AMANDA_MIDDLEDITCH BEN FEMME_1 HELEN_KENT HELEN_SMITH HOMME_1 JANE JAY_BLADES JUDITH_BARRETT KIRSTEN_RAMSAY LUCIA_SCALISI NARRATEUR RICHARD_RIGBY STEPHEN_KEMBER STEVEN_FLETCHER WILL_KIRK NARRATEUR Bienvenue à l’Atelier. Ici, vos précieux trésors de famille sont ramenés à la vie. WILL KIRK Tout est possible à l’atelier des rêves. NARRATEUR C’est l’antre de Jay Blades, restaurateur de meubles. JAY BLADES De nos jours, on vit dans une société du prêt-à-jeter. Mais nous, on préserve et on restaure. On fait du neuf avec du vieux. NARRATEUR Il travaille aux côtés de certains des meilleurs artisans du Royaume-Uni. WILL KIRK J’aime le travail manuel. STEVEN FLETCHER J’aime savoir et comprendre comment les choses fonctionnent. LUCIA SCALISI Que ce soit un Rembrandt ou une œuvre familiale, chaque tableau mérite le même traitement. NARRATEUR Armés de leur savoir-faire unique… STEPHEN KEMBER Tu vas voir un tour de magie. NARRATEUR Ils donnent une seconde vie… Une nouvelle jeunesse… JAY BLADES Oui ! NARRATEUR Et un nouvel éclat… à des biens précieux et des trésors de famille irremplaçables. HOMME 1 C’est pas vrai ! FEMME 1 C’est pas vrai ! NARRATEUR Ils raniment ces objets oubliés… Et réveillent… JANE Oh, merci ! NARRATEUR … de vieux souvenirs endormis. JANE Merci infiniment. Je pourrais vous embrasser. NARRATEUR Aujourd’hui dans l’Atelier… Le bricolage des garde-temps est suspendu car Steve, l’expert en restauration d’horloges, est réquisitionné pour réparer un téléphone vintage. STEVEN FLETCHER C’est à ce moment-là que je crains que les ressorts ne jaillissent de toute part. NARRATEUR Pendant que le spécialiste Richard Rigby restaure une pièce de collection qui jette un sort à toutes les personnes présentes dans l’atelier. JAY BLADES Ouah ! WILL KIRK Alors, qu’est-ce qu’on a aujourd’hui ? JAY BLADES Un client doit arriver. WILL KIRK C’est pour moi ? JAY BLADES Il te les faut tous, toi ! Eh bien oui, c’est pour toi ! Oui, oui. WILL KIRK Il faut bien que je travaille. D’accord. NARRATEUR Le duo de choc de restaurateurs de meubles, Jay et Will, ont rendez-vous avec Helen Smith, de l’Herefordshire [héréfordcheur]. JAY BLADES Bonjour. HELEN SMITH Bonjour ! JAY BLADES Comment allez-vous ? HELEN SMITH Bien, merci. JAY BLADES Il est dans le coffre ? HELEN SMITH Oui. JAY BLADES D’accord. Nous allons le sortir. HELEN SMITH Merci. JAY BLADES Oh ! Je vais passer devant. WILL KIRK Oui, passe devant. JAY BLADES Oui. JAY BLADES Alors… Qu’est-ce que c’est ? HELEN SMITH C’est une… banquette de piano deux places. JAY BLADES Une banquette de piano deux places ? Je peux soulever ça pour voir ? HELEN SMITH Hum, hum. WILL KIRK Ouh ! JAY BLADES Alors, racontez-nous l’histoire de cette banquette. HELEN SMITH Elle appartenait à ma grand-mère. Je suis née dans la pièce où elle se trouvait. Donc elle était là avant moi. Avant de mourir, ma grand-mère l’a léguée à ma sœur, et ma sœur avait un gros chiot. WILL KIRK D’accord. JAY BLADES Hum hum. Je vois. HELEN SMITH Et ce chiot s’est mis à tout mâchouiller… JAY BLADES Ouah, d’accord. WILL KIRK Il a fait ça en une fois ? HELEN SMITH Hum, non, je ne pense pas, car le piano s’est fait mâchouiller aussi, mais… pas… pas autant que ça. WILL KIRK Ouah. JAY BLADES Il a aussi grignoté le piano ? WILL KIRK Ouah. HELEN SMITH Il ne savait pas en jouer alors il l’a grignoté. JAY BLADES Il l’a grignoté. Et je vois qu’il est recouvert d’une tapisserie. HELEN SMITH Oui, c’est ma grand-mère. JAY BLADES Votre grand-mère ? HELEN SMITH Oui. JAY BLADES Je vois que ça vous fait sourire. HELEN SMITH Oui. Oui. WILL KIRK Elle est en excellent état. HELEN SMITH Oui. JAY BLADES Oui, c’est vrai. WILL KIRK Surtout… quand on la compare au reste… Hum… JAY BLADES Regarde l’assise. HELEN SMITH Oui, elle… elle s’en est plutôt bien sortie, je trouve. Elle ne devait pas avoir aussi bon goût que le bois. JAY BLADES Oui. WILL KIRK Oui. NARRATEUR La grand-mère d’Helen, Enid Ruth Wicks, a perfectionné sa technique musicale sur ce piano. HELEN SMITH Ma grand-mère était passionnée de piano. Elle était très douée, même si elle n’en avait pas conscience. Elle était membre de la Royal Academy of Music, elle a fait des concerts pour la BBC. Je pense que lorsqu’on hérite un tel objet de famille, on a en quelque sorte la responsabilité d’en prendre le plus grand soin et, pour l’instant, je ne respecte pas cet engagement. JAY BLADES Alors, Will, dis-nous, tu as une idée de quand il date ? Tu as déjà vu ce genre d’objets ? WILL KIRK Elle a l’air tout droit sortie du mouvement Arts and Crafts, entre 1890 et 1910. C’est un très bel objet. J’aimerais utiliser cette pièce avec la base. HELEN SMITH Oh, oui. Ce serait super. WILL KIRK Oui ? Je dis ça maintenant, mais on verra si c’est possible ! Dans quoi je m’embarque ? JAY BLADES Je me sens chanceux de travailler sur un tel objet. Dès qu’on l’aura réparée et qu’on lui aura rendu de sa superbe, nous vous rappellerons. HELEN SMITH Oui. Oui. Parfait, merci beaucoup. JAY BLADES Ça vous va ? Super. Merci. À bientôt. HELEN SMITH Merci. WILL KIRK Super. Merci beaucoup. HELEN SMITH Merci. WILL KIRK Merci, au revoir. HELEN SMITH Au revoir. JAY BLADES C’est fou… Je sais que les chiens traversent toujours une période de mâchouille, mais là… WILL KIRK Au moins, il nous a laissé quelque chose. JAY BLADES Il nous a laissé une piste. Oui. WILL KIRK Oui. HELEN SMITH Nous avons appris à jouer du piano avec ma grand-mère, donc c’est un objet de famille, et j’ai hâte de voir ce qu’ils vont en faire. WILL KIRK Qu’est-ce que tu comptes faire avec le tissu et l’assise ? JAY BLADES Il faut que ça rentre parfaitement, car, comme on le voit ici, le coin ressort un peu car l’assise est trop étroite, ça ne rentrera pas. WILL KIRK Pourquoi est-elle trop étroite ? JAY BLADES Je pense que ce qui a dû se passer… c’est qu’ils ont recouvert le tissu d’origine avec celui-ci. Mais je ne peux pas en être certain tant que je ne l’ai pas retiré. WILL KIRK Que tu l’auras enlevé. J’essaie de déterminer lequel de nous deux aura le plus de travail avec cet objet. JAY BLADES Moi, sans aucun doute. WILL KIRK Il semble que c’est toujours moi. JAY BLADES C’est toujours moi ! WILL KIRK À chaque fois tu viens me voir pour me demander si c’est prêt. « Cinq minutes ? », tu te fais une tasse de thé… et des tartines ! JAY BLADES C’est vrai, c’est vrai. Eh bien, tu vas devoir aller faire du thé et te mettre au travail, car j’y vais. Débrouille-toi pour la porter tout seul. J’ai le morceau le plus lourd. WILL KIRK Oh, bon sang. J’adore les défis, Jay. JAY BLADES Super. WILL KIRK Là, j’ai collé le haut de la banquette, et j’ai tout fixé et remis en place. Elle est comme neuve ! L’ornement à l’arrière est quasiment intact. Mais il s’écaille à l’avant et sur les côtés. Donc j’ai pris la lourde décision de le conserver. Je me suis dit que ça pourrait être bien de conserver des pièces d’origine. NARRATEUR Bois… Laiton… Céramique… Rembourrage… AMANDA MIDDLEDITCH Et voilà ! NARRATEUR Quel que soit le matériau, l’équipe de l’atelier met à profit ses années d’expérience pour tout restaurer avec amour. Helen Kent est la prochaine cliente à avoir fait appel aux urgences spécialisées dans les antiquités. HELEN KENT Bonjour ! JAY BLADES Bonjour, comment allez-vous ? HELEN KENT Je vais bien, merci, et vous ? JAY BLADES Très bien. Que m’apportez-vous ? HELEN KENT Voici pour vous. C’est un téléphone ancien. JAY BLADES Un téléphone ancien ? HELEN KENT Oui. JAY BLADES D’accord. Alors la personne qu’il vous faut est Steve. Steve ? J’ai quelqu’un pour toi. HELEN KENT Parfait, merci beaucoup. JAY BLADES Je te laisse regarder ça. HELEN KENT Merci. JAY BLADES Je vous en prie. NARRATEUR Steve est l’horloger de l’atelier… HELEN KENT Le voici. STEVEN FLETCHER Bien, voyons voir ce téléphone. NARRATEUR …mais également la personne qui s’occupe de la plupart des objets mécaniques qui arrivent à l’atelier. STEVEN FLETCHER Racontez-moi un peu son histoire. HELEN KENT Je ne sais pas très bien où il a commencé sa vie, mais il est arrivé chez moi durant mes premières années de mariage, donc je l’ai depuis le tout début des années 60. STEVEN FLETCHER Oui. NARRATEUR Connu sous le nom de téléphone chandelier, ce modèle date du milieu des années 1920. STEVEN FLETCHER Imaginez tous les appels qui sont passés par ce téléphone. C’est incroyable. HELEN KENT C’est vrai. Oui, oui. Il fonctionnait toujours lorsque je me suis mariée, je travaillais comme sage-femme. STEVEN FLETCHER Ah oui ? HELEN KENT Ce n’était pas très pratique car il fallait tenir le téléphone d’une main et l’écouteur de l’autre, pas comme maintenant. STEVEN FLETCHER Oh, oui bien sûr, je n’avais pas pensé à ça. À moins de faire… comme ça. Oui. HELEN KENT Ce sont deux parties distinctes. Oui. On décrochait le téléphone et on plaçait l’écouteur près de l’oreille. STEVEN FLETCHER Qu’est-ce qui ne va pas ? HELEN KENT Hum, le cadran ne tourne plus. Vous semblez y arrivez mais je… STEVEN FLETCHER Non, il ne fait que… Il ne tourne plus du tout, il… il est comme figé. Mais je suis prêt à relever le défi de réparer un tel objet. Laissez-le-moi, et je vais voir ce que je peux faire. HELEN KENT Oui. Oui. D’accord. Merveilleux. Merci. Merci beaucoup. STEVEN FLETCHER D’accord, merci de me l’avoir apporté. De rien. Au revoir. HELEN KENT Au revoir ! Si Steve parvient à le faire fonctionner, c’est encore mieux, mais rien que lui refaire une beauté afin que mes petits-enfants puissent jouer avec en prenant autant de plaisir que mes enfants lorsqu’ils jouaient avec, ce serait merveilleux. STEVEN FLETCHER C’est à ce moment-là que je crains que les ressorts ne jaillissent de toute part quand je commencerai à le démonter. C’est la première fois que je vois l’intérieur d’un téléphone, et le cadran m’est complètement étranger. Le cadran ne devrait pas être comme ça, il semblerait qu’il ait été forcé dans le mauvais sens, ce qui a occasionné des dommages, j’espère qu’une petite réparation suffira. NARRATEUR Ne raccrochez pas Steve, car Will, l’expert en menuiserie, souhaiterait un deuxième avis sur la restauration du morceau de bois abîmé provenant de la banquette de piano. WILL KIRK Alors, je pensais faire quelque chose comme ça. Ça, c’est l’ancienne pièce, et là, la nouvelle. Qu’est-ce que tu en penses ? STEVEN FLETCHER Pourquoi tu fais ça ? WILL KIRK Je me suis dit que ce serait sympa de conserver des morceaux d’origine, et une fois que je l’aurais fixée, ou entée, je reproduirai le même motif sur le reste de la poutre. STEVEN FLETCHER D’accord. Ça risque de ne pas tenir. WILL KIRK Oui… C’est pour ça que je comptais mettre une cheville que ça tienne. STEVEN FLETCHER Et si… Tu la coupais en deux… WILL KIRK Hum, hum. STEVEN FLETCHER … et que tu fixais une moitié sur les nouveaux barreaux ? Pour conserver une sorte de résistance sur la nouvelle pièce. WILL KIRK Oh, je vois. Donc il faudra que j’en garde suffisamment pour que ce soit assez résistant. STEVEN FLETCHER Oui, voilà. WILL KIRK Oui donc… oui. Et les percer ensuite ? STEVEN FLETCHER Oui. WILL KIRK C’est une bonne idée. C’est pour ça que je t’ai fait venir, Steve. JAY BLADES Oui. C’est lui le cerveau de la bande. WILL KIRK Oui. Il a… beaucoup plus d’années que moi. JAY BLADES Oh oh oh ! STEVEN FLETCHER Oh, ça recommence. WILL KIRK D’années d’expérience ! D’expérience ! JAY BLADES Calme toi. Oh, c’est mieux. Tu devrais en prendre de la graine. NARRATEUR Pendant ce temps, Jay s’attelle à éviter que l’assise ne s’affaisse. JAY BLADES Je fixe des sangles… sous le cadre, qui est en fait la base. C’est ce qui va permettre à quelqu’un de s’asseoir sans passer à travers. Lorsque vous obtenez le bon son, c’est à ce moment-là qu’il faut agrafer. Car s’il n’y a pas de bruit, il n’y a pas de stabilité, elle n’est pas tendue. Donc… Voilà, là c’est parfait. On dirait une basse. Une contrebasse. Boum, boum, boum. Comme ça. WILL KIRK Je pense qu’on devrait monter un groupe, Jay. JAY BLADES Un groupe ? WILL KIRK Oui. Et je pourrais jouer de la perceuse. JAY BLADES C’est une bonne idée. Ça te dit, Kirsten ? WILL KIRK Tu pourrais être la chanteuse ? JAY BLADES Et je suis sûr que Steve est partant, il sait sûrement jouer d’un instrument. WILL KIRK Oui, Steve joue de la tasse. C’est parti. JAY BLADES Steve à la tasse ! STEVEN FLETCHER Et voilà ! JAY BLADES On part en tournée la semaine prochaine ! STEVEN FLETCHER Génial. JAY BLADES Merveilleux. Formidable. Super. NARRATEUR Sans compter son talent pour la musique, lorsqu’il s’agit de redonner une seconde jeunesse à des objets mal-aimés et inutilisables, cette équipe talentueuse partage une compétence et un savoir-faire hors du commun. Et Judith Barrett et son fils Ben, de l’Oxfordshire [oxfordcheur], sont les prochains à pousser les portes de l’Atelier. JAY BLADES Bonjour, comment allez-vous ? BEN Bonjour. JAY BLADES C’est une grosse boîte. BEN Oui, et elle est lourde. JAY BLADES D’accord. Ça me plaît déjà. Qu’est-ce que c’est ? BEN Eh bien, à l’intérieur, il y a une lanterne magique. JAY BLADES Une lanterne magique ? Oh, ouah. JUDITH BARRETT Il y a plein de… JAY BLADES Oh, ça alors, c’est lourd ! NARRATEUR À l’époque victorienne, les lanternes magiques étaient très populaires au sein des foyers aisés. Elles projetaient des images sur les murs pour captiver et divertir. BEN C’est la pièce qui a besoin d’être réparée. JAY BLADES Oui, je vois ça. NARRATEUR Richard Rigby est un spécialiste de ces objets fascinants. S’il y a bien quelqu’un capable de les restaurer, c’est lui. JAY BLADES Oh, ouah ! Tu as vu ça ? RICHARD RIGBY Oh, c’est un projet formidable. C’est une très belle machine que vous avez là. JUDITH BARRETT Oui. RICHARD RIGBY Vous n’auriez pas pu m’apporter mieux. JUDITH BARRETT Oh, fantastique. JAY BLADES Dites m’en plus sur cet objet. Comment est-il arrivé dans votre famille, et depuis combien de temps ? Racontez-moi son histoire. JUDITH BARRETT Bien avant mon mariage, j’étais très intéressée par les antiquités, au grand désarroi de mes parents, et j’ai acheté ça et je l’ai ramenée chez moi. Et puis je me suis mariée, j’ai eu des enfants, je la leur ai montrée… Il était… JAY BLADES Oui. JAY BLADES Petit. JUDITH BARRETT Très petit. Et puis ils se sont mariés, ils ont eu des enfants. Et ils m’ont demandé de la ressortir pour les plus petits, les plus jeunes. JAY BLADES Oui. RICHARD RIGBY Oui. BEN Je pensais que… Lorsqu’on était petits, et qu’on regardait ça… On adorait ça. Donc ce serait amusant de pouvoir la réparer et leur montrer. JAY BLADES Oui. Si vous nous la laissez, Richard va laisser la magie opérer pour la lanterne magique, et nous vous rappellerons lorsqu’elle sera de nouveau fonctionnelle. JUDITH BARRETT Merci, Richard. On a hâte de voir ça. JAY BLADES Vous avez de la poigne. RICHARD RIGBY Je vais faire de mon mieux. Au revoir. JUDITH BARRETT Merci. Au revoir. BEN Merci. JAY BLADES Au revoir. JUDITH BARRETT La famille va être ravie car mes enfants n’ont pas arrêté de me tanner pour que leurs enfants puissent voir ça. Mais je craignais qu’elle soit… trop fragile et plus trop en état, mais maintenant ça va être possible, ils pourront la voir et nous passerons tous un bon moment. JAY BLADES Bon, Richard, je ferais mieux de la mettre sur ton établi, en espérant qu’elle puisse être entièrement restaurée pour que les enfants puissent profiter de cet objet vieux de cent ans que leurs parents appréciaient également. RICHARD RIGBY Oui. Hum, hum. Hum, hum. Exactement, et leurs grands-parents. JAY BLADES D’accord ? Tu es prêt pour ça ? RICHARD RIGBY Absolument. JAY BLADES Je vais porter le plus lourd. Ne me remercie pas. RICHARD RIGBY D’accord. Merci beaucoup. J’adore rénover des choses. C’est aussi simple que ça. Et je déteste le gâchis. Je déteste quand de vieilles machines magnifiques finissent détruites ou jetées. Ce n’est pas correct. NARRATEUR Mais pour pouvoir réparer cette machine complexe, Richard va d’abord avoir besoin de l’aide de toute l’équipe de l’atelier. Et le premier dans son collimateur n’est autre que Steve, le génie mécanique. RICHARD RIGBY C’est plus dans tes cordes que dans les miennes. STEVEN FLETCHER Dis-moi tout. RICHARD RIGBY Ça, c’est ce qu’on appelle le cache. STEVEN FLETCHER Merci beaucoup. RICHARD RIGBY À un moment donné, il a été remplacé par un morceau de boîte de conserve, on en voit encore les formes. STEVEN FLETCHER Oh, oui, je vois. RICHARD RIGBY Ce que j’aimerais, c’est enlever ça, et fabriquer une nouvelle pièce circulaire. STEVEN FLETCHER En laiton. Oui, je peux faire ça. RICHARD RIGBY Ah oui ? STEVEN FLETCHER Oui. Laisse-le-moi. RICHARD RIGBY Merci beaucoup. À plus tard. NARRATEUR Pendant que Richard commence à travailler sur la lanterne magique, Will apporte la touche finale à la banquette de piano de style Arts and Crafts. JAY BLADES J’ai presque fini cette pièce. Je veux juste l’essayer là-dessus. WILL KIRK C’est déjà magnifique. JAY BLADES Génial. Super. WILL KIRK Oui. Génial. JAY BLADES Très bien. NARRATEUR Jay doit recouvrir l’assise avant qu’Helen ne revienne chercher la banquette rénovée de sa grand-mère. JAY BLADES Bonjour, Helen. HELEN SMITH Bonjour, comment allez-vous ? JAY BLADES Comment allez-vous ? HELEN SMITH Très bien, merci. Contente de vous revoir, j’ai hâte de voir le résultat. Ça y ressemble, à la vue, et au toucher. JAY BLADES Oh ! Oh ! Non ! Ne la touchez pas ! Ne la touchez pas ! WILL KIRK Ah oui ? N’y touchez pas ! N’y touchez pas encore ! JAY BLADES Vous êtes prête ? HELEN SMITH Oui. JAY BLADES Vous êtes sûre ? HELEN SMITH Oui. Oh, ouah ! HELEN SMITH Elle est magnifique. Oh, merci. Oh. C’est encore mieux que ce que j’espérais. J’aurai l’impression d’avoir ma grand-mère avec moi lorsque je jouerai du piano. Car elle avait l’habitude de s’asseoir d’un côté, celui-ci, et moi de l’autre. Elle jouait les graves et moi les aigus. Vous n’avez pas remarqué de problème n’est-ce pas ? WILL KIRK Non. Ce que j’ai fait, en revanche, c’est que j’ai utilisé une partie de la pièce d’origine, qui est celle du milieu, et je l’ai fixée à un nouveau morceau de bois. J’ai gardé quelques… traces de mâchouille car j’aimais bien l’idée de garder une… Oui, son authenticité. HELEN SMITH Oui. Oui. C’est ce que vous aviez dit. Oh, pour conserver son authenticité. WILL KIRK Est-ce qu’elle ressemble à ce qu’elle était au début, avant… HELEN SMITH Elle est comme dans mes souvenirs. Elle est enfin décente, elle ressemble à une vraie banquette. JAY BLADES Oui. Oui. HELEN SMITH C’est fantastique. Et l’assise est mieux, il y a toujours eu un creux. JAY BLADES Oui. HELEN SMITH Il va falloir que j’apprenne à jouer correctement du piano maintenant. JAY BLADES Oui. HELEN SMITH Bon sang. Elle est magnifique. Je ne pensais pas que vous seriez capable de redonner vie à tous ces détails. WILL KIRK Je me suis débrouillé. JAY BLADES Il commence à prendre la grosse tête, vous ne trouvez pas ? WILL KIRK Non, non. C’est la routine pour moi. HELEN SMITH Je ne crois pas que vous réalisiez… ce que vous avez fait, car je vais m’évertuer à apprendre à jouer la musique que ma grand-mère jouait. Donc merci infiniment. JAY BLADES Non, merci à vous. Venez, venez. NARRATEUR À son poste de travail, Richard Rigby, le génie de la lanterne, en examine toutes les parties fonctionnelles. Et Steve joue les apprentis sorciers. STEVEN FLETCHER Il me faut le… le laiton pour le cache. Hum… Et je ne sais pas exactement ce que c’est. Je vais devoir comprendre à quoi il sert une fois que tout sera assemblé. Il doit bien y avoir du laiton quelque part. Il me faut un disque de laiton. WILL KIRK Un disque de laiton ? STEVEN FLETCHER Oui. WILL KIRK Pourquoi j’aurais un disque de laiton ? Je travaille le bois. STEVEN FLETCHER Bon sang. Jay, tu n’en aurais pas un par hasard ? De 75 millimètres. JAY BLADES Attends un peu. Non, je n’en ai plus. Tu en as sûrement ! STEVEN FLETCHER Oh ! WILL KIRK Oh ! JAY BLADES Ne viens pas fouiller par ici. Tu as plein de choses là-bas, Steve, je le sais. Je l’ai vu de mes propres yeux. WILL KIRK On l’a vu. STEVEN FLETCHER Qu’est-ce qu’il y a dans tes… Qu’est-ce qu’il y a dans tes tiroirs ? JAY BLADES Non, Steve, il n’y a rien dans… Je n’ai rien… Sors d’ici. Non non non, il n’y a rien là-dedans. Rien. STEVEN FLETCHER Ne ferme pas tous tes tiroirs. JAY BLADES Ils sont tous fermés à clé, tous fermés à clé. Tout est fermé. Je pourrais te donner ça. Si c’est suffisant pour te faire partir d’ici et que tu arrêtes de fouiller. D’accord ? Ça te va ? STEVEN FLETCHER Tu n’as rien de plus fin ? JAY BLADES Oh, ne pousse pas. Ne pousse pas. WILL KIRK Oh. JAY BLADES Tu exagères ! RICHARD RIGBY C’est presque la bonne taille, non ? WILL KIRK Parfait. STEVEN FLETCHER C’est presque la bonne taille. Je vais essayer de l’aplanir. JAY BLADES Attends un peu. Un merci ne serait pas de trop. J’ai réglé ton problème. STEVEN FLETCHER Merci Jay. JAY BLADES Je préfère ça. RICHARD RIGBY Bien. C’est merveilleux, vraiment merveilleux. JAY BLADES Je vous en prie, monsieur. WILL KIRK Tu aurais dû le faire payer, Jay, vraiment. RICHARD RIGBY On va essayer de lui redonner son… son apparence d’origine. Les parties qui ne sont pas en laiton ont besoin d’être cirées. STEVEN FLETCHER Ça rentre parfaitement. Il y avait un trou au centre pour y passer du fil ou quelque chose du genre. Donc j’ai trouvé une pièce provenant d’une vieille horloge, car je garde tous les morceaux et pièces, donc je vais la tourner et en faire un petit bouchon pour le trou et on n’y verra que du feu. JAY BLADES Tout se passe bien, Richard ? Bon sang ! RICHARD RIGBY Oui, comment vas-tu ? JAY BLADES Ça va. Tu as tout démonté, non ? RICHARD RIGBY Effectivement. JAY BLADES Tu as eu du travail. RICHARD RIGBY Le problème, c’est qu’il n’y avait pas suffisamment de lumière pour qu’elle fonctionne correctement. Je vais ajouter une LED à l’arrière. JAY BLADES Ce sera assez puissant ? RICHARD RIGBY Attends de voir ça, c’est incroyablement puissant. Ça, c’est ce qu’on va faire passer. C’est moi qui l’ai fabriqué. JAY BLADES Tu vas faire passer ça là-dedans ? RICHARD RIGBY Oui, je vais faire passer ça là-dedans. JAY BLADES Et tu mets l’ampoule LED là-dedans ? RICHARD RIGBY Oui, les lanternes sont toujours dotées des lumières les plus modernes. JAY BLADES D’accord. RICHARD RIGBY Quelle que soit leur date de fabrication, les lanternes ont toujours les lumières les plus modernes. Je mettrai ça ici, et la lumière passera par le condenseur. JAY BLADES Oui. RICHARD RIGBY À travers la diapositive. JAY BLADES Oui. RICHARD RIGBY Dans l’objectif. JAY BLADES Oui. RICHARD RIGBY Et on va tout ajuster parfaitement. JAY BLADES Je vais te laisser avancer du coup. RICHARD RIGBY Merci ! KIRSTEN RAMSAY Bonjour, Steve. STEVEN FLETCHER Il y a un autre petit travail pour lequel tu pourrais m’aider. KIRSTEN RAMSAY Oh, oui. Fais-moi voir ça. STEVEN FLETCHER Je viens de faire ça. Le problème, c’est que ça fait un peu trop brillant et neuf. KIRSTEN RAMSAY Oui. STEVEN FLETCHER J’aimerais que ça ait un peu cette couleur miel. KIRSTEN RAMSAY Oh, je vois. Entièrement ? STEVEN FLETCHER Oui. Tu penses que tu pourrais faire ça ? KIRSTEN RAMSAY D’accord. Je vais m’y mettre dès maintenant alors. STEVEN FLETCHER Je te laisse ça pour que tu voies les couleurs. KIRSTEN RAMSAY Oui. D’accord, Steve. Merci. NARRATEUR Après avoir confié la mission du laiton à Kirsten, Steve retourne à son établi pour terminer la réparation du téléphone datant des années 1920. STEVEN FLETCHER J’ai identifié ce qui ne va pas. En fait, il y a un roulement en nylon qui est usé. Et je ne peux pas mettre un nouveau roulement là où il devrait y en avoir un. Donc ce que j’ai fait, pour compenser, je l’ai remplacé par deux joints. Et ça a l’air de fonctionner. Il tourne entièrement dans les deux sens. C’est un peu lent, mais au moins ça fonctionne. Et il s’arrête sur la bonne position. Je vais le remettre en place, nettoyer le reste et polir le tout pour que ce soit joli. Bonjour, Helen. HELEN KENT Bonjour, Steve. Ravie de vous revoir. STEVEN FLETCHER Comment allez-vous ? HELEN KENT Je vais bien, merci, et vous ? STEVEN FLETCHER Bien. Vous venez pour votre téléphone ancien ? HELEN KENT Tout à fait. J’ai hâte de le voir. STEVEN FLETCHER Oh, parfait. HELEN KENT Hey. Oh, ouah ! Et… Est-ce que le cadran tourne ? STEVEN FLETCHER Essayez-le. HELEN KENT Il tourne ! STEVEN FLETCHER Oui. HELEN KENT Merveilleux. STEVEN FLETCHER Oui. Il vous plait ? HELEN KENT Et il n’a pas été trop modifié, on ne dirait pas un faux. Il est magnifique. STEVEN FLETCHER Oui, tout à fait. Oui. STEVEN FLETCHER Je me suis bien amusé à le réparer. HELEN KENT Ah oui, vraiment ? STEVEN FLETCHER Oui, oui. Car le mécanisme… Je n’avais jamais rien vu de tel. Mais il y a des roues, et un régulateur, très similaire au régulateur d’une horloge. HELEN KENT Je suis on ne peut plus ravie. STEVEN FLETCHER Super. HELEN KENT Merci beaucoup. STEVEN FLETCHER Je vous en prie. HELEN KENT Au revoir. Au revoir. STEVEN FLETCHER Au revoir. JAY BLADES Et voilà. NARRATEUR Dans l’effervescence de l’atelier, toute l’équipe a travaillé main dans la main pour réparer la lanterne magique. JAY BLADES Comment ça avance ? Ça alors ! Tu as mis la lumière. RICHARD RIGBY Bien ! Oui, je l’ai mise. Si tu regardes à l’intérieur, il y a… Il y a… JAY BLADES Oh ! Tu l’as cassé ? Ah non, tu ne l’as pas cassé. RICHARD RIGBY Non, non. JAY BLADES C’est normal que ça sorte comme ça ? RICHARD RIGBY Oui. Il est amovible, tu vois. JAY BLADES Oh, d’accord. Oui. Tu es malin, toi. RICHARD RIGBY Disons… Ce n’était pas compliqué. JAY BLADES Mais si, tu l’es voyons. RICHARD RIGBY Ça, c’est un peu usé, non ? Il faudrait le remplacer. J’imagine que toi qui t’occupes du tissu d’ameublement, tu as ce qu’il faut ? JAY BLADES Oui, allons voir si j’ai ce qu’il faut. RICHARD RIGBY Je le prends avec moi pour que tu puisses voir ? JAY BLADES Oui, s’il te plait. Je vais voir si j’ai quelque chose. D’accord. Alors, j’ai deux versions : le propre et le sale. Lequel tu veux ? RICHARD RIGBY Oh, super. Laisse-moi voir ça. C’est un choix difficile. Écoute, je vais partir sur le nouveau. JAY BLADES Oui, n’est-ce pas ? On part sur le nouveau, pas sur le sale. RICHARD RIGBY Pas le sale. JAY BLADES Très bien. Il n’est pas noir, mais il est… RICHARD RIGBY Non. Il convient plutôt bien. JAY BLADES Tu trouves ? Du velours marron. RICHARD RIGBY Oui. Il est… Ça… s’accorde bien avec l’acajou de la glissière. Merveilleux. Merveilleux. JAY BLADES Oh ! Parfait. Génial. Donc je peux prendre ça ? Pour les mesures. Tu es sûr que tu ne veux pas de celui-ci ? RICHARD RIGBY Oui, s’il te plait. Certain. JAY BLADES D’accord. RICHARD RIGBY Quel idiot. NARRATEUR On dit que l’union fait la force. Et pendant que Kirsten laque le cache en laiton pour lui donner une patine antique, Jay poursuit sa couture. STEVEN FLETCHER Oh, c’est beaucoup mieux, non ? KIRSTEN RAMSAY Qu’est-ce que tu en penses ? STEVEN FLETCHER Merveilleux. Et voilà, Richard. RICHARD RIGBY Oh, Steve, merci. Oh. C’est magnifique. STEVEN FLETCHER Ça te va ? RICHARD RIGBY Oh, ouah. Ce sera parfait. JAY BLADES Ma petite contribution. RICHARD RIGBY Oh, tu l’as fait ! Oh, parfait. Je vais pouvoir avancer. JAY BLADES J’ai mis le… Oui. RICHARD RIGBY Tu as fait un trou ? À l’intérieur, pour y passer ça ? JAY BLADES Oui. Maintenant que tu le dis, attends un peu… Non, je l’ai fait. Je vais le passer dedans. RICHARD RIGBY Tu le fais passer dedans ? JAY BLADES Oui. STEVEN FLETCHER Beau travail de couture. JAY BLADES C’est pas mal, non ? RICHARD RIGBY Tu es un artisan. JAY BLADES Oui, je suis un artisan. RICHARD RIGBY C’est de la magie ancienne. Imaginez, avant l’apparition des lanternes magiques, les seules images que le commun des mortels voyait, c’était à l’église ou dans une grande maison. Et tout d’un coup, les images sont apparues sur les murs, sur un mur blanchi à la chaux ou sur une étoffe de mousseline, c’était magique, d’où son nom. JAY BLADES J’adore le cache, tu as vu ça ? RICHARD RIGBY C’est la maison que Jack a construite. JAY BLADES D’accord, super. RICHARD RIGBY J’espère que ça va plaire à Judith et Ben autant qu’à moi, ainsi qu’aux enfants. JAY BLADES Ça, c’est la diapo spéciale. KIRSTEN RAMSAY Ouah ! WILL KIRK Ouah ! JAY BLADES C’est quelque chose. RICHARD RIGBY Des feux d’artifice artificiels ! On le voit bien. JAY BLADES Exactement. WILL KIRK Ah, je commence à avoir le tournis. JAY BLADES Oui, oui. On est hypnotisés. WILL KIRK Oh, mes yeux ! RICHARD RIGBY Quand on pense qu’il remonte à trois générations. Mes lanternes ont tenu sur trois générations, avec mes enfants et mes petits-enfants, donc c’est fantastique. Graou ! JAY BLADES C’était quoi, ça ? WILL KIRK Oh, doucement ! RICHARD RIGBY Et celui-ci ? JAY BLADES Oui, voyons voir. Oh, c’est quoi, ça ? WILL KIRK C’est une colombe ! C’est une colombe ! KIRSTEN RAMSAY Et voilà. BEN La voilà. JUDITH BARRETT Oh, ouah ! BEN On regarde ce qu’ils ont fait ? JUDITH BARRETT Oui, regardons ça. Oh, ouah ! Elle est encore mieux qu’avant. BEN Ils l’ont entièrement polie. JUDITH BARRETT Oh, regarde, il y a un petit rideau en velours, c’est superbe. Où est le couvercle de la lanterne ? Oh, ils ont fait ça bien. Oh, ouah. Là, ça ne rigole plus. BEN Ça fait plus… Ça fait plus professionnel que ce qu’on avait avant. JUDITH BARRETT Oh ! Très moderne, bon sang. BEN Comme ça. JUDITH BARRETT Il y a un socle pour le poser ? BEN C’est magnétique, donc ça se fixe tout seul par le bas. JUDITH BARRETT Oh, grands dieux. Le cache se rabat correctement maintenant. Oh, il a vraiment fait un travail fantastique. BEN Elle est prête pour un spectacle. On l’installe ? JUDITH BARRETT J’ai hâte de savoir ce qu’ils en pensent, pas toi ? BEN Oui. Lanterne magique contre smartphone, qui va gagner ? JUDITH BARRETT C’est l’histoire de Jack et le haricot magique. Il était une fois un garçon prénommé Jack. Il vivait seul avec sa mère dans une petite maison à la campagne. PETITE-FILLE DE JUDITH 1 C’est la première fois que je vois une chose pareille. J’ai adoré, je lui mets dix sur dix. JUDITH BARRETT L’ogre était immense ! Fi-faï-fo-fum, je sens le sang d’un Anglais. PETITE-FILLE DE JUDITH 2 J’ai adoré. JUDITH BARRETT Oh, c’était génial de revoir la lanterne magique. En souvenir du bon vieux temps. J’avais cinq ans quand je l’ai vue pour la première fois, mes enfants ont vu la lanterne, j’ai vu les mêmes expressions sur leurs visages. Et c’était exactement comme j’imagine la vie, dans une famille. Jack et sa mère vécurent à jamais heureux. BEN Hourra ! JUDITH BARRETT Hourra ! NARRATEUR Retrouvez-nous dans le prochain épisode pour découvrir de nouveaux trésors de famille et les précieux souvenirs qu’ils renferment.