ACCUEIL_HOPITAL AGNETTA AMBULANCIER AUDREY BARRY BILL CHAMBERS CHEN DAN DOCTEUR DOCTEUR_FOIE DR_CARTWRIGHT DR_NELSON DR_STARK DR_TAYLOR ELLEN ETUDIANTE FEMME FEMME_INTRUSE FRERE_JESSE GEOFFREY GEORGE_C HANNA HOMME HOMME_INTRUS HOMME_INTRUS_2 INFIRMIER_BLACK INFIRMIER_COULOIR JACKSON JAMES JEN JESSES_MOTHER JULIA LAWRENCE LENA LE_FIANCE_DE_NANCY LIZA MAGUIRE MAITRE_NAGEUR MAN_HAUT_PARLEUR MAN_JOURNALISTE MAN_POLICIER MARIE MARK MEDECIN MEDECIN_FEMME MME_DANNER NANCY NURSE_BLACK NURSE_CAFE NURSE_COULOIR NURSE_FOIE PATIENTE PAUL PETER PHIL POLICE_CAPTAIN RADIO_AMBULANCE REPRESENTANTE_JEFFERSON SAM SEAN SOEUR_JESSE SUSAN VANYA VENDEUR WOMAN_BRUNE WOMAN_JOURNALISTE FEMME INTRUSE Vite, courez! HOMME INTRUS 2 Dépêchez-vous, par ici! Allez, venez! HOMME ...Une lésion cérébrale l'a plongée dans le coma... FEMME ...Piégé dans votre propre cerveau... HOMME ...C'est très coûteux et l'assurance ne couvrira pas les soins... WOMAN JOURNALISTE L'Institut Jefferson est l'un des deux seuls centres sur tout le territoire à être spécialisé dans le traitement des patients se trouvant dans un état végétatif avancé. Cet institut prend soin de ces patients en échange de frais dérisoires comparés à la somme que demanderait un hôpital. HOMME INTRUS L'institut ne nous aurait pas autorisé l'accès. HOMME INTRUS 2 Viens! Par ici... HOMME INTRUS Alors on a forcé l'entrée. HOMME INTRUS 2 Par là, allez-y, montez! Huh! Huh... HOMME INTRUS On a fait toutes les pièces... C'était vide. HOMME INTRUS 2 Huh... HOMME INTRUS Dans quel genre d'hôpital ne trouve-t-on aucun corps? HOMME INTRUS 2 Ici... Huh! HOMME INTRUS Ce qu'on a découvert... on ne peut pas l'expliquer. Et puis, les gardiens sont arrivés. HOMME INTRUS 2 Vite! FEMME INTRUSE Courez! HOMME INTRUS Par là! Vas-y! HOMME INTRUS 2 Huh... HOMME INTRUS Vite! FEMME INTRUSE Oh, mon Dieu! HOMME INTRUS Huh... HOMME INTRUS 2 Dépêchez-vous! FEMME INTRUSE Huh... HOMME INTRUS 2 Allez! NURSE CAFE Merci, mon chou. DAN Juste à temps! NURSE CAFE Et voilà! DR TAYLOR Bonjour, tout le monde! DAN Oh! DR TAYLOR C'est trop gentil, ça. CHAMBERS Oh. DR TAYLOR Les enfants, c'est l'heure d'ouvrir le bal! NURSE BLACK Merci. DAN Vous avez regardé le match hier soir, Chambers? CHAMBERS Le dernier quart-temps, c'était de la folie! DAN Le docteur Taylor avait des places. Alors, c'était comment, Doc? DR TAYLOR C'est mon gendre qui y est allé. Vous savez ce que c'est... nous, on n'a jamais le temps. Je crois que j'ai pas vu un seul match, cette année. J'étais coincé à une réunion du Comité d'éthique, puis à un gala de bienfaisance. J'ai quand même vu les 2 dernières minutes en rentrant. Voilà... on arrive... au dernier fibrome... Et c'est bon. DAN Il perd beaucoup de sang, non? DR TAYLOR Pas plus de cent cc. DR TAYLOR Belle couleur, très belle couleur... Pourquoi? DAN Tension à 10/7, en baisse. Eteignez la musique. DR TAYLOR Quoi? Comment c'est possible? DAN J'en sais rien. Laisse-moi voir. DR TAYLOR Ca vient pas de moi, en tout cas. DAN Ca tient pas debout... DR TAYLOR Qu'est-ce que ça donne, Ramirez? DAN Rythme cardiaque irrégulier. DR TAYLOR Ses pupilles? DAN Fixes et dilatées. Il n'y a aucune activité cérébrale. DR TAYLOR Bon sang. DR TAYLOR Vous! C'est à vous que je parle! VANYA Huh! Qu'est-ce qui vous prend? DR TAYLOR Restez là! Huh! VANYA Ah! DR TAYLOR Huh! VANYA Huh… DAN Huh... DR TAYLOR Lâchez-moi! VANYA Ca va pas? Il est dingue! J'ai rien fait! Il m'a sauté dessus! Vous avez vu, il s'est jeté sur moi! MARK Docteur Taylor! Pile celui que je voulais voir. Vous avez une minute? DR TAYLOR Les laisse pas t'avoir, Mark. MARK Pardon? MAITRE NAGEUR Ne courez pas. LIZA Ca a l'air délicieux. JULIA Bonjour chéri, t'as passé une bonne journée? LIZA Salut, papa. JEN Tu trouves ça juste que je bosse à la fois à l'hôpital et ici? Les gens vont se révolter, un jour, tu sais. MAITRE NAGEUR Encore une longueur! Voilà, super! SUSAN Désolée, j'ai pas choisi mes parents. MAITRE NAGEUR Va chercher le mouvement plus loin... SUSAN C'est moi qui ferai les courses, cette semaine, d'accord? JEN T'as plutôt intérêt si t'as pas envie de te nourrir de fruits pourris avec des vers dedans. SUSAN Ah! JEN Susan! SUSAN Huh! MARK Mademoiselle? Vous m'entendez? Mademoiselle? SUSAN Rhh! MARK Voilà, c'est bien... JEN Ca va, Susan? SUSAN Oui, ça va. MARK Génial. JULIA Huh... LIZA Huh... JULIA Oh LIZA Maman... JULIA Appelle les Urgences. SUSAN Merci. VENDEUR Je t'en prie, à la prochaine! JEN En tout cas, ça m'a vraiment fichu la trouille. J'ai cru que j'allais devoir me trouver une autre coloc! SUSAN Je te comprends. Enfin, le plus bizarre, ça a été d'ouvrir les yeux et de voir un inconnu à deux centimètres de moi. JEN Tu veux dire que ça t'a pas plu? SUSAN JEN Dis-moi, à ce sujet... j'en connais un qui essaie d'attirer ton attention. SUSAN Pourquoi pas... JEN Je prendrais celui de la piscine, plûtot... si tu vois ce que je veux dire. SUSAN T'es infernale... SUSAN Un vrai oeil de lynx. JEN C'est pour ça que je suis en ophthalmologie. Non, mais sérieusement... tu veux le numéro de "monsieur bouche à bouche" ou pas? SUSAN Non. Surtout, ne fais rien. JEN Oh, allez! Je pourrais forcer son casier à la piscine. SUSAN Non, arrête. JEN Comme ça, je te dirai s'il porte des caleçons ou des slips. INFIRMIER BLACK Toi aussi? INFIRMIER BLACK En plus, il paraît qu'il est même pas doué. JEN Te fais pas de souci. MEDECIN C'est très important pour sa convalescence. JEN Tu vas t'en sortir haut la main! MEDECIN Elle doit les prendre. Voilà, c'est ça. JEN Je suis au sixième si t'as besoin. MEDECIN Deux par jour. Trois en cas de douleur. PAUL Madame Montoya? ACCUEIL HOPITAL Une infimière est demandée pour la chambre 112. PAUL Je euh... Bonjour... ACCUEIL HOPITAL Une infirmière pour la chambre 112. PAUL Paul Carpin, je suis interne. On m'a dit de voir l'infirmière en chef. LENA D'accord. Sylvi, la dame de la cinq-cent quatorze a encore arraché son cathéter! ACCUEIL HOPITAL Le patient de la chambre 47 va être transféré en chambre 29. LENA Oui. Au revoir. Que quelqu'un me trouve Cartwright! PATIENTE Infirmière! J'ai besoin d'aide... ACCUEIL HOPITAL Le patient de la chambre 47 va être transféré en chambre 29. SUSAN Bonjour, vous êtes là pour le stage en chirurgie? LENA Vous l'avez trouvé ou pas? HANNA C'est quoi son problème, à elle? GEOFFREY Et encore, elle est plutôt de bonne humeur, là. SUSAN Okay. GEOFFREY Et... oui, c'est bien ici le... le stage en chirurgie. T'es nouvelle? SUSAN Oui, je viens d'arriver. De New York. MARK Bonjour, tout le monde. Euh... Bonjour. Vous. Ca va, votre tête? SUSAN Oui, ça va mieux. Merci. MARK Très bonne nouvelle. Euh, je m'appelle Mark Bellows. On se connait, non? PAUL On s'est vus au Yacht Club. Paul Carpin, monsieur. MARK Très bien. Appelez-moi Mark. "Docteur Belows" devant les patients. HANNA Hanna Goldberg. MARK Bonjour, Hanna. GEOFFREY Geoffrey Fairweather. MARK Bonjour. SUSAN Susan Wheeler. MARK Ah! C'est vous, la Wheeler. PAUL Quoi, comme ce bâtiment? Le Pavillon Wheeler? MARK Townes Wheeler a effectué la première opération à coeur ouvert à Atlanta. SUSAN C'était mon grand-père. GEOFFREY Avant, on baptisait les bâtiments pour rendre hommage aux gens, pas pour leur prendre leur sous. MARK Bienvenue, Susan. Votre nom vous ouvre la porte, mais seul votre travail vous fera rester. Bon... levez la main: combien parmi vous sont absolument certains... de vouloir être chirurgiens? Félicitations, vous avez déjà tout foiré. On ne vous a pas dit? Jamais de premier stage dans votre domaine de prédilection. C'est ce qui vous plaît le moins qui vous apprendra le plus. Suivez-moi. ACCUEIL HOPITAL Mademoiselle Clark, vous êtes attendue à la nurserie. Mademoiselle Clark, pour la nurserie. NURSE COULOIR On va la transférer à un autre étage. INFIRMIER COULOIR Oui, j'ai vu ça avec les médecins. NURSE COULOIR D'accord, merci. SUSAN Bonjour. Tout va bien, madame? MME DANNER Je sais pas où je suis et j'ai peur. SUSAN D'accord. Bon, laissez-moi voir. Madame Danner, je suis sûre que quelqu'un va bientôt venir vous voir. Pensez à respirer. MARK Bon, alors... il y a une ablation du foie en ce moment au bloc 4, allons-y. SUSAN Je vous suis. MARK Le spectacle va commencer. HANNA J'ai trop hâte. MME DANNER Ils disent que j'ai Alzheimer, mais ils se trompent. Et ils m'ont laissée toute seule ici. SUSAN Je vois. Mais je suis là, maintenant, pas vrai? VANYA Alors... madame... SUSAN Danner. VANYA Danner! Huh... On va vous descendre. SUSAN Ecoutez, je veux... pas vous ennuyer ni faire d'esclandre, mais je crois qu'elle ne devrait pas rester seule. VANYA Okay. Bien sûr. DOCTEUR FOIE J'ai ouvert. NURSE FOIE On peut nettoyer. DOCTEUR FOIE C'est propre. On continue. SUSAN Pardon, euh... Geoffrey, tu peux... venir m'aider une minute? GEOFFREY Oui. Oh, bon sang... t'avais besoin de moi? SUSAN Tu pourrais m'attraper une... une brosse stérile s'il te plaît? Toi qui es grand. Merci. AGNETTA Désolée de vous avoir fait attendre. Comment vous sentez-vous? Vous prenez bien vos médicaments? Diriez-vous que mon aide vous apporte quelque chose, Peter? Je crois que j'ai été très protectrice avec vous. Peut-être trop protectrice. PETER Non. AGNETTA Avez-vous revu... les arbres? PETER Les arbres ne sont pas réels. C'est moi qui les invente dans mes rêves. La fille non plus n'est pas réelle. MARK Fairweather, faites un examen neuro. Bonjour, madame Sands. Je suis le docteur Bellows. Vous avez l'air mieux. Alors... cette patiente s'appelle Marla Sands. Elle a été amenée ici le 21 pour des nausées, un état de fatigue et de faiblesse général et des vomissements. Susan, nous feriez-vous l'honneur? SUSAN Oui. MARK Madame Sands, ceci va vous débarrasser des nausées, d'accord? Si vous pincez un peu le bras du patient, il ne sentira pratiquement rien. Voilà pour vous. SUSAN Merci. Pardon. PAUL C'est pas vrai... je vais le faire. HANNA Oui, si tu la fais tomber, tu peux être sûre qu'ils sentiront rien. MARK Pas d'inquiétude, ça arrive même aux meilleurs, Susan. ACCUEIL HOPITAL Un infirmier pour la radiologie 4025. Un infirmier pour la radiologie 4025 MARK Tenez. PAUL C'est pas compliqué. MARK Très bien. Suivez-moi. LENA Une minute. Excusez-moi, vous allez devoir partir... L'équipe de chirurgie fait sa visite du soir. ACCUEIL HOPITAL Le docteur Charles est demandé en pédiatrie. Le docteur Charles en pédiatrie. LENA Désolée. MARK Pas de problème. Approchez... SUSAN Oh, mon Dieu... Je la connais. MARK Susan? SUSAN Euh... Euh... je la vois souvent à la piscine. Qu'est-ce qu'il lui est arrivé? MARK On lui a diagnostiqué un fibrome utérin. C'est à la suite d'une hystéroscopie qu'elle est tombée dans le coma. PAUL Pourtant, c'est courant, comme examen. SUSAN Quoi? MARK Les cas de comas suite à une anesthésie sont rares. Une personne sur huit mille. Je n'étais pas là pour cette patiente, mais j'ai déjà été présent quand c'est arrivé et... croyez-moi, c'est une expérience dont on se passerait bien. REPRESENTANTE JEFFERSON Dans trois jours, les frais médicaux de Nancy ne seront plus pris en charge. Euh... le Jefferson est le seul établissement que votre assurance validera pour des soins de longue durée. Sincèrement, madame Greenly, votre fille recevra plus d'attention et ses chances de guérison seront de ce fait meilleures au Je-... au Jefferson... SUSAN Monsieur! Je... je la voyais souvent à la piscine, vous savez. LE FIANCE DE NANCY Oui, elle... elle aime beaucoup le sport. Enfin... elle aimait... le sport. SUSAN Elle a l'air tellement adorable que... je sais qu'elle ne mérite pas ce qui lui arrive. Personne ne mérite ce genre de choses, mais... LE FIANCE DE NANCY Pourtant, c'est vous qui lui avez fait ça. Elle était en excellente santé. LENA Vous le connaissez, ce type? SUSAN C'est le fiancé de Nancy Greenly. J'ai du mal à comprendre ce qui s'est passé. Comment je fais pour avoir accès à son dossier d'admission et à son suivi médical? LENA Vous n'y avez pas accès, ma belle. L'hôpital a toujours limité l'accès aux dossiers pour les internes. Et les comptes-rendus opératoires ne sont pas dans les dossiers. Si on me demande, je dirai que tu m'as pris mon badge. ACCUEIL HOPITAL On demande le docteur Walter en radiologie. SUSAN Docteur Taylor, Docteur Ramirez... Réaction allergique à l'atrométaphine... Coma. Et si je veux chercher d'autres cas comme le sien? LENA Tout ce que tu peux faire, c'est les classer par la durée de leurs séjours, mais... rien de plus complet. Il ne te reste plus qu'à regarder les dossiers patient par patient. MARK Mmh... AGNETTA Tu nous a manqué, hier soir. Tout le comité était présent. MARK Les sutures d'un de mes patients ont lâché. Je pouvais pas le laisser. AGNETTA Essaie de revoir tes priorités, Mark. Si le Comité croit que tu n'es pas sérieux, ils choisiront quelqu'un d'autre. MARK Oh, je t'en prie, admets-le, tu me veux uniquement comme allié pour finaliser tes recherches sur Alzheimer. AGNETTA C'est pas faux. Mais aussi parce que je t'aime bien. Je veux te donner un coup de pouce. Et en effet, Stark n'apprécie pas mes recherches à leur juste valeur. MARK Je viendrai la semaine prochaine, parole de scout. J'apprécie tout ce que tu fais pour moi. Oh. Hé, Susan. Ecoutez... euh... quand je vous demande de me rejoindre en salle d'opération, eh bien, ce n'est pas une question, en fait. C'est un ordre. SUSAN Cette dame avait besoin que quelqu'un reste avec elle. MARK D'accord. Mais c'est une usine, ici. Et si vous quittez la chaîne de montage, ça ne sera pas sans conséquences. Vous ne pouvez pas vous attacher à tous les patients que vous croisez. Ou vous ne ferez pas long feu. Laissez faire les infirmières, les familles et les bénévoles. Okay? Merci. Et... Susan? Vous auriez dû laisser Fairweather s'évanouir. Lui ne vous aurait pas sauvé la mise. SUSAN Pourquoi y a-t-il tant de comas...? LENA Aucune idée. SUSAN Ca fait quand même beaucoup, non? Seuls les patients dans le coma vont au Jefferson, c'est ça? LENA Je laisserai un mot à l'infirmière en chef. Elle demandera aux médecins d'y jeter un oeil. Rentre chez toi, maintenant. SUSAN Salut, Nancy. Alors, c'était comment? NANCY Oh. On n'est pas dérangés par la foule. Comme d'habitude. A plus tard. SUSAN A plus. SAM Il y a toujours eu, à toutes les époques, deux grandes catégories de médecins: il y a ceux qui soignent les malades et ceux qui font de la recherche dans l'espoir de soigner toutes les maladies. Donc d'un côté, le coût lié à des soins de qualité et, de l'autre, celui de la recherche. Malheureusement, aucun de ces deux domaines n'est épargné par la course au profit. Grâce à la recherche, on peut découvrir des remèdes à de nombreuses maladies et ainsi permettre à toute l'espèce humaine d'être en meilleure santé. Euh... les risques professionnels, c'est au programme de l'année prochaine, monsieur Fairweather. GEOFFREY Euh... oui, monsieur, excusez-moi. SAM Merci beaucoup. Reprenons... La question est la suivante : vaut-il mieux faire des économies en continuant à opérer au cas par cas sans garantie de rémission ou bien GEOFFREY Dis donc, t'as l'air épuisée. SAM est- il plus éthique de sacrifier un patient et son bien-être SUSAN Je sais, je... je suis pas rentrée chez moi. SAM pour le bien... de toute la communauté? SUSAN Montre tes notes. SAM Monsieur Fairweather. GEOFFREY Euh... si on ne peut pas soigner, ne faisons-nous pas que retarder l'inévitable? HANNA Et qui doit décider, au final? Le médecin, le patient ou alors son assurance? PAUL Pour moi, c'est évident: on est les seuls habilités à estimer les chances de réussite par rapport au coût des opérations. SAM Voilà un sujet passionnant pour les cours des semaines à venir. Susan, je suis vraiment ravi de vous voir. Votre grand-père serait fier de vous. Vous aviez une question. SUSAN N'est-ce pas notre métier de faire ce qu'il y a de mieux pour nos patients? SAM Si, en effet. Mais... ce qui est ironique, c'est justement que nous avons tellement bien fait notre travail que nous vivons maintenant dans une société vieillissante. Alors, quelle est la solution? Utiliser des ressources pour ceux dont on sait qu'ils succomberont à la maladie d'une manière ou d'une autre? Ou alors est-ce plus raisonnable de découvrir des traitements qui soigneront vos enfants, pour qu'ils puissent avoir une meilleure vie que la nôtre? SUSAN Et Stark fait ça tous les ans pour prouver qu'il a beaucoup d'argent? JEN Stark ne touche pas un centime du Mémorial. SUSAN C'est vrai? JEN Les Stark étaient une famille de banquiers. Complètement ruinés pendant la guerre de Sécession. Ils empruntaient à tout va en se servant de leurs esclaves comme caution. SUSAN Ils hypothéquaient des êtres humains? C'est charmant. JEN Il a divorcé il y a douze ans, peu après avoir perdu sa fille qui a succombé à un diabète juvénile. Il ne lui reste plus personne. Il vit tout seul dans ce qui ressemble à s'y méprendre à un château. Si je dois l'épouser, j'ai le droit de faire quelques recherches sur lui, quand même! SUSAN Oh... merci. Waou. JEN Souhaite-moi bonne chance. SUSAN D'accord... bonne chance! POLICE CAPTAIN Oui, un quadruple pontage en 2006. DR STARK Oui, on me le dit souvent. POLICE CAPTAIN A l'hôpital Nord, ils pensaient que je n'allais pas m'en tirer. Je ne serais pas là devant vous aujourd'hui sans monsieur Stark. Un médecin comme on n'en fait plus. DR STARK Là, vous avez raison. BILL Vous êtes sûr que ce n'est pas une collecte de fond? A chaque fois que vous organisez une fête, ça coûte une fortune à mes clients. PHIL Je crois qu'on a fait gagner à vos clients plus qu'ils ne pourront jamais débourser. GEORGE C Vous n'avez même pas été convoqué pour vous expliquer? DAN Sans Taylor, j'allais pas me convoquer tout seul. GEORGE C Non mais... on parle d'un coma! Vous vous fichez d'moi? Un jour, Nelson a trouvé que je suturais trop lentement. Il m'a fait convoquer par le comité d'éthique le lendemain. DAN Hmm. GEORGE C Salut. MARK Comment vas-tu? GEORGE C Bien. Tu te l'es déjà tapée? MARK Euh non, pas du tout. Mais... GEORGE C Hmm. MARK tente ta chance, je t'en prie. GEORGE C Ca peut aider pour l'avancement. MARK Reprends un verre, Chandler. GEORGE C Je disais ça comme ça... PAUL Sympa, cette fête. AGNETTA Oui, on devrait en organiser plus souvent. Il est important de ne pas oublier, surtout pour vous qui êtes internes, qu'il y a une vie en dehors de l'hôpital. GEOFFREY Quoi? Une vie? J'ai même pas compris à quel moment on dormait. PAUL Dans ton cas, c'est pas pendant les opérations? GEOFFREY Oh, excusez-le, docteur Lindquist. Paul a l'esprit de compétition. AGNETTA Oui, comme tous les êtres humains. Nos ancêtres aussi se battaient pour leur nourriture, leur foyer, leur famille... Et les plus faibles... ne survivaient pas. PAUL C'est comme ça qu'on reconnaît les meilleurs, Fairweather. "Je survis, donc je suis". GEOFFREY Oh, ça rime donc ça ne peut qu'être vrai! "Idiot", "chariot", moi aussi je sais faire! Hé, Susan! Viens voir. Vous connaissez Susan Wheeler? C'est une ETUDIANTE brillante. Susan, le docteur Lindquist. Elle dirige le service psychiatrique, elle est docteur en Neurosciences. SUSAN Oh... Bonsoir. Waouw. J'imagine que vous lisez dans les pensées. AGNETTA En quoi voulez-vous vous spécialiser, Susan? SUSAN En neurochirurgie. AGNETTA C'est toujours bien d'avoir un peu de sang frais. Si vous réussissez. Bienvenue au Mémorial. SUSAN Dis donc... c'était pas un peu tendu, comme ambiance? GEOFFREY Non, tu crois? J'ai cru mourir! Un mot de travers à un chef de service et t'es bon pour la proctologie. SUSAN Carpin a vraiment l'air de l'adorer. GEOFFREY Oh, tu sais, il est élitiste et sociopathe. Les médecins sont soit l'un, soit l'autre. Lui, il a pris les deux! Ca lui fait plus de chances de réussir! SUSAN Ouais. C'est drôle, je sens que je vais pas rentrer dans le moule. GEOFFREY Euh... Ca, c'est sûr. Et moi non plus, d'ailleurs. T'es sympa, t'es intelligente... SUSAN Hmm! GEOFFREY Eux, c'est des monstres. Tous des Sudistes! J'vais me chercher un verre. T'en veux un? SUSAN Oh, non, ça va. GEOFFREY D'accord. SUSAN Merci beaucoup. MARK Cette place est prise? SUSAN Oh, bien sûr. Enfin, non, elle est libre. MARK Merci. SUSAN Vous savez, euh... je n'ai pas eu... l'occasion de vous remercier de... m'avoir sauvé la vie, l'autre jour. MARK Non, c'est vrai. Ben allez-y, j'attends! SUSAN Vous connaissiez Nancy Greenly? MARK On a du mal à y croire, hein? SUSAN Oui. Ca fait froid dans le dos. Je ferais bien d'aller surveiller ma colocataire. JEN Wouh! MARK Oui, ça me semble être une bonne idée. SUSAN Je veux voir si... elle tient encore debout. MARK Alors on se voit demain. SUSAN D'accord. SEAN Vous êtes un peu jeune pour être médecin. SUSAN Oui, parce que je ne suis qu'interne. SEAN Ah! Ca explique votre air fatigué. Je croyais que c'était ma faute. SUSAN Oh. L'usage des téléphones est interdit ici, désolée. SEAN C'est pas grave, il a un problème, de toute façon. SUSAN Ah oui, lequel? SEAN Votre numéro n'est pas dedans. SUSAN Je vois que vous avez fait des analyses de sang, mais il n'y a pas le nom du médecin. Seulement "Approuvé". SEAN C'est sûrement un médecin qui pensait que j'avais de l'argent à dépenser. SUSAN Quelqu'un vous a dit à quoi servait ces analyses? SEAN Non, personne. Le docteur Cartwright m'a déjà opéré du genou. Je vois pas bien à quoi leur servent ces examens pour une déchirure du ligament. SUSAN Hmm. SEAN Alors... vous n'êtes... ni mariée, ni fiancée, ni rien de ce genre? SUSAN Donc le seul médicament que vous prenez, c'est de l'ibuprofène? SEAN Oui, j'en prends le matin. Vous savez ce qu'il vous faut? SUSAN Et vous n'avez d'allergie à aucun médicament, à votre connaissance? SEAN Non. SUSAN C'est quel genou? Le droit. SEAN Le droit. SUSAN Genou droit. SEAN J'ai une petite maison près de l'océan. C'est magnifique à cette période de l'année et c'est vide. Vous pourriez venir pour... admirer la plage... SUSAN Portez-vous un dentier partiel ou complet ou alors des implants dentaires? SEAN Ca veut dire oui? SUSAN Hé! Je pourrais utiliser ton badge? LENA Fais-toi plaisir. ACCUEIL HOPITAL Docteur Stevens, vous êtes demandé au bureau 166 du service d'urologie. Docteur Stevens pour le bureau 166 en urologie, merci. MAN JOURNALISTE A l'Institut Jefferson, nous avons recours aux technologies les plus avancées de la médecine moderne afin d'assurer à nos patients un confort maximal. GEOFFREY Qu'est-ce que c'est? MAN JOURNALISTE Notre mission, c'est d'être- SUSAN Une vidéo sur laquelle je suis tombée... un peu au hasard, je crois. GEOFFREY Devine qui vient d'assister Bellows et McLeary. SUSAN Sérieux? GEOFFREY Hmm. SUSAN Super. MAN JOURNALISTE Notre mission, c'est d'abord d'être au service des patients, mais aussi des familles. Au service de l'avenir. C'est notre raison d'être, à l'Institut Jefferson. GEOFFREY Le "Jefferson"? SUSAN Oui. Cet endroit... attise ma curiosité. T'en as entendu parler? GEOFFREY Euh... un de mes oncles a eu un accident sur un chantier. Il a fini dans le coma. Il est parti là-bas il y a quelques années. Ma mère était prête à le débrancher, mais... ils l'ont pris. SUSAN Waou. GEOFFREY Je ne suis allé le voir qu'une fois, ça m'a fait penser à un hôtel. Ou plutôt à... un immense funérarium. SUSAN Et il est toujours là-bas? GEOFFREY J'en suis même pas sûr. WOMAN JOURNALISTE L'Institut Jefferson est l'un des deux seuls centres sur tout le territoire à être spécialisé dans le traitement des patients se trouvant dans un état végétatif avancé. Cet institut prend soin de ces patients en échange de frais dérisoires comparés à la somme que demanderait un hôpital. HOMME INTRUS L'institut ne nous aurait pas autorisé l'accès. Alors on a forcé l'entrée. On a fait toutes les pièces... c'était vide. Ce qu'on a découvert... on ne peut pas l'expliquer. Et puis, les gardiens sont arrivés. HOMME INTRUS 2 Vite! FEMME INTRUSE Courez! HOMME INTRUS Par là! Vas-y! HOMME INTRUS 2 Huh... HOMME INTRUS Vite! ELLEN En quoi puis-je vous aider? SUSAN Bonjour, je suis interne au Mémorial. Je me demandais si je pouvais visiter l'Institut. ELLEN Désolée de vous avoir fait attendre... Nous n'effectuons des visites que lorsqu'elles sont planifiées par des hôpitaux ou des universités de médecine. SUSAN Oh... Je n'y ai pas pensé. ELLEN Hmm. SUSAN Mais, puisque je suis là, j'aimerais rendre visite à quelqu'un. ELLEN Euh... de la famille? SUSAN Non, c'est une amie, euh... Nancy Greenly? ELLEN Oh, mon Dieu... non. Désolée. Il vous faut la permission du tuteur légal du patient pour lui rendre visite. SUSAN Eh bien... c'est quelqu'un que je connais et elle est passée par l'hôpital. Je suis interne en troisième année. J'en parlerai à mon formateur, alors. Merci, madame. JEN Oh ben ça alors! Je me souviens de toi... Susan, c'est ça? SUSAN Mais oui, très drôle. JEN J'ai rendez-vous au bar avec Anna et Lizbeth. Tu viens avec moi. SUSAN Non, je peux pas. JEN Huh... SUSAN Euh, j'essaie de calculer le taux de coma au Mémorial. Tu te rends compte: neuf cas en quelques mois seulement... JEN T'en veux une? SUSAN Non, merci. C'est jamais le même médecin, jamais la même intervention, ni la même heure. En plus, j'ai plus accès aux fichiers. JEN Pourquoi? SUSAN Il y avait une infirmière, Montoya, qui m'aidait, mais elle a démissionné. JEN Je crois pas qu'elle ait démissionné. Il paraît qu'une infirmière a volé le téléphone portable d'un patient. SUSAN Montoya? JEN Oui, c'est ce qui se raconte. Il était dans son sac à main. Bon, écoute: je te laisse voir les dossiers si tu me rends un service en échange. SUSAN T'as accès aux dossiers, toi? JEN Ils s'en fichent, en ophthalmologie. Ils se connectent le matin et chacun peut accéder à ce qu'il veut! SUSAN Okay, tu veux quoi en échange? JEN T'as qu'à me donner une liste de ce que tu veux et en échange, soit tu viens au bar soit.. SUSAN Soit quoi? JEN Tu sors avec le docteur Bellows. Il pourra t'aider, lui. T'as son numéro, non? SUSAN Oui, il nous l'a donné, mais... JEN Ecoute, s'il te l'a donné, tu as le droit de t'en servir. Il est mignon! Dînez tous les deux! Parlez de votre boulot. Tu verras bien ce qui se passe. AGNETTA Huh... Huh... MARK Huh... AGNETTA Huh... AGNETTA Oh, non. Tu pourrais l'éteindre quand tu viens ici, non? MARK Je suis médecin. Tu te souviens? AGNETTA Hm... Comment elle a eu ton numéro? MARK Tu sais... elle est beaucoup trop jeune pour moi. AGNETTA Un vrai politicien. Je suis quand même jalouse. "Ma puce, ne sois pas jalouse. Non, elle ne représente rien pour moi." MARK Ca n'a rien de personnel, je suis presque sûr qu'elle veut me parler du cas Greenly. C'est l'opération que le docteur Taylor a pratiqué le jour où... MARK il s'est suicidé. J'ai essayé de lui parler, ce matin-là. Il m'a ignoré. AGNETTA Tu m'avais pas dit que tu l'avais croisé. MARK Non... AGNETTA Je sais que tu l'aimais beaucoup. La culpabilité du survivant, c'est très répandu dans les familles qui sont en deuil, tu sais? "Est-ce que j'aurais pu faire quelque chose? Est-ce que j'aurais pu dire quelque chose?" Le docteur Nelson m'a dit que la santé de Taylor se détériorait. Son coeur. MARK J'en savais rien. AGNETTA Et puis qui sait comment ça se passait avec sa famille? Avec sa femme? Ses enfants? MARK Oui... AGNETTA Ses petits-enfants...? Hmm... MARK Oui, sans faute. PHIL A plus tard. SUSAN Mark? MARK Qu'est-ce qu'il y a? J'ai une opération dans dix minutes. SUSAN Je sais. Ecoutez: je suis allée au Jefferson. Et pour un établissement qui accueille des patients en état de mort cérébrale, je les trouve très restrictifs sur les visites. MARK Vous n'avez pas trop le temps de mener l'enquête. SUSAN Ils disent que vous devez réserver un créneau pour moi. MARK Vous faites votre internat. Vous voulez rester au Mémorial ou pas? SUSAN Si je vous dis que j'ai trouvé huit autres cas de comas récents en plus de Nancy Greenly. MARK L'hôpital est immense. SUSAN Mais en quatre mois? Un taux dix fois plus grand que la moyenne pour le même nombre d'interventions! MARK Si c'est vrai, l'hôpital fait sûrement son enquête. Ils vont pas envoyer une note de service pour vous prévenir. Où avez-vous eu ces chiffres? SUSAN J'ai compté les transferts vers le Jefferson. Je ne sais pas si c'est en lien avec les interventions, l'équipement ou un médecin en particulier, mais vous, vous avez accès aux dossiers. Vous pourriez même vous- MARK Comment connaissez-vous les dates d'entrée et de sortie des patients? SUSAN Montoya. MARK Elle vous doit donc d'avoir été virée. DR CARTWRIGHT Alors, jeune homme, de quel genou s'agit-il? SEAN Euh... du droit. DR CARTWRIGHT Susan? SUSAN Oui. SEAN Hé! Vous revoilà. Vous avez réfléchi à ma proposition? Vous venez à la mer regarder les vagues, les cheveux dans le vent? AUDREY Euhm... Sean? Vous savez que je suis folle de vos beaux yeux bleus, donc n'essayez pas de me rendre jalouse! DR CARTWRIGHT Dites, demain, c'est notre cinquième anniversaire de mariage, je lui achète du parfum? AUDREY Voilà qui est très original... MARK En parlant de ça, quelqu'un porte du parfum, non? HANNA Oh, oui, c'est... C'est moi, Mark. Vous l'aimez? MARK Jamais de parfum au bloc, d'accord? Pourquoi pas une cigarette, tant qu'on y est? DR CARTWRIGHT C'est les noces de quoi, au bout de 5 ans? Je sais qu'un an, c'est... "coton". AUDREY Les noces de bois, non? 5 ans, c'est le bois. DR CARTWRIGHT Donc je peux lui acheter une paire de sabots. AUDREY A sa place, moi je resigne direct pour 5 ans! DR CARTWRIGHT Comme je vous comprends. AUDREY Alors, le rythme cardiaque s'accélère... On est à plus de 100... Son coeur bat à 120... On aurait dû lui donner un myorelaxant. Eteignez la musique, s'il vous plaît! DR CARTWRIGHT Conner, vous voulez bien garder ce jeune homme endormi, je vous prie? AUDREY L'anesthésie ne fait plus effet. SUSAN Qu'est-ce qui se passe? Ca va aller? AUDREY Euh... oh! Sa tension s'effondre. On est à 9/5! C'est trop bas, appelez du renfort! MARK Qu'est-ce qui se passe? AUDREY Dépêchez-vous! DR CARTWRIGHT Apportez le chariot de réanimation! PAUL Oui, monsieur! AUDREY C'est pas possible, ce gars est en parfaite santé. Commencez le massage. Il est en asystolie! MARK D'accord. AUDREY Je vais injecter 1 milligramme d'adré. DR CARTWRIGHT Je vois bien qu'il ne respire plus! Apportez-moi ce chariot! Que quelqu'un signale un code bleu! Dépêchez-vous! AUDREY Allez, allez, allez! DR CARTWRIGHT Apportez le chariot! MARK Allez! Allez! Sept... huit... neuf... dix... Vous devriez rentrer. Allez vous reposer. SUSAN Qu'est-ce qui s'est passé? MARK Vous étiez là. On a fait tout ce qu'il fallait. L'hôpital va enquêter pour voir si une erreur a été commise et comprendre pourquoi son corps a réagi SUSAN Il a subi exactement la même opération il y a deux ans! La même anesthésie et à l'époque, il n'est pas tombé dans le coma parce que son corps a mal réagi! MARK Susan. Je suis désolé. SUSAN Bonjour. Je m'appelle... Susan. Wheeler. DAN Oui, l'ETUDIANTE de Mark. Moi, c'est Ramirez. Asseyez-vous. SUSAN Oh... Euh... j'ai... j'ai vu que votre nom apparaissait dans le dossier de Nancy Greenly. Et... en fait, j'espérais que vous m'en diriez plus sur ce qui s'est passé. DAN Pourquoi? SUSAN Je la connaissais. DAN Huh... C'est moi qui l'ai arrachée à son fiancé avant de l'emmener au bloc opératoire et... c'est moi qui lui ai dit qu'elle ne se réveillerait pas. SUSAN Et... vous, vous pensez qu'elle a fait une attaque? Pendant l'opération elle-même, vous avez remarqué quelque chose? Vous avez trouvé que son sang était foncé? DAN Ce qui aurait indiqué une mauvaise oxygénation du cerveau? Non. Au contraire, il était clair. Sa peau était normale, ses analyses étaient normales, y avait eu aucun souci. SUSAN Et le chirurgien, qu'est-ce qu'il a pensé de ce qui s'était passé? Vous avez eu l'occasion de lui parler, après? DAN Le chirurgien? Le docteur Taylor est rentré chez lui et s'est pendu. SUSAN C'est toi qui as fait tomber ça? Hé! T'as eu les dossiers! J'arrive pas à croire que t'aies réussi! Jen! Réveille-toi! JEN Oh... Qu'est-ce qui se passe? SUSAN Oh... JEN J'ai récupéré les... les dossiers que tu voulais. SUSAN Oui, je sais, j'ai vu, merci beaucoup. Est-ce que tu... tu saurais d'où ça vient? JEN Qu'est-ce que c'est? Aucune idée. SUSAN Je l'ai trouvé par terre. Quelqu'un est entré? JEN Le gardien a dit qu'il allait venir... pour réparer la lumière au-dessus de l'évier. On m'a dit ce qui s'était passé en chirurgie. Je suis désolée. Il faut que j'aille au lit. JAMES Mark Bellows, c'est ça? MARK Oui, c'est moi. Vous- JAMES Huh! MARK Huh! Huh... JAMES James Harper. MARK Oui, je me souviens de vous, vous êtes le frère de Regina? JAMES Elle a fini par mourir. MARK Oh, non, je suis désolé, je n'étais pas au courant. LAWRENCE Hé hé hé, là-bas! Est-ce que tout va bien, monsieur Bellows? MARK Oui, Lawrence, tout va bien, c'est seulement... un malentendu, ça va. LAWRENCE Vous êtes sûr? MARK Je suis sûr. Mais merci. Merci. JAMES Au Jefferson, ils... ils l'ont incinérée. Je suis allé chercher ses cendres ce matin. Ma mère a la maladie d'Alzheimer. Il ne lui reste plus longtemps à vivre. La dernière chose dont elle a besoin, c'est de votre foutu pognon. Je veux que vous le preniez et que vous le fassiez bouffer aux infirmières et aux médecins qui se sont occupés d'elle. MARK Regina Harper... ACCUEIL HOPITAL Monsieur Mac Kenna, veuillez appeler le 3459. MARK Aucune allergie... ACCUEIL HOPITAL Monsieur Mac Kenna, le 3459. MARK Frère : James Harper... Médecin référent : Docteur Oswald Taylor... DR NELSON Vous fouillez dans les vieux dossiers, Mark? MARK Lors de mon premier stage, vous m'avez dit une chose que j'ai retenue. DR NELSON Laquelle? MARK "Un bon médecin cherche sans cesse des réponses". DR NELSON Je pensais pas que vous m'écoutiez! MARK J'écoutais rien. DR NELSON Le cas Harper. MARK Oui. DR NELSON Vous trouvez quelque chose? MARK Non. DR NELSON Je... je suis venu vous féliciter au sujet d'un de vos internes: Paul Carpin. Il a assisté le docteur Glaxon, hier. J'étais avec eux. Il a envie d'apprendre, il a de bons gestes, il est très professionnel. MARK C'est... c'est super, merci beaucoup, monsieur. Je lui transmettrai. DR NELSON Il contraste d'autant plus avec l'une de vos autres ETUDIANTEs. Vous leur avez expliqué le concept du respect de la vie privée des patients? MARK Monsieur DR NELSON Chercher des réponses, c'est une chose. Violer les droits des patients, ça, c'en est une autre. MARK Susan Wheeler? SUSAN C'est dingue... MARK Je crois que vous ne vous connaissez pas, voici le docteur Nelson, il dirige le service d'anesthésie. DR NELSON L'un de mes internes, le docteur Ramirez, m'a raconté que vous lui aviez... demandé des explications. Etes-vous légitimée par une qualification qui nous aurait échappé? SUSAN Je suis désolée. Je n'ai fait que poser des questions. DR NELSON Je ferai état de votre comportement à l'université. MARK Huh... Euh... Docteur Nelson? Pour être juste, monsieur, je crois qu'elle est contrariée par le cas Berman. Personnellement, c'est la deuxième fois que je vis une opération qui se termine par un coma inexpliqué. DR NELSON Vous savez... MARK Je... DR NELSON comme nous tous... qu'un hôpital obéit à une hiérarchie très précise. Laissez les enquêtes à ceux qui connaissent les données. C'est leur boulot. Susan Wheeler n'est pas venue ici pour interroger mes médecins, elle est là pour apprendre. C'est ça qu'on lui demande! MARK C'est exact. DR NELSON Le Comité d'éthique souhaite vous proposer MARK Mais monsieur DR NELSON comme candidat pour devenir membre. Ca veut dire beaucoup plus d'argent et l'opportunité d'influencer la politique de l'hôpital. Et ça, ça ne se refuse pas. SAM Chez un sujet vivant, tout ceci serait bien entendu parcouru par du sang veineux d'un bleu très sombre. D'abord, vous allez prendre le foie et vous pourrez voir... juste en-dessous... la veine cave inférieure... SUSAN Professeur? SAM et euh... si vous... la sectionnez en salle d'opération, vous êtes viré. Qu'est-ce qui se passe? SUSAN Euh... en fait, j'ai eu une altercation un peu vive avec le docteur Nelson. Il a dit qu'il ferait état de mon comportement à l'université. Je crois qu'il veut me virer parce que je fourre mon nez partout. SAM Oooooh, écoutez. Vous en faites pas trop, c'est... un connard. Chaque année, il choisit un étudiant comme bouc émissaire. Ca n'aboutit jamais à rien. SUSAN Vous ne comprenez pas, je ne parle pas de la politique de l'hôpital. Je parle de gens qu'on met dans le coma. SAM Des gens qu'on mettrait volontairement dans le coma? Savez-vous ce que votre grand-père vous dirait s'il était encore là? Il vous dirait qu'aucun médecin n'a envie de perdre un patient et que, pourtant, ça leur arrive à tous. Vous devez me promettre d'apprendre de cet enseignement. SUSAN Je ne comprends pas, qu'est-ce que vous voulez dire? SAM Je veux dire "rappelez-vous que vous êtes médecin!" Vous avez l'esprit ouvert, vous êtes curieuse... Servez-vous en. Servez-vous en pour soulager la souffrance de milliers de personnes, c'est votre mission. ETUDIANTE Excusez-moi, professeur Hillside? SAM C'est clair? C'est notre- J'arrive. J'arrive tout de suite. Et si le docteur Nelson continue à vous ennuyer, faites-le moi savoir. JEN Bonjour, ici Jen. Vous savez ce que vous avez à faire. Laissez un message après le bip! SUSAN Salut, Jen, c'est moi, je... je viens de sortir du métro, donc euh... je serai là dans pas longtemps. On fait quoi, ce soir? Aaaah! Arrêtez! Non! PETER Huh... SUSAN Lâchez-moi! Lâchez-moi! Au secours! PETER Vous aussi, vous finirez au Jefferson... SUSAN Huh... Huh... PETER Huh... SUSAN Aaah... Huh... Je suis en train de perdre mon temps, je vous ai dit que j'avais pas vu son visage. JACKSON Peut-être plus tôt dans la soirée. Quand il vous a suivie. Ca pourrait vous revenir. Pour être franc, mademoiselle Wheeler, on ne peut pas faire grand-chose d'autre. SUSAN Il y a des caméras de sécurité aux quatre coins du parc. JACKSON On a regardé les vidéos. Il a dû vous agresser dans un angle mort. SUSAN Vous me croyez, au moins? JACKSON Sans aucun témoin, je vois pas très bien sur quoi on pourrait enquêter. SUSAN Génial. MARK C'est mon deuxième cas. J'ai assisté Taylor y a à peu près un an. Sur l'intervention de Regina Harper, une championne universitaire d'athlétisme. On devait simplement lui retirer un kyste, mais elle ne s'est jamais réveillée. Je m'explique aucun de ces comas. AGNETTA C'est une des raisons pour lesquelles on a inventé Dieu. Pour attribuer la responsabilité des choses de la vie à une puissance supérieure. MARK Je crois que Nelson m'a fait miroiter cette place au Comité pour faire taire Susan. Je me demande vraiment s'il y a pas un problème au Mémorial. AGNETTA Cette proposition ne venait pas de lui. MARK Oh, ça venait de toi? AGNETTA Disons plutôt que Nelson est... ouvert aux suggestions intéressantes. Qu'est-ce qui se passe? MARK Euh... il faut que j'y aille. MARK Susan. Vous allez bien? SUSAN Oui. Je suis désolée de vous avoir dérangé, vraiment, je... MARK Non, il ne faut pas. SUSAN désolée. Ma coloc ne répondait pas alors j'ai... essayé ma copine Anna. Et... Geoffrey Fairweather. MARK Quoi qu'il en soit, SUSAN MARK je... je suis enchanté d'être votre dernier recours. Montez. Je vous emmène. SUSAN Merci. MARK Il vous a fait du mal? Ca devait être terrifiant, je suis désolé pour vous. Vous avez pu le voir? SUSAN Non, tout s'est passé très vite. Il... il a surgi... derrière moi, il m'a mis... un sac sur la tête, il m'a jetée par terre et voilà, ensuite, il s'est enfui. Je crois qu'ils ne m'ont même pas crue, là-dedans. MARK Alors trouvons quelqu'un de plus compétent. On vous a quand même agressée, ils peuvent pas rester les bras croisés! SUSAN Ca va vous paraître dingue, mais... je crois que ce type est entré chez moi. MARK Que vous a dit la police? SUSAN Je ne leur en ai pas parlé, ils ne croyaient déjà pas le reste. Mais Jen a dit... qu'elle pensait que le gardien était venu à l'appartement pour réparer une lampe, mais elle ne fonctionne toujours pas. "Vous aussi, vous finirez au Jefferson". MARK Quoi? Pourquoi vous me dites ça? SUSAN C'est ce qu'il a murmuré pendant qu'il essayait de m'étrangler. Pourquoi m'avoir caché que le chirurgien de Nancy Greenly s'était pendu? MARK Je sais que c'est affreux, mais n'essayez pas de voir des liens là où il n'y en a aucun. SUSAN Mais si ça n'avait rien de... d'une complication ou d'une défaillance matérielle? Imaginez si c'était intentionnel? MARK Ca ne tient pas debout, pourquoi plongerait-on un patient dans le coma? SUSAN Pour ses organes? MARK Ses organes? De la bio-industrie? D'accord , mettons que vous vouliez un coeur ou un poumon, voire un membre, pourquoi... ne pas tuer le patient? Pourquoi le plonger dans le coma? Les décès, ça arrive, parfois. Et les hôpitaux, les familles et les juges... ils l'acceptent, mais un coma, même si c'est injuste, ça sent l'incompétence médicale et ça part direct au tribunal. Alors... dites-moi un peu comment on peut gagner plus d'argent en prélevant des organes qu'en payant des procès sans fin? Il faudrait trouver... un moyen de faire entrer des milliards de dollars. Vous voyez cette maison? Quand j'étais en troisième année, mon père a fait une crise cardiaque et il est mort. Avec la fatigue et le stress en plus, j'ai euh... j'ai complètement merdé. Je n'ai pas vu qu'une patiente avait de la fièvre et SUSAN Mmh... MARK le lendemain, la septicémie était déjà bien avancée. Le docteur Taylor... l'a sauvée et m'a emmené ici. Dans sa maison, pour dîner avec sa famille. Enfin bref, si je ne vous ai rien dit, ce n'est pas à cause d'un complot, mais parce que... c'est douloureux. SUSAN Désolée. MARK Non, il ne faut pas. Ne soyez pas désolée. SUSAN Je me sens un petit peu ridicule, mais... MARK Vous plaisantez? Je ne partirai que quand je vous saurai en sécurité. C'est votre chambre? Où est-ce que vous dormez? SUSAN Je ne dors pas! Ma colocataire est partie. MARK C'est sa chambre? SUSAN Oui. MARK Eh ben... quand elle part, elle part pas à moitié. SUSAN J'y crois pas... Salut, maman. Quoi? Non, ça va, de quoi tu parles? Mais... Non, je suis... à la maison, je suis pas à l'hôpital. Mais qu'est-ce qu'ils t'ont dit quand ils t'ont appelée? SUSAN Non, non. Non, non, ne viens pas. Je vais bien, je t'assure, je suis chez moi. C'est un malentendu. D'accord. Je t'aime aussi. MARK Qu'est-ce qui se passe? SUSAN Quelqu'un vient d'appeler ma mère pour lui dire que j'avais été gravement blessée dans un accident de voiture. MARK Qui ça? SUSAN Ils ont dit que c'était... les urgences du Mémorial. MARK Hé, SUSAN Mmh. MARK On se voit tout à l'heure? SUSAN D'accord. Hé! Mais ça va pas? On pose pas son café sur un être humain! RADIO AMBULANCE On a un avc à Marietta. Une femme d'une soixantaine d'années. SUSAN C'est dégueulasse. VANYA Pff! RADIO AMBULANCE On l'emmène au Mémorial. On y est dans un quart d'heure. La voisine de la patiente l'accompagne. AMBULANCIER C'est bon! Laisse tomber. RADIO AMBULANCE On va chercher un patient qui fait une crise d'asthme. Sur quel hôpital on le dirige? AMBULANCIER Ca vaut pas le coup. VANYA Tu me dois un café, maintenant, pétasse! RADIO AMBULANCE Bien reçu. On se met en route. MARK "Tu l'as sautée?" Tu te crois au lycée? AGNETTA J'ai un patient, là, Mark. MARK J'aimerais qu'on parle de ça. AGNETTA Essayons de ne pas mélanger la vie professionnelle avec la vie privée. MARIE Non, mais on a eu une Kathleen Wheeler admise… SUSAN Non, Susan Wheeler. Je suis interne en chirurgie. MARIE C'est un grand hôpital, vous savez. SOEUR JESSE Rends-le moi, je le lisais en premier! JESSES MOTHER Allez, calmez-vous un peu, les enfants. FRERE JESSE Mais je veux le lire! SUSAN Ecoutez, quelqu'un des Urgences a appelé ma mère à New York la nuit dernière. JESSES MOTHER Ca suffit, on se calme, maintenant! MARIE Je vais demander à mes collègues. JESSES MOTHER Rends-lui son livre et asseyez-vous! SOEUR JESSE Non! Mais je l'avais vu d'abord! JESSES MOTHER On est à l'hôpital, tenez-vous comme il faut. Vous voyez bien que votre frère est malade! FRERE JESSE Donne! Il est pas à toi, il est à tout le monde! SOEUR JESSE Mais je l'ai pas lu, encore! SUSAN Fais voir! SOEUR JESSE Donne! SUSAN Ouvre. JESSES MOTHER Jesse? SUSAN Viens là. JESSES MOTHER Jesse, qu'est-ce qui t'arrive? JESSES MOTHER Jesse, ça va pas? Jesse! Jesse, réponds-moi! Qu'est-ce qui se passe? SUSAN A l'aide! JESSES MOTHER Chéri? SUSAN Il s'étouffe! JESSES MOTHER Aidez-nous, je vous en prie! SUSAN Un brancard, s'il vous plaît, amenez un brancard. JESSES MOTHER Qu'est-ce qu'il a? Expliquez-moi, je ne comprends pas! JESSES MOTHER Chéri? SUSAN Il s'étouffe. Il va falloir l'intuber. A trois : un, deux, trois. JESSES MOTHER Vous l'emmenez où? JESSES MOTHER Mon bébé! SUSAN Okay. JESSES MOTHER Oh... SUSAN Ouvrez la porte, s'il vous plaît! JESSES MOTHER Maman est là, mon chéri. JESSES MOTHER Qu'est-ce qu'il a? Il allait très bien, ce matin! JESSES MOTHER Mon ange... Je vous en supplie, il faut que vous le sauviez. JESSES MOTHER S'il vous plaît, aidez-le... Mais pourquoi il respire si mal? Docteur! DOCTEUR Calmez-vous, c'est de l'asthme! JESSES MOTHER Docteur, aidez mon fils, s'il vous plaît. DOCTEUR On a l'habitude, on le voit deux fois par mois. JESSES MOTHER S'il vous plaît... SUSAN C'est pas de l'asthme! DOCTEUR Sa mère veut pas de se débarrasser des chats, son oncle fume... vous êtes qui, vous? SUSAN Je suis en troisième année. Et c'est pas de l'asthme, ça. DOCTEUR Oh, je vois. DOCTEUR Excusez-moi, vous permettez? SUSAN Mon frère est asthmatique, ça ne fait pas du tout le même bruit. JESSES MOTHER Faites quelque chose, ne le laissez pas comme ça, je vous en supplie! DOCTEUR Attendez... JESSES MOTHER Pitié, Seigneur... DOCTEUR Laissez-moi écouter... JESSES MOTHER Sauvez mon petit garçon... DOCTEUR Bon, okay, on va l'intuber! JESSES MOTHER Mon Dieu, je vous en supplie. Mon bébé, Jesse... MARIE Excusez-moi, madame? DOCTEUR C'est bon. JESSES MOTHER Ce matin, il allait très bien et maintenant... MARIE Oui... DOCTEUR Marie, faites sortir la mère! MARIE Venez avec moi. JESSES MOTHER Jesse! MARIE Madame, s'il vous plaît... Ne vous inquiétez pas, ça va aller. JESSES MOTHER Dites-leur de le sauver! MARIE Vous serez mieux à l'extérieur, essayez de vous calmer. SUSAN Qu'est-ce que je peux faire? DOCTEUR Euh... inclinez sa tête en arrière. Tenez-le comme ça, voilà, c'est très bien. SUSAN Hmm. DOCTEUR Alors... Voilà, on y est. Encore un peu... Voilà! Un tout petit peu... On est presque bon. Ca y est. Continuez à le tenir. Parfait... Avec ça, ça devrait déjà aller mieux... SUSAN Sa saturation chute. Le tube doit être mal placé. DOCTEUR Et si vous vous contentiez de regarder et d'apprendre? DR STARK Apprendre quoi? Qu'est-ce qu'on a? DOCTEUR Oh, docteur Stark, c'est de l'asthme. Je l'ai intubé et ça va mieux... SUSAN C'est pas de l'asthme. DOCTEUR Le patient ne répond pas à l'épinéphrine. DR STARK C'est pas de l'asthme. Il s'étouffe. Sa trachée est bloquée. On monte tout de suite au bloc pour une bronchoscopie. JESSES MOTHER Jesse! DR STARK Oh, oh, attendez, madame... JESSES MOTHER Jesse! DR STARK Attendez... JESSES MOTHER Mon petit garçon... DR STARK Calmez-vous. Je vais vous demander d'attendre ici d'accord? Essayez de vous calmer et... faites-nous confiance. JESSES MOTHER Huh... DR STARK Vous pouvez faire ça? JESSES MOTHER Oui... DR STARK C'est bien. On y est. Alors... allons voir la trachée. Et voilà l'endroit où ça bloquait. L'air ne circulait pas dans la bronche primaire droite, ni dans les poumons, parce qu'il y a... une petite pile coincée au milieu. MARK Il a avalé une pile? DR STARK Eh oui. PAUL C'est Susan qui est avec Stark? GEOFFREY Le mythique, le légendaire... PAUL Hum. Elle est douée, il faut bien lui reconnaître ça. Elle a ridiculisé Feldson aux Urgences. GEOFFREY Hé, tu voudrais pas t'acheter une vie? PAUL C'est bon, j'ai compris. T'as envie que je m'énerve pour que je me fasse virer? GEOFFREY Tu me connais tellement bien, Carpin. JESSES MOTHER Je vous en supplie, Seigneur, faites que mon petit garçon s'en sorte. DR STARK Je vais avoir besoin de bras, par ici. Vous l'avez déjà fait? SUSAN Non, monsieur. DR STARK Aaah. Vous verrez, c'est facile. Tenez ça. C'est bon. Euh, doucement, doucement. Et on y va. Allez... Huh... Tenez-vous prête... un... deux... trois. Magnifique. On remonte. Avec moi... Doucement... Avec moi... Bien... DR STARK Bien joué, docteur. SUSAN Jen! Salut! JEN Salut! SUSAN Qu'est-ce qui se passe? Je t'ai appelée plein de fois. JEN Oui. Mon portable est mort. Désolée. Excuse-moi d'être partie en laissant un mot. Mon frère est venu de Newnan avec sa camionnette. Y avait qu'hier soir qu'il pouvait m'aider. Oh... J'ai failli oublier. SUSAN Qu'est-ce qui se passe? JEN J'ai été virée. SUSAN Quoi? JEN Au fond, c'est pas plus mal. Ma grand-mère est malade, je pourrai passer plus de temps avec elle. Ils disent que je pourrais peut-être revenir l'an prochain. Je suis passée pour remplir de la paperasse, tout mettre en ordre, tu vois, quoi. Je suis désolée de t'avoir laissée tomber. Je suis encore... un peu secouée. SUSAN Qu'est-ce qu'ils t'ont dit? JEN Ils ont dit que mon implication n'était pas à la hauteur. C'est quoi, ces méthodes? Aucun contrôle, aucune évaluation. SUSAN Ils sont au courant pour les dossiers que tu as imprimés pour moi? JEN Non! Pourquoi? S'ils sont au courant, ils n'en ont rien dit, en tout cas. SUSAN Oh, je suis désolée... MARK Excusez-moi. Salut, je t'en prie. Viens boire un café. MEDECIN FEMME Sa femme dit qu'il ne va pas s'en remettre. MARK Tu vas bien? SUSAN Je viens de voir Jen et euh... je crois qu'elle a été virée à cause de moi. MARK J'ai découvert quelque chose, hier. Regina Harper, la fille qui était dans le coma... SUSAN Oui. MARK Sa famille a reçu un chèque de quatre cent quatre-vingt-cinq mille dollars. SUSAN Tu crois que tout ça a un lien? DR STARK Ah, mes chers confrères... beau travail. MARK Docteur Stark! DR STARK Vous tenez une star, là, docteur Bellows. MARK Euh, oui, voici... Susan Wheeler. C'est son premier stage. DR STARK Ravi de vous avoir rencontrée dans de telles circonstances. SUSAN Tout l'honneur est pour moi. DR STARK J'ai pris mon premier cours d'anatomie avec votre grand-père. C'était un prof pas commode. Du genre qui ne laisser rien passer. J'ai été sincèrement navré quand j'ai appris sa mort. SUSAN Oui. A vrai dire, moi, je n'avais que onze ans. DR STARK Votre famille va être très fière. Si vous la décevez, moi aussi, je vous demanderai des comptes. MARK Monsieur. DR NELSON C'est pas vous qui m'inquiétez, c'est Stark. AGNETTA Je lui parlerai. DR NELSON Il a un tel complexe de supériorité qu'il prend des décisions totalement arbitraires. Et nous, on doit le supporter. Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais il a l'intention de saccager vos recherches. Il croit que... son coeur bio-hybride va rapporter beaucoup d'argent. Il a déjà recruté Stafford. AGNETTA Il est peut-être temps de le remplacer. DR NELSON Oui, eh ben... je vous souhaite bon courage. Non, parce que... Il... il est tout-puissant. Tant qu'il nous apportera des fonds, il restera intouchable. AGNETTA Je voudrais que vous preniez ce médicament. Trois fois par jour. Jusqu'à ce que vous reveniez me voir. Donc une fois toutes les huit heures. Vous avez compris? Et pour l'instant ne vous approchez plus de mademoiselle Wheeler. Okay? MARK Je suis passé pour te dire que j'avais parlé au frère de Regina Harper. La fille qui était dans le coma... qui est décédée, celle que j'avais… bref, je suis allé voir son dossier. Pas de diabète, aucun souci sur ses précédentes opérations et apparemment, aucune erreur humaine du Mémorial. Elle a reçu un énorme chèque d'une maison de courtage après ça. J'ai vu le nom de la boîte dans son dossier, c'est "Helix Global Care". AGNETTA C'est quoi, ça? MARK Aucune idée, mais j'espérais que tu... Ils ont un accord avec l'hôpital? AGNETTA J'en sais rien. C'est peut-être une assurance. Ce serait logique qu'ils payent vite pour soulager la famille. Mais pourquoi... tu viens me demander ça, à moi? MARK Sa mère a Alzheimer. Margaret Harper. Tu l'as peut-être reçue pour tes recherches. AGNETTA Je n'ai aucun patient qui s'appelle Harper. Et tu... tu ne t'es pas déplacé pour me parler de ça. MARK Alors, je me suis déplacé pour quoi? AGNETTA Je crois que tu es venu me voir... pour me larguer. On a du potentiel, toi et moi. On pourrait devenir un couple puissant au Mémorial. Je pense que tu ferais mieux d'y réfléchir avant de... faire quelque chose que tu regretteras. MARK J'ai déjà fait quelque chose que je regrette. Ravi de découvrir que tu es capable d'émotion. AGNETTA Mark. Ne pars pas. MARK Je crois que je viens de bousiller mes chances d'entrer au Comité. AGNETTA S'il existait un moyen de mettre fin aux maladies cardiaques, pulmonaires ou... disons... à Alzheimer, devrions-nous l'utiliser? MARK Evidemment. AGNETTA Et si ça impliquait des tests sur des êtres humains? MARK Euh... en partant du principe que ce serait légal, je dirais qu'il faudrait évaluer le rapport bénéfice/risque. AGNETTA Oui et si on ne faisait les tests qu'après la mort des patients? MARK De quoi tu parles? AGNETTA Tu vois, c'est exactement le genre de questions que le Comité d'Ethique va poser aux candidats. Tu couvres mes arrières. Je couvre les tiens. C'est ta carrière, Mark. Ne laisse pas cette fille la gâcher. DR NELSON Docteur Bellows. MARK Docteur Nelson? J'allais passer voir monsieur Lefferts. DR NELSON Susan Wheeler... c'est fini. MARK Monsieur? DR NELSON Huh... elle a eu accès à des dossiers confidentiels sur nos patients. Je me fiche de savoir de qui elle est la petite-fille. Sa copine a été renvoyée et Wheeler doit partir aussi. J'ai déjà prévenu la direction et j'attends également votre appui. MARK Euh... monsieur, je... je... DR NELSON Je ne vous comprends pas, Bellows. Restez dans le rang. JULIA Mark! MARK Julia... MARK bonjour. Désolé de ne pas être passé plus tôt. J'ai voulu venir plein de fois, mais... je l'ai pas fait. JULIA J'ai été mariée à un médecin pendant plus de 40 ans... Je sais ce que c'est. Je t'en prie, entre. MARK Je suis content de vous voir. LIZA Hé! Mark! MARK Liza! Salut! LIZA Ah ah ah! Salut! MARK Comment vas-tu? LIZA Hmm! MARK Je suis content de te voir. LIZA Hm... Moi aussi, ça me fait plaisir! Hé, Donna, chérie, c'est l'heure de la sieste. MARK Salut, Donna. LIZA Tu déjeunes avec nous? MARK J'aimerais bien, mais je dois repartir à l'hôpital. LIZA D'accord. MARK Mais merci. Fais de beaux rêves! LIZA Bye bye! MARK A bientôt, j'espère. Elles l'aimaient tellement. C'est... dur d'imaginer qu'il n'est plus là. JULIA Oui, c'est dur. MARK Je l'ai vu, ce matin-là et... je savais pas qu'il déprimait, sinon je... j'aurais fait quelque chose pour lui. JULIA Il faut... il faut que tu te rappelles toutes les... les vies qu'il a sauvées, toutes les vies qu'il a aidé à mettre au monde. C'est ce qui me fait tenir. MARK Est-ce qu'il vous avait donné des indices sur ce qui le tracassait? JULIA Non. MARK Est-ce qu'il a laissé une lettre ou... JULIA Ca, j'aurais préféré. MARK Ca ne lui ressemble pas. De partir sans mettre ses affaires en ordre, c'est... JULIA Il est rentré du travail... et il s'est enfermé dans sa tanière. MARK Ca va vous paraître bizarre, mais euh... ça vous dérangerait beaucoup si... je fouillais dans ses papiers, dans ses dossiers? JULIA Tu veux fouiller dans ses papiers? Il ne ramenait pas de travail à la maison. MARK Un ordinateur? JULIA Euh... son portable... euh... il le laissait toujours au bureau, pas ici. Et je pense qu'ils ont dû enlever toutes ses affaires. MARK Oui, bien sûr. JULIA Il est entre les mains de Dieu, maintenant. MAN POLICIER Susan Wheeler? SUSAN Je peux vous aider? MAN POLICIER Pouvez-vous nous suivre? LAWRENCE Euh... docteur Bellows? MARK Bonjour, les gars! LAWRENCE Euh... bonjour. Je me sens un peu mal à l'aise... Euuuh... ça vous dérange si on regarde dans votre voiture? MARK Dans ma voiture, pourquoi? LAWRENCE On a reçu un coup de fil... Bien sûr, vous avez le droit de refuser, mais... je devrais leur signaler. MARK Je vois... Et cette nouveauté concerne tout le personnel ou... seulement moi? LAWRENCE Mmh... c'est mon boulot d'obéir, monsieur. MARK Oui. Très bien, alors faites-vous plaisir! LAWRENCE Joe. MARK Passez la au peigne fin. Regardez bien sous les sièges. Il est vide. Vous êtes témoin. DR NELSON En tant que chef adjoint du personnel, j'ai ordonné que soit effectuée une enquête sur votre conduite ici. Monsieur Powers et madame Chen sont les conseillers juridiques de notre hôpital. Et monsieur Oren représente la société à qui appartient le Mémorial. PHIL Susan, vous... vous ne connaissez peut-être pas bien mon rôle au sein de l'hôpital, je... je rencontre peu les internes. Je gère l'établissement au quotidien, ce qui signifie que je suis responsable du respect de la vie privée et du bien-être de nos patients et de la conduite de toute personne employée par le Mémorial. SUSAN Je suis ETUDIANTE en médecine, je ne suis pas une employée du Mémorial. CHEN Si, par votre faute, l'état d'un patient s'aggravait ou s'il mourait, le Mémorial serait cité dans le procès qui s'en suivrait. Même si vous ne recevez aucune compensation, légalement parlant, vous êtes une employée. PHIL La première chose que je vais vous demander, Susan, c'est de regarder cette liste. Vous y trouverez plusieurs exemples avérés de situations où vous avez tenté d'enfreindre la politique de confidentialité du Mémorial et utilisé le badge d'une autre employée pour accéder aux fichiers informatisés des patients. Faute également commise par... une autre ETUDIANTE, Jennifer Randle, votre... colocataire, si je ne m'abuse. SUSAN Chacun de ces patients était dans le coma quand il est sorti. PHIL Exact. SUSAN J'essayais seulement de comprendre pourquoi. PHIL Je voudrais... que vous signiez ceci. DR STARK Ils sont là pour empêcher les gens d'entrer ou de sortir? PHIL Docteur Stark. DR STARK Merci, messieurs. Merci. DR NELSON Nous sommes en plein conseil de discipline, docteur Stark. DR STARK Le Mémorial a un problème. Wheeler, ici présente, a mis le doigt dessus. On devrait lui faire des compliments! DR NELSON Si vous le prenez comme ça, c'est vous qui nous représenterez quand cette fille aura fait quelque chose d'assez grave pour que l'hôpital soit poursuivi. PHIL Tout cela ne vous concerne en rien, docteur. DR STARK Je suis le chef du personnel, Phil. Tout ce qui se passe ici me concerne. PHIL Il y a des gens à qui nous obéissons tous, même le chef du personnel. Je ne voudrais pas que ça se retourne contre vous. DR STARK Vous laissez pas impressionner. Phil a une femme, trois enfants et il adore sa mère. C'est pas un vrai crétin. Ca fait seulement partie de son boulot. PHIL J'aborderai le sujet avec le Comité. Pas seulement avec le personnel du Mémorial, avec le Comité. DR STARK J'ai confiance en Susan. Et je me porte personnellement garant de sa conduite à venir. PHIL D'accord, très bien, vous avez un allié puissant, à ce que je vois. Ne le lâchez pas, surtout. DR STARK J'ai quelque chose à vous montrer. C'est là que se dressera... le centre médical pour enfants du Mémorial. Dans le climat actuel où les autres hôpitaux n'arrivent pas à joindre les deux bouts, nous, on s'agrandit. Vous savez pourquoi, Susan? Parce les gens qui soignent les autres, des gens comme vous, par exemple, ce sont eux qui constituent les fondations sur lesquelles l'avenir sera construit. Parlons un peu de ces chiffres à propos des comas. Nous avons pris conscience de ce problème il y a un an. Un comité a été créé pour étudier le phénomène. Ce qui m'ennuie, moi, c'est que certains, le docteur Nelson, par exemple, pensent seulement à couvrir leurs arrières. Et que d'autres puissent essayer de dissimuler la vérité, parce qu'elle mettrait à jour une certaine incompétence ou négligence de leur part. Vous, vous avez une vision objective. Vous n'êtes impliquée dans aucun de ces sordides conflits internes, donc je serais assez curieux de voir ce que vous pourriez découvrir de nouveau si vous… si vous creusiez un petit peu. Une mise en garde... Enfin... une condition, plutôt: que tout ce que vous trouviez, vous me le confiez à moi. Seulement à moi. SUSAN Oui, mais Mark, le docteur Bellows m'a beaucoup aidée dans cette affaire... DR STARK Susan, seulement moi. J'ai l'air un peu parano, mais il est proche du docteur Lindquist, qui est proche du docteur Nelson... On s'est compris. N'ayez confiance en personne. SUSAN En personne, vraiment? DR STARK En presque... personne. Quoi? SUSAN J'ai l'impression que certaines réponses se trouvent à l'Institut Jefferson et j'arrive même pas à y entrer. DR STARK Maintenant, vous pouvez. MARK Merci. DR NELSON Vous comptez vous installer dans le bureau du docteur Taylor? MARK Docteur Nelson. Non, j'étais euh... je cherchais quelque chose. DR NELSON Quoi? MARK Son ordinateur portable, en fait. DR NELSON Il est sûrement chez lui. MARK Non. Non, Julia a dit qu'il était ici. DR NELSON Julia? Et euh... qu'est-ce que vous voulez en faire? MARK Moi, rien, elle... m'a demandé de le trouver. DR NELSON Je peux vous assurer que ce bureau a été... nettoyé de fond en comble. MARK Oui. Oui. On dirait bien. Bon, ben ça valait la peine de jeter un oeil. DR NELSON Pour votre information, j'ai tout tenté pour que Susan Wheeler soit renvoyée du Mémorial. MARK On m'a dit ça. Alors, ça a donné quoi? DR NELSON Eh bien, manifestement, les liens du sang ont malheureusement fini par l'emporter sur le bon sens. SUSAN Merci. MARK J'crois que t'as touché un point sensible. Ce qui se passe est plus grave qu'on le croyait. SUSAN Pourquoi? MARK J'ai trouvé des médicaments dans ma voiture. SUSAN Quels médicaments? MARK De l'oxycodone. Au moins... deux cents comprimés. Quelqu'un a voulu me piéger. Il paraît que Stark t'a sauvé la mise. SUSAN Oui. Il a promis de me faire entrer au Jefferson. MARK Tu peux avoir confiance en lui? SUSAN Il m'a demandé la même chose sur toi. MAGUIRE Excusez-moi? Vous faites la visite guidée? SUSAN Oui, j'ai pris rendez-vous. MAGUIRE Alors venez, remontez, je vous y emmène. ELLEN Vous avez votre badge? Vous admirez mes bébés? SUSAN Euh... Oui, ils sont magnifiques. ELLEN Celui-là est chinois... Vous voyez? Et celui-ci... il est métisse. Mais quoi qu'il arrive, ce sera toujours mes bébés. Vous n'êtes pas avec le groupe de "Helix Global Care"? SUSAN Le... Euh... non. C'est le docteur Stark qui a organisé ma visite. ELLEN Oh, oui. Ne vous éloignez pas de la guide. Interdiction de se servir de son téléphone. Et aucune photo, s'il vous plaît. SUSAN Bien, madame. WOMAN BRUNE ...nous nous sommes équipés des technologies les plus avancées. Ce que je vais vous montrer maintenant, seuls nos visiteurs professionnels y ont accès. Barry, faites monter le cent quarante-trois dans la suite numéro Six. Les familles ont besoin de sentir que leurs proches sont dans un environnement chaleureux et apaisant. Les visites doivent être préparées à l'avance. Et nous faisons en sorte qu'elles aient lieu dans la même chambre pour qu'il y ait une certaine cohésion. Nous pouvons transférer les patients dans n'importe laquelle de nos dix suites consacrées aux visites. Notre technologie d'avant-garde permet aux familles de voir leur proche dans un cadre rassurant, tout en économisant à l'Institut les coûts liés à la logistique habituelle. Ayez toujours en tête que nos familles ignorent absolument tout de cette technologie. Qui ne représente d'ailleurs qu'une partie de nos progrès dans le domaine des soins longue durée. Et maintenant, notre salle de contrôle. De cette pièce, on peut surveiller les constantes de tous nos patients. C'est aussi là que nous contrôlons le transfert des résidents vers les suites pour les visites. Je vous rappelle que les photos sont interdites. Merci. Barry, voulez-vous bien ramener le cent quarante-trois de la Suite numéro Six en zone Un? BARRY Entendu! WOMAN BRUNE Merci. Maintenant, si vous voulez bien me suivre pour une petite collation... Puis je vous ferai un bref compte-rendu. ELLEN Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous ELLEN pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen. Je vous salue Marie pleine de Grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Messieurs, s'il vous plaît, une jeune ETUDIANTE en médecine s'est éloignée de la visite guidée... Elle est dans le corridor b. Détection de mouvement en zone Un. Tous les agents sont demandés. MAGUIRE On s'en occupe. ELLEN J'espère bien que vous vous en occupez, ce n'est qu'une fillette! Mettez fin à la visite, débarrassez-vous d'eux! WOMAN BRUNE C'est ici que notre visite prend fin. MAN HAUT PARLEUR Vous avez pénétré dans une zone stérile. Restez où vous êtes. La sécurité arrive. SUSAN Non! Lâchez-moi! Non! Lâchez-moi!