CARL JONI JOSEPH LAWRENCE MARLIN NARRATRICE RICHARD ROBERT SCOTT STEVE WILLIAM ROBERT Je l�ai entendue g�mir � c�t� de moi Je me suis dit�: ��On s�est fait tirer dessus�� RICHARD Un autre homicide a �t� commis avec un calibre JOSEPH On se demandait tous si on avait affaire � un tueur en s�rie SCOTT La ville tout enti�re �tait terroris�e WILLIAM C��tait la panique, personne n��tait en s�curit� La pression �tait immense JOSEPH Il nous manquait des r�ponses CARL On se demandait dans quel quartier il frapperait ensuite LAWRENCE Les pi�ces du puzzle commen�aient � s�assembler Ils ont compris que le tueur �tait le m�me Ils ont trouv� une enveloppe dans la rue Sa lettre narguait la police ��Vous ne m�attraperez jamais�� NARRATRICE New York, �t� C�est une bonne ann�e pour les Yankees Mais le reste de la ville semble sur le point de s��crouler WILLIAM New York �tait en pleine crise La ville avait des difficult�s financi�res Des officiers de police s��taient m�me fait licencier, ce qui n��tait jamais arriv� sous-titres WILLIAM Le crack a fait son apparition, ce qui a entra�n� une mont�e en fl�che du taux d�homicide RICHARD Dans mon poste de police, on couvrait trois quartiers du Bronx En moyenne, on traitait � cas d�agressions aggrav�es et meurtres par an NARRATRICE La police de New York est d�bord�e Le juillet , les officiers ne sont donc pas surpris quand un nouveau meurtre est signal� RICHARD Ce soir-l�, mon �quipier et moi �tions les deux seuls officiers de service On a �t� appel�s sur un homicide Quand on est arriv�s sur place, il y avait une voiture avec des impacts de balles Une grosse foule s��tait form�e autour d�elle Les gens �taient hyst�riques NARRATRICE La police apprend que deux jeunes femmes se trouvaient dans la voiture stationn�e Donna Lauria, ans, est d�c�d�e sur place Jody Valenti, ans, a �t� transport�e � l�h�pital RICHARD Jody Valenti �tait bless�e par balle � la cuisse Elle �tait en �tat de choc, mais elle a pu nous donner une description partielle des �v�nements LAWRENCE Donna Lauria et Jody Valenti �taient deux filles tr�s jolies et dans la fleur de l��ge qui vivaient � New York Elles allaient danser, elles sortaient, elles profitaient de la vie RICHARD Jody comptait d�poser Donna, c�est pourquoi elles �taient gar�es Puis Jody a remarqu� que quelqu�un les regardait par une des fen�tres et elle s�est demand� qui c��tait JOSEPH L�homme s�est approch� Il a tir� dans le pare-brise RICHARD Jody s�est mise � klaxonner et � ce moment-l�, le tueur a saut� dans sa voiture et a quitt� la sc�ne de crime NARRATRICE Selon Jody, Donna vivait chez ses parents et suivait une formation au sein du service des ambulances de Manhattan pour devenir secouriste LAWRENCE Jody a donn� une description basique Un homme blanc, de taille moyenne, et l�g�rement corpulent Le probl�me, c�est qu�entre � et � New-Yorkais correspondaient � ce profil RICHARD On a interrog� le voisinage, et notamment une femme qui regardait par la fen�tre quand les coups de feu ont �t� tir�s Elle a vu une voiture gar�e en double file Elle est all�e dans sa chambre quelques secondes et quand elle en est ressortie, la voiture avait disparu C��tait une Ford de couleur jaune Mais il nous �tait impossible de la localiser sans num�ro de plaque NARRATRICE Deux balles sont retrouv�es sur la sc�ne de crime Les analyses r�v�lent une piste potentielle RICHARD La police scientifique a d�termin� que c��tait une balle de calibre tir�e par un revolver Charter du m�me calibre Nos officiers l�ont tout de suite compris gr�ce aux rayures du canon, qui �taient au nombre de huit et qui rendaient cette arme si unique C�est un revolver extr�mement rare Je n�en ai jamais vu au cours de ma carri�re dans la police LAWRENCE En g�n�ral, cette arme n�est pas utilis�e pour des attaques faites au hasard En plus de �a, elle n�est pas tr�s facile d�acc�s Un calibre ou , pourquoi pas Mais pas ce revolver MARLIN Un calibre ne se contente pas de blesser, il fait de tr�s gros d�g�ts Vous pouvez perdre la t�te, ou bien un bras C�est une arme tr�s puissante LAWRENCE La police a cherch� si un calibre avait servi dans une autre agression, mais non NARRATRICE Le calibre ne permet pas de faire avancer l�enqu�te La police tente alors de trouver un mobile Qui aurait bien pu vouloir tuer Donna Lauria�? SCOTT On aurait dit que la victime avait �t� choisie au hasard � part les balles, la sc�ne de crime n�offrait que tr�s peu d�informations sur le profil psychologique du tueur LAWRENCE La police devait trouver la raison de ce meurtre Puisque rien n�avait disparu, �a ne pouvait pas �tre un vol Alors les enqu�teurs se sont pench�s sur la th�orie des repr�sailles NARRATRICE Mais selon les amis des victimes, Jody et Donna n�ont pas d�ennemis La police a une derni�re piste � explorer RICHARD Une grande mafia italienne �tait install�e dans cette partie du Bronx Quand une agression a lieu, on se dit toujours qu�il peut s�agir d�une erreur de la mafia, d�un malentendu On a fait pression sur les bookmakers du coin pour tenter d�obtenir des informations� mais �a n�a rien donn� du tout Environ un mois apr�s le meurtre, l�affaire Donna Lauria a �t� d�laiss�e On �tait d�bord�s de travail NARRATRICE Trois mois plus tard � Flushing, un quartier du Queens � une dizaine de kilom�tres de l�endroit o� Donna Lauria a �t� abattue, Rosemary Keenan, ans, et Carl Denaro, ans, sortent en amoureux CARL On �tait en voiture De fil en aiguille� on a voulu s�arr�ter quelque part On cherchait une rue assez sombre On devait �tre l� depuis environ trois, quatre minutes, pas plus Tout � coup, j�ai vu que j�avais les bras et les mains pleins de sang et de bouts de verre J�ai dit�: ��D�marre, on doit partir de l�!�� Rosemary �tait compl�tement paniqu�e On est all�s � l�h�pital le plus proche NARRATRICE Tandis que Carl Denaro est pris en charge, la police arrive sur les lieux et examine le v�hicule cibl� JOSEPH Personne n�avait vu d�individu suspect On n�a rien retrouv�, � part les fragments d�une balle On les a envoy�s � nos experts en balistique, qui en ont conclu qu�elles provenaient d�un calibre NARRATRICE Moins de trois mois apr�s le meurtre de Donna Lauria, une deuxi�me agression est commise avec une arme rare de calibre LAWRENCE Le probl�me, c�est que �a s�est pass� dans deux arrondissements diff�rents�: d�abord dans le Bronx, puis dans le Queens � l��poque, il n�y avait aucun syst�me informatique et la police n�a pas pu faire le lien entre les deux Ils ne pouvaient pas anticiper la suite des �v�nements MARLIN Il y a eu deux autres agressions, ce qui a confirm� qu�il y avait bien un lien entre le Queens et le Bronx JOSEPH On a d� mettre en place lignes t�l�phoniques pour pouvoir g�rer le volume d�appels ROBERT Elle a dit�: ��Rob, allons-nous-en�� Si j��tais parti au moment o� elle me l�a dit, elle serait sans doute encore en vie aujourd�hui coupure pub NARRATRICE Deux agressions ont �t� commises avec une arme rare de calibre dans deux arrondissements de New York Mais la police, d�bord�e de travail, n�a pas encore fait le lien entre les crimes RICHARD La police est divis�e en fonction des cinq arrondissements, chaque service est s�par� WILLIAM � l��poque, il n�y avait pas beaucoup de coordination entre les services de police, ils �taient compl�tement ind�pendants NARRATRICE Un mois apr�s l�agression de Carl Denaro, deux femmes sont victimes d�une attaque similaire dans une rue du Queens Par miracle, les deux victimes survivent et peuvent donner leur d�position � la police LAWRENCE Elles �taient assises toutes les deux sur le perron d�une maison Un individu est pass� devant elles, s�est un peu �loign�, puis a fait demi-tour JOSEPH Il est rest� l�, � les regarder Puis il s�est approch� d�elles, et il s�est mis � tirer NARRATRICE Donna Demasi, ans, est en terminale au lyc�e Martin Van Buron Elle est touch�e au cou Joanne Lomino, ans, vient de terminer le lyc�e Elle re�oit une balle dans le bas du dos� � et ne remarchera plus jamais JOSEPH Les enqu�teurs se sont mis � la recherche d�indices On esp�rait trouver des empreintes, des douilles, n�importe quoi NARRATRICE Apr�s avoir tir�, l�agresseur vide son chargeur, qui ne contient plus que trois balles La police en retrouve des fragments LAWRENCE Les fragments ont confirm� qu�il s�agissait d�un calibre NARRATRICE Pour la troisi�me fois en cinq mois, une arme de calibre est utilis�e Et m�me si une autre agression a eu lieu dans cet arrondissement, la police ne fait toujours pas le lien LAWRENCE Dans les ann�es , la police menait l�enqu�te sur des centaines de meurtres tous les ans Alors quand on a deux filles qui se font agresser mais qui survivent, ce n�est pas une priorit� absolue Si �a s��tait pass� aujourd�hui,�ils auraient compris � ce moment-l� que les crimes �taient li�s gr�ce � leur syst�me informatique NARRATRICE Deux mois plus tard, le janvier , de nouveaux coups de feu sont signal�s dans le Queens Ce jour-l�, tout bascule JOSEPH On nous a appel�s pour des coups de feu � Forest Hills MARLIN Il devait �tre h On est intervenus sur place La fen�tre �tait en mille morceaux Il y avait du sang dans le v�hicule Il y en avait partout NARRATRICE La premi�re victime, Christine Freund, est emmen�e � l�h�pital La deuxi�me, John Diel, ans, reste sur place Il explique � la police que Christine et lui ont quitt� un bar � proximit� et sont all�s dans sa voiture LAWRENCE En attendant que la voiture chauffe, ils se sont embrass�s, et bang MARLIN Tout � coup, ils ont entendu une d�tonation et le verre de la fen�tre c�t� conducteur a explos� NARRATRICE Christine Freund, ans, d�c�de � l�h�pital Elle vivait chez ses parents et �tait secr�taire dans une entreprise de Wall Street LAWRENCE Christine Freund �tait une jeune femme splendide Tout le monde l�adorait L�autre victime, John Diel, et elle �taient tr�s amoureux NARRATRICE John et Christine �taient ensemble depuis sept ans Il comptait la demander en mariage deux semaines plus tard, le jour de la Saint-Valentin MARLIN On a trouv� une balle sur le tableau de bord du v�hicule Elle �tait de calibre JOSEPH Sur la sc�ne de crime, j�ai parl� � Dan Kelly, capitaine de la brigade criminelle Je lui ai dit que ce n��tait pas une petite balle, il �tait d�accord Bernie Judge, qui �tait intervenu sur l�agression dans le Queens, a dit�:���Vous savez, on a eu un autre cas avec une balle comme �a, et il y en a eu encore un autre dans le Bronx�� LAWRENCE � ce stade, la police a compris que quelque chose clochait JOSEPH J�ai dit � Dan que je voulais voir la brigade criminelle du Queens dans mon bureau le lendemain matin, et je comptais appeler celle du Bronx On s�est tous rassembl�s dans mon bureau et on a pass� en revue chacune des affaires On a fini par remarquer que les balles �taient toutes d�un gros calibre NARRATRICE Les points communs entre les agressions sont alarmants JOSEPH Les coups de feu �taient tir�s la nuit, les victimes �taient toujours dans une voiture ou dans la rue LAWRENCE Les cibles �taient toutes de jeunes individus blancs Aucune victime n�avait plus de ans WILLIAM L�arme de calibre �tait une signature, et c�est ce qui a fait avancer cette affaire JOSEPH Un procureur adjoint nous a demand�: ��Vous pensez que c�est un tueur en s�rie�?�� RICHARD C��tait possible, mais on n�avait aucune id�e de qui se cachait derri�re ces crimes MARLIN J�ai re�u un appel On m�a signal� d�autres coups de feu � Forest Hills, � quelques pas de l�endroit o� Christine Freund a �t� abattue NARRATRICE Les officiers annoncent aux enqu�teurs que la victime, Virginia Voskerichian, �g�e de ans, �tait en deuxi�me ann�e au Barnard College MARLIN Elle transportait des livres, et la balle les a travers�s On s�est dit qu�elle avait peut-�tre vu l�arme � feu et qu�elle avait voulu se prot�ger en les tenant devant elle JOSEPH On a trouv� un t�moin Un homme assez �g� marchait sur Dartmouth Street et a entendu un coup de feu Le suspect est pass� devant lui en courant Il a pu nous dire que c��tait un jeune homme blanc et un peu corpulent NARRATRICE Lors de l�autopsie, une autre balle de calibre est d�couverte JOSEPH Nos experts en balistique ont d�couvert qu�un fragment de balle trouv� sur Donna Lauria correspondait � un autre relev� sur Virginia Voskerichian NARRATRICE Les autorit�s sont d�sormais convaincues qu�un tueur en s�rie s�vit � New York La police met alors en place une unit� sp�ciale appel�e ��Operation Omega��, et avertit la population de la piste envisag�e sous-titres JOSEPH Et l�� tout s�est acc�l�r� sous-titres LAWRENCE La presse le surnomme imm�diatement le ��tueur au calibre �� sous-titres SCOTT Toute la ville se met alors � la recherche d�un calibre Le tueur n�est pas stupide, il le sait Mais je pense qu�il trouvait �a gratifiant, on lui a offert la notori�t� qu�il voulait STEVE Tout le monde �tait � l�aff�t Les victimes �taient toutes des couples blancs issus de la classe moyenne La ville enti�re �tait obnubil�e non seulement par ces meurtres, mais aussi par ce surnom, ��le tueur au calibre �� CARL On se demandait dans quel quartier il frapperait ensuite coupure pub NARRATRICE Le tueur au calibre terrorise la ville de New York Cet homme a d�j� fait six bless�s et trois morts Joseph Borrelli fait partie de l�unit� sp�ciale ��Operation Omega��, qui enqu�te sur l�affaire heures sur JOSEPH On a d� mettre en place lignes t�l�phoniques dans le bureau de l�unit� pour pouvoir g�rer le volume d�appels MARLIN La cr�me des enqu�teurs de la ville �tait r�unie au m�me endroit C��taient les meilleurs SCOTT Mais on ne savait pas grand-chose des motivations de cet individu, de ce qui le poussait � tuer Le profilage psychologique fait � l��poque indiquait qu�il avait potentiellement des probl�mes avec la gente f�minine Qu�il avait sans doute du mal � approcher les femmes qui l�attiraient Un grand nombre de tueurs en s�rie ont besoin de contact et de toucher les victimes pour se satisfaire d�un meurtre Mais ce n��tait pas le cas de cette personne Lui, il se focalisait sur le fait de tuer Il �tait ce qu�on appelle un ��tueur visionnaire�� JONI Ce meurtrier semblait douter de sa propre masculinit� C�est pourquoi il a choisi un aussi gros calibre Tuer lui procurait un plaisir sexuel JOSEPH Pendant notre enqu�te, la presse a consult� beaucoup de psychiatres et a diffus� leurs t�moignages Dans son analyse, l�un d�eux a avanc� l�hypoth�se que le tueur �tait impuissant Des centaines de personnes nous ont alors appel�s pour nous donner le nom d�hommes dans le m�me cas Tous ces appels d�coulaient des articles publi�s dans la presse sous-titres LAWRENCE La police a commenc� � se renseigner sur tous les propri�taires d�clar�s d�une arme de calibre sous-titres LAWRENCE Mais il y en avait des centaines dans la ville de New York et des milliers dans toute la zone m�tropolitaine C��tait comme chercher une aiguille dans une botte de foin NARRATRICE Et le public terrifi� exige des r�ponses JOSEPH On travaillait entre et heures par jour �a a dur� des mois, la pression �tait constante Et au lieu de se tasser, l�affaire n�a fait que prendre de l�ampleur RICHARD Deux ados sont all�s voir un film et sur le chemin du retour, ils se sont arr�t�s sur une grande art�re � proximit� de l�Hutchison Il �tait tard LAWRENCE Le meurtrier a tir� et ils sont tous les deux morts sur le coup NARRATRICE Les victimes sont Valentina Suriani, qui �tudiait les arts dramatiques au Lehman College, et Alexander Esau, son petit ami de lyc�e LAWRENCE Quand la police est arriv�e, elle a presque tout de suite compris qu�il s�agissait du m�me tueur, vu les �normes blessures des victimes et les circonstances du meurtre NARRATRICE Les r�sultats de l�autopsie confirment que les balles sont de calibre Le tueur a maintenant fait cinq morts et quatre bless�s Mais cette fois, il n�a pas laiss� que des corps derri�re lui LAWRENCE Un officier de police a trouv� une enveloppe sur la sc�ne de crime Dedans, il y avait une lettre adress�e � la police JOSEPH La lettre commen�ait par�: ��Cher capitaine Borrelli�� Je n�en revenais pas Il a �crit�: ��Je ne d�teste pas les femmes��, et il a fait une faute � ��femmes�� LAWRENCE � la fin, il a �crit�:���Je suis le fils de Sam�� Cette lettre narguait la police, elle disait� ��Vous ne m�attraperez jamais�� NARRATRICE C�est un v�ritable tournant La lettre ne tarde pas � �tre diffus�e dans les m�dias, et le tueur obtient un nouveau surnom STEVE ��Je suis le fils de Sam Sam adore boire du sang ��Sors et tue��, m�ordonne p�re Sam J�adore chasser R�der dans les rues � la recherche de chair savoureuse Les femmes du Queens sont les plus belles de toutes�� C�est � vomir SCOTT Cette lettre nous donne un potentiel aper�u des motivations du tueur et de ce qui se passe dans sa t�te P�re Sam est en fait Satan Il tue ces victimes pour satisfaire la soif de sang de Satan Une chose est s�re, cet individu avait une emprise sur la ville de New York, et il semait la terreur sur son passage NARRATRICE Le fils de Sam se d�lecte de l�attention des m�dias et adresse des messages directs au journaliste du New York Daily News Jimmy Breslin STEVE ��Je vous �cris des caniveaux de New York Je vous adresse ce message pour vous dire que j�appr�cie l�int�r�t que vous portez � ces r�cents et horribles meurtres commis avec un calibre Vous constaterez mon savoir-faire la prochaine fois�� Il dit � Jimmy et � la population qu�il n�en a pas encore fini SCOTT Je suis persuad� que ce tueur en s�rie avait deux objectifs D�abord, terroriser la ville, mais aussi dire�: ��Je suis l� Vous ne pouvez pas m�ignorer, et vous vous souviendrez tous de moi�� NARRATRICE La ville enti�re redoute que ce n�est qu�une question de temps� avant que le fils de Sam ne s�en prenne � une autre victime WILLIAM Le New York Post disait�: ��Personne n�est � l�abri du fils de Sam�� SCOTT C��tait sa mani�re de narguer la ville et de dire�: ��Attrapez-moi si vous le pouvez�� STEVE Ils ont vu la crosse d�un fusil sortir d�un sac Waouh coupure pub NARRATRICE � l��t� , la ville de New York est la proie d�un meurtrier qui a d�j� tu� cinq personnes de sang-froid SCOTT Il ne semblait pas y avoir de points communs entre les victimes C�est ce qui terrifiait tellement le public, parce qu�on ne pouvait pas savoir qui serait le prochain, �a pouvait �tre n�importe qui NARRATRICE Le juin, le tueur frappe � nouveau RICHARD Salvatore Lupo et Judy Placido �taient gar�s dans la rue de la discoth�que Elephas sur Northern Boulevard Cet homme est sorti des buissons et a tir� sur la voiture NARRATRICE Mais quand le tueur au calibre ouvre le feu� � Un bruit le d�stabilise et il rate sa cible LAWRENCE On pense que c��tait un chien qui a aboy� �a a suffi � le perturber, ce qui a sauv� la vie des victimes NARRATRICE Judy Placido et Salvatore Lupo s�en sortent avec quelques blessures Mais cinq semaines plus tard, le juillet, Stacy Moskowitz et Robert Violante n�ont pas cette chance ROBERT C��tait un samedi soir On sortait du cin�ma et on s�est dirig�s vers un coin isol� o� les amoureux se retrouvent On discutait, on s�embrassait Comme c��tait un soir d��t�, on a d�cid� de sortir de la voiture LAWRENCE Ils sont descendus et sont partis vers un parc quand Stacy a remarqu� que quelqu�un les observait ROBERT On n�y a pas trop pr�t� attention On s�est dit qu�il �tait en train de se balader Mais Stacy m�a dit�: ��Rob, allons-nous-en, je ne me sens pas � l�aise�� Et on est partis On est retourn�s dans ma voiture Et c�est � cause de ce qui s�est pass� ensuite que je me suis longtemps senti coupable Stacy m�a dit�: ��On devrait s�en aller�� Mais je lui ai r�pondu�: ��Restons encore cinq minutes et on partira apr�s�� Je ne me suis pas rendu compte qu�on s��tait fait tirer dessus J�ai r�alis� ce qui s��tait pass� quand je l�ai entendue g�mir � c�t� de moi Je ne voyais rien, j��tais couvert de sang NARRATRICE Le tireur a vis� Stacy � la t�te et Robert, au visage ROBERT Quand je me suis r�veill�, j��tais en soins intensifs � l�h�pital J��tais terrifi� � l�id�e de mourir Je n�arr�tais pas de demander � voir Stacy Je crois que c�est mon p�re qui m�a annonc� qu�elle �tait morte � ce moment-l�, je me suis mis � pleurer sans m�arr�ter C��tait une femme tellement p�tillante et lumineuse� et un d�traqu� l�a abattue Je me suis senti extr�mement coupable pendant tr�s longtemps Je croyais �tre responsable NARRATRICE Le nombre de victimes monte en fl�che, tout comme la pression exerc�e par la population La police de New York assigne enqu�teurs � l�unit� sp�ciale ��Operation Omega�� Ils travaillent sans rel�che pour trouver une piste, mais sans succ�s JOSEPH On �tait dans une impasse, l�enqu�te �tait au point mort C��tait le chaos dans la ville, et la presse n�arrangeait rien On pouvait lire�: ��C�est un jour de meurtre � Brooklyn�� WILLIAM Les gros titres du New York Post disaient�: ��Personne n�est � l�abri du fils de Sam�� CARL On n�osait plus sortir, des groupes de personnes s�armaient de battes de baseball Voil� le genre de choses qui se passaient SCOTT �a ne fait aucun doute que cet individu se r�jouissait de la situation Il savait qu�il avait une longueur d�avance sur la police Il a r�ussi � commettre des meurtres et � �chapper aux autorit�s Tous les m�dias parlaient du fils de Sam Il s�est cr�� une marque et a gagn� en notori�t� �crire ces lettres lui procurait une grande satisfaction C��tait sa mani�re de narguer la ville et de dire�: ��Attrapez-moi si vous le pouvez�� Les meurtres qu�il a commis ont eu un impact sur la soci�t� NARRATRICE L�immense couverture m�diatique continue de g�n�rer une grande quantit� d�appels L�un d�entre eux retient l�attention de Marlin Hopkins MARLIN On a re�u un tuyau d�une personne anonyme Elle nous a parl� d�un homme qui se servait de son arme � feu depuis sa fen�tre Il tirait sur les bus qui passaient dans la rue NARRATRICE L�informateur est persuad� que cet homme, qui poss�de un revolver de calibre , souffre de probl�mes mentaux MARLIN On s�est rendus sur place pour lui parler, mais il n��tait pas l� Quelqu�un nous a dit qu�il �tait sans doute au bar � quelques rues de l� On y est all�s On lui a demand� s�il avait des armes et s�il en avait une sur lui Il a dit qu�il n�en avait pas, puis on est all�s chez lui Il avait tout un arsenal coupure pub NARRATRICE Quelques jours apr�s l�agression de Robert Violante et Stacy Moskowitz, la police re�oit des informations sur un potentiel suspect MARLIN On est all�s chez lui et on a trouv� tout un tas d�armes � feu Il y en avait au total NARRATRICE Mais l�officier Hopkins r�alise alors qu�il s�agit d�armes � feu antiques, et aucune ne correspond au calibre utilis� par le tueur MARLIN C��taient des armes � poudre noire D�s que j�ai vu �a, je me suis dit�: ��Encore une piste qui ne donne rien�� NARRATRICE L�unit� sp�ciale ��Operation Omega�� continue d�explorer chacune des nombreuses pistes qui se pr�sentent � elle Quelques jours plus tard, un t�moin se manifeste et raconte avoir potentiellement vu l�agresseur de Robert Violante et Stacy Moskowitz WILLIAM Cette jeune femme marchait dans la zone o� l�agression a eu lieu Elle a vu un homme Il s�est approch� d�elle et tenait quelque chose dans sa main droite, possiblement une arme Elle est rentr�e chez elle, puis elle a entendu des coups de feu� dans la rue JOSEPH Elle n�a pas �t� t�moin de l�agression, mais elle a dit qu�elle se souvenait avoir vu une voiture gar�e en double file � c�t� d�une bouche d�incendie WILLIAM Et tout � coup, elle nous a dit qu�elle avait vu un officier de police verbaliser le v�hicule stationn� l� NARRATRICE Une voiture gar�e en double file a �galement �t� aper�ue le soir du premier meurtre La police se demande s�il n�y a pas un lien entre ce v�hicule et le tueur, et passe en revue les proc�s-verbaux dress�s dans la zone ce soir-l� WILLIAM On a v�rifi� les PV pour parking ill�gal Et l�, on en a vu un pour un v�hicule � c�t� d�une bouche d�incendie Il appartenait � un d�nomm� David Berkowitz, qui vivait � Yonkers dans l��tat de New York NARRATRICE Yonkers est une petite ville au nord du Bronx Optimistes mais prudentes, les autorit�s contactent la police locale JOSEPH On leur a dit�: ��Vous pouvez nous donner un coup de main�? On cherche un homme, vous avez des infos sur un certain David Berkowitz�?�� WILLIAM L�op�rateur a r�pondu�: ��Ah, lui�! Oui, on le conna�t, il a tir� sur le chien de mon p�re�� JOSEPH C�est l� que �a devient int�ressant WILLIAM On est all�s devant son immeuble STEVE Ils ont vu la voiture qui avait �t� verbalis�e � Brooklyn � l�int�rieur, ils ont remarqu� une enveloppe par terre � l�avant, devant le si�ge passager Une autre lettre Et sur la banquette arri�re, ils ont vu la crosse d�un fusil sortir d�un sac Waouh WILLIAM On est rest�s assis-l� pendant des heures � attendre le mandat de perquisition Puis j�ai vu un homme Il sortait de l�immeuble du propri�taire du v�hicule Je suis descendu de la voiture� � j�ai sorti mon arme� � et j�ai couru aussi vite que possible J�ai braqu� mon arme sur la fen�tre de la voiture� alors qu�il venait � peine de mettre le contact Et j�ai cri�: ��Police, ne bougez pas les mains Ne sortez pas d�arme�� Quand il a entendu �a, il a simplement tourn� la t�te vers moi, je m�en souviendrai toute ma vie Et il a souri Mon arme se trouvait � quelques centim�tres de sa t�te, et il souriait Puis David Berkowitz nous a dit�: ���a y est, vous m�avez coinc� Qu�est-ce qui vous a pris si longtemps ?�� On a regard� dans la voiture Son calibre �tait dans un sac en papier Des officiers ont ensuite fouill� le v�hicule et ont trouv� une lettre avec une �criture �trange adress�e au chef de la police du comt� de Suffolk Elle disait�: ��Vous ne pouvez pas m�arr�ter, je frapperai � nouveau�� � l�arri�re, il y avait une mitraillette MARLIN Il comptait se rendre � une discoth�que des Hamptons et tirer dans le tas JOSEPH On l�a eu juste � temps sous-titres WILLIAM Quand on est all�s le chercher au poste de police de Yonkers � deux heures du matin, David Berkowitz nous a dit�: ��H�, les gars��, comme si on �tait amis depuis toujours Et il a continu� en disant : ��J�imagine que la presse m�attend au poste de New York Ils doivent avoir des cam�ras Vous voulez bien me rendre un service�? Vous pouvez me recoiffer�?�� Il allait �tre incarc�r� � perp�tuit�, et il se souciait de sa coiffure sous-titres CARL �a a �t� un vrai soulagement quand ils l�ont arr�t� Mes nerfs ont l�ch� d�un coup Il devait �tre deux heures du matin, et je me suis assis sur mon lit pendant deux bonnes heures � cogiter sur tout ce qui s��tait pass� cette ann�e-l� ROBERT J��tais fou de joie, j��tais sur un petit nuage J��tais � deux doigts de me mettre � sauter sur mon lit WILLIAM On a obtenu la cl� de chez lui ans plus tard, j�ai encore des frissons quand je repense � son appartement C�est la seule chose qui me fasse cet effet-l� coupure pub NARRATRICE Le ao�t , apr�s une chasse � l�homme qui aura dur� un an, la police arr�te le tueur en s�rie David Berkowitz Les enqu�teurs entrent dans son appartement et sont tout de suite confront�s aux pens�es tordues du tueur au calibre WILLIAM On a ouvert la porte� � et par terre, on a vu des photos des filles qu�il avait tu�es, il les avait d�coup�es dans des journaux Il y avait des trous dans le mur Et � chaque trou, il y avait une inscription Il y en a une que je n�ai jamais pu oublier Il avait �crit, je cite�: ��Salut, je m�appelle monsieur Williams Je vis dans ce trou J��l�ve des enfants pour qu�ils deviennent des tueurs J�ai h�te qu�ils grandissent�� NARRATRICE David Berkowitz est conduit en salle d�interrogatoire Il ne tarde pas � avouer avoir commis les meurtres et explique aux enqu�teurs ce qui l�a pouss� � tuer RICHARD Un homme, Sam Carr, habitait derri�re chez lui Il avait un labrador noir David Berkowitz �tait persuad� que ce chien lui parlait STEVE Il a dit�: ��Sam a tr�s soif de sang, et il ne me laissera pas arr�ter tant qu�il ne sera pas rassasi頻 C��tait le chien de Sam� qui lui parlait et qui lui disait avoir besoin de sang RICHARD Puis il a trouv� le surnom ��fils de Sam�� Je trouve toujours que �a n�a ni queue ni t�te LAWRENCE Pour comprendre comment il est devenu un meurtrier, il faut s�int�resser � son enfance JONI David Berkowitz a �t� adopt� � la naissance Il �tait fils unique Il avait des probl�mes comportementaux � l��cole et il se faisait harceler Il a appris pour son adoption � sept ans Il pensait que sa m�re �tait d�c�d�e pendant l�accouchement Il se sentait coupable et en col�re parce qu�il croyait �tre responsable de sa mort SCOTT Ensuite, quand il est entr� dans l��ge adulte, il a appris que sa m�re biologique �tait en fait toujours en vie Il l�a pris comme une trahison L�angoisse qu�il avait toujours �prouv�e s�est alors transform�e en rage Il se sentait vide et cherchait constamment un moyen de redonner un sens � sa vie Un calibre est une arme tr�s bruyante On peut se dire que quand quelqu�un choisit un calibre pareil, c�est une d�claration en soi Son bruit et sa puissance montre qu�il cherche une certaine reconnaissance et de la notori�t� NARRATRICE Au printemps , les avocats de David Berkowitz montent leur dossier WILLIAM Son p�re et ses avocats voulaient que David Berkowitz plaide la folie, et donc non coupable Mais on s��tait pr�par�s Le proc�s a d�but� Et il a plaid� coupable de tous les chefs d�accusation LAWRENCE Ce tueur a-t-il �t� soulag� lors de son arrestation�? Oui, c�est ind�niable Le lien entre lui et ses d�mons s�est bris� Une fois arr�t�, il n�avait plus � faire leur sale boulot NARRATRICE Le juin , David Berkowitz �cope de ans de prison � la perp�tuit� pour chacun des six meurtres WILLIAM On a tous ressenti un r�el soulagement Sa condamnation nous a procur� un sentiment incroyable C��tait g�nial NARRATRICE Aujourd�hui, le tueur en s�rie purge sa peine dans un �tablissement p�nitentiaire de New York et affirme avoir trouv� son salut en J�sus-Christ sous-titres NARRATRICE Il se fait d�sormais appeler ��le fils de l�espoir��, mais ceux qui ont surv�cu � ses attaques l�appelleront � jamais ��le fils de Sam�� ROBERT Il n�a pas seulement abattu les victimes� � il a aussi tu� les g�n�rations futures Ces femmes seraient m�res aujourd�hui, voire grands-m�res Alors oui, je suis toujours en col�re, m�me si �a fait ans J�essaie de ne pas laisser cette �motion dominer ma vie Dieu nous demande de pardonner, et c�est ce que je tente de faire CARL On est tous fa�onn�s par ce qui nous arrive au cours de notre vie On fait de notre mieux avec les cartes qui nous sont donn�es, il n�y a pas de formule magique J�ai tout fait pour voir le c�t� positif des choses passage � supprimer