BRYAN JOE KATHERINE LOUIS MARJAN MARK MICKEY NARRATRICE LOUIS Il y avait un corps ensanglant� par terre Il �tait recouvert de marchandises MICKEY Je savais qu�on n�avait pas affaire � quelqu�un d�ordinaire LOUIS Un autre commer�ant a �t� abattu Encore une fois, le corps a �t� recouvert de v�tements KATHERINE On a vu tous un tas de policiers et ils nous ont dit qu�il y avait eu un autre meurtre avec le m�me mode op�ratoire, exactement pareil C�est pas possible�! JOE La peur s�est propag�e dans ces quartiers LOUIS On a r�cup�r� des vid�os qu�on a regard�es encore et encore et encore J�ai regard� l��cran et j�ai dit�: "C�est lui" J�en ai encore des frissons C��tait lui JOE Il a pr�tendu �tre un agent de la CIA LOUIS Je lui ai demand�: "Que pensez-vous qu�il arrivera�?" "Je vous garantis que je serai libre demain matin" NARRATRICE C�est une soir�e tranquille, peu apr�s la f�te nationale dans le quartier de Bay Ridge � Brooklyn KATHERINE C�est un quartier tr�s s�r, on ne s�y sent jamais en danger Tout le monde se conna�t, tout le monde conna�t les enfants des autres et tout le monde veille sur son prochain C�est une communaut� soud�e NARRATRICE Peu avant minuit, un habitant du quartier passe devant la boutique de son ami dans la principale rue commerciale JOE Il a vu de la lumi�re alors que le magasin �tait cens� �tre ferm� Il est entr� en tant qu�ami inquiet et il y avait un corps ensanglant� par terre LOUIS On nous a signal� qu�un corps avait �t� retrouv� dans la boutique Valentino Fashion sur la cinqui�me avenue On a saut� dans la voiture pour se rendre sur place LOUIS On a jet� un �il � l�int�rieur C��tait un magasin de v�tements, il y avait des portants, des cravates, des ceintures, des chaussures, des costumes Et il y avait une pile de v�tements par terre Si on ne faisait pas attention, on pouvait passer � c�t� du corps �tendu par terre il �tait couvert de marchandises MICKEY J�ai enqu�t� sur suffisamment de meurtres pour sentir que ce n��tait pas un crime ordinaire C��tait tr�s particulier Le meurtrier a agi avec un dessein LOUIS Il y avait des taches de sang sur les marchandises qui le recouvrait ainsi que sur les v�tements accroch�s aux portants La caisse-enregistreuses �tait vide et � ce stade, j��tais persuad� que c��tait un braquage qui a mal tourn� Puis on a trouv� une douille de calibre MICKEY La balistique nous a appris qu�il s�agissait d�une balle de long-rifle Un malfaiteur ne se prom�ne g�n�ralement pas avec un fusil On ne peut pas marcher dans la rue avec un long-rifle sans que quelqu�un ne remarque qu�on a une arme Un malfaiteur pr�f�re g�n�ralement un pistolet La seule fa�on de cacher un fusil c�est de le couper et de le mettre dans un sac NARRATRICE Les enqu�teurs s�entretiennent avec l�ami qui a appel� la police Il identifie la victime comme �tant le g�rant de la boutique, Mohamed Gebeli JOE La communaut� est si soud�e qu�on apprend tout de suite que la victime est quelqu�un de connu de tous Mohamed Gebeli �tait tr�s appr�ci� dans le quartier KATHERINE Mohamed �tait tr�s g�n�reux, il �tait toujours pr�t � se plier en quatre Tout le monde dans le quartier envoyait ses enfants chez lui Il les habillait et il nous envoyait la facture LOUIS Mohamed Gebeli �tait tr�s respect� � Bay Ridge C��tait un homme bon KATHERINE On ne comprenait pas pourquoi Pourquoi le tuer et l�ensevelir sous les v�tements�? �a a d�rout� tout le monde Il a �t� enterr� comme un os de chien MICKEY On peut penser que le corps a �t� couvert par honte, parce qu�ils se connaissaient NARRATRICE Alors que l�enqu�te d�bute, la police quadrille le quartier dans l�espoir de d�couvrir qui pourrait avoir souhait� la mort de Mohamed Gebeli MICKEY Notre travail consiste en grande partie � parler aux gens On a fait pas mal d�exercice dans cette enqu�te car on a arpent� le quartier � pied pour frapper � toutes les portes LOUIS Il faut poser toutes les questions possible �tait-il en conflit avec quelqu�un�? Avait-il des probl�mes�? Avait-il une petite amie�? Mais il n�avait rien � se reprocher C��tait un voisin comme les autres NARRATRICE La police souhaite avoir acc�s aux images de vid�osurveillance, mais cela ne se passe pas comme pr�vu JOE Il y a tr�s peu de crime dans le quartier Tr�s souvent, si les gens ont une cam�ra dans leur boutique, elle n�est pas en marche car il se passe tr�s peu de choses Elle sert surtout � dissuader NARRATRICE La police rend visite aux autres commerces de la rue dans l�espoir de mettre la main sur les images d�autres cam�ras MICKEY Il y avait beaucoup de vid�os LOUIS On a r�cup�r� des vid�os qu�on a regard�es encore et encore et encore Le coupable avait r�ussi � �viter les cam�ras Qu�il l�ait fait volontairement ou non, il s�en est bien sorti JOE Ils voulaient d�sesp�r�ment arr�ter cet homme Ils voulaient qu�il soit plac� derri�re les barreaux Que justice soit rendue NARRATRICE Quelques semaines apr�s le meurtre, les politiciens et les commer�ants locaux s�unissent pour offrir une r�compense pour toute information menant � une arrestation LOUIS C��tait une fa�on de dire � la famille qu�on �tait toujours sur le coup C��tait tr�s difficile pour eux car ils avaient perdu un proche et ils voulaient � tout prix savoir qui avait fait �a et pourquoi C�est terrible quand on n�a pas de r�ponses � leur donner Parfois, les affaires sont dans l�impasse et tout ce qu�on peut faire, c�est attendre Parfois des ann�es JOE Quelques semaines sont pass�es et l�affaire Gebeli n�a pas avanc� du tout Il n�y avait pas du tout de mouvement, et l�affaire a �t� rel�gu�e au second plan NARRATRICE Vingt-huit jours plus tard, un couple entre dans une boutique tout � cents peu avant la fermeture et y d�couvre une sc�ne terrible LOUIS Ce jour-l�, j��tais chez moi, j��tais en repos J�ai re�u un appel d�un de mes co�quipiers qui m�a dit�: "Il y a eu un meurtre dans le e district C�est arriv� dans un magasin tout � cents sur la e avenue" Et il a ajout�: "Le corps a �t� recouvert" NARRATRICE La sc�ne de crime se situe � un peu plus de km au sud-est de l� o� Mohamed Gebeli a �t� tu�, dans un autre quartier LOUIS On est entr�s dans la boutique Il y avait trois rayons et la victime �tait �tendue dans le rayon central Il y avait des marchandises partout Le tueur avait pos� une �norme bo�te en carton devant la victime et il y avait un plat en aluminium pos� sur sa t�te Il �tait originaire du Moyen-Orient C��tait une fois de plus un homme d��ge avanc� qui travaillait dans un magasin, seul, � l�heure de la fermeture et qui a �t� retrouv� couvert de v�tements NARRATRICE Deux meurtres ont �t� commis en l�espace d�un mois dans de petits commerces de Brooklyn et les deux victimes ont �t� �trangement couvertes de marchandises LOUIS C��tait le m�me mode op�ratoire LOUIS Un troisi�me meurtre Encore une fois, aucun mobile JOE Ils savaient que plus le temps passait sans qu�ils lui mettent la main dessus, plus il risquait d�y avoir d�autres victimes MICKEY Il y a eu deux homicides en un mois, � chaque fois la semaine de la pleine lune Et si le tueur frappait � la pleine lune�? NARRATRICE La police de Brooklyn intervient dans un magasin dans lequel le g�rant a �t� tu� et trouve une douille qui ressemble � celles retrouv�es sur les lieux d�un autre meurtre � kilom�tres de l� un mois plus t�t LOUIS La victime a re�u un coup de feu et deux coups de couteau dans le cou Encore une fois, le corps a �t� recouvert de v�tements Le meurtrier a mis une bo�te en carton devant lui et a couvert son visage avec un plat un aluminium JOE On a tout de suite remarqu� des similitudes avec l�affaire Gebeli Un g�rant de magasin tu� dans sa boutique peu apr�s la fermeture � chaque fois originaire du Moyen-Orient, et le corps a �t� couvert Il a pu �tre identifi� gr�ce � ses proches Il s�appelait Isaac Kadare NARRATRICE Isaac Kadare avait ans Il �tait mari� et p�re de quatre enfants Originaire d��gypte, il tenait sa boutique dans le quartier depuis ans JOE Il �tait tr�s connu dans la communaut�, il avait beaucoup d�amis et il �tait proche de sa famille Encore une victime innocente assassin�e dans sa boutique juste avant la fermeture NARRATRICE En analysant la sc�ne de crime, les techniciens de police scientifique mettent rapidement la main sur une preuve-cl� LOUIS Ils ont trouv� une douille C��tait un calibre MICKEY Le m�me type d�arme a �t� utilis� pour commettre le premier meurtre On devait v�rifier si �a correspondait NARRATRICE Les enqu�teurs envoient la douille pour analyse et continuent de travailler sur la sc�ne de crime LOUIS Il n�y avait aucune empreinte digitale sur la sc�ne de crime Apr�s avoir pass� les lieux au peigne fin, on a fait le tour du quartier On a interrog� tous les t�moins mais �a n�a pas �t� fructueux NARRATRICE Finalement, la police se tourne vers les commerces voisins pour mettre la main sur toutes les images de vid�osurveillance exploitables LOUIS La couverture vid�o �tait consid�rable Des enqu�teurs ont �t� charg�s de tout regarder NARRATRICE Les enqu�teurs regardent des heures de vid�osurveillance, mais une fois de plus, ils ne trouvent rien qui pourrait les mener � un suspect Apr�s plusieurs jours d�enqu�te, ils re�oivent les r�sultats d�analyse balistiques LOUIS Les analyses balistiques ont montr� qu�il s�agissait de l�arme qui avait tu� Mohamed Gebeli JOE La police a �tabli qu�il s�agissait du m�me tueur NARRATRICE Les journaux newyorkais annoncent qu�un tueur qui s�en prend aux commer�ants de Brooklyn court les rues et qu�il signe ses crimes en ensevelissant ses victimes sous des marchandises JOE La peur s�est propag�e dans ces quartiers LOUIS Tout le monde voulait savoir ce qui pouvait relier les deux victimes Est-ce qu�il y avait quelque chose qui nous �chappait�? JOE Deux personnes originaires du Moyen-Orient ont �t� assassin�es Les gens soup�onnaient qu�il s�agissait d�un crime raciste NARRATRICE Le tueur s�en prendrait-il � certains types de personnes�? Pourquoi signe-t-il son crime en recouvrant ses victimes de v�tements et de marchandises�? Cinq semaines apr�s le premier meurtre, la police de New York monte une unit� d�di�e pour trouver des r�ponses LOUIS La police de New York nous a donn� une unit� sp�ciale Chaque jour, on passait en revue toutes les fusillades avec une arme de calibre , toutes les arrestations qui pouvaient correspondre, mais rien ne correspondait avec le fusil long-rifle que le meurtrier avait utilis� On a aussi v�rifi� quelles cartes de transport avaient �t� valid�es aux arr�ts de m�tro voisins au moment du crime pour voir si on trouvait quelque chose qui pouvait relier les deux meurtres, mais �a n'a rien donn� C��tait terriblement frustrant L�enqu�teur en chef de l��poque nous avait assign� une analyste Elle a pris toutes nos donn�es pour les traiter Elle a g�n�r� un graphique qui repr�sentait Mohamed Gebeli d�un c�t� et Isaac Kadare de l�autre On voulait savoir ce qui pouvait relier ces deux hommes �tait-ils uniquement reli�s par leur meurtre�? Par la personne qui les avait tu�s, ou est-ce qu�il y avait quelque chose qui nous �chappait�? Elle a pu d�terminer qu�il n�y avait absolument rien qui reliait Isaac Kadare et Mohamed Gebeli On esp�rait que �a donnerait quelque chose, mais non NARRATRICE Alors qu�ils �liminent piste apr�s piste, les enqu�teurs d�cident de chercher n�importe quel lien, peu importe si c�est tir� par les cheveux MICKEY Il y a eu deux homicides en un mois, � chaque fois la semaine de la pleine lune Et si le tueur frappait � la pleine lune�? Quand la pleine lune suivante est arriv�e, on �tait dans les starting-blocks, mais il ne s�est rien pass� JOE Il y avait Mohamed Gebeli au de la e avenue et Isaac Kadare au de la e rue Et si le meurtrier s�int�ressait � la num�rologie�? [Prononcer - et -] LOUIS Qu�est-ce qui l�a pouss� � tirer sur ces deux hommes�? Pourquoi a-t-il recouvert les corps�? A-t-il eu des remords�? NARRATRICE La police de New York se tourne vers le FBI afin d��tablir le profil du tueur MARK Le fait de couvrir le corps n�est pas anodin car �a arrive apr�s le meurtre Il s�agit d�un comportement rituel En faisant �a, le tueur d�personnalise ses victimes Il fait de ces personnes des objets Peut-�tre que les v�tements donnent du pouvoir au meurtrier NARRATRICE L�enqu�te se poursuit et la police examine les amis et les connaissances des victimes afin de d�terminer si quelqu�un pourrait correspondre � ce profil, mais personne ne sort du lot LOUIS Les gens nous ont dit tout un tas de choses diff�rentes �a nous a men�s � rien NARRATRICE Les enqu�teurs font une nouvelle fois du porte-�-porte et interrogent et r�interrogent les locaux afin de savoir si un inconnu pourrait avoir r�d� dans leur quartier si soud� MICKEY On a une fois de plus quadrill� les deux quartiers au cas o� quelqu�un avait rat� quelque chose NARRATRICE Les enqu�teurs rencontrent un t�moin qui a vu quelque chose d��trange la nuit meurtre d�Isaac Kadare LOUIS Il a vu un homme au t�l�phone qui criait�:�"Je vais le tuer�! Je vais le tuer�!" NARRATRICE Pourrait-il �tre le tueur�? Les enqu�teur font appel � un croquiste pour g�n�rer un portrait-robot LOUIS C��tait un homme aux cheveux court et au teint oliv�tre �a pouvait �tre n�importe qui Le portrait-robot a �t� pr�sent� comme le suspect principal On a re�u de nombreux appels nous disant�: "Je sais qui c�est" NARRATRICE L�unit� sp�ciale suit chaque appel et chaque piste, mais rien ne m�ne jusqu�� un suspect viable LOUIS Rien ne pointait en direction du coupable � ce stade JOE Tout le monde dans les communaut�s moyen-orientales craignait d��tre la prochaine victime Ils devaient arr�ter cet homme et vite Ils savaient que plus le temps passait sans qu�ils lui mettent la main dessus, plus il risquait d�y avoir d�autres victimes NARRATRICE Alors que Brooklyn est en haleine et terrifi� que le tueur frappe � nouveau, les enqu�teurs sont � court de pistes MICKEY La police de New York a renvoy� ses hommes dans leurs bureaux pour reprendre leur poste habituel en leur demandant de rester � l�affut si quelque chose se passe MICKEY Et c�est arriv� NARRATRICE Cela fait six mois que les enqu�teurs sont � la recherche d�un tueur dont l��trange signature consiste � couvrir ses victimes g�rantes de magasin de marchandises trouv�es dans leur boutique Et il semblerait qu�il y ait une troisi�me victime LOUIS Ironiquement, c�est l�enqu�teur qui m�a appel� pour m�informer du meurtre d�Isaac Kadare qui m�a dit�: "H�, on a une victime par balle sur Flatbush Avenue Le corps est couvert de v�tements" On s�est tous tus On est all�s sur la sc�ne de crime, elle �tait d�j� boucl�e et un enqu�teur �tait juste devant Je lui ai demand� s�il savait ce que c��tait et il a r�pondu�que oui JOE Un homme a �t� retrouv� dans un boutique de Flatbush Avenue et son corps �tait couvert Le fait de couvrir le corps de marchandises semblait �tre sa marque de fabrique Le tueur disait�: "Je suis de retour" NARRATRICE La famille de la victime identifie Rahmatollah Vahidipour Un p�re de famille et grand-p�re de ans originaire d�Iran JOE Rahmatollah Vahidipour �tait un bon p�re de famille appr�ci� de tous au sein de sa communaut� et de sa famille MARJAN Tous les vendredis soir, j�allais le chercher � la gare et ce soir-l�, il n�est jamais arriv� Ma m�re m�a appel�e et m�a dit�: "Ton p�re a �t� abattu Il est parti" Mon t�l�phone a gliss� de ma main C��tait un p�re formidable et un grand-p�re formidable Un homme humble et altruiste qui faisait toujours passer les autres avant lui J�avais l�impression que je ne pourrais plus jamais �tre heureuse Que je ne pourrais plus jamais sourire JOE C��tait une sc�ne horrifique Il y avait beaucoup de sang LOUIS On pouvait voir qu�il avait ramp� pour essayer d��chapper au meurtrier Il a re�u trois coups de feu C��tait comme une ex�cution JOE Ce qui s��tait pass� quelques mois plus t�t est revenu comme un boomerang Et si c��tait le m�me homme�? LOUIS Quelques temps plus tard, j�ai re�u un appel et les analyses balistiques montraient qu�il s�agissait de la m�me arme Les trois meurtres ont �t� commis par la m�me personne C��tait devenu un tueur en s�rie MICKEY Apr�s ce troisi�me meurtre, l�information a fait l�effet d�une bombe NARRATRICE Une v�ritable temp�te agite les m�dias NARRATRICE La police de New York relance l�unit� sp�ciale et fait appel � encore plus de main d��uvre pour mener les recherches KATHERINE C��tait comme le "Fils de Sam" On avait l�impression de revivre �a On se disait�: "Mais qu�est-ce qui nous arrive�?!" LOUIS Il y avait beaucoup plus d�enqu�teurs et de mat�riel au centre de commandement, ils avaient install� une ligne pour connecter les ordinateurs � internet C�est le NYPD [N-Ouaille-Pi-Di], c�est comme �a l�-bas C�est pour �a que ce sont les meilleurs enqu�teurs du monde Pas gr�ce � un individu, mais gr�ce � un tout MICKEY Le rouleau compresseur �tait en marche NARRATRICE L��quipe agrandie d�enqu�teurs quadrille une nouvelle fois la zone autour du magasin de Rahmatollah Vahidipour en qu�te de t�moins ou d�images de vid�osurveillance LOUIS L�enqu�teur en chef a fait appel � des enqu�teurs et � des agents de police d�autres arrondissements de New York Ils ont obtenu la vid�osurveillance de tous les magasins de Flatbush Avenue et on a eu de la chance, on a pu avoir acc�s � des images prises de l�autre c�t� de la rue NARRATRICE Une fois de plus, les enqu�teurs passent les images au crible dans l�espoir d�apercevoir un suspect Et la chance leur sourit Exactement au moment du meurtre, ils voient un homme et une femme courir dans la rue LOUIS Ils courraient sur Flatbush Avenue au moment o� le meurtre �tait commis JOE �a a tout de suite �veill� les soup�ons de la police LOUIS Un homme et une femme non identifi�s prenaient la fuite NARRATRICE Le couple pourrait-il �tre responsable des meurtres�? La police envoie les images aux m�dias afin de d�couvrir leur identit� LOUIS On a re�u beaucoup d�appels Les gens voulaient � tout prix nous aider NARRATRICE � leur grande surprise, la myst�rieuse inconnue se pr�sente au poste de police LOUIS La jeune femme nous a dit�: "C��tait mon petit ami et moi, on s�est disput�s" Une dispute avait �clat�e entre eux au salon de manucure et le hasard a voulu qu�ils courent dans la rue au moment du meurtre Ils n��taient pas impliqu�s dans l�affaire NARRATRICE Encore une impasse Les enqu�teurs ne se d�couragent pas et en regardant le reste des images de vid�osurveillance, ils ont une nouvelle piste On peut y voir un homme marcher pr�s du magasin au moment des faits LOUIS On a vu quelqu�un, une silhouette avec un sac en toile MICKEY Le sac en toile, c��tait une piste �norme L�arme du crime, le -long-rifle, �a pouvait tenir dans le sac LOUIS On avait une nouvelle piste � suivre NARRATRICE Sur les images, on ne voit que les jambes de l�homme Mais les enqu�teurs ont une id�e�: ils v�rifient la vid�osurveillance de l�int�rieur d�un magasin voisin en esp�rant apercevoir la rue et le visage de l�homme au sac en toile LOUIS Il y avait un plan des marchandises vers la porte d�entr�e et on a vu une silhouette et un sac en toile J�ai regard� l��cran et j�ai dit�: "C�est lui" J�en ai encore des frissons C��tait lui JOE Il y avait des trous dans le mur Il utilisait son sous-sol comme un stand de tir Il a pr�tendu �tre un agent de la CIA NARRATRICE Les enqu�teurs ont des images qui ont captur� un potentiel suspect de trois meurtres qui portent la m�me empreinte Les trois victimes sont g�rants de magasin et leur corps a �t� recouvert de leurs marchandises LOUIS Il appara�t � l��cran On le voit qui s�arr�te, pose son sac, sort quelque chose de sa poche, essuie son pied et jette quelque chose par terre, � c�t� du lampadaire, avant de repartir MICKEY Maintenant qu�on tenait notre suspect, on a regard� la vid�osurveillance des deux autres affaires pour essayer de le relier, mais �a ne collait pas LOUIS On a regard� les vid�os des deux premi�res sc�ne de crime pour comparer Sur la deuxi�me sc�ne de crime, on aper�oit le m�me homme avec le m�me sac qui marche sur la e Avenue, un ou deux p�t�s de maisons du magasin tout � cents NARRATRICE Le m�me homme est vu sur deux des trois sc�nes de crime Il est surnomm� "L�inconnu au sac en toile" JOE Les enqu�teurs �taient optimistes car ils avaient au moins le visage du suspect Ils ont pass� en revue leur propre liste de suspects pour identifier quelqu�un Apr�s avoir �puis� toutes les pistes, ils ont diffus� l�information dans les m�dias JOE Plus les m�dias parlaient de cette histoire, plus les gens �taient inform�s, plus les gens prenaient le journal pour voir la photo du suspect, plus il y avait des chances que quelqu�un dise�: "Je le connais" LOUIS En l�espace de heures, quelqu�un nous avait appel�s NARRATRICE Un pharmacien appelle le num�ro d�informations et annonce que l�homme qui appara�t sur la vid�osurveillance vient d�entrer dans son officine LOUIS Le g�rant de la pharmacie nous a dit qu�il �tait dans sa boutique NARRATRICE Les enqu�teurs se pr�cipitent imm�diatement sur place et arrivent avant qu�il ne parte LOUIS On lui a demand� s�il voulait bien nous suivre pour discuter et il a accept� Il est venu de son plein gr� NARRATRICE L�homme s�appelle Salvatore Perrone, il a ans JOE Le suspect �tait �g� La police s�attendait s�rement � quelqu�un de plus jeune LOUIS On devait d�terminer quoi faire On avait des images de lui avec un sac en toile, mais on avait absolument besoin de plus d��l�ments MICKEY Il a �t� ramen� au poste de police du district et plac� en salle d�interrogatoire Les enqu�teurs du NYPD sont tr�s efficaces et d�termin�s � atteindre leurs objectifs LOUIS Je me suis pr�sent� et je lui ai dit que j�aimerais discuter un peu avec lui Il m�a r�pondu�: "OK, pas de souci Je peux fumer un cigare�?" et je suis all� lui chercher un cendrier On a commenc� notre interrogatoire Je me suis dit que la meilleure chose � faire, c��tait de lui montrer de quoi on parlait J�avais des photos des trois sc�nes de crime J�ai sorti des photos des victimes encore vivantes Je lui ai demand�: "Vous le connaissez�?" et il m�a r�pondu, "C�est Mohamed Gebeli, quelqu�un l�a tu�" Quand je lui ai montr� une photo d�Isaac Kadare et de Rahmatollah Vahidipour, il a dit qu�il ne les connaissait pas Ensuite, je lui ai montr� des photos des victimes d�c�d�es, comme elles ont �t� d�couvertes, le corps enseveli sous les marchandises et puis je lui ai montr� le journal qui parlait de l�inconnu au sac en toile Je lui ai dit qu�on le recherchait Il a lu l�article et il a dit qu�il voulait une pizza Alors on lui a command� une pizza C��tait tr�s �trange NARRATRICE Pendant ce temps, une �quipe se rend dans l�appartement o� Salvatore Perrone a d�clar� vivre � Brooklyn LOUIS Les enqu�teurs sont all�s au domicile de sa petite amie, Natasha JOE Sa petite amie n�avait aucune id�e de ce qui se passait NARRATRICE Lorsque les enqu�teurs interrogent Natasha au sujet de Salvatore Perrone, elle leur donne bien plus que de simples r�ponses � leurs questions LOUIS Elle leur a donn� son sac en toile sans broncher JOE Il �tait particuli�rement similaire au sac avec lequel il a �t� vu sur la vid�osurveillance pr�s de la derni�re sc�ne de crime JOE � l�int�rieur du sac, ils ont trouv� un -long-rifle sci� MICKEY C��tait un -long-rifle, le m�me type d�arme utilis� dans les trois meurtres LOUIS Il y avait une lampe torche scotch�e sur le canon du fusil JOE Ils ont retrouv� deux couteaux de chasse Et un couteau de cuisine ensanglant� LOUIS Il y avait aussi des gants, des chapeaux JOE Ce n�est pas un sac d�un passionn� d�armes � feu comme les autres Ce n�est pas le sac de quelqu�un qui va s�entra�ner au tir quand il a le temps C'est quelqu�un qui a de mauvaises intentions c�est le kit du tueur NARRATRICE Pendant que les enqu�teurs interrogent Salvatore Perrone, une �quipe se rend au domicile de sa compagne et y trouvent un sac en toile contenant un fusil LOUIS C��tait presque comme un kit d�espion et de meurtrier Des photos du fusil ont �t� prises On m�a donn� ces photos pendant l�interrogatoire et je les ai montr�es � Salvatore J�ai dit�: "Sal, c�est votre arme qu�on a retrouv�e chez Natasha" Il a dit�: " Natasha�qui ?" et j�ai r�pondu�: "Vous le savez tr�s bien" Il m�a dit�: "Vous savez, enqu�teur Yero, il n�y a rien qui dise que je suis coupable NARRATRICE M�me sans aveux, les enqu�teurs ont de quoi arr�ter leur suspect LOUIS On l�avait sur la vid�osurveillance avec un sac en toile en train de sortir du magasin On a trouv� un fusil -long-rifle et un couteau dans son sac J�ai dit�: "Sal, vous �tes en �tat d�arrestation pour trois meurtres" NARRATRICE Alors que les autorit�s placent Salvatore Perrone en d�tention, elles obtiennent un mandat de perquisition pour sa maison � Staten Island LOUIS C�est une belle et grande maison totalement � l�abandon Des ampoules pendaient du plafond, les fils apparents On a fait venir des chiens renifleurs pour s�assurer qu�il n�y avait pas de corps enterr�s aux alentours On a retrouv� la crosse du fusil qui avait �t� coup�e MICKEY Il tirait sur des choses dans son sous-sol JOE Il y avait des trous dans le mur Il utilisait son sous-sol comme un stand de tir LOUIS On �tait quasiment certains qu�on tenait notre homme, mais il nous fallait une correspondance ADN et balistique NARRATRICE Les enqu�teurs envoient le sac en toile et les preuves qu�il contient pour analyse et donnent les douilles retrouv�es dans le sous-sol du suspect � la balistique MICKEY Les douilles de calibre retrouv�es sur les trois sc�nes de crime venaient de la m�me arme NARRATRICE �a correspond Les douilles retrouv�es sur la sc�ne de crime ont �t� tir�es avec le fusil retrouv� dans le sac de Salvatore Perrone LOUIS M�me la bo�te de munitions r�cup�r�e dans la maison de Staten Island correspondait avec les munitions pr�lev�es sur les sc�nes de crime NARRATRICE Le laboratoire retrouve les empreintes et l�ADN de Salvatore Perrone sur l�arme Et peut-�tre encore plus accablant, le sang d�Isaac Kadare et de Rahmatollah Vahidipour est retrouv� dans le sac MARJAN Quand j�ai appris qu�il avait �t� arr�t�, j�ai tout de suite pens� � mon p�re J��tais contente car il ne pourrait plus faire d�autres victimes JOE Les pi�ces du puzzle se sont assembl�es Mais ils devaient encore d�terminer ce qui l�avait pouss� � faire �a NARRATRICE Alors que la police cherche un mobile, elle veut �galement comprendre pourquoi le corps des victimes a �t� recouvert de marchandises Les enqu�teurs s�entretiennent avec les voisins et la famille du suspect pour en apprendre plus sur lui JOE Salvatore Perrone a des ant�c�dents Is a une r�putation de menace dans son quartier BRYAN Les rumeurs disaient qu�il avait tu� des gens Quand j��tais enfant, les grands essayaient toujours de faire peur aux plus jeunes avec ces histoires JOE Ironiquement, ses voisins le surnommaient le "Fils de Sal" en r�f�rence au "Fils de Sam" qui a terroris� New York quelques d�cennies plus t�t NARRATRICE La police fait aussi une d�couverte cruciale JOE La police a appris que Salvatore Perrone �tait vendeur au porte-�-porte Il �tait fournisseur et collaborait avec beaucoup de commerces Il s�av�re qu�il connaissait ses victimes Il leur vendait des marchandises NARRATRICE Salvatore Perrone �tait autrefois un homme d�affaires prosp�re qui vendait des v�tements � des commerces LOUIS � une �poque, c��tait un v�ritable gourou du pr�t-�-porter sur la e Avenue Dans les ann�es , avant l�essor des centres commerciaux et de la vente en ligne NARRATRICE Salvatore Perrone tenait m�me sa propre boutique et avait d�pos� sa marque dans l�espoir de lancer sa propre ligne un jour LOUIS Il avait des �tiquettes avec son nom, Salvatore Perrone Il pensait que �a pourrait marcher LOUIS Petit � petit, le quartier a chang� et les gens ne se fournissait plus chez Sal � une �poque, Sal �tait au sommet, et du jour au lendemain, il s��tait effondr� KATHERINE C��tait comme Mort d�un commis voyageur LOUIS Quand on lui a parl�, il nous a dit que c��tait � cause des �trangers qui lui volaient son travail et aussi sa stature Il a d�cid� de se d�barrasser de ses gens et c�est ce qu�il a fait Il connaissait Mohamed Gebeli depuis presque ans Le fils de monsieur Gebeli nous a racont� que Salvatore entrait dans son commerce avec une robe ou un costume et que son p�re prenait sa marchandise et le payait KATHERINE Les gens disaient � Mohamed�: "Ce type est compl�tement fou Pourquoi tu le laisses venir chez toi�?" et Mohamed r�pondait�: "Mais non, c�est un type bien, il est gentil, ne t�inqui�te pas" Mohamed payait son petit-d�jeuner Il payait toujours l�addition MARK Monsieur Perrone se rendait compte qu�il avait �chou� dans la vie Les hommes qu�il a tu�s avaient r�ussi dans la vie, dans le m�me domaine que lui et il �tait fou de jalousie Il voyait ces g�rants comme la personne qu�il aurait voulu �tre Quelqu�un qui avait r�ussi Pour lui, c��tait une fa�on de reprendre le pouvoir Et en couvrant ses victimes de v�tements, il reprenait le contr�le du commerce qu�ils repr�sentent JOE �a lui faisait du mal de voir que ces hommes avaient r�ussi dans la vie, qu�ils �taient appr�ci�s de leur voisinage En surface, ils �taient tout ce qu�il n��tait pas NARRATRICE Avec toutes les preuves accumul�es contre lui, les enqu�teurs donnent � Salvatore Perrone une derni�re chance d�avouer ses crimes JOE Au d�but, il �tait dans le d�ni LOUIS Je lui ai dit�: "Vous allez �tre jug�," et il a r�pondu "Je veux parler � un agent de la CIA qui parle italien" Alors j�ai dit "D�accord, je peux faire �a Donnez-moi un peu de temps" JOE Il a pr�tendu �tre un agent de la CIA LOUIS Je lui ai demand�: "Que pensez-vous qu�il arrivera�?" "Je vous garantis que je serai libre demain matin" NARRATRICE Les enqu�teurs tentent d�obtenir des aveux de Salvatore Perrone Il pr�tend travailler pour la CIA et a demand� � parler � un agent de la CIA italophone JOE Tout le monde sait que la CIA est une agence tr�s secr�te Je pense que m�me les forces de l�ordre qui sont famili�res avec ces agences, savaient � quel point il �tait improbable qu�il soit un agent de la CIA LOUIS Mon partenaire Richie m�a demand� : "Tu connais un agent de la CIA qui parle Italien�?" et j�ai r�pondu�: "Non, je connais un enqu�teur qui parle italien" NARRATRICE Les enqu�teurs savent qu�entrer dans le jeu de Salvatore Perrone est leur meilleure chance d�obtenir des aveux susceptibles de boucler rapidement l�affaire MICKEY Un autre enqu�teur est venu et s�est fait passer pour un agent de la CIA C�est une technique d�interrogation classique LOUIS Quand il est entr� dans la salle, Sal s�est tout de suite redress� Il lui a serr� la main Il ne fallait pas lui donner trop d�informations, il fallait le laisser parler NARRATRICE Cette ruse fonctionne et Salvatore Perrone avoue deux des trois meurtres LOUIS Il a parl� du premier meurtre, de Mohamed Gebeli et du meurtre d�Isaac Kadare, jours plus tard Il a dit�: "Oh, je l�ai poignard�" NARRATRICE Apr�s avoir avou� les deux premiers meurtres, Salvatore Perrone met soudainement fin � la conversation LOUIS Il ne voulait plus parler Mais il venait d�avouer les deux premiers crimes On le tenait JOE Il a avou� les deux premiers meurtres et il a arr�t� de parler Et puis il a fait une sieste MICKEY On dit que les aveux all�gent la conscience Il voulait qu�on l�attrape NARRATRICE Le janvier , Salvatore Perrone est jug� pour les trois meurtres Dans la salle d�audience, il revient sur ses aveux JOE Lors du proc�s, Salvatore Perrone est devenu public Il �tait vu tel qu�il �tait pour la premi�re fois Il �tait sans cesse r�primand� pour ses �clats de col�re, il clamait son innocence, il disait que c��tait un complot Il a m�me tent� de s�autorepr�senter � un moment MICKEY Il voulait se d�fendre sans avocat �a ne finit jamais bien JOE Il a affirm� que quelqu�un d�autre l�avait fait, que quelqu�un lui avait donn� le sac MARJAN Ils avaient des montagnes de preuves contre lui Ils ont retrouv� le sang de mon p�re dans son sac Et il nous regardait quand m�me dans les yeux en disant�: "C��tait pas moi" Il a ni� sa culpabilit� pendant tout le proc�s, c��tait tr�s frustrant MARJAN Les famille, le juge, le jury, personne ne le croyait KATHERINE Il s�est d�fendu et il est devenu dingue JOE Soit il �tait vraiment fou soit c��tait un tr�s bon com�dien LOUIS Le jury a d�lib�r� pendant deux ou trois heures JOE En sortant, le jury l�a tout de suite d�clar� coupable NARRATRICE Salvatore Perrone est condamn� � la peine maximale requise�: la perp�tuit� assortie de ans de p�riode de s�ret� MARJAN Justice a �t� rendue On a pu tourner la page, mais rien ne nous rendra mon p�re rien Pas un jour ne passe sans que je pense � lui Pas un � chaque f�te, il n�est pas l�, � chaque grande occasion de famille On le porte dans notre c�ur chaque jour Je ressens sa pr�sence au quotidien, m�me KATHERINE Ce qui est triste pour Mohamed, c�est qu�il a longtemps �t� p�re c�libataire et qu�il venait enfin de retrouver l�amour et de se remarier Elle avait une fille et un b�b� de deux ou trois ans quand il a �t� tu� Il venait de refaire sa vie et on lui a retir� �a C�est tr�s triste de se dire que quelqu�un qui se fait passer pour votre ami peu aussi vous tuer et vous enterrer comme �a JOE C�est ironique que ce qui a �t� utilis� pour cacher le corps, c�est la seule chose qui les reliait, des v�tements MICKEY Il n�y a rien de plus satisfaisant que de pouvoir donner une voix � ceux qui ne peuvent plus parler C�est notre m�tier LOUIS Quand on remonte dans notre voiture quand tout est termin� et qu�on sait qu�on a attrap� l�homme qui a tu� trois personnes et terroris� la ville et qu�il finira ses jours en prison et ne fera plus de mal � personne, c�est un sentiment indescriptible Mark of a Serial Killer � SE � "Deadly Design" 1