BILL CAROLINE DON EARL JOE KEITH KIMBERLIE KIMBERLY LARRY NARRATRICE TOM KEITH Quelqu�un a appel� pour avouer le meurtre d�une fille Je ne pense pas avoir assist� � quelque chose de semblable JOE Puis on a re�u le second appel sous-titres JOE On a victimes, et quelqu�un qui appelle CAROLINE Pourquoi a-t-il appel� la police�? Pourquoi prendre le risque de se faire attraper�? DON On sentait qu�il y avait eu beaucoup de rage KIMBERLIE Il ne se maitrise pas Quelque chose l�oblige � commettre ces crimes CAROLINE Les gens avaient peur que ce tueur ne s�arr�te pas Peut-�tre que vous le connaissez�? JOE Certains nous disaient, ��Je pense que c�est untel, ou untel�� DON Ils l�ont suivi, mais ils l�ont perdu JOE C�est son mode op�ratoire, aucun doute l�-dessus NARRATRICE C�est bient�t l��t� � Saint Paul En p�riph�rie de la ville, un groupe d�adolescents joue sur un terrain vague pr�s d�une route en construction CAROLINE jeunes gar�ons jouent au ballon, ils sont pr�s d�une route en construction, et ils aper�oivent un corps Alors ils appellent la police NARRATRICE La police arrive, et ils d�couvrent le corps d�une femme face contre terre JOE Ils �taient en train de construire une portion de rocade sur l�autoroute W, donc c��tait juste un chantier Peu de gens passaient par l� La victime �tait �tendue dans cette zone Elle avait des blessures � la poitrine, � l�estomac, et le long de l�int�rieur des cuisses Quel genre d�individu est capable de �a�? Forc�ment quelqu�un de vicieux NARRATRICE Les enqu�teurs ne trouvent pas de v�ritables indices sur les lieux, ils n�ont pas grand-chose pour avancer JOE On essaie de d�couvrir ce qu�il s�est pass� Comment est-elle arriv�e l�? Qui a fait �a�? NARRATRICE Le corps est envoy� au bureau du m�decin l�giste pour y �tre autopsi� L�, les enqu�teurs obtiennent ce qui pourrait �tre un indice crucial JOE Le m�decin l�giste a commenc� � me montrer les blessures, et il a dit, ��Je suis s�r qu�elles ont �t� faites avec un pic � glace�� Ce n�est pas commun d�utiliser un pic � glace pour tuer quelqu�un J�ai d� aller sur une centaine de sc�nes de crime, je n�avais jamais vu �a avant, et je ne l�ai jamais revu ensuite NARRATRICE Une fois que le l�giste a termin� de compter les blessures, il conclut que la victime a �t� poignard�e pas moins de fois JOE Clairement, le meurtrier �tait tr�s �nerv� quand il l�a tu�e NARRATRICE La victime n�avait pas ses papiers au moment de sa mort, mais les enqu�teurs trouvent un indice JOE On a trouv� la cl� d�un casier dans ses v�tements On a d�couvert que ce casier se trouvait dans une gare routi�re sur St Peter Street On est all� � cette gare, et on a ouvert le casier NARRATRICE La police trouve sacs � l�int�rieur JOE Il y avait des livres, et des papiers d�identit� NARRATRICE La victime s�appelle Kimberly Compton, elle n�a que ans Les enqu�teurs contactent sa famille, et apprennent qu�elle �tait arriv�e � Saint Paul le jour m�me KEITH Kimberly Compton �tait une jeune femme originaire de Pepin, dans le Wisconsin Elle venait de finir le lyc�e, et elle avait d�cid� de venir � Saint Paul pour trouver un travail EARL Kimberly �tait une personne extravertie et tr�s amicale C��tait facile de s�entendre avec elle Elle faisait facilement confiance, c��tait typiquement la gamine du coin J�ignorais que quelque chose n�allait pas jusqu�� ce qu�on m�appelle Je suis all� � la morgue pour l�identifier, il fallait qu�un proche confirme que c��tait elle C�est encore difficile aujourd�hui �a fait mal de voir sa jeune vie prise aussi soudainement C�est une trag�die NARRATRICE Alors que les proches de Kimberly Compton apprennent avec effroi sa mort tragique, les enqu�teurs cherchent des indices dans la chronologie des �v�nements menant � ce meurtre TOM Quel genre de personne a bien pu poignarder cette jeune fille sans d�fense�? Que s�est-il pass� quand elle est descendue du bus�? NARRATRICE Deux jours plus tard, le t�l�phone du commissariat de Saint Paul sonne JOE On n�avait pas le , alors l�appel est arriv� directement au standard du commissariat Chaque fois que quelqu�un appelle un commissariat, la conversation est enregistr�e Cet appel est l�une des choses les plus �tranges que j�aie vues dans ma carri�re KEITH Quelqu�un a appel� pour avouer le meurtre d�une fille JOE Je me suis dit que c��tait un fou JOE Il avait l�air de quelqu�un de tr�s plaintif KEITH Je ne pense pas avoir assist� � autre chose de semblable NARRATRICE D�ordinaire, les policiers auraient pens� � un canular t�l�phonique Mais un d�tail les trouble JOE Seul le tueur aurait pu savoir pour le pic � glace car on n�avait pas communiqu� cette information � la presse NARRATRICE La police tente de localiser l�appel, mais il est trop court� Puis quelques heures plus tard, le t�l�phone resonne JOE Il a dit, ��Je l�ai poignard�e fois�� JOE C��tait une voix tr�s plaintive, �a a choqu� tous ceux qui �taient sur l�affaire Cette fois, l�appel avait dur� assez longtemps pour que nos hommes puissent le localiser Il avait appel� depuis une cabine t�l�phonique de la gare routi�re NARRATRICE La police fonce imm�diatement vers la gare routi�re et interroge tous ceux qui s�y trouvent Mais le suspect semble s��tre volatilis� JOE J�ai pass� de la poudre noire dans la cabine, mais elle avait �t� utilis�e par tellement de personnes, qu�il n�y avait aucune empreinte exploitable NARRATRICE La police d�cide de placer des hommes en planque devant la gare routi�re, dans l�espoir que l�homme � la voix haut perch�e d�cide de rappeler la police JOE On a surveill� la zone pendant des jours Mais il ne s�est rien pass� NARRATRICE La cabine t�l�phonique se r�v�le �tre une impasse La police va donc analyser l�appel pour y trouver des indices KEITH Il avait une voix tr�s atypique, plaintive, pleine de regrets, et tr�s haut perch�e NARRATRICE Dans l�espoir de d�couvrir � qui appartient cette voix, les enqu�teurs passent au peigne fin les archives d�appels d�affaires non r�solues, et font une importante d�couverte CAROLINE mois plus t�t, quelqu�un avait appel� et demand� de l�aide Une jeune femme avait �t� retrouv�e quasiment morte dans la neige La voix ressemblait � celle de la personne qui avait appel�e pour Kimberly Compton NARRATRICE Le matin glacial du Nouvel An, juste apr�s heures, le t�l�phone sonne au commissariat de Saint Paul BILL Ce type me regardait bizarrement TOM La police de Saint Paul a commenc� � le surveiller Coupure pub NARRATRICE mois avant le meurtre de Kimberly Compton, la police de Saint Paul a re�u un appel au secours qu�elle pense �tre li�e � l�affaire actuelle TOM Quelqu�un avait appel� le er janvier � h du matin, et indiqu� � la police un endroit o� avait eu lieu une agression NARRATRICE La police se pr�cipite vers l�adresse donn�e par l�homme au bout du fil Ils y d�couvrent une femme, � peine vivante KEITH On l�a retrouv�e nue dans la neige, elle avait �t� pass�e � tabac JOE Elle avait plusieurs blessures tr�s graves � la t�te et � la nuque TOM Elle avait �t� frapp�e � la t�te, et son cerveau �tait visible JOE C�est la sc�ne de crime la plus bouleversante que j�aie vue de toute ma carri�re JOE On a retrouv� des boutons du chemisier de la victime � - m�tres des lieux de l�agression JOE Je me suis dit qu�elle avait d� �tre frapp�e avec un objet lourd et �mouss� NARRATRICE La police trouve les papiers de la victime dans son pantalon, c�est une �tudiante de ans pr�nomm�e Karen Potack Les inspecteurs contactent sa famille, et ils apprennent que Karen a r�veillonn� avec ses s�urs TOM C��tait une am�rindienne originaire du nord du Minnesota Ses s�urs vivaient � Minneapolis et Saint Paul Elles sont toutes all�es dans ce bar, apparemment elle �tait de mauvaise humeur, et elle a disparu peu apr�s minuit Ses s�urs sont parties sans elle, pensant qu�elle �tait rentr�e C�est seulement quand elles sont arriv�es chez elles qu�elles ont re�u un appel pour leur dire, ��Votre s�ur est � l�h�pital Venez vite�� NARRATRICE La police s�int�resse aux ant�c�dents de Karen pour tenter de d�couvrir qui aurait pu vouloir s�en prendre � elle TOM Est-ce que c�est un inconnu ou est-ce que c�est quelqu�un qui connait quelqu�un, et il y a eu une dispute�? On ne savait pas JOE Un enqu�teur est all� � l�h�pital pour lui poser des questions, mais elle ne se rappelait de rien, elle se battait pour rester en vie NARRATRICE Karen survit � son agression, mais elle a subi des dommages au cerveau, et elle a des pertes de m�moire JOE Les traumatismes physiques et mentaux �taient si importants qu�elle n�a pas pu nous donner d�informations sur son agresseur et sur ce qu�il s��tait pass� NARRATRICE La seule piste qu�a la police, c�est l�appel pour d�noncer le crime sous-titres NARRATRICE Les enqu�teurs envoient l�enregistrement � l�universit� du Michigan pour y faire une analyse de reconnaissance vocale TOM La reconnaissance vocale n�a pas fourni d�information utile � l�identification du correspondant NARRATRICE En janvier, l�agression de Karen avait men� les enqu�teurs dans une impasse� Mais mois plus tard, quelqu�un avec cette m�me voix singuli�re appelle la police, cette fois pour confesser un meurtre sous-titres JOE �a avait l�air d��tre la m�me personne, la m�me voix plaintive La brigade criminelle n�en revenait pas, ils cherchaient un type avec la m�me voix sous-titres JOE On a victimes, et quelqu�un qui appelle On a peur qu�il s�en prenne � quelqu�un d�autre On doit l�arr�ter On d�ploie beaucoup de ressources pour trouver des suspects On a pass� en revue toutes les arrestations pr�c�dentes, qui avait d�j� commis un meurtre avec un pic � glace�? On a donc proc�d� � des recherches de fond pour essayer d�identifier cet individu NARRATRICE Apr�s plusieurs semaines d�enqu�te, la police ne trouve rien, et se tourne vers les m�dias pour obtenir de l�aide sous-titres NARRATRICE Ils diffusent une partie de l�appel du tueur, dans l�espoir que quelqu�un puisse identifier le suspect sous-titres CAROLINE On a diffus� l�audio de l�appel car on �tait convaincus que quelqu�un reconnaitrait la voix Elle �tait si particuli�re C��tait peut-�tre le fr�re de quelqu�un, le voisin de quelqu�un Qui est cet homme�? Peut-�tre que vous le connaissez�? JOE On a re�u appels nous disant, ��Je pense que c�est untel, ou untel�� sous-titres CAROLINE On a commenc� � parler du tueur � la voix plaintive C�est devenu son surnom Les gens avaient peur que ce tueur ne s�arr�te pas NARRATRICE L�appel aux citoyens n�a pas permis d�obtenir une piste s�rieuse, et mois plus tard, la police est appel�e sur les lieux d�une agression domestique � East Saint Paul KEITH Quand les enqu�teurs sont arriv�s, le suspect s��tait barricad� � l�int�rieur de la maison dans laquelle il vivait avec ses parents et sa s�ur Il s�appelait Alan Lopez NARRATRICE Lopez retient sa famille en otage Le SWAT a encercl� la maison KEITH Je faisais partie du SWAT � l��poque, et j��tais post� en tant que sniper, alors si la vie de quelqu�un d�autre �tait en danger, j��tais pr�t � �liminer la menace NARRATRICE La police �tablit le contact avec Lopez, il va alors faire une r�v�lation choquante KEITH Alan Lopez nous a dit qu�il �tait responsable du meurtre de Kimberly Compton CAROLINE On a une personne cruelle qui retient sa famille en otage, et pendant cette crise, cette m�me personne d�clare �tre impliqu�e dans un crime tout aussi cruel NARRATRICE La police lance l�assaut CAROLINE �a y est�? Qui est cette personne�? Comment �a va se terminer�? coupure pub NARRATRICE Une prise d�otages est en cours � Saint Paul, l�homme qui tient en joue sa famille avoue � la police qu�il est l�assassin de Kimberly Compton CAROLINE Les policiers sont entr�s, et ils ont d�couvert la m�re de Lopez, son p�re et sa s�ur, morts NARRATRICE Lopez est arr�t� et inculp� de meurtre, sans oublier qu�il affirme �tre le tueur � la voix plaintive Mais la police a besoin de plus que d�une confession pour le relier au meurtre de Kimberly Compton et � l�agression de Karen Potack KEITH Il a avou� le meurtre, c�est irr�futable, mais il faut absolument avoir des preuves NARRATRICE La police s�int�resse aux ant�c�dents d�Alan Lopez et d�couvre qu�il a commis plusieurs agressions, et qu�il a �t� intern� en h�pital psychiatrique TOM La police cherche des t�moins qui sauraient o� se trouvait Alan Lopez quand Kimberly Compton a �t� assassin�e NARRATRICE Ils reviennent bredouille Les enqu�teurs ont alors une id�e Ils comparent la voix d�Alan Lopez � celle des enregistrements concernant Karen Potack et Kimberly Compton CAROLINE � quoi ressemblait sa voix�? Qu�est-ce que �a donnait quand il �tait hyst�rique�? Est-ce qu�il fallait croire � ce qu�il disait�? TOM La voix de l�homme qui avait appel� la police �tait diff�rente NARRATRICE mois plus tard, alors que les enqu�teurs essaient toujours de d�terminer si Lopez est bien le tueur � la voix plaintive, celui-ci se suicide mois de plus passent sans un nouvel appel, les autorit�s pensent donc avoir trouv� leur homme CAROLINE Ce matin-l�, un livreur de journaux faisait sa tourn�e le long du fleuve Mississippi � Minneapolis, quand il a vu des lunettes par terre Il s�est approch� DON Et il a vu ce qu�il a cru �tre un mannequin Il s�est approch�, il a touch� ses pieds, et il a compris que c��tait un corps humain NARRATRICE La police se pr�cipite sur la sc�ne de crime DON Elle avait �t� frapp�e et poignard�e Les blessures avaient une forme circulaire, �a pouvait �tre un tournevis Philips, ou un pic � glace CAROLINE La victime a �t� poignard�e � de tr�s nombreuses reprises DON Elle avait �t� frapp�e � la t�te et au visage On sentait qu�il y avait eu beaucoup de rage NARRATRICE La victime n�a aucun papier sur elle, et l�autopsie ne donne rien Alors qu�ils travaillent sur cette affaire, les enqu�teurs d�veloppent une th�orie sur le meurtrier DON On avait des photos de la sc�ne de crime, et j�avais moi-m�me vu le sang sur place Le tueur avait train� le corps Si cette personne n�avait eu aucune exp�rience, qu�elle n�avait pas r�fl�chi, et que c��tait un crime passionnel, elle aurait laiss� le corps et se serait enfuie Au lieu de �a, elle a essay� de le cacher Ce n��tait probablement pas � sa premi�re fois NARRATRICE Deux jours passent Et alors que les enqu�teurs analysent les dossiers d�autres meurtres non r�solus � Minneapolis, la police re�oit un appel surprenant DON Quelques jours apr�s le meurtre, quelqu�un a appel� le DON Il a dit que Compton avait �t� la premi�re � Saint Paul, �a signifiait que �a allait plus loin que mon affaire DON J�ai contact� les inspecteurs de Saint Paul NARRATRICE an � apr�s l�agression de Karen Potack, et mois apr�s le meurtre de Kimberly Compton, les enqu�teurs savent � pr�sent qu�Alan Lopez n��tait pas le tueur � la voix plaintive JOE Il a appel� de la m�me mani�re et utilis� les m�mes termes avec la m�me voix plaintive Il suivait un mode op�ratoire, donc c��tait forc�ment lui JOE C�est son mode op�ratoire, aucun doute l�-dessus NARRATRICE C�est le troisi�me appel pass� � la police Les enqu�teurs demandent de l�aide au FBI pour dresser le profil de ce tueur en s�rie CAROLINE Pourquoi a-t-il appel� la police�? Pourquoi prendre le risque de se faire attraper�? KIMBERLIE Quand on �coute les appels du tueur, on se rend compte qu�il est compl�tement domin� par ses �motions Il adopte une attitude d�enfant Il va pleurer et se comporter comme le ferait un enfant Il veut jouer au chat et � la souris LARRY Il voulait attirer l�attention Maintenant, vous savez qui je suis, c�est moi qui commets ces crimes JOE On avait envoy� des policiers en civil demander aux passants s�ils �taient capables de reproduire cette voix si particuli�re NARRATRICE Pendant ce temps, les enqu�teurs de Minneapolis trouvent un indice sur l�identit� de la derni�re victime CAROLINE Un employ� de la poste a trouv� un sac � main dans une boite � lettre pr�s de la gare routi�re de Saint Paul, la m�me que Kimberly Compton avait fr�quent� DON On a trouv� ses papiers dans le sac, elle s�appelait Barbara Virginia Simons NARRATRICE Barbara Simons avait ans, elle �tait infirmi�re, et vivait dans le sud de Minneapolis DON Ses proches m�ont r�v�l� que la nuit du meurtre, la victime �tait all�e � l�Hexagon Bar, un �tablissement dans le sud-est de la ville BILL Barbara �tait une personne tr�s gentille, d�contract�e et attentionn�e Elle connaissait tout le monde dans le quartier L�Hexagon Bar �tait un super bar de quartier C��tait un endroit o� on pouvait se retrouver et �couter de la bonne musique DON L�un des barmen, et l�une des serveuses de l�Hexagon Bar avaient m�me discut� avec la victime Il l�a vue au bar avec un homme blanc, et elle a dit � l�une des serveuses, ��J�esp�re que ce mec est normal, je veux juste qu�on me ram�ne chez moi�� BILL Il y avait ce type, il �tait assis au coin du bar, et il me regardait bizarrement Je sais pas, on aurait dit qu�il me jaugeait, c��tait �trange DON Il a d�crit un homme blanc, la quarantaine, plut�t muscl�, environ m, et moustachu On avait enfin la description d�un suspect potentiel NARRATRICE Les enqu�teurs examinent les photos d�identit� judiciaires de tous ceux ayant �t� arr�t�s pour agression DON Je crois qu�il y avait photos � trier selon la description du suspect Finalement, j�en ai conserv� Je suis retourn� dans le bar, et je les ai montr�es aux employ�s BILL D�s que j�ai vu la photo de ce type, j�ai dit, ��C�est lui, aucun doute�� DON Ils ont vu le suspect monter dans sa voiture et s�en aller Ils l�ont perdu TOM Le bureau du procureur a estim� que le dossier n��tait pas assez solide NARRATRICE Des t�moins ont identifi� l�homme avec qui Barbara Simons a �t� vue pour la derni�re fois DON Les employ�s du bar ont formellement identifi� une personne parmi les photos, cette personne, c�est Paul Michael Stephani TOM Une fois qu�on a identifi� Stephani, et qu�on s�est int�ress� � son casier judiciaire� Le bureau du procureur du comt� d�Hennepin a commenc� � fouiller son pass� Paul Stephani a grandi dans le Minnesota, et il a eu des d�m�l�s avec la justice dans les Twin Cities Il avait du mal � garder un emploi CAROLINE Il correspond � la description de l�homme qui a quitt� le bar, et il a d�j� �t� condamn� pour agression � main arm�e TOM On a d�couvert qu�il avait travaill� � la Malburg Manufacturing Company, l� o� Karen Potack s��tait fait agresser JOE Le puzzle commen�ait � s�assembler CAROLINE Paul Stephani est devenu le suspect num�ro un TOM La police de Saint Paul a commenc� � le surveiller DON J�ai envoy� une �quipe de surveillance devant sa r�sidence Ils ont vu le suspect monter dans sa voiture et s�en aller Ils l�ont suivi sur le trajet pour Minneapolis� mais ils l�ont perdu NARRATRICE Quelques heures plus tard, de l�autre c�t� du fleuve, la police de Minneapolis re�oit un appel d�un bon samaritain les informant qu�une femme est en danger DON Il a vu un homme � cheval sur elle, en train de la poignarder avec un tournevis, et il a tent� d�intervenir� Mais l�agresseur s�est retourn� et l�a menac�, alors il a contact� la police Le suspect s�est enfui � bord d�un v�hicule Une fois sur place, les secours ont d�couvert qu�elle avait �t� poignard�e � reprises NARRATRICE La victime est transport�e � l�h�pital et survit � ses blessures CAROLINE La victime �tait une jeune femme de ans du nom de Denise Williams Elle a d�clar� qu�elle �tait travailleuse du sexe, que l�agresseur �tait un client, et qu�il avait propos� de la ramener chez elle DON Pendant le trajet, il s�est arr�t� pr�s des entrep�ts de Northeast Minneapolis, il a ouvert la boite � gants, et il en a sorti ce que la victime a qualifi� d�un tournevis Et il s�est mis � la poignarder Elle est tomb�e de son si�ge, elle a ramass� une bouteille vide, et elle l�a frapp�e au visage avec Denise Williams s�est extraite de la voiture, et le suspect s�est remis � la poignarder C�est l� qu�une personne est intervenue, et l�agresseur a fui les lieux NARRATRICE Peu apr�s le signalement de l�agression de Denise Williams, le central re�oit un nouvel appel NARRATRICE Quelques minutes apr�s l�appel, l��quipe de surveillance post�e devant l�appartement de Stephani voit des ambulances arriver DON Plusieurs v�hicules de secours ont d�barqu� L��quipe de surveillance a contact� le central de Saint Paul qui l�a inform�e que le suspect avait demand� une ambulance, qu�il saignait abondamment, et que �a ne s�arr�tait pas JOE Il a dit, ��On m�a frapp�, j�ai besoin d�aide�� DON G�n�ralement, quelqu�un qui est recherch� n�appelle pas les secours Mais je pense que face � l�urgence de la situation, il n�a pas eu le choix CAROLINE Ils sont all�s voir Denise Williams, et ils lui ont montr�e des photos Elle a reconnu Paul Stephani, elle l�a d�sign� comme son agresseur JOE On a donc proc�d� � l�arrestation de Paul Stephani NARRATRICE Les policiers emm�nent Stephani en salle d�interrogatoire, ils esp�rent qu�il avouera �tre le tueur � la voix plaintive DON Quand je lui ai demand� ce qu�il avait au visage, il a dit qu�il avait �t� victime d�une agression J�ai essay� de le mettre � l�aise, et je lui ai demand� de me raconter son agression � ce moment-l�, sa voix �tait plut�t grave, mais quand j�ai ouvert le dossier qui contenait les photos des victimes� Quand il les a vues, il s�est lev� de sa chaise, il m�a regard�, et il a dit, ��Vous me mettrez pas �a sur le dos��, et sa voix est imm�diatement devenue haut perch�e coupure pub NARRATRICE � l��t� , les enqu�teurs pensent avoir plac� le tueur � la voix plaintive en garde vue Ils tentent de pousser Paul Stephani � avouer ses crimes DON Quand j�ai ouvert le dossier qui contenait les photos des victimes� Il a lev� les yeux et ses paupi�res se sont mises � trembler Je pouvais presque le voir se repasser le film de ces homicides dans la t�te DON Sa voix a imm�diatement chang� et est devenue haut perch�e J�ai tout de suite reconnu la voix que j�avais entendue dans les enregistrements J�ai men� de nombreux interrogatoires avant celui-l�, et je n�avais jamais vu quelqu�un changer de personnalit� devant moi J�ai su que je le tenais NARRATRICE La ressemblance de la voix coupl�e � la description faite par un employ� de l�Hexagon Bar pousse la police � arr�ter Stephani pour agression et pour meurtre EARL J�ai �t� soulag� d�apprendre qu�il ne pourrait plus s�en prendre � une autre famille, � une autre personne, parce qu�il aurait indiscutablement frapp� � nouveau BILL On �tait fous de joie quand il a �t� arr�t� Tout le bar �tait heureux, mais on se disait, ��Si on avait su, on aurait pu l�en emp�cher�� Donc on ressent une certaine culpabilit�, c�est� C�est indescriptible, c�est horrible NARRATRICE Le procureur de district commence � constituer un dossier contre Paul Stephani TOM Nous n�avions toujours pas de preuve concernant l�agression de Karen Potack, nous n�avions que la voix du meurtrier de Kimberly Compton NARRATRICE Les autorit�s d�cident de le poursuivre seulement pour l�agression de Denise Williams, et le meurtre de Barbara Simons TOM On pensait que Paul Stephani avait tu� Kimberly Compton et agress� Karen Potack, mais nous n�avions pas de preuve NARRATRICE Afin de pr�parer leur dossier contre lui, les inspecteurs et les profileurs s�int�ressent � sa vie Comment est-il devenu ce tueur�? Pourquoi a-t-il appel� la police pour avouer ses crimes�? LARRY On a d�couvert qu�il �tait catholique, et qu�il avait fait partie des jeunesses catholiques �a dictait sa mani�re de penser, selon lui, s�il prenait les devants et qu�il avouait ce qu�il avait fait, il serait absolu de ce p�ch� KIMBERLY Selon la Bible, tu ne tueras point, alors pour lui, le seul moyen de passer � autre chose, c�est d�avoir des remords et de demander pardon Je pense qu�il demande pardon aux forces de l�ordre JOE Il avait eu une enfance difficile Ses parents avaient divorc� et il a pass� des moments compliqu�s avec ses beaux-p�res DON J�ai appris qu�il avait eu une copine Elle avait �t� renvoy�e en Syrie, et elle avait eu un mariage arrang� Et �a a fait beaucoup de mal � Stephani Je pense que quand il s�en prenait � ses victimes, il attaquait en fait son ex petite-amie, parce qu�il s��tait senti profond�ment trahi par ce qu�elle lui avait fait NARRATRICE Stephani comparait pour l�agression de Denise Williams, et le meurtre de Barbara Simons L�accusation s�appuie sur le trait distinctif de Stephani, la voix haut perch�e avec laquelle il s�est confess� � la police TOM L�accusation a voulu pr�senter un expert en reconnaissance vocale pour relier la voix des enregistrements � celle de Paul Stephani, mais le juge n�a pas autoris� l�expert � t�moigner Il a estim� que ce n��tait pas probant NARRATRICE En l�absence du t�moignage de leur expert, l�accusation d�cide d�utiliser un autre atout CAROLINE On a assist� � un moment tr�s dramatique quand la s�ur de Paul Stephani a �cout� les enregistrements, et qu�elle s�est effondr�e en confirmant que c��tait son fr�re CAROLINE Je pense que quand les jur�s ont entendu, ��C�est mon fr�re �, la d�cision a �t� imm�diatement prise C��tait tr�s �mouvant NARRATRICE Stephani est reconnu coupable des chefs d�accusation, et condamn� � ans pour l�agression de Denise Williams, et de plus pour le meurtre de Barbara Simons TOM C�est sa voix haut-perch�e qui l�a trahi �a a permis de faire le lien entre toutes les attaques On avait un t�moin pour le meurtre de Barbara Simons, mais dans le cas de Kimberly Compton et de Karen Potack, le bureau du procureur a estim� que le dossier n��tait pas assez solide pour poursuivre Paul Stephani EARL Je dirais que le plus important pour notre famille, c��tait qu�il soit derri�re les barreaux, mais on aurait quand m�me voulu pouvoir refermer ce chapitre en sachant qu�il �tait reconnu coupable par la justice La douleur est toujours l� Cette tristesse ne passera jamais NARRATRICE Puis plus de ans apr�s sa condamnation, Paul Stephani contacte les forces de l�ordre JOE J�ai re�u un appel d�un surveillant de la prison d�Oak Park Heights Il m�a dit que Stephani voulait me parler, et que si je lui accordais une faveur, il me dirait tout J�ai envoy� excellents enqu�teurs � Oak Park Heights en leur disant, ��D�couvrez ce qu�il veut�� Ils sont donc all�s lui parler, et il leur a dit, ��Je veux que vous alliez sur la tombe de ma m�re et que vous preniez une photo�� ��Si vous faites �a pour moi, je vous dirai tout ce que j�ai fait�� Je leur ai dit, ��Prenez un appareil, et faites ces photos�� Ils les ont prises, ils sont retourn�s voir Stephani, ils lui ont montr� les photos, et il nous a tout racont� KEITH Paul Stephani a avou� toutes les agressions et tous les meurtres qu�on le soup�onnait d�avoir commis Mais il a aussi avou� un autre meurtre NARRATRICE Paul Stephani a avou� aux enqu�teurs qu�il avait commis un quatri�me meurtre, mais il y a un probl�me KEITH Il n�arrivait pas � se rappeler de son adresse, de son num�ro, ou de quoi que ce soit, pas m�me de son nom Il n�avait aucune information qui aurait pu nous permettre d�identifier la victime Il nous a seulement dit qu�il l�avait noy�e dans une baignoire On est all�s au bureau du m�decin l�giste du comt� de Ramsey, et on a recherch� les victimes de noyade durant le laps de temps qu�il nous a donn� NARRATRICE Conscients qu�une famille attend des r�ponses sur la disparition d�un �tre cher depuis des ann�es, les enqu�teurs fouillent les archives pendant des jours, et trouvent finalement ce qu�ils cherchent KEITH On a trouv� Kathy Greening TOM Kathy Greening a �t� retrouv�e morte dans sa baignoire en juillet CAROLINE C��tait une enseignante de ans KEITH � cette �poque, la cause de sa mort �tait consid�r�e comme ind�termin�e CAROLINE Le mari de la victime avait toujours �t� consid�r� comme un suspect, mais Paul Stephani a donn� des d�tails que seul le tueur aurait pu connaitre Il a parl� de l�appartement de la victime, il a dit qu�il avait mis son sac dans la boite � lettre, comme pour le meurtre de Barbara Simons Et �a, le public ne le savait pas, seul le tueur �tait au courant Et alors que les policiers continuaient leur enqu�te, ils sont retourn�s en salle des preuves, ils ont fouill� son carnet d�adresse, et ils ont d�couvert un certain Paul S dans ses contacts NARRATRICE Kathleen Greening est la troisi�me victime de Stephani Deux semaines plus tard, il tuera Barbara Simons Personne ne sait pourquoi il n�a pas appel� la police apr�s l�avoir assassin�e Plusieurs chaines locales l�ont interrog� pour tenter de comprendre son mode op�ratoire CAROLINE J�ai organis� une interview avec lui en prison Je voulais rencontrer cette personne qui �tait le premier tueur en s�rie que j�interviewais NARRATRICE Stephani n�a pas de raison claire pour expliquer son geste, mais il insinue que des voix dans sa t�te le poussait � tuer sous-titres NARRATRICE D�une fa�on �trange et d�connect�e, il raconte alors le meurtre de Kathleen Greening sous-titres NARRATRICE Puis il explique comment il a pi�g� Kimberly Compton sous-titres NARRATRICE Mais il fait r�f�rence � sa foi Il explique qu�apr�s l�un des meurtres, il est directement all� � l��glise sous-titres CAROLINE Je voulais savoir pourquoi il avait ni� autant d�ann�es avant de finalement avouer Je voulais voir ce que je pouvais apprendre de lui, savoir ce qu�il se passait dans son esprit Il nous a dit qu�il avait un cancer en phase terminale, qu�il voulait demander pardon aux victimes, et tout avouer sous-titres NARRATRICE Un an plus tard, le juin , Paul St�phani d�c�de � l�infirmerie de la prison haute-s�curit� d�Oak Park Heights DON Je pense que m�me s�il a dit sur les enregistrements qu�il esp�rait que la police l�arr�te, Stephani n�a jamais voulu se faire attraper Il aurait continu� jusqu�� ce qu�on l�arr�te TOM Ses victimes �taient des femmes vuln�rables qu�il avait traqu�es Personne ne m�rite de mourir de cette mani�re C��tait juste une personne cruelle, et elles sont tomb�es sur lui au mauvais endroit au mauvais moment EARL On ne peut qu�imaginer ce que �a fait que de perdre un �tre cher aussi jeune jusqu�� ce que vous arrive, et encore aujourd�hui, quand j�y pense, �a fait mal, tr�s mal BILL Si je pouvais parler � Barbara, je lui dirais, ��Je suis d�sol頻 Je lui dirais juste, ��Je suis d�sol頻 Je ne pourrais jamais souhaiter le m�me sort � qui que ce soit, pas m�me mon pire ennemi