Kirsten travaillent ensemble pour r�parer une horloge qui date du e si�cle. STEVEN FLETCHER Voil�. KIRSTEN RAMSAY Je peux l�cher ? STEVEN FLETCHER Cest bon. KIRSTEN RAMSAY Tu es s�r ? STEVEN FLETCHER Oui. KIRSTEN RAMSAY Daccord. NARRATEUR Pendant que George soccupe dune ancienne machine � �crire qui a un lien avec la royaut�. STEVEN FLETCHER Il est o�, le correcteur orthographique ? GEORGE BLACKMAN Tas ans davance. NARRATEUR Mais savant cela, il faut soccuper de John Lofting. Il se rend � lAtelier pour une mission secr�te. SUZIE FLETCHER Bonjour. JOHN LOFTING Bonjour. NARRATEUR Il va faire appel � Suzie Fletcher, une experte du cuir pleine de ressources. SUZIE FLETCHER Enchant�e. JOHN LOFTING De m�me. SUZIE FLETCHER Quest-ce que vous nous apportez ? JOHN LOFTING Le blouson de vol de mon grand-p�re. SUZIE FLETCHER Daccord. JOHN LOFTING Il la utilis� pendant la Seconde Guerre mondiale. SUZIE FLETCHER Ah oui ? JOHN LOFTING Oui. Cest un blouson Irvin qui �tait sp�cifiquement con�u pour le Coastal Command de la Royal Air Force. SUZIE FLETCHER Je vois. JOHN LOFTING Ils nont pas tous la capuche jaune. SUZIE FLETCHER Daccord. Quest-ce que cest ? JOHN LOFTING Sils �taient malchanceux et devaient sauter en mer, ils pouvaient mettre leur capuche pour quon les voie plus facilement dans leau. Mon grand-p�re tirait des missiles depuis un bombardier. NARRATEUR Le Coastal Command �tait la force de frappe maritime de la Royal Air Force. Leur r�le �tait de patrouiller et rep�rer les ennemis et de d�fendre les c�tes d�ventuelles attaques. Lors de la Seconde Guerre mondiale, les h�ros de la Coastal Command ont coul� navires allemands. Le prix � payer a �t� lourd. Plus de hommes ont perdu la vie au combat. Le grand-p�re de John a surv�cu et a continu� � servir la Royal�Air Force apr�s la guerre. JOHN LOFTING Je nai jamais vu mon grand-p�re. Il est mort avant ma naissance. Cest mon p�re qui a h�rit� du blouson. On y tient beaucoup. Cest lune des rares choses quil nous reste de lui. SUZIE FLETCHER Quaimeriez-vous que je fasse ? JOHN LOFTING Je lai piqu� � mon p�re sans quil ne sen rende compte. SUZIE FLETCHER Comment vous avez r�ussi � faire �a�? JOHN LOFTING Jai demand� laide de sa femme. SUZIE FLETCHER Pourquoi vous ne lui avez pas demand� � lui ? JOHN LOFTING Je trouvais que �a serait une belle surprise. Et puis mon p�re ne parle jamais de son p�re. Je ne sais presque rien sur mon grand-p�re. Mais je connais lhistoire de ce blouson. Jai toujours su quil appartenait � mon grand-p�re. Du coup, je me disais que ce serait g�nial si je pouvais restaurer un objet qui appartenait � mon grand-p�re pour mon p�re. Et il y a aussi une importance historique. SUZIE FLETCHER Oui. JOHN LOFTING Mon grand-p�re la utilis� pendant la guerre. Il la mis pour des missions. Jaimerais quon lui rende sa gloire dantan. Ce serait g�nial. La plupart des coutures sont d�faites. SUZIE FLETCHER Daccord. JOHN LOFTING Comme ici. SUZIE FLETCHER Ah oui. JOHN LOFTING Et �a, ce nest rien � c�t� de certains trous. Regardez au niveau de l�paule. SUZIE FLETCHER Ah oui. En effet. JOHN LOFTING Et il y en a dautres. Je ne sais pas do� ils viennent. Je sais que mon p�re portait le blouson quand il �tait adolescent. Mon oncle aussi. Donc, je pense que cest eux qui lont us�. SUZIE FLETCHER Et vous �tes certain quil sera heureux quon le restaure ? JOHN LOFTING Oui. Cest s�r. Comme vous pouvez le voir, il a besoin quon soccupe de lui. SUZIE FLETCHER Soyez rassur�, je vais en prendre soin. Je suis ravie que vous me layez apport�. JOHN LOFTING Je vous le laisse. SUZIE FLETCHER Parfait. JOHN LOFTING Merci. SUZIE FLETCHER Merci beaucoup, John. JOHN LOFTING Merci. Au revoir. SUZIE FLETCHER Au revoir. JOHN LOFTING Je suis un peu stress� maintenant quil nest plus entre mes mains. Je lai confi� � Suzie. Cest un blouson tr�s important pour notre famille. Je tiens beaucoup � mon p�re. Et restaurer ce blouson pour pouvoir lui donner, cest quelque chose qui me tient vraiment � c�ur. Jai h�te de voir sa r�action quand il aura sous ses yeux le bouson restaur�. D�sol�. NARRATEUR D�sormais, John doit penser � un stratag�me pour que son p�re vienne � lAtelier. Pendant ce temps, Suzie commence � r�parer le blouson. SUZIE FLETCHER Je suis en train de le passer en revue. Il y a beaucoup dendroits � recoudre. Il faut aussi retoucher le cuir. Je dois remplacer la fermeture �clair. Le trou au niveau de l�paule va �tre compliqu� � recoudre, mais je vais pouvoir renforcer cette partie. � mesure que je vais men occuper, je vais mimaginer ce quil a pu vivre. NARRATEUR De nombreuses coutures du blouson du grand-p�re de John sont d�faites. SUZIE FLETCHER En fait, il va falloir recoudre toutes les coutures et replacer par-dessus les morceaux de cuir qui les prot�gent. Les coutures ont pourri. Elles sont fragiles. Je dois retirer tous les points. Et il y en a pas mal. NARRATEUR Avec un tel travail � abattre, Suzie a demand� laide dun de ses vieux amis. JAY BLADES �a va ? SUZIE FLETCHER �a va. JAY BLADES Je voulais ten acheter une �lectrique. SUZIE FLETCHER Je te pr�sente Pearl. JAY BLADES Enchant�, Pearl. SUZIE FLETCHER Cest une machine � coudre de marque. JAY BLADES Daccord. SUZIE FLETCHER Je lai appel� comme �a parce quelle me rappelle la chanson ��Pearl is a singer�� dElkie Brooks. JAY BLADES Daccord. SUZIE FLETCHER Mais ce qui me plait plus que tout avec cette machine � coudre, cest quelle va me permettre de conserver laspect originel des points du blouson. Avec une �lectrique, �a ne serait pas pareil. JAY BLADES Ce ne sont pas les m�mes points. SUZIE FLETCHER Ce ne sont pas les m�mes points. JAY BLADES Et l�, tu peux la contr�ler. SUZIE FLETCHER Exactement. JAY BLADES Quest-ce que tu veux que je fasse ? SUZIE FLETCHER Tu peux tourner la manivelle. JAY BLADES Tout doucement. SUZIE FLETCHER Oui. Tout doucement. Pr�t ? Parfait. JAY BLADES Comme �a ? SUZIE FLETCHER Oui. Continue. JAY BLADES Quest-ce que cest long. SUZIE FLETCHER Tu nas rien dautre � faire de toute fa�on. JAY BLADES Je vais pas rester ici toute ma vie quand m�me�?! SUZIE FLETCHER Si. Continue. JAY BLADES Il faut faire le blouson en entier�? SUZIE FLETCHER Oui. Tout le blouson. Continue. NARRATEUR Voici Jane Prechter. Elle nous vient de Maidenhead. JAY BLADES Bonjour. JANE PRECHTER Bonjour. NARRATEUR Elle poss�de un tr�sor qui a besoin de passer entre les mains dun expert. JAY BLADES Quest-ce que vous nous apportez ? JANE PRECHTER Une horloge Meissen en porcelaine. JAY BLADES Elle est magnifique. Kirsten, jai quelque chose pour toi. NARRATEUR Avec sa longue exp�rience de restauratrice de c�ramiques, Kirsten est la mieux plac�e pour r�parer cette horloge. KIRSTEN RAMSAY Elle est belle. JAY BLADES Tr�s belle. KIRSTEN RAMSAY Oui. Je peux la regarder�? JANE PRECHTER Bien s�r, allez-y. KIRSTEN RAMSAY Oh, elle fait du bruit. Daccord. Elle est sublime. JAY BLADES Elle est belle, hein ? KIRSTEN RAMSAY Oui. JAY BLADES Quelle est son histoire, alors ? JANE PRECHTER Mon grand-p�re collectionnait les antiquit�s. Il avait loeil. JAY BLADES Un tr�s bon oeil. JANE PRECHTER �a nint�ressait pas mon p�re, mais ma m�re, si. Donc quand mon grand-p�re est d�c�d�, il la l�gu� � sa belle-fille, cest-�-dire ma m�re. Elle ma encourag�e � my int�resser. Elle me disait quelle repr�sentait les quatre saisons. Le printemps est repr�sent� par les fleurs. KIRSTEN RAMSAY Cest vrai. JANE PRECHTER L�t�, par une faucille et une gerbe de ma�s. Lautomne, par un verre de vin et du vin. Et lhiver, par une couverture et un petit� KIRSTEN RAMSAY manteau... JANE PRECHTER � un bol de soupe. KIRSTEN RAMSAY Daccord. Jaurais dit du charbon. JANE PRECHTER Oui, quelque chose de chaud. KIRSTEN RAMSAY On en saura plus une fois nettoy�. JANE PRECHTER Oui. KIRSTEN RAMSAY Cest un bouillon. JAY BLADES Cest un bouillon. JANE PRECHTER Elle �tait au-dessus de la chemin�e et elle fonctionnait. KIRSTEN RAMSAY Daccord. JAY BLADES Quest-ce quella a ? JANE PRECHTER Il y a huit ans, une amie ma rendu visite. J�tais malade et elle est venue maider. Elle a retir� lhorloge pour faire la poussi�re... JAY BLADES Daccord. JANE PRECHTER � elle la mise sur un tabouret et il sest renvers� Voil�. KIRSTEN RAMSAY Vous �tes toujours amies ? JANE PRECHTER Oui. On se conna�t depuis longtemps. KIRSTEN RAMSAY Daccord. JAY BLADES Il y a des morceaux manquants ? JANE PRECHTER Elle les a aspir�s. KIRSTEN RAMSAY Oh non. Cest dommage. Cest une tr�s belle horloge. Cest une Meissen. Elle date du si�cle dernier. Elles sont tr�s bien faites. Cest de la porcelaine de tr�s bonne qualit�. JANE PRECHTER Daccord. JAY BLADES Elle est belle. Si Kirsten la trouve jolie, cest quelle lest. KIRSTEN RAMSAY Elle est sublime. Cest une tr�s belle pi�ce. JANE PRECHTER Je trouve quelle est bien travaill�e. Il y a beaucoup de d�tails. JAY BLADES Oui. KIRSTEN RAMSAY Cest vrai. JANE PRECHTER Cest mon lien avec mon grand-p�re et ma m�re. Ils y tenaient tous les deux. JAY BLADES Est-ce quelle sonne ? JANE PRECHTER Elle sonnait avant, oui. KIRSTEN RAMSAY Cest vrai ? On va demander � Steve de regarder. JAY BLADES Oui. Cest un expert. Steve ? Tu peux venir jeter un coup d�il, sil te pla�t�? STEVEN FLETCHER Je nattendais que �a. JANE PRECHTER Bonjour. STEVEN FLETCHER Bonjour. Alors, voyons voir. Depuis quand elle ne marche plus ? JANE PRECHTER �a va faire neuf ans. STEVEN FLETCHER Daccord. Je dirais quelle na pas �t� entre les mains dun horloger depuis ou ans. JANE PRECHTER Oui. STEVEN FLETCHER Ce qui me fait dire �a, cest la couleur du cuivre. JANE PRECHTER Je ne lai jamais emmen�e chez un horloger. KIRSTEN RAMSAY Daccord. STEVEN FLETCHER Ceci explique cela. JAY BLADES Tu penses que tu peux ten occuper, Steve ? STEVEN FLETCHER Oui, je vais la r�parer. JANE PRECHTER Ce serait g�nial. KIRSTEN RAMSAY Ce sera un travail d�quipe. JAY BLADES �a, oui. STEVEN FLETCHER Exactement. JAY BLADES Vous allez travailler ensemble ? Cool. JANE PRECHTER Super. JAY BLADES Merci d�tre venue. JANE PRECHTER Merci � vous. Ravie de vous avoir rencontr�s. STEVEN FLETCHER De m�me. KIRSTEN RAMSAY Attention. STEVEN FLETCHER Oui. JAY BLADES Elle est belle. STEVEN FLETCHER Oui. KIRSTEN RAMSAY Apr�s un nettoyage, elle sera magnifique. STEVEN FLETCHER Cest une pi�ce de qualit�, pas vrai ? KIRSTEN RAMSAY Oui. JANE PRECHTER Je suis contente de leur avoir laiss� lhorloge. Je suis soulag�e quelle ne se soit pas plus d�grad�e avec le voyage. Cette horloge, cest le lien entre les g�n�rations dans ma famille. Elle me rappelle mes grands-parents et les moments que je passais avec eux chez eux. Jadorerais pouvoir la donner � mes fils. KIRSTEN RAMSAY Jai h�te de my mettre. Je sais que le r�sultat sera sublime. Et toi�? Tu penses que tu pourras la faire sonner�? STEVEN FLETCHER Oui, cest un m�canisme standard, mais de tr�s bonne qualit�. KIRSTEN RAMSAY Daccord. STEVEN FLETCHER �a ne sera pas compliqu�. Jai travaill� sur des centaines dhorloges similaires. Elles sont tr�s bien. KIRSTEN RAMSAY Daccord. JAY BLADES Il faut dabord que tu toccupes du m�canisme avant que Kirsten ne soccupe du reste�? STEVEN FLETCHER Exactement. JAY BLADES Vous avez h�te de vous mettre au travail. KIRSTEN RAMSAY Carr�ment. JAY BLADES Cest un travail d�quipe. STEVEN FLETCHER Tout � fait. JAY BLADES Je vous laisse, alors ? STEVEN FLETCHER Tu peux. KIRSTEN RAMSAY Oui, tu peux. Merci, Steve. JAY BLADES Vous �tes s�rs ? NARRATEUR La porcelaine Meissen a �t� cr��e en Allemagne au d�but du e si�cle. Elle a �t� la premi�re porcelaine � �tre con�ue en Europe, puisqu� l�poque, les Chinois d�tenaient le. Reconnue pour son style f��rique et quelque peu kitsch, cette horloge est recherch�e par les collectionneurs. STEVEN FLETCHER Je vais commencer � la d�monter. Je retire le cadran� Les rouages sont fig�s. Je trouve �a �tonnant. Cest peut-�tre parce quils nont pas �t� utilis�s pendant longtemps. Et au niveau du m�canisme, �a ma lair tout aussi fig�. Je vais devoir la d�monter enti�rement pour trouver la cause du probl�me. KIRSTEN RAMSAY Salut, Steve. STEVEN FLETCHER Coucou. KIRSTEN RAMSAY Je viens r�cup�rer le reste. STEVEN FLETCHER Vas-y. Elle me fait peur. Vraiment. KIRSTEN RAMSAY Daccord. STEVEN FLETCHER Cest le genre dobjet quon fait tomber par inadvertance. Prends-la. STEVEN FLETCHER Cest bon ? KIRSTEN RAMSAY Oui, cest bon. STEVEN FLETCHER Tes s�re ? KIRSTEN RAMSAY Oui, ne ten fais pas. Je la tiens. Cest parfait. Merci, Steve. STEVEN FLETCHER De rien. NARRATEUR La restauratrice de cuir Suzie doit r�parer un objet de famille pr�cieux. Il sagit dun blouson de vol qui a succomb� � ses blessures datant de la seconde guerre mondiale. SUZIE FLETCHER Il y a un trou au niveau de l�paule. Cest une r�paration risqu�e. Je dois stabiliser la zone. Pour ce faire, il faut que je tonde la laine qui se trouve � lint�rieur du blouson. Ensuite, je collerai du cuir daviateur Il y a d�j� de la laine cousue dessus. Cest �l�gant et doux. Et l�paisseur du cuir est satisfaisante. Je vais donc enlever la laine pour atteindre le cuir. Je vais prendre mon temps, parce que je ne veux pas prendre le risque de couper le cuir. NARRATEUR Apr�s avoir d�gag� la laine, Suzie peut coller le morceau de cuir molletonn� sur la zone. Mais avec une glue de cette puissance, elle na le droit qu� une seule chance. SUZIE FLETCHER Cest une question d�quilibre. Il faut prendre son temps� mais pas trop. Maintenant que jai retourn� le blouson, je dois massurer que les deux parties se rejoignent. Quand on regarde ces petits morceaux de cuir, on se rend compte quils recouvrent bien le trou. Cest parfait. Je sens d�j� que ce patch de cuir a stabilis� toute cette section qui �tait relativement fragile. Je suis ravie. NARRATEUR Ces longues ann�es sur le front ont ab�m� bien plus que le cuir. SUZIE FLETCHER La fermeture �clair est dans un piteux �tat. Elle a perdu de nombreuses dents. Elle a �t� chang�e et on voit quelle a �t� r�par�e. Sur un tel blouson, il est extr�mement important davoir une fermeture �clair fonctionnelle, qui soit facile � attacher et � zipper. Surtout quand il fait froid. Quand on change une fermeture �clair, une fois quon la entre les mains, il faut bien penser � la coudre du bon c�t�, du c�t� droit. Sinon, quand on va mettre le blouson, on va se retrouver avec la fermeture �clair cousue � lenvers. Ce qui risque de poser probl�me. La phase de couture sest bien pass�e. Je suis satisfaite.�Il ne me reste plus qu� tester la fermeture �clair. Jesp�re que �a ira. Parfait. NARRATEUR Pendant que Suzie restaure ce vieux blouson, de nouveaux objets arrivent � lAtelier. NARRATEUR Voici Lucy et Chris. Ils nous viennent dExerter dans le Devon. CHRIS SMITH On y est. LUCY SMITH Enfin. WILLIAM KIRK Bonjour. NARRATEUR Ils apportent un objet familial historique qui a un lien avec la royaut�. CHRIS SMITH Voyons voir� Enfin, vous allez voir. WILLIAM KIRK �a alors. Cest une machine � �crire. LUCY SMITH Oui. GEORGE BLACKMAN Cest une Underwood . CHRIS SMITH Ah oui ? GEORGE BLACKMAN Oui. NARRATEUR LAtelier a fait appel � George Blackman, un expert de la r�paration des machines � �crire. LUCY SMITH Elle appartenait � mon grand-p�re. Il a �crit ses m�moires. Il parlait de sa vie en tant que soldat durant la guerre de Boer et aussi la premi�re guerre mondiale. WILLIAM KIRK Daccord. LUCY SMITH Il y explique aussi sa carri�re au sein de larm�e. Ce qui est vraiment int�ressant, on trouve, cest quil �tait le filleul de la Reine Victoria. WILLIAM KIRK De la Reine Victoria ? LUCY SMITH Oui. Mes arri�re grands-parents �taient amis avec la Reine Victoria et le Prince Albert. WILLIAM KIRK Daccord. Comme tout le monde, nest-ce pas ? LUCY SMITH Oui. CHRIS SMITH Dans ses m�moires, il dit quil �tait amis avec eux et quil avait �t� envoy� � Sandhurst. WILLIAM KIRK Daccord. CHRIS SMITH Il sentra�nait pour devenir officier aux c�t�s de Winston Churchill. WILLIAM KIRK Il connaissait des gens importants. CHRIS SMITH Oui. Ce quil y a de plus surprenant dans ses m�moires, cest quil dit quon la envoy� � lAmbassade anglaise � Berlin. Il se trouvait l�-bas quand lAngleterre a d�clar� la guerre � lAllemagne. LUCY SMITH Et tout est li� � la machine� Il a �crit ses m�moires dessus. Elle a donc une histoire tr�s int�ressante. WILLIAM KIRK Je dis toujours que jadorerais que ces objets puissent parler. LUCY SMITH Moi aussi. WILLIAM KIRK M�me si on a lhistoire de votre machine dans les m�moires. LUCY SMITH Si elle nous les racontait, ce serait plus vivant. WILLIAM KIRK Vous devez beaucoup y tenir. LUCY SMITH Oui. Jy tiens �norm�ment. Je suis tr�s famille. Je nai connu mon grand-p�re que neuf ans. Ma famille compte beaucoup pour moi. Je veux l�guer la machine � �crire. Cest un objet de famille. Je veux quelle reste dans notre famille � jamais. WILLIAM KIRK Elle ne fonctionne pas ? LUCY SMITH Non. GEORGE BLACKMAN �a fait ans quon ne la pas utilis�e. WILLIAM KIRK Vraiment ? CHRIS SMITH Oui. �a fait longtemps. GEORGE BLACKMAN � l�poque, on utilisait de lhuile dans ces machines, mais elle se solidifiait. LUCY SMITH Daccord. GEORGE BLACKMAN Et toutes les salet�s saccumulaient dedans jusqu� cr�er une masse solide qui bloquait tout. CHRIS SMITH Je vois. GEORGE BLACKMAN Toutes les touches semblent fig�es. Voyons voir si elles bougent. LUCY SMITH Elles collent. GEORGE BLACKMAN Oui. Elles sont collantes. Je nai jamais travaill� sur une machine qui a un lien avec la royaut�. Mais au vu de son histoire, ce serait avec plaisir que je la restaurerais. CHRIS SMITH Cest gentil. LUCY SMITH Merci. Ce serait une fiert� de pouvoir la voir fonctionner comme � l�poque. GEORGE BLACKMAN Je vais faire de mon mieux. LUCY SMITH Merci beaucoup. WILLIAM KIRK Merci � vous. LUCY SMITH Merci, Will. Merci, George. GEORGE BLACKMAN Ravi de vous avoir vus. LUCY SMITH Au revoir. CHRIS SMITH Merci. Au revoir. GEORGE BLACKMAN Au revoir. WILLIAM KIRK Au revoir. LUCY SMITH Maintenant que je leur ai confi� la machine � �crire, jai h�te de la r�cup�rer. George a dit quil allait essayer de la r�parer. Donc, je pourrais la donner � mes enfants. CHRIS SMITH Je suis s�r quil va faire plus quessayer. Il va la r�parer. WILLIAM KIRK George. Cest une magnifique pi�ce sur laquelle travailler. GEORGE BLACKMAN Oui. WILLIAM KIRK Cest la premi�re fois que nous avons un objet en lien avec la royaut�. GEORGE BLACKMAN Cest vrai. Jen ai r�par� plusieurs, mais je ne connaissais pas leur histoire. Je dois dire que celle-ci a un pass� tr�s int�ressant. WILLIAM KIRK Oui. Tr�s int�ressant. GEORGE BLACKMAN La chose la plus importante, cest r�parer le cylindre. Il ne bouge plus. Je vais devoir men occuper. Il faut aussi que je nettoie les touches. Ce sont elles qui font monter le papier. WILLIAM KIRK Oui. GEORGE BLACKMAN Elles ne fonctionnent pas. WILLIAM KIRK Elles sont fig�es ? GEORGE BLACKMAN Oui, fig�es apr�s des ann�es de n�gligence. Et apr�s, je vais devoir retirer tout �a. �a ve me prendre pas mal de temps. WILLIAM KIRK Quoi ? Tu vas devoir retirer tout �a ? GEORGE BLACKMAN Oui, je vais tout retirer. Il y a des centaines de pi�ces dans cette machine. Peut-�tre m�me mille. WILLIAM KIRK On dirait que tu as un sacr� boulot qui tattend. GEORGE BLACKMAN �a, oui. NARRATEUR La premi�re �tape pour George, cest de d�monter la machine � �crire. Il pourra ainsi nettoyer toutes les pi�ces. GEORGE BLACKMAN Normalement, une machine aussi vieille serait jet�e ou r�duite en pi�ces. Ce qui serait dommage. Maintenant, on devrait pouvoir tout retirer. Cest bon. �a vient. Je la bouge un peu. Et voil�. On voit tr�s bien toute la salet� qui sest accumul�e.��a fait longtemps quelle est l�. Je nen ai jamais vu une aussi sale. Elle est en mauvais �tat. NARRATEUR Steve et Kirsten allient leurs forces pour restaurer une horloge Meissen datant du e si�cle. KIRSTEN RAMSAY Au fil des ann�es, elle a accumul� pas mal de poussi�re. Je suis en train de bien la nettoyer. En g�n�ral, quand on me confie une pi�ce en porcelaine du m�me genre, il y a souvent beaucoup de salet�s. Je pense que les gens ont peur de les nettoyer. Moi jutilise, ma machine � vapeur. Cest g�nial pour la porcelaine. Cest comme nettoyer une voiture. On voit toute la salet� couler. NARRATEUR De son c�t�, Steve est aussi en mission de nettoyage. Cela fait des dizaines dann�es que le m�canisme ne fonctionne plus et il a besoin dun peu damour. STEVEN FLETCHER Jai tout d�mont� et il ny a rien de cass�. Par contre, jai remarqu� que tout �tait bloqu�. Lhuile sest solidifi�e au niveau des pivots. On dirait de la colle. Cest pour �a que le m�canisme ne fonctionnait pas. Je vais mettre les pi�ces dans ma solution nettoyante et je vais les y laisser quelques minutes. Ensuite, je nettoierai et je polirai tout. Jutilise une vieille solution nettoyante que mon grand-p�re a utilis�e toute sa vie. Je vais les laisser dedans entre trente et quarante-cinq minutes. Ensuite, avec un peu de chance, je vais pouvoir tout remonter et tout fonctionnera. NARRATEUR Kirsten, quant � elle, sattaque � la partie la plus risqu�e de la restauration�: recr�er les parties manquantes. KIRSTEN RAMSAY Il me manque plusieurs morceaux, comme cette gerbe de bl�. Il manque aussi un doigt, un orteil et quelques feuilles. Je vais donc devoir les fabriquer. Je vais faire un doigt pour le ch�rubin. Si lon regarde attentivement les doigts originaux, on remarque quils ont des ongles tr�s d�taill�s. Il faut que je fasse la m�me chose. . Cest un travail minutieux. Mais jaime beaucoup. NARRATEUR Maintenant que les doigts ont �t� recoll�s, Kirsten peut passer � la suite.� KIRSTEN RAMSAY Le plus compliqu� sur cette horloge, �a va �tre de restaurer la gerbe de bl�. Je nai jamais fait de gerbes de bl�. Jai d�j� fait des fleurs, des buissons, des feuilles, des pieds, des mains, mais je nai encore jamais fait de gerbe de bl�. Heureusement quil en reste des parties. �a me donne une id�e de ce que je dois faire. Je vais essayer de monter une colonne centrale. Ensuite, je vais commencer � sculpter les �pis. Je vais les faire ressortir de la colonne. Je pense que le mieux, cest de faire des �pis individuels et de les coller au centre. NARRATEUR Du c�t� de Steve, les pi�ces fra�chement nettoy�es peuvent �tre r�assembl�es. STEVEN FLETCHER Elles sont nettoy�es. Jai r�par� celles qui �taient us�es. Je peux remonter le m�canisme. Je dois dabord placer les ressorts sur les barillets. NARRATEUR Pendant que Steve remonte le m�canisme de lhorloge, Kirsten peint les parties en c�ramique quelle a recr��es. KIRSTEN RAMSAY Je suis en train de faire ce qui me plait le plus�: la peinture. Cest un vrai plaisir. Jadore �tudier toutes les diff�rentes couleurs qui ont �t� utilis�es � l�poque. Par exemple, ici, vous avez des esp�ces de sc�nes peintes sur la c�ramique. Il y a aussi de nombreux d�tails sur les ch�rubins et les fleurs. Cest g�nial de les voir revenir � la vie. NARRATEUR Suzie, la sp�cialiste des cuirs, continue sa m�ticuleuse restauration. Elle doit rendre � un blouson de vol sa gloire dantan. Apr�s des heures de travail acharn�, la fin est proche. SUZIE FLETCHER Je suis en train de nettoyer le cuir. Il faut que jasse extr�mement attention, car il y a certains endroits qui sont fragiles. Je frotte donc doucement pour ne pas les endommager. Ensuite, je vais le laisser s�cher et je repasserai encore un coup dessus, sauf que cette fois-ci, je vais utiliser de la lotion et du savon glyc�rin�. Le fait de travailler sur ce blouson, �a me permet dimaginer � quel point les conditions de vie devaient �tre dures pendant la guerre. Les soldats faisaient un travail extr�mement difficile et important. �a m�meut. Imaginez si c�tait quelquun de votre famille.�Jesp�re que John et Graham appr�cieront la restauration que jai faite. NARRATEUR John et son oncle Michael arrivent � lAtelier. Ils ont pr�vu de faire une surprise � Graham, le p�re de John, et propri�taire du blouson. JOHN LOFTING Jai d� ruser et inventer une excuse pour que mon p�re vienne. Heureusement, mon oncle ma aid�. Si je me souviens bien, il pense quil se rend � un repas gratuit quil aurait gagn� avec sa femme. Je crois quil va �tre assez surpris quand il va nous voir. MICHAEL LOFTING Oui. GRAHAM LOFTING Cest bizarre. Je crois quon se conna�t. GRAHAM LOFTING Salut. MICHAEL LOFTING Salut. JOHN LOFTING �a va ? GRAHAM LOFTING �a va bien, et vous ? MICHAEL LOFTING Bien aussi. GRAHAM LOFTING Vous mavez bien eu. JAY BLADES Bonjour. GRAHAM LOFTING Bonjour. JAY BLADES �a va ? Vous allez bien�? GRAHAM LOFTING �a va, merci. JAY BLADES Vous �tes ? GRAHAM LOFTING Graham. JAY BLADES Graham. Et vous ? JOHN LOFTING John. JAY BLADES �a va, John? MICHAEL LOFTING Mick. JAY BLADES Mick. Enchant�. Avancez. GRAHAM LOFTING Merci. JAY BLADES Graham, vous ne savez pas ce que vous faites ici. GRAHAM LOFTING Je nen ai aucune id�e. JAY BLADES Vous vous sentez comment, John ? JOHN LOFTING Assez stress�. JAY BLADES Ah oui ? JOHN LOFTING Je vais peut-�tre me faire tirer les oreilles. Mais dun autre c�t�, jai h�te. Je suis impatient. JAY BLADES Je comprends� JOHN LOFTING Voil�. JAY BLADES Vous �tes pr�ts ? GRAHAM LOFTING Oui. JAY BLADES Daccord. SUZIE FLETCHER Pr�ts ? JAY BLADES Alors... GRAHAM LOFTING Cest incroyable. MICHAEL LOFTING Magnifique. JOHN LOFTING Il est sublime. GRAHAM LOFTING Oui. Il est merveilleux. JAY BLADES Vous savez pourquoi vous �tes ici, maintenant ? GRAHAM LOFTING Je crois avoir une petite id�e, oui. JAY BLADES Vous allez lui tirer les oreilles ? GRAHAM LOFTING Pas plus que dhabitude ! JAY BLADES Pas plus que dhabitude. Vous pouvez remercier Suzie. SUZIE FLETCHER �a a �t� une pi�ce magnifique sur laquelle travailler. Jai ador� la restaurer de A � Z. Je ne lai pas quitt�e des yeux. Et je ne sais pas si je veux vous le rendre�! JOHN LOFTING Il est super. Jesp�re que mon p�re et mon oncle sont contents. GRAHAM LOFTING Bien s�r ! MICHAEL LOFTING Je suis ravi. GRAHAM LOFTING Cest fantastique. Je suis m�me un peu nostalgique. On na pas h�rit� de beaucoup de chose de notre p�re. MICHAEL LOFTING Oui. GRAHAM LOFTING Cest ce blouson qui repr�sente en quelque sorte ce quil faisait pendant la guerre et ce quil a v�cu. On peut revivre tout �a gr�ce � john. Merci. JOHN LOFTING De rien. �a ma permis den apprendre plus sur mon grand-p�re. Je ne lau jamais connu. GRAHAM LOFTING Non. JOHN LOFTING �a a toujours �t� compliqu� pour moi de ne pas lavoir connu. Ce que jai fait me rapproche un peu plus de lui. GRAHAM LOFTING Cest un beau morceau dhistoire. On va en prendre soin. Cest John qui va en prendre soin. MICHAEL LOFTING Oui. JAY BLADES Cest ce que vous allez faire ? Vous allez le donner � John�? GRAHAM LOFTING Oui, je pense quil peut lavoir. � moins que Michael ne le veuille. MICHAEL LOFTING Non, ne ten fais pas. JAY BLADES Je vous le laisse. GRAHAM LOFTING Merci. Viens l�. JOHN LOFTING Cest g�nial. JAY BLADES Super. Merci, John. JOHN LOFTING Merci beaucoup. JAY BLADES Merci � vous. GRAHAM LOFTING Merci. MICHAEL LOFTING Je naurais jamais cru que je le verrais un jour en aussi bon �tat. �a memplit de fiert� et dhumilit�. JOHN LOFTING �a en valait la peine. La ruse� et le secret. �a nous a rassembl�s. Le blouson est magnifique. Je suis content d�tre venu. GRAHAM LOFTING �a me fait chaud au coeur de voir la famille r�unie autour dun blouson comme celui-ci. Si on en prend soin et quil traverse les g�n�rations, il nous permettra de nous rappeler des gens qui nous ont quitt�s et qui sont dans notre coeur. NARRATEUR Suzie est ravie de leffet que sa restauration a eu. Mais du c�t� de George, les choses ne font que commencer. Il a d�mont� la machine � �crire. GEORGE BLACKMAN Jai retir� toutes les barres. Elles sont toutes li�es aux touches. Ce sont elles qui d�posent lencre sur le papier. Elles sont fig�es. Rien ne fonctionne. �a fait ans quelles nont pas �t� utilis�es. Cest normal. Il y en a . Elles sont toutes ici et elles sont toutes en mauvais �tat. Je dois huiler chacune dentre elles. Jutilise de lhuile tr�s fine. Jesp�re quelles fonctionneront. Malheureusement, cela demande du temps. Mais cest mieux de le faire � la main, parce que si on utilise une machine, on peut endommager langle des tiges. Elles sont toutes uniques. NARRATEUR D�sormais �g� de ans, George a commenc� � r�parer des machines � �crire en durant un apprentissage qui a dur� six ans. Cest un des experts les plus renomm�s dans ce milieu. GEORGE BLACKMAN Je ne sais pas si les tiges sont bien align�es avec les touches. Je nai pas pu tester la machine. �a maurait donn� une id�e de ce quil se passe sur le papier, et ce, m�me si jai des taches dencre. Cest un moyen de voir si lalignement est correct. Mais je nai pas pu le v�rifier, puisque toutes les tiges sont bloqu�es par lhuile. NARRATEUR La machine � �crire Underwood a �t� mise en vente par une entreprise new yorkaise en . C�tait la toute premi�re machine � �crire de type moderne. En , plus de deux millions de machines s�taient vendues. � son apog�e, lentreprise sortait une machine par minute. GEORGE BLACKMAN �a, cest la base. Il faut que je la nettoie et que je remonte tout. Une fois que tout sera propre et remis en place, le cylindre pourra se d�placer. Cest comme �a que les caract�res seront bien espac�s. NARRATEUR Une fois la machine compl�tement d�mont�e, George utilise une solution � base dalcool pour retirer des ann�es de poussi�re et de salet�. GEORGE BLACKMAN Elles sont magnifiques. Il faut les pr�server. Il y en a tellement qui ont �t� jet�es. Mais pas celle-ci. Personne ne sen est d�barrass�. Il faut la garder le plus longtemps possible. NARRATEUR Pendant ce temps, Steve et Kirsten voient le bout de la restauration dune horloge datant du e si�cle. Il est temps de r�unir le m�canisme et lhorloge. KIRSTEN RAMSAY Jai h�te de voir ce que �a donne une fois assembl�. STEVEN FLETCHER Attends. STEVEN FLETCHER On peut changer de place ? KIRSTEN RAMSAY Bien s�r. STEVEN FLETCHER Est-ce que tu peux tenir le m�canisme ? Il faut bien le tenir� Il essaie de sortir par le bas. KIRSTEN RAMSAY Cest bon. STEVEN FLETCHER Je men occupe... KIRSTEN RAMSAY Elle est bien plus belle. Je ne pousse pas trop fort�? STEVEN FLETCHER Non, cest bon comme �a. KIRSTEN RAMSAY Daccord. STEVEN FLETCHER Et voil�. KIRSTEN RAMSAY Je peux l�cher ? STEVEN FLETCHER Oui. KIRSTEN RAMSAY Tu es s�r ? STEVEN FLETCHER Oui. KIRSTEN RAMSAY Daccord. Arr�te. KIRSTEN RAMSAY Jesp�re que �a va plaire � Jane. NARRATEUR Dailleurs, cette derni�re arrive justement � lAtelier. Elle va pouvoir retrouver lhorloge de son enfance. JANE PRECHTER Cest un objet qui me lie � ma m�re et � mes grands-parents. Jaimerais la voir fonctionner. �a me rappellerait des souvenirs. Ce serait g�nial de voir laiguille tourner et de lentendre faire ��tic tac�� comme avant. STEVEN FLETCHER Bonjour, Jane, �a va ? JANE PRECHTER �a va bien et vous ? Ravie de vous revoir. STEVEN FLETCHER �a va. Ravi de vous revoir aussi. KIRSTEN RAMSAY Oui, de m�me. STEVEN FLETCHER Vous �tes impatiente ? JANE PRECHTER Oui. Tr�s. KIRSTEN RAMSAY On ne va pas faire durer le suspense. JANE PRECHTER �a alors. Cest fou. Elle est magnifique. Je ne sais m�me plus o� elle �tait cass�e. Cest fantastique. Elle est sublime. Et si propre. Elle brille. Je nen reviens pas. STEVEN FLETCHER Jai poli le contour du cadran... JANE PRECHTER Oui, je vois �a. Elle brille. Elle est magnifique. Je peux regarder larri�re ? KIRSTEN RAMSAY Bien s�r, cest la v�tre. JANE PRECHTER Ah oui. Elle est toute propre. Et elle sonne�? STEVEN FLETCHER Oui. Vous �tes pr�te ? JANE PRECHTER Oui. JANE PRECHTER Cest beau, pas vrai�? STEVEN FLETCHER �a fait longtemps que vous ne laviez pas entendu. JANE PRECHTER Oui, �a faisait vraiment longtemps. �a me rappelle la maison de mon grand-p�re, quand elle sonnait dans le salon. Cest magnifique. Merci beaucoup. KIRSTEN RAMSAY Il ny a pas de quoi. C�tait un projet g�nial pour nous. JANE PRECHTER Je suis impressionn�e. Je pensais que jallais devoir la jeter. Mes amies pensent que jaurais d� men d�barrasser. Julia, si jamais tu me regardes� KIRSTEN RAMSAY Vous allez lui montrer ? JANE PRECHTER Oui, quand elle viendra me voir, mais elle naura pas le droit dy toucher. KIRSTEN RAMSAY �videmment. STEVEN FLETCHER Bon� Je vais vous lemballer. Enfin, on va vous lemballer. KIRSTEN RAMSAY On�? Cest moi qui vais lemballer. STEVEN FLETCHER Oui. Kirsten va vous lemballer, comme �a vous pourrez la ramener tranquillement chez vous. JANE PRECHTER Parfait. STEVEN FLETCHER Et vous pourrez la mettre� JANE PRECHTER �dans un endroit s�r. STEVEN FLETCHER Exactement. JANE PRECHTER Merci � tous les deux. Vraiment. STEVEN FLETCHER Il ny a pas de quoi. KIRSTEN RAMSAY �a a �t� un plaisir. JANE PRECHTER Merci. JANE PRECHTER Je suis aux anges. Elle est sublime. Ils ont fait un travail merveilleux. On narrive m�me pas � voir quelle �tait cass�e. Elle est belle et brillante. Cest touchant davoir un objet aussi charg� en histoire � l�guer � mes enfants. NARRATEUR Apr�s des heures de nettoyage on ne peut plus m�ticuleux, George peut remonter la machine � �crire. GEORGE BLACKMAN Je vais placer le cylindre. Jesp�re que tout va fonctionner. Rien ne marchait avant. Je vais lins�rer en le bougeant un peu. Il va rentrer petit � petit. Voil�. STEVEN FLETCHER �a me para�t pas mal. GEORGE BLACKMAN Oui, je suis content. STEVEN FLETCHER Cest la derni�re �tape ? GEORGE BLACKMAN Cest la derni�re des vis que jai serr�es. Elles �taient toutes diff�rentes. STEVEN FLETCHER Je vois. STEVEN FLETCHER Cest une belle pi�ce ding�nierie. GEORGE BLACKMAN Oui. STEVEN FLETCHER Tu penses quelle va fonctionner ? GEORGE BLACKMAN Jesp�re. �a fait ans quelle na pas �t� utilis�e. STEVEN FLETCHER �a fait des ann�es que je nen ai pas utilis� une. GEORGE BLACKMAN �a ne m�tonne pas. GEORGE BLACKMAN Elles sont � la mode, maintenant. Tu veux essayer�? STEVEN FLETCHER Oui. Allez. Pourquoi pas. GEORGE BLACKMAN Jesp�re que les touches vont fonctionner. Il faut bien appuyer. STEVEN FLETCHER Les touches ont un bon retour. GEORGE BLACKMAN Oui, cest vrai. STEVEN FLETCHER Pas comme avec les ordinateurs. Il est o�, le correcteur orthographique�? GEORGE BLACKMAN Tu as ans davance ! STEVEN FLETCHER Cest incroyable. Vraiment. GEORGE BLACKMAN Oui. STEVEN FLETCHER Tu as fait un travail remarquable, George. GEORGE BLACKMAN Merci. STEVEN FLETCHER �a fait plaisir � voir. NARRATEUR Il aura fallu attendre le doigt� expert de George pour que cette machine � �crire revive. D�sormais, elle est dans le m�me �tat que quand elle a couch� sur le papier des m�moires historiques en lien avec la royaut�. � km de l�, � Exeter, Lucy attend impatiemment de revoir sa machine � �crire. Elle est accompagn�e de son mari Chris, de sa s�ur Camilla et de sa petite ni�ce Lily. LUCY SMITH Jai h�te. Tout comme Camilla. On voulait la r�parer pour la donner aux futures g�n�rations. CHRIS SMITH Cette machine � �crire est importante pour Lucy. Cest un lien vers le pass�. Vers lhistoire de sa famille. Cest un lien tangible, quelle peut voir et toucher. LUCY SMITH On se croirait � No�l. LUCY SMITH Cest un cadeau du pass�. CAMILLA Jen tremble CHRIS SMITH Ah oui ? CAMILLA Oui. CHRIS SMITH Tu las ? LUCY SMITH Oui. LUCY SMITH �a alors ! Regarde comme elle brille ! CHRIS SMITH Elle est comme neuve. Cest incroyable. LUCY SMITH Regarde.... CHRIS SMITH Il a fait un travail formidable. LUCY SMITH Et si on mettait du papier ? CAMILLA Vas-y. CHRIS SMITH On dirait quelle est neuve. LUCY SMITH Oui. CHRIS SMITH Cest incroyable. CAMILLA Je suis ravie. LUCY SMITH Cest g�nial. CHRIS SMITH Tu as vu ? Je nen reviens pas. LUCY SMITH Oui. Quand je pense que mes grands-parents� CAMILLA �utilisaient cette machine � �crire. LUCY SMITH Ils ont pos� leurs mains au m�me endroit. CHRIS SMITH Cest un moyen pour elle de se connecter � son grand-p�re. C�tait une majeure partie de sa vie. LUCY SMITH Pour moi, si lon h�rite de quelque chose, on se doit de le faire passer � la prochaine g�n�ration. On ne garde cet objet quun certain temps. LUCY SMITH Tu veux essayer ? Ce que tu es intelligente. Cest bien, hein�? Appuie sur les touches. On le fait ensemble�? Allez. CAMILLA Good girl. LUCY SMITH Do it together. LUCY SMITH Je vais la donner � mon fils Ben qui habite en Australie. Ce qui est fou, cest que mon grand-p�re voyageait beaucoup, mais le seul regret quil avait, c�tait de ne pas �tre all�e en Australie. Donc une fois que la machine � �crire sera l�-bas, ce sera comme sil y avait voyag�. NARRATEUR Retrouvez-nous dans le prochain �pisode, o� nous sauverons dautres objets abandonn�s.... WILLIAM KIRK Cest plut�t satisfaisant. NARRATEUR Et r�veillerons des souvenirs endormis... VIEILLE FEMME Cest mieux quavant ! NARRATEUR ..� lAtelier.