CAROLINE CAROLYN COLBY DIETER FEMME HOMME JANE_MOORE JAY_BLADES KIRSTEN_RAMSAY LUCIA MATT_NICKELS NARRATEUR RUTH STEVEN_FLETCHER SUZIE_FLETCHER TRUJA_BARKEN WILL_KIRK NARRATEUR Bienvenue � lAtelier. Ici, vos pr�cieux tr�sors de famille sont ramen�s � la vie. WILL KIRK On est dans latelier des r�ves. NARRATEUR Cest lantre de Jay Blades, restaurateur de meubles. JAY BLADES Aujourdhui, on d�pense une fortune pour des choses quon jette une fois cass�es. Mais on poss�de tous un objet qui a une trop grande valeur sentimentale pour aller � la poubelle, et cest l� quon intervient. NARRATEUR Il travaille aux c�t�s de certains des meilleurs artisans du Royaume-Uni. WILL KIRK Chaque pi�ce a sa propre histoire. Cest dingue de savoir que mon travail en fait partie. STEVEN FLETCHER Jai toujours bricol�, r�par� des trucs. Jadore �a. KIRSTEN RAMSAY Cest un immense plaisir de redonner vie aux tr�sors des autres. NARRATEUR Arm�s de leur savoir-faire unique� STEVEN FLETCHER Jai h�te de my mettre. NARRATEUR Ils donnent une seconde vie� Une nouvelle jeunesse� JAY BLADES Quel talent�! NARRATEUR Et un nouvel �clat� � des biens pr�cieux et des tr�sors de famille irrempla�ables. HOMME Ouah�! NARRATEUR Ils raniment ces objets oubli�s� CAROLINE Cest formidable ! HOMME �a me ram�ne cinquante ans en arri�re. NARRATEUR Et r�veillent� FEMME Oh, oui. NARRATEUR �de vieux souvenirs endormis. CAROLYN Oh la la�! NARRATEUR Aujourdhui, � latelier, Steve se lance dans une op�ration compliqu�e en r�parant un rouleau compresseur vieux de quatre-vingt-cinq ans. STEVEN FLETCHER Le r�servoir pourrait se briser et de leau bouillante pourrait gicler dans tous les sens. JAY BLADES Oui, il pourrait exploser. STEVEN FLETCHER Oui. NARRATEUR Et Matt, ma�tre-artisan, nous montre comment il ma�trise� NARRATEUR � lart d�licat de la d�coupe du verre. MATT NICKELS Si je l�che tout, la plaque de verre va finir en mille morceaux. JAY BLADES Bonjour. JANE MOORE Bonjour. SUZIE FLETCHER Bienvenue. NARRATEUR Jane Moore est la premi�re cliente du jour. JAY BLADES Vous allez bien�? SUZIE FLETCHER Ah� Quest-ce quon a de beau�? NARRATEUR Une r�paration pour la selli�re Suzie Fletcher. Jane apporte quelques classiques en mati�re de design que sa m�re lui a offerts. JAY BLADES Parlez-nous de ces chaises. Do� viennent-elles�? JANE MOORE Mon oncle les a trouv�es dans la rue il y a environ trente-cinq ans, au milieu dun tas dordures. JAY BLADES Ah oui�? JANE MOORE Oui, vraiment. � Kensington, � Liverpool. JAY BLADES Daccord. JANE MOORE Et ma m�re les a trouv�es tr�s jolies donc il les lui a donn�es, on les a depuis des ann�es. Ce sont des chaises de la collection Les Arcs, qui ont �t� con�ues pour une station de ski fran�aise. JAY BLADES Daccord. JANE MOORE Mais comme vous pouvez le voir, elles ont en quelque sorte� plut�t bien servi. JAY BLADES Oui, elles ont bien servi. JANE MOORE Et elles ont bien besoin d�tre remises en �tat. SUZIE FLETCHER O� les avez-vous entrepos�es�? JANE MOORE Au grenier. SUZIE FLETCHER Oh. JANE MOORE Oui. JAY BLADES Et elles ne sont plus� On ne peut plus sy asseoir. JANE MOORE Mon mari est un ancien militaire et travaille dans la sant� et la s�curit�. JAY BLADES Ah. JANE MOORE Donc il ne veut plus que je masseye dessus, il ma dit quil fallait soit que je les jette, soit que je les range au grenier. Jai d� me battre avec lui pour les garder. JAY BLADES Daccord. Pour ne pas les jeter. JANE MOORE Pour ne pas les jeter. JAY BLADES Daccord. JANE MOORE Donc cest loccasion id�ale et le parfait compromis. Nous aimerions beaucoup les retrouver dans un �tat plus convenable. JAY BLADES Votre m�re est-elle au courant que vous les faites restaurer�? JANE MOORE Oui. Depuis environ deux ans, ma m�re est atteinte de d�mence, elle est en maison de retraite aujourdhui. Elle serait ravie de les voir restaur�es, car elle les a beaucoup aim�es. Elles nous ont apport� beaucoup de bonheur. Je pense que la restauration de lun de ses tr�sors lui apporterait beaucoup de baume au c�ur. JAY BLADES Oh. Oh. Daccord. Oui. Oui. SUZIE FLETCHER Oui. JANE MOORE Le cuir a s�ch�, les coutures ont l�ch�, elles ont besoin d�tre bichonn�es et dune bonne� remise en forme. Oui. SUZIE FLETCHER Oui, retirer toute cette peinture. JANE MOORE Il y a des choses quil vaut mieux laisser aux mains des experts. JAY BLADES Oui, dailleurs, voici Suzie. Cest lexperte. Quen penses-tu, Suzie�? SUZIE FLETCHER Je suis tr�s enthousiaste � lid�e de travailler dessus. Je pense quil faut tout recoudre. JANE MOORE Daccord. SUZIE FLETCHER Et elles sont toutes dans le m�me �tat. Donc �a risque de me prendre un peu de temps de toutes les restaurer, de les remettre en service. JAY BLADES �a vous va�? JANE MOORE Cest parfait. JAY BLADES Merci de nous les avoir apport�es. JANE MOORE Avec plaisir. JAY BLADES Super. Laissez-les-nous, on va sen occuper. JANE MOORE Merci beaucoup. SUZIE FLETCHER Merci beaucoup, Jane. Ravie de vous avoir rencontr�e. JANE MOORE Ravie de vous avoir rencontr�s. Merci. JAY BLADES Daccord. JANE MOORE Ma m�re souffre de d�mence, et elle a perdu la m�moire. Donc restaurer son tr�sor, quelle a elle-m�me ramen� � la maison, ce serait comme restaurer une petite partie delle. Ce serait merveilleux de les retrouver. JAY BLADES Elles sont superbes, non�? SUZIE FLETCHER Oui. Vraiment superbes. JAY BLADES Oui. Et quelquun les avait jet�es�? SUZIE FLETCHER Je trouve �a incroyable que quelquun puisse vouloir jeter de si beaux objets. Rien que le cuir� �a se voit tout de suite que cest de la qualit�. JAY BLADES Oui. Oui. Jadore le design, il est vraiment sympa. Simple, mais classique. SUZIE FLETCHER Il est tr�s simple. JAY BLADES Daccord. Bon, tu ne vas pas les restaurer ici, il faut les amener � ton �tabli. SUZIE FLETCHER Oui. JAY BLADES Prends celle-ci. SUZIE FLETCHER Daccord. JAY BLADES Je prends les deux-l�. Daccord�? SUZIE FLETCHER Parfait. NARRATEUR Ces chaises particuli�res ont �t� cr��es dans les ann�es et �taient utilis�es dans la station de ski Les Arcs, en Savoie. Elles sont consid�r�es comme un parfait exemple du modernisme et se vendent tr�s cher lorsquelles sont en bon �tat. SUZIE FLETCHER Ce qui est int�ressant dans ce genre de projets, cest dessayer de comprendre comment elles ont �t� assembl�es afin de pouvoir faire le chemin en sens inverse. Et je pense que le cuir a �t� rivet� en dernier, cest donc par-l� que je vais commencer. Puis je vais retirer toutes les coutures car elles doivent toutes �tre remplac�es. On voit bien que le fil a pourri, il senl�ve tout seul. Ensuite, je vais� graisser le cuir. Je lessuie � peine quil commence d�j� � foncer. Le cuir, cest comme la peau, il faut lhydrater r�guli�rement. Le probl�me avec le cuir vieilli, cest que si on le range quelque part et quon ne lentretient pas r�guli�rement, il se dess�che � cause de la chaleur, et sil est dans une zone humide, il peut moisir. L�tape suivante� une fois que �a aura �t� absorb�, cest dappliquer un conditionneur de cuir. Le conditionneur, cest une sorte de graisse. Je vais le laisser reposer toute la nuit pour que lhuile simpr�gne. Et demain, il sera beaucoup plus mall�able, donc je pourrai commencer le r�assemblage. NARRATEUR Dieter [diteur], un ing�nieur dorigine allemande, est le prochain client � passer la porte de latelier, avec un pr�cieux objet de famille qui va mettre les comp�tences de Steve Fletcher, lhorloger, � rude �preuve. STEVEN FLETCHER Bonjour Dieter, je suis Steve. DIETER Bonjour Steve, enchant�. STEVEN FLETCHER Bonjour. Venez par ici. DIETER Merci. STEVEN FLETCHER Alors, que mapportez-vous�? DIETER Un rouleau compresseur. STEVEN FLETCHER Oh, daccord. Oh, cest merveilleux. DIETER Le voici. Et il nous faut ceci �galement. STEVEN FLETCHER Quel magnifique objet. Dites men plus sur lui. DIETER Il est dans notre famille depuis environ quatre-vingt-cinq ans. Mon p�re la re�u quand il devait avoir douze ans. STEVEN FLETCHER Oh, daccord. DIETER Oui. Et il me la donn� quand javais environ dix-huit ans. Il �tait ing�nieur. Et je mappr�tais � commencer des �tudes ding�nieur, donc il sest dit quil devait me revenir, plut�t qu� un autre de mes trois fr�res. STEVEN FLETCHER Oui. DIETER Cest exactement ce que je souhaite faire aujourdhui. Jai trois enfants. Et mon fils, notre fils, est �galement ing�nieur, ce qui me rend fier, et jaimerais le lui donner, comme un geste pour lui signifier � quel point je suis fier de ce quil a accompli. STEVEN FLETCHER Cest adorable. DIETER Hum, mais la derni�re fois que je lai vu fonctionner, c�tait dans les ann�es soixante-dix. STEVEN FLETCHER Daccord. Vous avez souvent jou� avec�? Enfin� Si vous lavez re�u � dix-huit ans, probablement pas. DIETER Non, je nai pas beaucoup jou� avec, mais je lai gard� pr�cieusement, il a voyag� avec moi, jai v�cu dans de nombreux pays, et il nous a toujours accompagn�s. STEVEN FLETCHER Daccord. Vous avez d�j� song� � essayer de le r�parer vous-m�me�? DIETER Non, jamais. Non, car cest de la m�canique de pr�cision, ce nest pas dans mes cordes. STEVEN FLETCHER Daccord, tr�s bien. DIETER Donc je ne suis pas certain davoir les comp�tences n�cessaires pour le faire moi-m�me. STEVEN FLETCHER Daccord. DIETER Vous pouvez louvrir par le bas, sortir �a, et le combustible, car il fonctionnait au combustible liquide, se met l�-dedans. Mais mon p�re la modifi�, dans les ann�es soixante je pense, pour quil puisse �tre utilis� avec du combustible solide. STEVEN FLETCHER Oui. Oui. Oh, cest g�nial. Quelle bonne id�e. Chapeau � lui. Cest beaucoup plus simple et beaucoup plus s�r. DIETER Oui. Oui, cest plus s�r. STEVEN FLETCHER Quattendez-vous que je fasse avec�? DIETER Jaimerais beaucoup que vous le polissiez. Je ne sais pas si cest possible, mais si �a lest, ce serait super. STEVEN FLETCHER Vous allez le donner � votre fils, cest bien �a�? DIETER Oui. STEVEN FLETCHER Donc ce serait bien quil puisse le voir fonctionner. DIETER Ce serait formidable, car il ne la jamais vu fonctionner. STEVEN FLETCHER Oui. DIETER Il la vu servir de d�coration, mais jamais fonctionner. STEVEN FLETCHER Daccord. Cest une tr�s belle pi�ce. Et jai h�te de le faire fonctionner et briller pour vous. DIETER Merci. STEVEN FLETCHER Merci beaucoup. DIETER Merci. STEVEN FLETCHER Tr�s bien, au revoir. DIETER Au revoir. NARRATEUR Ce rouleau compresseur a �t� construit par le fabricant allemand Bing, la plus grande entreprise de jouets au monde au d�but du vingti�me si�cle. Elle �tait surtout connue pour ses trains miniatures et ses machines � vapeur. STEVEN FLETCHER Ce projet promet d�tre int�ressant. Je suis tr�s content que Dieter mait demand� de le polir, car je vais avoir quelques soudures � faire. Il a d�j� �t� soud� et r�par� par le pass�, il y a du m�tal qui a coul� sur le r�servoir principal. Pour le moment, je nai aucune certitude quant au m�canisme principal, mais une fois que je laurai d�mont� et que jy aurai jet� un �il, je serai capable den d�terminer l�tat. JAY BLADES Que vas-tu faire avec le rouleau compresseur de Dieter�? STEVEN FLETCHER Je mappr�te � le d�monter. Je pensais d�monter la soupape r�gulatrice de pression pour voir si elle fonctionne, car si ce nest pas le cas, je vais devoir y rem�dier avant toute autre chose. JAY BLADES Pourquoi ne pas juste lallumer et voir si elle fonctionne�? STEVEN FLETCHER Si je ne la teste pas et quelle ne fonctionne pas, le r�servoir pourrait se briser et de leau bouillante pourrait gicler dans tous les sens. JAY BLADES Donc si tu la testais en la remplissant deau, elle pourrait exploser. STEVEN FLETCHER Oui. JAY BLADES Donc tu dois dabord v�rifier quelle fonctionne pour ne pas quelle explose. STEVEN FLETCHER Oui, oui. Cest la chose la plus importante sur une machine � vapeur. JAY BLADES Nh�site pas si tu as besoin daide, m�me si je suis s�r que tu vas ten sortir tout seul, pas vrai�? STEVEN FLETCHER Oui. JAY BLADES Oui�? Super. NARRATEUR Jay a dautres projets � inspecter � latelier. Suzie, lexperte du cuir, a d�j� pass� plusieurs heures � traiter le cuir ab�m� et dess�ch� des trois chaises design. JAY BLADES Comment �a va�? SUZIE FLETCHER Salut. JAY BLADES Tu tamuses bien�? SUZIE FLETCHER Oui, je mamuse bien avec �a, cest lune des choses que je pr�f�re faire. Je suis vraiment ravie du rendu. Car je n�tais pas s�re de pouvoir les r�cup�rer. JAY BLADES Super, �a ta rendu le sourire�? SUZIE FLETCHER Oui, jai retrouv� le sourire. Et maintenant, on ne dirait plus du carton. Regarde, cest magnifique. JAY BLADES Tant mieux. Oui. �a ressemble � du cuir maintenant. SUZIE FLETCHER Oui, �a ressemble � du cuir. Donc �a cest lassise, et �a cest le dossier. JAY BLADES Oh, celui-ci na pas encore �t� trait�. SUZIE FLETCHER Celui-ci na pas du tout �t� trait�, tu sens comme il est sec�? Cest la preuve quon peut redonner vie � du cuir dess�ch�. JAY BLADES Ouah. Daccord. Donc je peux essayer de mettre la premi�re couche�? SUZIE FLETCHER Oui. Bien s�r. Oui, oui. JAY BLADES Daccord. SUZIE FLETCHER Lastuce, cest quil ne faut pas trop mouiller le chiffon en lhumidifiant, donc essore-le, �a cest de leau chaude, tu le frottes sur le bloc de savon, et tu commences � frotter tr�s vite, vite vite vite, et tu fais un mouvement circulaire, car il ne faut pas quil y ait des lignes. JAY BLADES Oui. Oui. De leau chaude, oui. Comme si je cirais une voiture�? SUZIE FLETCHER Comme si tu cirais une voiture. Oui. JAY BLADES Daccord. �a va si je le presse comme �a�? SUZIE FLETCHER Oui. Frotte-le sur le savon. Et l�, tu passes vite vite vite. JAY BLADES Vite vite vite. Boum boum boum. Daccord. SUZIE FLETCHER Oui oui oui. JAY BLADES Oh, oui. SUZIE FLETCHER Tu ten sors tr�s bien. JAY BLADES Je tavais pr�venue, je tai regard�e faire. SUZIE FLETCHER Oui, oui. Et �a sent bon, tu ne trouves pas�? JAY BLADES �a sent comme� un savon que jutilisais, dans les ann�es soixante-dix, il sentait comme �a. Vraiment. SUZIE FLETCHER C�tait peut-�tre un savon pour le cuir. JAY BLADES Peut-�tre. J�tais pauvre tu sais. Et javais la peau tr�s s�che. SUZIE FLETCHER Comme du cuir. JAY BLADES Comme du cuir. Il fallait lhydrater. Oh. Quest-ce que je fais�? Comment je sais si jen ai mis assez�? Parce que �a ma lair pas mal l�. SUZIE FLETCHER Eh bien� Cest pas mal du tout. Nous allons faire en sorte dobtenir ce ton, puis le laisser reposer et s�cher. Et repasser une couche. JAY BLADES Oui. Daccord. Je vais te laisser continuer alors. SUZIE FLETCHER Oui. Oui, bien s�r. Jesp�re que �a ta plu. JAY BLADES Merci de mavoir laiss� essayer. Oui, �norm�ment. Allez. SUZIE FLETCHER � plus tard. JAY BLADES � plus tard. SUZIE FLETCHER Au revoir. NARRATEUR Une fois les pi�ces de cuir hydrat�es et tendres comme du beurre, Suzie peut commencer � les recoudre. Elle sattaque ensuite � la rouille de la structure chrom�e. SUZIE FLETCHER Elles sont en plut�t bon �tat compte tenu de leur �ge. Je peux me contenter de les nettoyer avec de lhuile et de la paille de fer. Cette huile que je laisse p�n�trer permet de faire dispara�tre toutes les petites taches de rouille, et jutilise de la paille de fer que jimbibe �galement dhuile pour frotter. Je ne force pas trop� pour ne pas risquer de rayer le chrome. Vu son �ge, je ne sais pas vraiment comment le chrome va r�agir, donc je ne veux pas �tre trop agressive. NARRATEUR Cette op�ration d�licate doit �tre effectu�e sur chacune des trois pi�tements. SUZIE FLETCHER Ce pi�tement a de nombreuses� taches de rouille ainsi que de la peinture, et je pense quil va falloir appliquer plusieurs couches dhuile, puis frotter d�licatement et remettre de lhuile. Jai bon espoir que le rendu soit satisfaisant. Jesp�re ne pas me tromper. NARRATEUR Truja Barken, une Canadienne vivant aujourdhui dans le Suffolk, est la prochaine cliente de latelier. MATT NICKELS Bonjour. NARRATEUR Truja apporte un objet tr�s fragile devant passer entre les mains expertes du ma�tre artisan Matt Nickels. MATT NICKELS Matt. TRUJA BARKEN Bonjour, Truja [trouja]. Enchant�e. MATT NICKELS Enchant� Truja. Alors, quavons-nous l�? TRUJA BARKEN Je vous apporte le vitrail de mon p�re. MATT NICKELS Ouah. Tr�s belle �uvre. TRUJA BARKEN Il a malheureusement pris quelques coups lors dun d�m�nagement. MATT NICKELS Je vois �a. TRUJA BARKEN Il est cass� � plusieurs endroits. Mais il est tr�s sp�cial, jesp�re que vous r�ussirez � le r�parer. MATT NICKELS Daccord. Tr�s bien. Oui. Pouvez men dire un peu plus sur cet objet�? TRUJA BARKEN Mon p�re �tait marin marchand dans la Marine royale n�erlandaise. � l�poque, juste apr�s la guerre. Il �tait passionn� de bateaux, tout comme moi. MATT NICKELS Daccord. Daccord. Oui. Oui, donc quest-ce qui a pouss� votre p�re � se lancer dans la fabrication de vitraux�? TRUJA BARKEN On habitait dans une maison en ville, avec une tr�s belle vue sur le centre-ville de Calgary, mais sur les c�t�s et � larri�re, elle donnait sur dautres maisons. Et ce n�tait pas au go�t de mon p�re, donc il a pris des cours de fabrication de fen�tres en verre au plomb et a construit une immense fen�tre pour couvrir la vue et ne plus voir la maison des voisins. Et il est vite devenu accro et il sest mis � fabriquer beaucoup, beaucoup de vitraux. Oui. Si bien que quand il est d�c�d� en , la maison �tait recouverte de vitraux, il y en avait partout. Oui. MATT NICKELS Daccord. Oui. Daccord. Je vois. Daccord. Ah oui�? Ouah. MATT NICKELS Jai aucun mal � imaginer �a. De magnifiques vitraux tr�s color�s. TRUJA BARKEN Oui�! Je ladore. Mon p�re et moi lavons fait ensemble, je lai aid� � choisir les couleurs, � l�poque. Oui. MATT NICKELS Daccord. Super. TRUJA BARKEN Je me souviens lorsquil a dessin� �a, je trouvais le bateau tr�s joli, et, oui, nous avons choisi les couleurs ensemble. MATT NICKELS Oui. Les couleurs que vous avez choisies sont tr�s vives, tr�s jolies. TRUJA BARKEN Oui. MATT NICKELS Oui, je suis s�r que lorsque la lumi�re naturelle passe au travers, cest� absolument magnifique. TRUJA BARKEN Oui, cest tr�s joli. Et toutes ses cr�ations �taient tr�s� vivantes. Oui. Je pense que les nombreux voyages quil a faits lorsquil �tait jeune lont beaucoup inspir�. MATT NICKELS Oui. Daccord. Ouah. Oui, oui. Daccord. Le fait de le regarder et d�couter son histoire me donne envie den conserver le plus possible. Vous voyez�? Vous et votre p�re avez travaill� ensemble, choisi les couleurs, donc je veux en laisser autant que possible. TRUJA BARKEN Oui. Oui. TRUJA BARKEN G�nial. MATT NICKELS Visiblement, il y a quelques morceaux manquants. TRUJA BARKEN Oui. MATT NICKELS Vous voyez, ici, et cette voile� est� Oui. TRUJA BARKEN La voile a� Oui. Je ne sais pas si vous pouvez trouver un bout de verre de remplacement pour quelle soit en un seul morceau. MATT NICKELS Je pense� Je vais voir ce que je peux faire. TRUJA BARKEN Oui. MATT NICKELS O� comptez-vous le mettre�? TRUJA BARKEN Nous avons une petite maison dans le Suffolk avec une d�pendance quon a am�nag�e en chambre dami pour ma m�re lorsquelle vient nous voir. Et elle sy trouve actuellement. MATT NICKELS Daccord. Ah. Daccord. TRUJA BARKEN Donc nous pensions lui faire une surprise en accrochant ce vitrail dans la d�pendance, pour que ce soit la premi�re chose quelle voie au r�veil. MATT NICKELS Oui. Cest merveilleux. MATT NICKELS Cest g�nial. TRUJA BARKEN Je pense que le fait de voir une cr�ation de mon p�re� prendre vie chez moi en quelque sorte la touchera beaucoup et� Cest tr�s �mouvant, car� quand je le regarde, je me souviens combien il �tait heureux lorsquil les fabriquait. Jaimerais quil puisse redevenir le vitrail de papa. MATT NICKELS Laissez-le-moi, et je verrai ce que je peux faire. TRUJA BARKEN Parfait. Je suis tr�s fi�re de mon p�re. Lorsque Matt a dit que c�tait une tr�s belle �uvre, cest le cas pour toutes les cr�ations de mon p�re. Cest� vivant, joli, et un peu d�cal�. Et jai vraiment h�te de le voir reprendre vie. NARRATEUR Matt souhaite conserver le plus de structure dorigine possible. Il doit donc fa�onner � nouveau tous les morceaux de m�tal tordus afin que le verre soit bien maintenu. MATT NICKELS Je vais tout dabord v�rifier que le morceau de verre rentre, je pense que oui� Oui. Super. Pour remettre ce tube en place, je vais devoir essayer denlever un peu de mastic. On voit bien que le m�tal et le morceau de verre ne tiennent plus en place, il y a beaucoup de jeu. Cest un processus assez lent. Et cest souvent le cas avec ce genre de travaux. �a a lair assez simple, on voit seulement quelques fissures, mais �a prend du temps � r�parer. NARRATEUR Si Matt ne parvient pas � remettre le m�tal dorigine en place, il devra le refaire enti�rement. MATT NICKELS Voyons voir ce que �a donne. Pour que �a rentre, je vais devoir d�couper un petit morceau de verre. MATT NICKELS Et voil�, un bout en moins. Maintenant� �a devrait rentrer. Vraiment pas loin. �a y est�! Honn�tement, c�tait la partie la plus difficile. Maintenant, je peux le pousser un peu, comme �a, pour que ce soit bien maintenu. Je vais un peu aplanir les bords du tube, comme �a. NARRATEUR � son �tabli, Steve sattelle � la r�paration dun rouleau compresseur des ann�es qui ne fonctionne plus depuis environ quarante ans. Il doit commencer par v�rifier la soupape de s�curit� de la machine. STEVEN FLETCHER L�crou qui tient le ressort a lair desserr�. Cest lui qui r�gle la tension du ressort. Et il devrait pouvoir senlever facilement, mais il est enti�rement corrod�. Donc je vais essayer de le tapoter sur l�tau pour voir si je peux le faire sortir. �a a bien fonctionn�. Je vais devoir le nettoyer pour massurer quil glisse bien, et je vais y ajouter une rondelle de caoutchouc qui, une fois rabattue, formera un joint d�tanch�it� qui emp�chera la vapeur de s�chapper, sauf si la pression est trop �lev�e. NARRATEUR Une fois la soupape r�par�e, Steve doit � pr�sent nettoyer la machine et tous les autres composants du rouleau compresseur. Apr�s quelques heures de nettoyage et de r�assemblage, le rouleau compresseur est enfin pr�t � �tre test�. STEVEN FLETCHER Je mappr�te � tester le rouleau compresseur. Jesp�re quil va fonctionner. Je suis s�r que cest ce que Dieter esp�re aussi. Je lai rempli deau, je vais mettre deux� pastilles de cire, enfin de paraffine, comme combustible, et je vais lallumer. Il na pas fonctionn� depuis des si�cles, donc� cest� int�ressant de voir sil va fonctionner maintenant. Jesp�re que oui. Jai nettoy� toutes les parties m�caniques et le piston �tait compl�tement bloqu�. Je pense que cest lune des raisons pour lesquelles �a ne fonctionnait plus. STEVEN FLETCHER Jentends de la vapeur, le petit sifflet est juste l�. NARRATEUR Bien que le sifflet fonctionne, la vapeur ne semble pas faire avancer le rouleau compresseur. STEVEN FLETCHER Jai �teint le br�leur. Il aurait d� commencer � avancer, donc je vais le laisser refroidir et le d�monter pour regarder pourquoi il na pas fonctionn�. Mais il y avait suffisamment de pression pour le faire avancer. Jesp�re que ce nest pas grand-chose. Je ne peux pas le savoir avant de lavoir d�mont�. NARRATEUR Suzie a restaur� trois ic�nes du design des ann�es us�s par des ann�es dutilisation. Apr�s avoir redonn� un coup de jeune aux morceaux de cuir et fait briller les structures chrom�es, elle peut commencer le r�assemblage des chaises. SUZIE FLETCHER Eh, Jay�? JAY BLADES Oui�? SUZIE FLETCHER Tu es libre�? JAY BLADES Je suis toujours libre pour toi. SUZIE FLETCHER Est-ce que tu pourrais maider avec �a, sil te pla�t�? JAY BLADES Daccord. SUZIE FLETCHER Hum� Je dois riveter ces morceaux � la structure, donc est-ce que tu pourrais me tenir la chaise�? JAY BLADES Bien s�r. SUZIE FLETCHER Merci. NARRATEUR Ensuite, les panneaux en cuir doivent �tre fix�s au cadre. SUZIE FLETCHER Il ne faut surtout pas que tu bouges la chaise. JAY BLADES Oh, non. Je viens de le faire, non�? SUZIE FLETCHER Tu es pr�t pour �a�? JAY BLADES On ne peut plus pr�t. SUZIE FLETCHER Tu es s�r�? Si on se rate, quand quelquun sassi�ra dessus� JAY BLADES �a va� Oh, �a se cassera. SUZIE FLETCHER �a se cassera. Super. Voyons voir ce que �a donne en dessous. Pas mal du tout. Cest ce quon veut. JAY BLADES Donc il faut faire les autres maintenant. SUZIE FLETCHER Oui. Tu veux essayer�? JAY BLADES Bien s�r. SUZIE FLETCHER Bien s�r. JAY BLADES Comment je sais si cest fix�? SUZIE FLETCHER Encore un petit coup. JAY BLADES Comme �a. SUZIE FLETCHER Oui. On travaillera tes comp�tences en mati�re de martelage plus tard. JAY BLADES Oui. Mais regarde, cest fix�. Cest le principal. SUZIE FLETCHER Cest fix�. Cest tr�s bien fix�. JAY BLADES Et si tu la testais�? Tu veux tasseoir dessus�? SUZIE FLETCHER Vas-y, toi. JAY BLADES Daccord. SUZIE FLETCHER Mais en douceur. Ne saute pas dessus. JAY BLADES Daccord. Non. Je vais juste masseoir. JAY BLADES Et voil�. Cest pas mal. SUZIE FLETCHER Javais besoin de quelquun pour la tester et javais peur que personne ne se porte volontaire. NARRATEUR Jane, la propri�taire, est de retour pour retrouver les chaises si pr�cieuses pour elle et sa m�re, atteinte de d�mence. JANE MOORE Jappr�hende un peu, car elles �taient presque d�labr�es et elles avaient bien besoin quon soccupe delles. Jai h�te de voir � quoi elles ressemblent. Je le fais surtout pour pr�server la m�moire de ma m�re. Elle est l�, mais pas sa m�moire. Jai h�te car ces chaises vont �tre un souvenir durable pour moi, pour ma m�re et pour cette �poque. SUZIE FLETCHER Bonjour. JANE MOORE Bonjour, bonjour. SUZIE FLETCHER Ravie de vous revoir. JANE MOORE Je suis impatiente. Un peu stress�e, mais impatiente. JAY BLADES Ah oui�? SUZIE FLETCHER Pourquoi �tes-vous stress�e�? JANE MOORE Jesp�re quelles vont ressembler � ce � quoi je mattends. SUZIE FLETCHER Oh, jai la pression�! JANE MOORE Non, aucune pression. JAY BLADES On lui montre�? SUZIE FLETCHER Tu crois�? Vous �tes pr�te�? JAY BLADES Allez. JANE MOORE Jai h�te de voir �a. SUZIE FLETCHER Cest parti. JANE MOORE Ouah. Elles sont comme neuves. Cest fantastique. Je suis sous le choc, elles sont diff�rentes mais superbes. Car elles �taient vraiment en piteux �tat. Ma m�re serait aux anges. Et� Ma m�re est en maison de retraite et souffre de d�mence� donc elle ne reconna�tra pas� jesp�re quelle les reconna�tra, mais je sais que leur restauration et le fait de pouvoir les r�utiliser la rendraient folle de joie. SUZIE FLETCHER Oh. JANE MOORE Hum� JAY BLADES Je suis d�sol�. Venez par ici. JANE MOORE Ne me faites pas pleurer. Vous allez me faire pleurer. JAY BLADES Oh. Cest beau � voir, cest beau � voir. JANE MOORE Elle serait vraiment ravie. JAY BLADES Ah oui�? JANE MOORE Et je m�tais promis de ne pas pleurer. JAY BLADES Vous allez les lui apporter�? Pour quelle puisse les voir�? JANE MOORE Oui. Oui, bien s�r. JAY BLADES Daccord. JANE MOORE Et� pour moi, ses tr�sors sont les plus importants. Cest quelque chose que je garderai toujours. Comme je lai toujours fait. Car �a fait partie delle. Merci infiniment. Je vais vous faire un c�lin. JAY BLADES Trop mignon. JANE MOORE Merci, elles sont magnifiques. SUZIE FLETCHER Merci. Je suis ravie quelles vous plaisent autant. �a donne beaucoup plus de valeur au travail que jai accompli dessus. JANE MOORE Oui. Oui. JANE MOORE Oui. Cest incroyable. Vraiment. SUZIE FLETCHER Oui. Quelle belle trouvaille. JANE MOORE Cest vrai. JAY BLADES Ce quon va faire, cest vous les emballer et les apporter � votre voiture, daccord�? SUZIE FLETCHER Tout � fait. JAY BLADES �a vous va�? Merci de nous les avoir apport�es. JANE MOORE Oui. Merci. JAY BLADES Merci. SUZIE FLETCHER Merci. JANE MOORE Merci beaucoup, merci infiniment. SUZIE FLETCHER Ce fut un r�el plaisir. JANE MOORE Lors de la r�v�lation des chaises, leur valeur ma � nouveau saut� aux yeux. Et maman est la derni�re personne de la famille encore en vie, donc cest son h�ritage qui perdure, des tr�sors restaur�s dont on peut encore profiter. Et les joyeux souvenirs dont ils sont empreints. NARRATEUR Si la r�paration de Suzie a �t� couronn�e de succ�s, Matt nest pas au bout de ses peines avec le vitrail. Il tente de remplacer la voile cass�e. MATT NICKELS Lune des difficult�s que je rencontre, cest le fait que je naie pas la couleur exacte pour la voile. Jai un autre morceau de verre, ici, qui correspond plut�t bien. Il correspond parfaitement � la couleur de lint�rieur, mais pas � celle-ci, mais si je superpose deux couches, comme ceci, �a me donne quasiment la couleur exacte, cest parfait. �a signifie que je dois �largir le plomb autant que possible pour y faire passer deux morceaux de verre. Comme cest Truja et son p�re qui ont choisi les coloris et les motifs, cest une partie que je tiens vraiment � r�ussir. Jimagine Truja regarder son p�re couper le verre, et jai �galement appris de mon p�re, donc mon exp�rience est tr�s similaire � la sienne. Jai fait une entaille superficielle, et si je tapote en dessous, �a va casser la partie qui entoure le morceau et lui permettre de se d�tacher. Donc je tapote doucement en dessous, et� je pense que �a sest d�tach�, donc je vais� Oui, voil�, tout va craquer. Il sest d�tach�. Je vais prendre ce morceau, et avec un peu de chance, il va parfaitement rentrer � sa place. Oui. Je v�rifie juste cette partie-l�. Oui. �a me semble parfait. Et voil�. Super, merveilleux. Je vais pouvoir d�couper lautre morceau. NARRATEUR Le verre d�coratif remonte � la Rome antique. Au Moyen �ge, l�glise a commenc� � utiliser des vitraux pour permettre � ceux qui ne savaient pas lire dapprendre les histoires de la Bible. MATT NICKELS Et voil�. Je lai senti. Je lai senti se d�tacher entre mes doigts. Voil�. Jesp�re que le deuxi�me morceau va correspondre. Je suis un peu inquiet, car en appuyant sur les c�t�s fins du verre, jai peur de le briser. Donc l�, je vais rabattre le plomb par-dessus. Je suis tr�s content du rendu. NARRATEUR Jusqu� pr�sent, Matt a utilis� le plomb dorigine, mais il sattaque maintenant � la zone la plus endommag�e. MATT NICKELS De toute �vidence, le plomb ext�rieur est trop d�form� pour que je puisse le r�utiliser et y ins�rer du verre, malheureusement. Donc ce que je fais, cest que jai coup� �a, et je r�introduis progressivement les morceaux en utilisant le patron, et� voil�. La prochaine �tape, cest le soudage. NARRATEUR Lapplication dun alliage fondu au niveau du raccord permet de chauffer et de fusionner � nouveau le plomb. Cette m�thode na quasiment pas chang� depuis le douzi�me si�cle. MATT NICKELS Et voil�, cest parfait. NARRATEUR Une fois les r�parations les plus importantes effectu�es, Matt peut se concentrer sur le reste, les morceaux de verre quil souhaite conserver plut�t que remplacer. MATT NICKELS Je suis en train de bander �a. Hum� Lint�r�t, cest de couvrir des fissures. Donc je le maintiens enfonc�, en faisant attention de bien la recouvrir. Jattends quil se fixe, comme ceci. Et je fais pareil de lautre c�t�. Et voil�! Cest comme si �a avait toujours �t� l�. NARRATEUR De lautre c�t� de latelier, Steve a bien du mal � faire fonctionner le rouleau compresseur miniature. Apr�s quelques ajustements minutieux, il sappr�te � lallumer une nouvelle fois. STEVEN FLETCHER Cest la� deuxi�me fois que je teste le rouleau compresseur, et jesp�re que ce sera la bonne. Jai resserr� et ajust� certains des joints et des soupapes, et je suis sorti, car il y a beaucoup de fum�e et de vapeur qui en sort. NARRATEUR Cette fois-ci, la machine revient � la vie�. Mais pour un court instant. STEVEN FLETCHER Jessaie de comprendre pourquoi, lorsque je le fais tourner, il commence � acc�l�rer, tr�s rapidement, avant de sarr�ter � nouveau. Je pense que le probl�me, cest quil y a une certaine pression de vapeur qui se dissipe lorsque la machine est en marche et consomme cette �nergie, ce qui en provoque le ralentissement et larr�t. NARRATEUR Apr�s une heure de bricolage, Steve fait un constat difficile�: ce m�canisme vieux de quatre-vingt-cinq ans nest plus assez puissant pour d�placer le jouet. STEVEN FLETCHER Je pourrais certainement le faire fonctionner, mais il faudrait d�monter les anciennes pi�ces pour les remplacer par de plus r�centes, et �a ne me plait pas, je pense quil est plus important de le conserver dans son �tat dorigine. Il est vraiment tr�s beau comme il est, et je serais vraiment ravi de lavoir sur mon �tag�re. NARRATEUR Le rouleau compresseur sest transmis de g�n�ration en g�n�ration pendant quatre-vingt-cinq ans. Et souhaitant le transmettre � nouveau, Dieter est de retour pour r�cup�rer son pr�cieux h�ritage. DIETER Bonjour, Steve. STEVEN FLETCHER Comment allez-vous�? DIETER Bien, merci, comment allez-vous�? STEVEN FLETCHER Bien. Tr�s bien, merci. DIETER Tant mieux. STEVEN FLETCHER Jai beaucoup appr�ci� travailler sur votre rouleau compresseur. Et� Voyons voir �a. DIETER Oui. Ouah. Ouah, vous avez fait des merveilles. STEVEN FLETCHER Merci. DIETER Lorsque je suis arriv�, vous mavez dit que vous souhaitiez conserver son aspect� dobjet ancien. Et je vois que vous y �tes parvenu. STEVEN FLETCHER Oui. Merci. DIETER Cest merveilleux. Je ne sais pas comment vous avez fait, mais, oui. STEVEN FLETCHER Quest-ce que votre p�re en penserait�? Et du fait que vous en ayez pris soin comme vous le faites�? DIETER Je pense quil serait vraiment tr�s fier� que jen aie� Que jen aie pris soin, et que je veuille le transmettre � mon tour, le transmettre � mon fils. Faire perdurer la tradition. Jesp�re, car je ne peux quesp�rer, quil le ch�rira autant que je lai ch�ri, et que mon p�re la ch�ri. STEVEN FLETCHER Et� Jai travaill� sur la partie m�canique. Et je lai allum� plusieurs fois. DIETER Oui. Daccord. STEVEN FLETCHER Hum� Jai malheureusement rencontr� quelques probl�mes. Il fonctionne, mais jusqu� un certain point. Hum, mais il� il navance pas. Mais il tourne. DIETER Ah oui�? Oui. Oui. Oui. Au bout du compte, cest d�j� pas mal, il a �t� con�u pour �tre allum�, et vous savez, jaimerais beaucoup essayer de lallumer pour voir ce quil se passe, jaimerais beaucoup, est-ce que� STEVEN FLETCHER Daccord. DIETER Oui. STEVEN FLETCHER Bien, je vais sortir tout le mat�riel, et� �a, cest le plus important, cest une protection� anti-feu. DIETER Daccord. Daccord. Daccord. Oui. STEVEN FLETCHER Alors� Bien, je vais le retourner comme �a, pour pouvoir faire tourner� le volant dinertie lors de� lacc�l�ration. DIETER Oui, oui, oui, oui. STEVEN FLETCHER Quand lavez-vous vu allum� pour la derni�re fois�? DIETER C�tait s�rement� si je dis que c�tait il y a quarante ans, jai limpression d�tre vieux, mais �a devait �tre �a. Je me souviens de cette odeur, je me souviens de cette odeur. Cest quelque chose qui ne vous quitte pas. DIETER Eh�! Cest merveilleux�! Cest� Cest vraiment merveilleux. STEVEN FLETCHER G�nial, non�? DIETER Oh. Absolument, absolument� Bon sang. STEVEN FLETCHER Je vais l�teindre, car je ne veux pas quil sabime davantage. DIETER Oui, oui, oui. Non, non, non. Oui. Merci. STEVEN FLETCHER Je vous en prie. DIETER Merci, cest vraiment super. Oh, vous avez fait un travail extraordinaire. Merci beaucoup. �a d�passe tout ce que je pouvais imaginer. Et la cerise sur le g�teau, bien s�r, c�tait de pouvoir le voir sallumer, de le voir fonctionner. Je ne my attendais pas, car je craignais quil ne puisse plus y parvenir. �a la ramen� � la vie. Et jesp�re quil pourra rester comme �a. Merveilleux. NARRATEUR Matt, lartisan verrier, a restaur� un vitrail marin charg� dhistoire familiale. Le vitrail a �t� enti�rement r�par�, et Matt y apporte les derni�res touches. MATT NICKELS Je suis extr�mement ravi du rendu. L�clat des couleurs, si lumineuses et brillantes. Et plut�t joyeuses. Cest vraiment magique. Le verre est un support fantastique sur lequel travailler. NARRATEUR L�clat du vitrail a attir� l�il de Lucia, sa coll�gue experte. MATT NICKELS Bonjour Lucia. LUCIA Cest termin�? MATT NICKELS �a va�? Oui, �a lest. Je suis tr�s heureux du r�sultat. LUCIA Oh mon dieu. MATT NICKELS Je vais aller allumer la lumi�re. LUCIA Oh. MATT NICKELS Oh. LUCIA Matt, cest vraiment magnifique. MATT NICKELS Je trouve aussi. LUCIA Oui, cest comme sil chantait. Des chants marins. MATT NICKELS Cest vrai. LUCIA On dirait un peu du Macintosh ici, non ? Avec tous ces petits carr�s. Oui. Mais cest vraiment superbe. Il y a beaucoup de mouvement, je trouve. MATT NICKELS Oui, un petit peu. Oui. Oui. �a raconte une histoire en quelque sorte. Il y a le� LUCIA Cest ce qui me plait dans ce vitrail. MATT NICKELS Oui. Oui. LUCIA Il y a une histoire derri�re tout ce quon fait. Dune mani�re ou dune autre. Cest pour �a que jaime cet atelier. MATT NICKELS Oui. NARRATEUR Le vitrail est soigneusement transport� dans le Suffolk, o� Truja attend son arriv�e. TRUJA BARKEN Aujourdhui est un jour particuli�rement �mouvant pour la d�couverte du vitrail restaur�. Cest lanniversaire de mariage de ma m�re et de mon p�re, mais, malheureusement, cest aussi lanniversaire de la mort de mon p�re. Donc cest un jour assez sp�cial � bien des �gards, et un jour tr�s triste, mais jesp�re que pour ma m�re et moi, �a sera encore plus sp�cial de pouvoir admirer le travail de mon p�re � nouveau. Plus beau que jamais. NARRATEUR Truja a cach� la restauration � Ruth, sa m�re, afin de la surprendre. RUTH Cest un jour tr�s diff�rent de ce � quoi je mattendais. Je nai aucune id�e de ce quelle a pr�par�. Quest-elle partie chercher�? COLBY Je ne sais pas. RUTH Tu nes pas dans le coup, toi non plus�? COLBY Non. RUTH Oh mon dieu. TRUJA BARKEN Alors� RUTH Quest-ce que cest�? TRUJA BARKEN Voici le gros secret� Alors, maman� RUTH Quest-ce que cest�? TRUJA BARKEN Ils ont r�par� le vitrail de papa. RUTH Ouah. Incroyable. Vraiment�? TRUJA BARKEN Oui. RUTH Ouah. COLBY Fais voir. TRUJA BARKEN Tu as vu �a�? Oh mon dieu. RUTH Cest vraiment incroyable. TRUJA BARKEN Il est magnifique. RUTH Vraiment magnifique. TRUJA BARKEN Regarde �a. RUTH Ouah, regarde �a. TRUJA BARKEN Cest magnifique. RUTH Cest superbe. On a �t� mari� pendant trente-cinq ans. Le fait davoir cet h�ritage de mon mari� Avant, il �tait cass�, et aujourdhui, cest un vitrail superbement restaur�. Fait par mon mari. Et je le d�couvre le jour de notre anniversaire de mariage. Cest merveilleux. TRUJA BARKEN Je narrive pas � croire que �a se produise aujourdhui. Jai limpression de te donner quelque chose � c�l�brer, et maintenant on va �tre triste. RUTH Oui. Cest vrai. TRUJA BARKEN Je taime. RUTH Je taime aussi. Merci. TRUJA BARKEN Cest papy qui la fait, Colby. Quest-ce que tu en penses�? RUTH Oui. COLBY Cest tr�s joli. TRUJA BARKEN Magnifique, non�? Je pense que ce qui pourrait �tre un jour tr�s triste pour elle sest transform� en une raison de c�l�brer la vie de mon p�re. Et en particulier son travail, c�tait merveilleux de voir son visage silluminer. Elle est vraiment ravie, et je pense quelle a limpression que papa est de retour parmi nous. RUTH Cest un bel h�ritage, non�? TRUJA BARKEN Oh, oh, oh. On laccroche � sa place ? Comme �a� Ouah. RUTH Ouah, regardez �a. TRUJA BARKEN Ouah. Oh, regarde comment �a rentre. Cest parfait. RUTH Cest merveilleux. Cest parfait. Regarde la lumi�re, regarde comme la lumi�re passe � travers. Cest magnifique. COLBY Regarde. RUTH Jesp�re que ton p�re le voit aussi. TRUJA BARKEN Je suis s�re que oui. NARRATEUR Retrouvez-nous � latelier dans le prochain �pisode� WILL KIRK Je ladore. NARRATEUR � pour d�couvrir de nouveaux tr�sors de famille� FEMME Oh, ouah. NARRATEUR � et les pr�cieux souvenirs quils renferment.