ALBERTO_GODIO ALESSANDRA_PENSA CHIARA_COLOMBERO FRANCO_PORCELLI GIANLUCA_VITAGLIANO HOMME_1 LUIGI_SAMBUELLI MAJOR_MARINO MATTHEW_HALTON NARRATEUR NIGEL_POLLARD PAOLO_DABOVE NARRATEUR � Pomp�i� une �quipe de sp�cialistes sonde le sol antique. FRANCO PORCELLI On a relev� deux signaux puissants, tr�s puissants. NARRATEUR Ils ne sont pas � la recherche d�un tr�sor arch�ologique� FRANCO PORCELLI Il y a de fortes chances que ce soit une bombe. NARRATEUR � mais d�une relique dangereuse provenant d�un pass� plus r�cent. PAOLO DABOVE Les instruments indiquent la pr�sence de quelque chose de magn�tique. LUIGI SAMBUELLI Probablement une bombe qui n�a pas explos�. NARRATEUR Pomp�i, a �t� victime d�une des pires catastrophes que le monde antique ait connues� En l�an 79, un volcan proche, le V�suve, est entr� en �ruption, envoyant un panache de cendres et de gaz � une hauteur de 30 kilom�tres. ALESSANDRA PENSA On peut facilement imaginer la terreur des habitants de Pomp�i quand le volcan est entr� en �ruption. FRANCO PORCELLI Cet �v�nement cataclysmique a provoqu� la destruction de Pomp�i. Beaucoup de gens sont morts. NARRATEUR L��ruption a enseveli la cit� sous des millions de tonnes de pierres et de cendres. FRANCO PORCELLI C�est pour �a que tout est aussi bien pr�serv�. NARRATEUR Pomp�i a �t� red�couverte en 1599. Pour les arch�ologues, c�est la plus incroyable des capsules temporelles. ALESSANDRA PENSA Quand la colonne �ruptive est retomb�e, un flot de cendres, de roches et de lave a d�ferl� sur la cit� de Pomp�i et l�a recouverte � pr�s de 6m sous terre. NARRATEUR Percer les secrets de Pomp�i, c�est en apprendre plus sur la vie au temps de la Rome antique. La ville est un aimant � arch�ologues intrigu�s par les myst�res de cette civilisation. 02:10 Le physicien Franco Portchelli (note de prononciation) est consid�r� comme un chercheur pionnier. Il allie la g�ophysique et l�arch�ologie pour tenter de percer d�anciens myst�res. Aujourd�hui, son �quipe et lui sont � Pomp�i pour une mission unique. � l�aide d��quipements de haute technologie, ils vont partir � la recherche de vestiges extraordinaires. FRANCO PORCELLI On est � Pomp�i� Ici, tout a un int�r�t arch�ologique. NARRATEUR En mati�re de g�ophysique appliqu�e � l�exploration arch�ologique, l��quipe de Franco a de l�exp�rience. En 2018, ils ont travaill� au c�ur de la vall�e des Rois en �gypte pour percer un secret vieux de 3�300 ans. FRANCO PORCELLI On essaye de d�terminer si le tombeau de Toutankhamon fait partie d�une plus grande tombe appartenant � N�fertiti. NARRATEUR Selon une th�orie controvers�e, le jeune roi aurait �t� enterr� dans une tombe construite � l�origine pour sa belle-m�re, N�fertiti. La tombe de la reine se trouverait dans une chambre secr�te derri�re ces murs. Une �tude des lieux a �t� command�e par le Minist�re �gyptien des Antiquit�s. FRANCO PORCELLI Le gouvernement �gyptien a choisi l��cole polytechnique de Turin pour effectuer des tests dans le tombeau de Toutankhamon. NARRATEUR L��quipe de Porcelli a utilis� des radars � p�n�tration de sol pour d�tecter des vides derri�re les murs du tombeau. Leur rapport a conclu qu�il n�y avait pas de chambre secr�te dans le tombeau. 03:48 Aujourd�hui, les autorit�s de Pomp�i ont demand� � Franco Porcelli de rechercher des vestiges qui pourraient se r�v�ler dangereux pour ce site du patrimoine mondial. 04:01 Franco travaille avec Gianluca Vitagliano (note de prononciation Vitaliano) , un architecte sp�cialiste de l�h�ritage culturel de Pomp�i. Ensemble, ils ont accept� une mission dangereuse�: trouver les preuves d�une autre catastrophe qui a touch� Pomp�i pr�s de 2000 ans apr�s l��ruption cataclysmique. NARRATEUR L�enqu�te commence � la Maison du Faune, autrefois l�une des villas les plus luxueuses de Pomp�i. GIANLUCA VITAGLIANO Ce mur a �t� reconstruit. Mais on voit encore la ma�onnerie d�origine, parfaitement pr�serv�e. Le reste a �t� reconstruit. FRANCO PORCELLI Oui� NARRATEUR Cette reconstruction moderne t�moigne de d�g�ts plus r�cents� Gianluca pense avoir trouv� la cause de ces d�g�ts. GIANLUCA VITAGLIANO Voici les restes d�une bombe qui a explos� ici. FRANCO PORCELLI C�est ce qu�on recherche. NARRATEUR Les restes rouill�s d�une �norme bombe rappellent un �pisode peu connu de l�histoire de Pomp�i. FRANCO PORCELLI C�est une bombe de 225 kilos, am�ricaine. NARRATEUR Cette bombe a �t� largu�e sur Pomp�i par un avion am�ricain pendant la Seconde Guerre mondiale. GIANLUCA VITAGLIANO L�, ce sont des traces laiss�es par la bombe. NARRATEUR Les �quipes de restauration ont travaill� dur pour r�parer les d�g�ts. La villa a peut-�tre l�air en ruine aujourd�hui, mais apr�s les bombardements am�ricains, elle �tait ravag�e. 05:43 Pomp�i a �t� touch�e par de nombreuses bombes pendant la Seconde Guerre mondiale. � 140 m�tres de l�, la maison d�Epidius Rufus a �t� r�duite en miettes� Aujourd�hui, les d�gradations caus�es par les bombes sont visibles dans toute la ville. GIANLUCA VITAGLIANO Franco, ici, nous nous trouvons dans la Maison de Triptolemus qui a �t� enti�rement d�truite par les bombardements. Tout a �t� perdu. Seule cette colonne est rest�e debout. NARRATEUR La Maison de Triptolemus est l�un des sites qui a subi le plus de d�g�ts. Certains des plus beaux tr�sors arch�ologiques de Pomp�i t�moignent de la violence des bombardements. 06:34 Gianluca (prononciation�: Giannelouca) et Franco poursuivent leurs recherches dans l�ancienne biblioth�que. GIANLUCA VITAGLIANO On peut voir qu�au moins deux bombes ont frapp� ces pi�ces. NARRATEUR Gianluca cherche des traces laiss�es par la premi�re bombe. GIANLUCA VITAGLIANO On y est... On est dans le crat�re caus� par l�explosion. La bombe est s�rement arriv�e de ce c�t�. Elle a p�n�tr� jusqu�ici� Elle a explos� dans cette zone. Regardez� il manque une partie du mur. La preuve la plus flagrante reste ce mur. Il a �t� repouss� par la force de l�explosion. NARRATEUR La d�flagration a engendr� des d�g�ts tr�s importants. 80 ans apr�s la Seconde Guerre Mondiale, les cicatrices sont toujours visibles. GIANLUCA VITAGLIANO Voici l�autre explosion� Ici, la bombe a explos� plus bas. NARRATEUR Les faits sont clairs. Pomp�i a �t� touch�e par plusieurs bombes. Le 24 ao�t 1943, pr�s de 1 900 ans apr�s avoir �t� ravag�e par l��ruption du mont V�suve, une autre temp�te de feu s�est abattue sur Pomp�i. Des bombes ont plu sur la cit� antique. En explosant dans les rues, elles ont d�vast� l�inestimable architecture romaine. En 5 semaines, les avions alli�s ont largu� plus de 160 bombes sur Pomp�i. 08:27 Gianluca veut comprendre pourquoi les alli�s ont cibl� la ville historique. Franco, lui, a pour mission de rep�rer les bombes non explos�es. De toutes les bombes qui ont �t� largu�es pendant la Seconde Guerre mondiale, 1 sur 10 n�a pas explos�... On estime qu�au moins 10 bombes non d�samorc�es sont enfouies sous Pomp�i. FRANCO PORCELLI Plus le temps passe, plus le d�tonateur de ces bombes devient fragile... Le risque d�une explosion spontan�e augmente donc avec le temps. Il faut absolument qu�on trouve ces bombes, le plus vite possible. NARRATEUR Les bombes restantes sont trop loin des visiteurs pour repr�senter un r�el danger mais il est important qu�elles soient d�tect�es, d�terr�es et d�samorc�es. FRANCO PORCELLI C�est devenu ma mission. C�est ce qui me motive de travailler ici, � Pomp�i. NARRATEUR Les bombes qui ont �t� largu�es sur Pomp�i en 1943 transportaient entre 225 et 1800 kilos d�explosif lourd... La plupart ont explos� � l�impact, d�autres �taient �quip�es d�un m�canisme qui retardait la d�tonation. Sur ces bombes, une petite turbine se mettait � tourner pendant la chute, d�vissant une vis qui devait casser une capsule en verre contenant de l�ac�tone... Le d�tonateur se d�clenchait et les bombes explosaient apr�s un temps d�fini. Pourquoi est-ce qu�elles n�ont pas explos� ici � Pomp�i�? NARRATEUR Alessandra Pensa (prononciation P�nessa) est g�ologue et experte sp�cialis�e dans la stratigraphie des zones touch�es par des �ruptions volcaniques comme Pomp�i. Elle a pour mission de d�couvrir si les bombes n�ont pas explos� � cause du terrain. 10:36 Alessandra a re�u l�autorisation sp�ciale de p�n�trer dans la Maison des chastes amants. Elle examine les couches de roches � la recherche d�indices. ALESSANDRA PENSA Ici, on peut �tudier un tr�s bel ensemble g�ologique�: un affleurement tr�s rare repr�sentant les deux phases caract�ristiques de l��ruption d�un volcan. NARRATEUR Si Pomp�i a une stratigraphie aussi unique, c�est � cause de l��ruption du V�suve. Elle a dur� 18 heures. Le volcan a d�abord crach� un nuage de gaz et de roches. La colonne �ruptive a atteint une hauteur de 30km puis s�est effondr�e. ALESSANDRA PENSA Apr�s l�effondrement du panache volcanique, la ville a �t� recouverte d�une couche de 3 � 4 m�tres de pierre ponce. On peut observer ces d�p�ts de ponce, ici. Ils sont blancs � la base et plus gris au-dessus. NARRATEUR L�effondrement de la colonne a provoqu� la formation de coul�es pyroclastiques compos�es de d�bris, de cendre et de gaz. ALESSANDRA PENSA Au-dessus de cette couche, on en a une autre, magnifique, en forme de vague. Ce sont des d�p�ts de cendre qui repr�sentent le moment exact o� la colonne �ruptive a commenc� � s�effondrer. NARRATEUR Les mat�riaux provenant des coul�es pyroclastiques ont recouvert la pierre ponce en formant une couche �paisse de pr�s de 2 m�tres. ALESSANDRA PENSA Cette couche solide est appel�e ��tonnerre�� ou ��tuono��. NARRATEUR Cette couche tr�s solide pourrait expliquer pourquoi certaines bombes n�ont pas explos� quand elles sont tomb�es ici. Mais seulement parce qu�au-dessus, se trouve aussi une couche plus meuble. 12:24 La c�l�bre �ruption de 79 n�est pas la seule � avoir laiss� des couches de mat�riaux sur Pomp�i. Entre 79 et la Seconde Guerre mondiale, le V�suve est entr� en �ruption plus de 30 fois. Ces images, datant de 1944, montrent la derni�re �ruption du V�suve. Certaines de ces �ruptions ont d�pos� des couches de pierre ponce poreuse sur la couche plus solide. 12:52 L�alternance de couches solides et de couches plus friables a perturb� les m�canismes de d�tonation des bombes de la Seconde Guerre mondiale. Les bombes largu�es par les avions alli�s �taient con�ues pour exploser � l�impact ou pour transpercer le sol et exploser sous terre. Mais les couches de structures diff�rentes ont probablement d�vi� la trajectoire des bombes... L�ac�tone se serait alors r�pandue dans le mauvais sens, ce qui aurait emp�ch� la bombe d�exploser. 13:31 Franco et son �quipe commencent leur travail dans une zone situ�e � 90 m�tres du site de fouilles le plus proche. �tonnamment, seulement deux tiers de la ville de Pomp�i, qui s��tend sur 65 hectares, ont �t� explor�. FRANCO PORCELLI Les bombes qui sont tomb�es sur la partie excav�e ont explos� parce qu�elles ont touch� des maisons... Nous, on scanne les zones qui n�ont pas encore �t� fouill�es. On a relev� des signaux qui pourraient indiquer la pr�sence de bombes. NARRATEUR Gianluca s�est int�ress� au bombardement de Pomp�i par les Alli�s lorsqu�on lui a donn� la mission de r�parer certains des d�g�ts. GIANLUCA VITAGLIANO Ces 20 derni�res ann�es, plusieurs effondrements ont eu lieu dans Pomp�i� J�ai d�couvert une chose �trange�: les effondrements des ann�es 90 et 2000 se sont tous produits dans les zones bombard�es pendant la guerre. NARRATEUR En 2010, la Schola Armaturarum (prononciation skola armatouraroum) ou Maison des gladiateurs s�est effondr�e, 67 ans apr�s avoir �t� partiellement d�truite par�les bombes alli�es. Gianluca veut d�couvrir pourquoi les ruines antiques ont �t� cibl�es. GIANLUCA VITAGLIANO J�y ai r�fl�chi un moment��: ��Que s�est-il pass� exactement�?�� Les documents disponibles sur le sujet n��taient pas tr�s clairs. J�ai donc d�cid� d�effectuer des recherches et de reconstituer moi-m�me ce qui s��tait pass� pendant ces longs mois de bombardement. NARRATEUR En 1943, l�Allemagne occupait une grande partie de l�Europe. L�Italie faisait partie de l�Axe. Mais en juillet de cette ann�e, les Alli�s ont repris la Sicile et s�en sont servi comme tremplin pour lancer un assaut sur l�Italie continentale. Ils ont d�abord d�barqu� au sud. Puis, d�autres troupes se sont dirig�es droit sur la ville portuaire de Salerne � une trentaine de kilom�tres de Pomp�i. 15:53 Des archives audios d�crivent les combats autour de Pomp�i. MATTHEW HALTON Matthew Halton de la SRC au rapport depuis l�Italie. NARRATEUR C�est un journaliste de la Soci�t� Radio-Canada qui s�exprime. MATTHEW HALTON J�ai regard� la bataille depuis les murs de l�amphith��tre romain de Pomp�i. NARRATEUR Il explique la raison pour laquelle Pomp�i a �t� bombard�e. MATTHEW HALTON Les positions allemandes ont d� �tre bombard�es. Une des bombes a touch� la Porta Marina, l�entr�e principale. Pour entrer dans la cit�, on est oblig�s de se frayer un chemin � travers les d�combres. NARRATEUR Des images d�archive incroyables r�v�lent que l�amphith��tre romain antique a lui aussi �t� touch� par des raids a�riens. GIANLUCA VITAGLIANO Les archives nous apprennent que l�amphith��tre a �t� bombard� parce que des troupes ennemies s�y trouvaient. C�est pour �a qu�il y a eu autant de d�g�ts. NARRATEUR Les Alli�s ont soutenu que les Allemands avaient des armes � Pomp�i, cach�es parmi ses b�timents antiques. Les Allemands pensaient sans doute que les Alli�s ne bombarderaient pas le site historique. NARRATEUR La progression des Alli�s sur le territoire a mis la cit� antique en p�ril. Il est logique que les Allemands y aient entrepos� leur artillerie. Mais Gianluca est arriv� � une autre conclusion. GIANLUCA VITAGLIANO En comparant des photographies a�riennes, j�ai d�couvert que rien n�avait �t� entrepos� dans l�amphith��tre, ni canon ni batterie de missiles sol-air. Aucune troupe n��tait positionn�e � cet endroit non plus. NARRATEUR Les recherches de Gianluca ont permis de conclure que les Allemands ne s��taient jamais trouv�s dans l�amphith��tre. Les informations affirmant que les Allemands cachaient des armes � Pomp�i �taient fausses. Alors pourquoi les Alli�s auraient largu� plusieurs milliers de tonnes de bombes sur une cible sans importance strat�gique�? 17:57 Y a-t-il une autre raison pour laquelle les Alli�s ont bombard� Pomp�i�? 18:09 De son c�t� aussi, Franco s�appuie sur les archives historiques pour retrouver les bombes qui n�ont pas explos�. Ses recherches se concentrent sur les zones non excav�es. Franco a analys� de nombreuses photographies a�riennes prises par les Alli�s pendant les raids. 18:31 Elles l�ont aid� � localiser les crat�res form�s par l�explosion des bombes au sol. Comme le crat�re film� dans l�amphith��tre. FRANCO PORCELLI Les photos montrent les endroits qui ont �t� bombard�s. On a retrouv� les crat�res des bombes qui ont explos�. Mais il manque des crat�res. NARRATEUR Les bombes des avions alli�s �taient largu�es par paire. Elles auraient d� toucher le sol et exploser en m�me temps. LUIGI SAMBUELLI Les bombes sont tomb�es deux par deux� S�il manque la moiti� d�une paire� c�est s�rement parce qu�une bombe n�a pas explos�. NARRATEUR Franco et son coll�gue Luigi ont examin� des photos a�riennes de la Seconde Guerre mondiale et ont trouv� des crat�res solitaires. Ces crat�res pourraient indiquer la pr�sence de bombes non explos�es enfouies sous terre. FRANCO PORCELLI On a des photos historiques tr�s nettes qui indiquent clairement des zones o� il manque des crat�res. On a s�lectionn� toutes les zones qui nous paraissaient suspectes. NARRATEUR Les scientifiques ont cr�� des images 3D des zones suspectes et ont ensuite confirm� la pr�sence d�anomalies dans le sol. Leurs recherches vont se focaliser sur ces anomalies. Mais le V�suve pourrait rendre leur t�che encore plus compliqu�e. NARRATEUR Le moyen le plus simple de rep�rer des bombes non explos�es dans le sol est d�utiliser un d�tecteur de m�tal. Alessandra, elle, �tudie les propri�t�s sp�ciales du sol de Pomp�i. Elle continue ses recherches au pied du V�suve. ALESSANDRA PENSA Quand un volcan entre en �ruption, le magma contenu dans la chambre magmatique explose accompagn� de cendres, de cristaux et de lapilli. Ces mat�riaux se d�versent sous forme de nu�es ardentes� et peuvent recouvrir une large zone autour du volcan. NARRATEUR 4 kilom�tres cubes de cendres et de roches ont �t� projet�s dans les airs pendant l��ruption du V�suve. ALESSANDRA PENSA Les mat�riaux volcaniques contiennent des min�raux riches en fer. NARRATEUR Le fer est magn�tique et peut interf�rer avec les d�tecteurs de m�taux utilisant l�induction magn�tique. Alessandra veut savoir si les recherches de Franco seront perturb�es par le fer pr�sent dans le sol de Pomp�i. Elle se sert d�une boussole. ALESSANDRA PENSA Mon aiguille est cens�e s�aligner sur le champ magn�tique de la Terre, et indiquer le Nord. NARRATEUR L�aiguille de la boussole d�Alessandra est constitu�e de m�tal magn�tis�... Elle pointe au nord parce qu�elle est attir�e par le champ magn�tique terrestre qui est align� sur un axe nord/sud. Mais � Pomp�i, l�aiguille d�Alessandra a du mal � trouver le nord magn�tique � cause du sol riche en fer. 21:42 Franco et son �quipe n�ont pas le choix, ils vont devoir utiliser des �quipements d�imagerie g�ophysique ultrasophistiqu�s pour trouver les bombes non explos�es. CHIARA COLOMBERO Cet instrument est un magn�tom�tre. Il permet de mesure l�intensit� d�un champ magn�tique. Il est tr�s sensible. NARRATEUR En plus du magn�tom�tre, ils vont se servir d�une technique de prospection �lectrique r�cente�: la tomographie de r�sistivit� �lectrique. Ils enfoncent 72 �lectrodes dans le sol. Cette technique permet de d�tecter des variations de conductivit� �lectrique dans le sol caus�es par des objets enfouis. ALBERTO GODIO L�objectif final est de relever des anomalies de r�sistivit� �lectrique indiquant de possibles objets arch�ologiques. On devrait pouvoir faire la diff�rence entre des vestiges et le sous-sol. NARRATEUR L��quipe va aussi utiliser des radars � p�n�tration de sol. ALBERTO GODIO Les radars ont une excellente r�solution et sont capables de d�tecter avec pr�cision des vestiges arch�ologiques. Les bombes, qui ont des propri�t�s diff�rentes compar�es au sol, seront d�tect�es. NARRATEUR Les instruments sont utilis�s en m�me temps pour explorer le sol volcanique de Pomp�i � la recherche de bombes cach�es. 23:07 Un compteur de r�sistivit� g�ophysique envoie des impulsions �lectriques dans le sol pour d�tecter des objets conductibles. Le magn�tom�tre p�n�tre jusqu�� 9 m�tres dans le sol� et recueille plus de donn�es qu�un simple d�tecteur de m�tal. Le radar � p�n�tration de sol, lui, sonde le sol. 23:30 En associant ces technologies, l��quipe esp�re surmonter les difficult�s li�es au sol volcanique de Pomp�i et d�couvrir des bombes enfouies. 23:46 Les instruments ont �t� calibr�s, test�s et sont maintenant pr�ts. L��quipe peut commencer ses recherches. NARRATEUR Gianluca et Franco cherchent � d�couvrir pourquoi Pomp�i a �t� bombard�e. Les rapports affirmant que les Allemands cachaient de l�artillerie sur le site �taient faux. Les deux coll�gues examinent les photos de reconnaissance a�rienne prises par les Alli�s. GIANLUCA VITAGLIANO Le nombre d�explosions et les d�g�ts provoqu�s augmentent plus on se rapproche de la cible. Il est probable que la vraie cible se trouvait dans la partie ouest du site arch�ologique de Pomp�i. NARRATEUR La r�partition des crat�res sugg�re que la cible des Alli�s n��tait pas Pomp�i mais une zone � l�ouest du site antique. GIANLUCA VITAGLIANO On s�attend donc � trouver un plus grand nombre de bombes dans cette zone, � l�ouest. NARRATEUR Le 9 septembre 1943, les Alli�s ont d�barqu� � Salerne pour �tablir une deuxi�me base dans le pays. Mais ils ont rencontr� une r�sistance acharn�e et ont �t� repouss�s. Pour prot�ger leurs forces sur terre, les Alli�s ont martel� la c�te avec leur artillerie navale� et lanc� vague apr�s vague de raids a�riens. Pomp�i se trouvait dangereusement pr�s des attaques a�riennes. NARRATEUR Gianluca et Franco veulent savoir si les avions alli�s avaient pour mission de bombarder une cible sp�ciale pr�s de Pomp�i. GIANLUCA VITAGLIANO Regardez, sur cette carte, on voit la trajectoire des bombes alli�es, dans cette zone, et dans celle-ci... Les points sont espac�s, sauf ici. Les bombes sont concentr�es au m�me endroit. NARRATEUR Les bombardiers semblent avoir cibl� des sites � 1,5 km � l�ouest de Pomp�i. GIANLUCA VITAGLIANO Les cibles principales des raids a�riens se trouvaient en fait juste � c�t� de Pomp�i, pr�s de Torre Annunziata. ( NARRATEUR La ville de Torre Annunziata (prononciation torr� announziata) �tait une base de ravitaillement de l�arm�e allemande. Les Alli�s ont identifi� une intersection routi�re strat�gique, une ligne de chemin de fer et une aci�rie� des cibles militaires l�gitimes, toutes sur la trajectoire de Pomp�i. GIANLUCA VITAGLIANO On a r�cup�r� et consult� de nombreux documents d��poque. Nos recherches nous ont amen� � la conclusion suivante�: les bombardements ont servi � couper l�approvisionnement des troupes allemandes. NARRATEUR Les recherches de Gianluca montrent que la strat�gie des Alli�s �tait coh�rente. Et elle a fonctionn�. Les bombardements ont d�truit les voies d�approvisionnement de Torre Annunziata et la contre-offensive allemande s�est arr�t�e. Cependant, environ 160 bombes ont �t� largu�es sur Pomp�i. Comment les Alli�s ont-ils pu autant rater leurs cibles�? NARRATEUR Le premier site que Franco et son �quipe ont d�cid� d�explorer se situe � l�extr�mit� ouest du parc arch�ologique, pr�s de la Porta Marina, l�entr�e principale de la cit� antique. FRANCO PORCELLI C�est la zone o� la densit� de crat�res manquants est la plus �lev�e. Elle nous int�resse tout particuli�rement. NARRATEUR La zone est assez �loign�e des parties excav�es de la cit� pour ne pas repr�senter un danger pour les touristes. Alors que l��quipe commence � sonder le sol, l�un des magn�tom�tres capte un signal. FRANCO PORCELLI Il y a quelque chose, quelque chose de m�tallique. NARRATEUR Paolo Dabove, l�ing�nieur g�om�tre de l��quipe, v�rifie les donn�es. C�est une d�couverte prometteuse. PAOLO DABOVE On r�cup�re les donn�es et on les analyse en temps r�el. Il semblerait qu�il y ait bien quelque chose de magn�tique dans le sol. FRANCO PORCELLI On a relev� des signaux tr�s puissants. NARRATEUR Nigel Pollard (nidjeul polarde) est historien et arch�ologue. Il s�est sp�cialis� dans les sites ravag�s par les guerres. Il travaille avec l��quipe pour d�couvrir pourquoi Pomp�i a �t� bombard�e. Ses recherches l�ont amen� � L�American Air Museum � Duxford (deuxeforde) au Royaume-Uni. NIGEL POLLARD C�est ce m�me type de bombes am�ricaines qui ont �t� largu�es sur Pomp�i. Il y a deux bombes de 225 kg et une bombe de 450 kg. NARRATEUR Environ 1300 tonnes de bombes alli�es sont tomb�es pr�s de Pomp�i. NIGEL POLLARD Tous les mod�les de bombes de l�armurerie alli�e ont �t� utilis�s pour d�truire les cibles proches de Pomp�i. NARRATEUR Les Alli�s ont bombard� le site antique 9 fois entre le 24 ao�t et le 26 septembre. Ils visaient des infrastructures proches mais ont rat� leurs cibles d�au moins 300 m�tres. Comment les bombardiers ont-ils pu se tromper autant de fois�? 29:11 Nigel a �t� autoris� � examiner le type de bombardiers utilis� pendant les raids a�riens. NIGEL POLLARD C�est un superbe exemple de bombardier B-17 Flying Fortress. 12�000 exemplaires ont �t� construits. NARRATEUR 88 B-17 ont particip� aux raids a�riens autour de Pomp�i. NIGEL POLLARD Le B-17 a �t� con�u pour larguer des bombes � haute altitude. Il pouvait parcourir jusqu�� 6�500km. Sur cette distance, il pouvait transporter jusqu�� 1�800kg de bombes. NARRATEUR Avant de rentrer � leurs bases, les B-17 devaient larguer toute leur cargaison. Faire atterrir un avion toujours charg� de bombes �tait tr�s dangereux. Le moindre soubresaut pouvait provoquer une explosion catastrophique. NIGEL POLLARD Id�alement, ces avions essayaient de larguer toutes leurs bombes sur les cibles. Si c��tait n�cessaire, ils se d�barrassaient des bombes restantes dans la mer ou � proximit� des cibles initiales. NARRATEUR Les B-17 venus de l�ouest ont largu� presque toutes leurs bombes sur Torre Annunziata... Il est possible qu�ils se soient d�barrass� des bombes restantes au-dessus de Pomp�i avant de rentrer � leur base. Est-ce que Pomp�i a �t� bombard�e�pour une autre raison ? 30:37 Chiara et Alberto examinent les deux signaux. Ils v�rifient les donn�es du magn�tom�tre et les compare aux relev�s du RPS. Les r�sultats sont inattendus. FRANCO PORCELLI On ne sait pas ce que c�est mais c�est un objet droit de 70 m�tres de long. On a relev� 70 m�tres mais il pourrait �tre plus long. NARRATEUR Les lignes violettes montrent les zones qui ont �t� sond�es. Les points jaunes indiquent les anomalies magn�tiques pr�sentes dans le sol... Ce que l��quipe a trouv� est trop long pour �tre une bombe. 31:20 La longueur de la structure leur permet d�avancer une th�orie... L��quipe pense avoir d�couvert une ancienne route romaine enfouie. FRANCO PORCELLI On est � Pomp�i� Il suffit de baisser les yeux pour trouver un vestige arch�ologique. NARRATEUR Le sol de Pomp�i continue de r�server son lot de surprises. Cette terre est pleine de tr�sors. Cette derni�re d�couverte est prometteuse. Elle prouve que leur �quipement fonctionne et que cette m�thode pourra aider les arch�ologues lors de futures fouilles. 31:54 L��quipe se d�place dans une nouvelle zone. Ce site se trouve au nord-est du parc arch�ologique, � seulement 150 m�tres des ruines excav�es de Pomp�i et des zones touristiques. D�apr�s les photos a�riennes montrant les crat�res d�explosion, une autre bombe pourrait se trouver ici. HOMME 1 L�aiguille de l�instrument oscille l�g�rement. C�est positif. NARRATEUR L�un des magn�tom�tres d�tecte quelque chose. FRANCO PORCELLI Nos instruments ne sont pas capables de nous dire si c�est vraiment une bombe. Mais on sait que cette zone a �t� bombard�e. Il y a donc de fortes chances que ce soit une bombe. NARRATEUR � Duxford, Nigel a �t� autoris� � monter � bord d�un B-17. Il pense d�couvrir pourquoi autant de bombes sont tomb�es sur Pomp�i en explorant l�int�rieur. Il examine les m�canismes qui servaient � larguer les bombes. NIGEL POLLARD On est dans la soute � bombes du B-17. Vous pouvez voir les bombes juste ici. Cette soute n�est pas tr�s grande mais assez profonde. En avan�ant, on tombe sur la cabine de pilotage et tout � l�avant de l�avion, on a le poste du bombardier. NARRATEUR Les largueurs de bombes, appel�s bombardiers, avaient un poste sous le cockpit. Ils s�asseyaient dans un grand compartiment en plexiglass con�u pour leur permettre de voir leurs cibles. NIGEL POLLARD Voil� l�avant de notre bombardier B-17. � travers le plexiglass, on peut voir le viseur ��Norden��. C�est � ce poste-l� que le bombardier se mettait pour viser ses cibles. NARRATEUR Le bombardier se servait du viseur Norden pour larguer ses bombes avec pr�cision� � l��poque, cet instrument �tait � la pointe de la technologie. 33:58 Le viseur Norden �tait l�arme secr�te des Alli�s. Pour le d�velopper, les Alli�s auraient d�pens� plus d�un milliard de dollars. Il �tait �quip� d�un ordinateur analogique qui recalculait sans arr�t le point d�impact des bombes. La machine pouvait m�me prendre le contr�le du pilote automatique de l�avion pour stabiliser l�appareil en cas de vent fort. 34:24 Tant que le bombardier gardait la cible dans sa ligne de mire� le Norden promettait de larguer une bombe � 20�000 pieds d�altitude avec une pr�cision d�une vingtaine de m�tres. NIGEL POLLARD C��tait un instrument tr�s sophistiqu�. Les Am�ricains sont entr�s en guerre en pensant qu�ils effectueraient des bombardements de jour tr�s pr�cis gr�ce au viseur Norden. NARRATEUR Alors que s�est-il pass�? 35:02 � Pomp�i� Franco et son �quipe analysent le signal suspect relev� sur le deuxi�me site. FRANCO PORCELLI Nos instruments nous indiquent une masse de fer. �a pourrait �tre n�importe quoi. �a pourrait �tre une bombe. NARRATEUR Les donn�es recueillies par le radar et les magn�tom�tres r�v�lent que l�objet m�tallique se situe � moins d�un m�tre sous la surface. NARRATEUR Le signal pourrait bien indiquer une bombe non explos�e� Les bombes qui ont �t� largu�es sur Pomp�i transportaient jusqu�� 1800 kg d�explosif, assez pour raser un p�t� de maisons. S�il s�agit d�une bombe � retardement� la capsule contenant de l�ac�tone pourrait toujours �tre intacte. Si l��quipe de chercheurs brise la capsule, la bombe pourrait enfin exploser. FRANCO PORCELLI Pour v�rifier ce que c�est en toute s�curit�, on a fait appel � une unit� sp�cialis�e dans la d�sactivation d�engins explosifs. On saura si les signaux qu�on a relev�s viennent d�une bombe non d�samorc�e ou pas. NARRATEUR Les sp�cialistes arrivent sur place et bouclent la zone. 36:29 Ils rep�rent l�emplacement exact de l�objet� Une pelleteuse commence � creuser. Tant que le contact visuel ne sera pas �tabli, ils ne sauront pas ce que c�est. Tout le monde observe la sc�ne attentivement. L�op�ration est tr�s d�licate. Si une bombe non d�samorc�e est enfouie dans le sol, le moindre geste brusque pourrait la faire exploser� La pelleteuse ne creuse que quelques centim�tres � la fois, une t�che minutieuse pour un tel engin. L��quipe v�rifie chaque couche� Apr�s quelques minutes, la pelleteuse atteint quelque chose dans le sol. NARRATEUR L�enqu�te pour d�terminer pourquoi Pomp�i a �t� bombard�e touche � sa fin. Nigel pense avoir trouv� le responsable�: le viseur Norden des bombardiers B-17. NIGEL POLLARD Le viseur Norden �tait un instrument de haute technologie tr�s cher. Ses constructeurs ont affirm� devant l�US Air Force et l�US Navy que le viseur pouvait larguer une bombe sur un pot de cornichons. NARRATEUR Mais cette technologie de pointe a �t� d�velopp�e et test�e dans le sud de la Californie, o� le ciel est bleu tout au long de l�ann�e. Quand le viseur sophistiqu� a �t� utilis� en conditions r�elles, dans le ciel nuageux d�Europe, le manque de visibilit� a s�rement eu un impact sur son efficacit�. 38:19 Alors que les avions survolaient Pomp�i, depuis leurs postes, les bombardiers ont s�lectionn� leurs cibles et calibr� le viseur Norden�: vitesse de l�avion par rapport au sol, altitude et distance... Il est possible que la couverture nuageuse ait fauss� les estimations des bombardiers et que des bombes aient �t� largu�es trop t�t, touchant Pomp�i au lieu des cibles strat�giques. NIGEL POLLARD M�me un instrument de haute technologie n�a pas pu sauver Pomp�i. Les bombes ont caus� des d�g�ts tr�s importants. NARRATEUR Le bombardement accidentel de Pomp�i a mis les Alli�s dans l�embarras. Pour tenter d��touffer l�affaire, ils ont rejet� la faute sur les Allemands. 39:17 � Pomp�i, la pelleteuse d�terre prudemment l�objet myst�rieux. FRANCO PORCELLI On a trouv� un bloc de b�ton renforc�. On va l�enlever et si on capte toujours un signal, on continuera de creuser. NARRATEUR Apr�s v�rification, l��quipe d�couvre que le signal provenait de barres de fer dans le b�ton. Dans un site antique comme Pomp�i, il est normal de tomber sur de telles surprises. Les donn�es indiquent la pr�sence d�un autre objet dans le sol. FRANCO PORCELLI On capte toujours un signal. On va continuer de creuser. NARRATEUR D�apr�s les donn�es, un objet m�tallique serait enfoui verticalement sous la surface. Les chercheurs pensent encore que l�objet pourrait �tre une bombe non explos�e ensevelie dans le sous-sol de Pomp�i. L��quipe de sp�cialistes creuse doucement � la main mais Franco ne veut pas prendre de risques. FRANCO PORCELLI On a trouv� quelque chose mais pour des raisons de s�curit�, on a pr�f�r� appeler une unit� sp�ciale de l�arm�e. NARRATEUR Les d�mineurs de l�arm�e italienne sont en train d�arriver. Le commandant Gianluca Marino souhaite v�rifier les donn�es avec la g�ophysicienne Chiara Colombero. (kiara colomb�ro) CHIARA COLOMBERO Bonjour. MAJOR MARINO Bonjour. CHIARA COLOMBERO On a rep�r� des anomalies localis�es. Ce n�est pas �vident, il faut savoir interpr�ter les donn�es. Mais on en est s�rs. MAJOR MARINO Ce trou est similaire. NARRATEUR L�objet semble �tre enfoui tr�s bas. MAJOR MARINO Regardez cette ombre, ce n�est pas un crat�re� Vous la voyez�? CHIARA COLOMBERO Oui. MAJOR MARINO En tout cas, c�est profond. NARRATEUR D�terrer l�objet myst�rieux est une t�che dangereuse. La plupart des observateurs doivent se tenir � distance� L��quipe extrait un tr�s long tube de m�tal. FRANCO PORCELLI On a trouv� un tuyau. L�une des extr�mit�s se trouvait � 60 centim�tres sous la surface. Le reste du tuyau de 3,50 m�tres �tait enfouie verticalement dans le sol. De toute �vidence, le puissant signal qu�on a relev� venait de ce tube m�tallique. NARRATEUR C�est un r�sultat en demi-teinte pour Franco. Il est d��u de ne pas avoir trouv� de bombe mais il est aussi content du travail de son �quipe. FRANCO PORCELLI On a trouv� un bloc de b�ton et un tuyau mais maintenant, on sait au moins que cette partie du parc est s�re. Elle est s�re pour les arch�ologues et les visiteurs. C�est aussi pour �a qu�on fait ce m�tier. NARRATEUR Des bombes non d�samorc�es se trouvent peut-�tre toujours sous Pomp�i. Alors que des arch�ologues continuent d�explorer les zones non excav�es du site, ils peuvent compter sur les appareils g�ophysiques de Franco et sur le professionnalisme de son �quipe� pour proc�der � des fouilles en toute s�curit�. 42:43 Pomp�i, qui a �t� ravag�e il y a presque 2�000 ans par une catastrophe naturelle, et frapp�e � nouveau par les Alli�s pendant la Seconde Guerre mondiale, est aujourd�hui entre de bonnes mains. 2