CASEY DON GEETHA GENE HILLARY JOHN LISA MIKE NARRATRICE RICK JOHN J�avais d�j� vu des cadavres, mais c��tait mon premier corps d�membr� GENE Deux mois plus tard, il y a eu un autre meurtre Il y avait un autre corps HILLARY Et il y a eu une autre victime MIKE Les lac�rations �taient similaires � celles des trois autres victimes JOHN Voir que quelqu�un est capable d�infliger une chose pareille � un corps humain, c�est �difiant MIKE On savait qu�on �tait face � quelqu�un de dangereux GENE Je pense qu�il ne comptait pas s�arr�ter Il allait continuer de s�vir HILLARY Il y avait plus de enqu�teurs dans l�unit� sp�ciale GENE D�un point de vue m�dicol�gal, on essayait de d�couvrir o� les sacs avaient �t� achet�s Il fallait remonter la piste les preuves LISA Les enqu�teurs m�ont demand� de faire un portrait-robot de l�homme qui �tait assis � c�t� de Michael ce soir-l� GENE Ils avaient une correspondance MIKE On devait trouver cet homme NARRATRICE C�est une matin�e tranquille dans la petite communaut� rurale du comt� de Burlington dans le New Jersey � heures au sud de New York JOHN Des ouvriers ont vid� les poubelles abandonn�es le long de la route L�un d�entre eux a remarqu� un sac et quand il l�a pris, il l�a trouv� tr�s lourd et a vu du sang qui coulait En ouvrant le sac, ils ont d�couvert une t�te humaine Ils nous ont tout de suite appel�s En arrivant sur place, la premi�re chose qu�on a vu, c�est cette t�te dans le sac Elle �tait couverte de sang Je me rappelle avoir vu des cheveux gris Ses yeux �taient ouverts J�avais d�j� vu des cadavres, mais c��tait mon premier corps d�membr� On a retrouv� le haut de son torse, le bras gauche et le bras droit et dans un sac, il y avait les intestins Ses deux jambes et le bas de son torse �taient introuvables NARRATRICE C�est alors que la police re�oit un deuxi�me appel d�ouvriers autoroutiers � kilom�tres de l� NARRATRICE Les autorit�s ignorent s�ils vont retrouver le reste du corps ou la victime d�un autre meurtre JOHN On s�est rendus dans la zone de Stafford Forge et on a retrouv� les m�mes sacs poubelles dans les barils � l�int�rieur, il y avait une jambe coup�e Tous les sacs poubelles �taient doubl�s et doublement nou�s NARRATRICE La police transporte les sacs de ces deux macabres sc�nes de crime jusqu�au d�partement de m�decine l�gale de Newark JOHN Il fallait recomposer le corps sur la table d�autopsie C��tait comme un puzzle, toutes les pi�ces s�assemblaient GEETHA Le d�c�s a �t� caus� par de multiples coups de couteau Dans ce cas pr�cis, les os n�ont pas �t� sectionn�s Les bras avaient �t� d�sarticul�s de l��paule C��tait comme quand on d�croche une cuisse de poulet sans couper l�os Il faut avoir une grande connaissance de l�anatomie humaine pour pouvoir d�sarticuler un membre JOHN Dans les sacs, on a �galement retrouv� un attach�-case, une paire de chaussures de ville et un portefeuille Le portefeuille appartenait � monsieur Thomas Mulcahy D�s qu�on a obtenu son identit�, on se devait d�informer ses proches NARRATRICE Thomas Mulcahy �tait un technico-commercial qui vivait � Sudbury dans le Massachussetts JOHN On a contact� sa famille et on a d�couvert que monsieur Mulcahy �tait mari�, qu�il avait enfants et qu�il avait ans au moment de sa mort Il �tait � New York pour une conf�rence JOHN On a pu retracer ses derniers mouvements � New York gr�ce � ses relev�s bancaires et on a pu voir o� il �tait all� On a d�couvert qu�il avait d�n� au bar The Townhouse � Manhattan RICK The Townhouse est un piano-bar principalement gay dans l�est de Manhattan C�est un peu hupp�, avec des m�decins, des avocats, des hommes d�affaires JOHN Madame Mulcahy soup�onnait son mari d��tre bisexuel car un jour, elle a retrouv� une bo�te d�allumettes d�une bo�te de nuit gay de New York dans les poches de son pantalon Le fait que monsieur Mulcahy soit mari� avec quatre enfants et qu�il fr�quentait des bars gays �tait un �l�ment qu�on se devait de prendre en compte Peut-�tre qu�il avait une double vie�? On a retrouv� un individu qui avait vu monsieur Mulcahy au piano-bar ce soir-l� Il �tait assis � c�t� de lui au comptoir et a voulu lancer la conversation Mais selon lui, monsieur Mulcahy n�avait pas l�air tr�s int�ress� Il n�arr�tait pas de croiser le regard d�un autre homme pr�s du piano Le t�moin est parti un instant et � son retour, monsieur Mulcahy et l�homme qu�il regardait avaient disparu Selon le t�moin, l�individu �tait un homme d� m�tre , aux cheveux bruns et de corpulence mince NARRATRICE Malheureusement pour les enqu�teurs, cette description est trop vague pour leur �tre utile NARRATRICE Alors que les enqu�teurs doivent interroger tous les t�moins, ils croulent sous les preuves m�dico-l�gales JOHN � l�int�rieur des sacs, on a retrouv� huit gants en caoutchouc ainsi que l�emballage des gants On a aussi trouv� une scie rotative et son emballage Sur la bo�te des gants il y avait l��tiquette d�une pharmacie On a appel� l�entreprise qui nous a inform� que le code barre venait d�un magasin pr�cis � Staten Island NARRATRICE Staten Island C�est l�un des cinq arrondissements de New York, il s�agit d�une �le au sud de Manhattan JOHN Les sacs poubelles venaient du m�me magasin La scie avait �t� achet�e dans un magasin de bricolage qui se trouve dans la m�me zone que le magasin o� les gants ont �t� achet�s C�est un indice tr�s int�ressant car on avait une localisation �a signifiait que le coupable vivait probablement dans cette zone On s�est rapproch�s des deux magasins o� les articles ont �t� achet�s, mais il s�av�re qu�il n�y avait pas de vid�osurveillance dans les deux commerces NARRATRICE La police quadrille le quartier, en vain JOHN Ce qu�il nous fallait � tout prix, c��tait une empreinte digitale identifiable On a trouv� aucune empreinte digitale en analysant les sacs qui contenaient les morceaux du corps de monsieur Mulcahy On a envoy� un signalement aux autres bureaux de police dans l�espoir de recevoir plus d�informations, mais �a n�a rien donn� � ce stade, on n�avait aucune information pour mener notre enqu�te, on avait �puis� toutes nos pistes et l�affaire se transformait petit � petit en cold case NARRATRICE L�identit� et les motivations de l�assassin de Thomas Mulcahy restent inconnues NARRATRICE mois plus tard, non loin du lieu o� le corps de Thomas Mulcahy a �t� d�couvert, l�enqu�te que tout le monde pensait irr�solue est relanc�e CASEY Il arpentait les bars gays en qu�te de victimes MIKE Quatre meurtres pr�sentaient la m�me signature LISA Michael m�a pr�sent� cet homme et je ne l�ai plus jamais revu NARRATRICE Apr�s avoir d�couvert le corps de Thomas Mulcahy, la seule chose dont la police soit s�re, c�est comment il a �t� assassin� Il a �t� tu� et d�membr� avec une pr�cision chirurgicale Mais mois plus tard, des sacs poubelles �tranges attirent l��il d�un r�sident MIKE Par curiosit�, il a regard� dans le sac et il a vu une jambe humaine Il a tout de suite contact� les autorit�s Quand je suis arriv� sur les lieux, je me rappelle avoir tout de suite senti une odeur de d�composition � m�tres On a fouill� les alentours et on a trouv� six autres sacs a qui contenaient d�autres parties du corps L�un contenait la t�te et les autres les bras, les jambes, le haut et le bas du torse Mes coll�gues avaient vu la sc�ne de crime o� monsieur Mulcahy a �t� retrouv� et savaient qu�il avait aussi �t� d�membr� C�est rare de voir deux crimes si similaires GENE Les deux affaires pr�sentaient les m�mes caract�ristiques Les deux corps ont �t� d�coup�s en sept morceaux et ont �t� emball�s dans le m�me genre de sac MIKE J�ai pass� toute ma carri�re dans la criminelle, �a fait pr�s de ans, mais d�couper quelqu�un comme �a, c�est vraiment �pouvantable On savait qu�on �tait face � quelqu�un de dangereux, ce n��tait pas sa premi�re fois On savait qu�on �tait face � un tueur en s�rie JOHN C��tait certainement l�un des crimes les plus odieux que j�aie pu voir, entre le d�membrement et la fa�on dont il s��tait d�barrass� du corps Voir que quelqu�un est capable d�infliger une chose pareille � un corps humain, c�est �difiant MIKE � ce stade, on ne savait pas pourquoi c��tait arriv� mais on devait trouver cet homme GENE On a pris les empreintes digitales du cadavre Notre victime �tait Anthony Edward Marrero MIKE C��tait un homme hispanique de ans Il �tait surnomm� "Fast Eddie", dans la rue C��tait un prostitu� de rue�qui avait �t� arr�t� deux fois � la gare routi�re de Port Authority GENE Il faisait payer entre et dollars la passe Il �tait �galement homosexuel, ce qui correspondait � l�homicide pr�c�dent La derni�re fois qu�Eddie Marrero a �t� vu, il �tait avec un ami et lui a dit qu�il avait un rencard � Greenwich Village [gri-nwitch] NARRATRICE Et si ce rendez-vous lui avait �t� fatal�? La police interroge les autres travailleurs du sexe � la gare routi�re, mais personne ne conna�t l�identit� de l�homme qu�Eddie Marrero est all� voir GENE D�un point de vue m�dicol�gal, on essayait de d�couvrir o� les sacs avaient �t� achet�s Il fallait remonter la piste les preuves Sur les sacs qui contenaient la t�te, il y avait une inscription qui disait�: "Fabriqu� fi�rement, le choix du pr�sident, par Bob H et Jerry H", c��tait une �dition limit�e On a r�ussi � affiner � magasins dont un � Staten Island Le magasin de Staten Island avait re�u une livraison de sacs trois jours avant la d�couverte du corps MIKE Les sacs retrouv�s dans l�affaire Mulcahy venaient �galement d�un magasin de Staten Island �a a reli� les deux affaires GENE Au cours des analyses m�dicol�gales, on a retrouv� trois empreintes sur les sacs Deux empreintes digitales et une empreinte palmaire NARRATRICE C�est la premi�re grande avanc�e dans l�enqu�te, des preuves m�dicol�gales qui pourraient mener jusqu�au meurtrier GENE On a pr�lev� les empreintes et on les a envoy�es � tous les autres �tats pour qu�ils les passent dans leur base de donn�es et pour tenter d�obtenir une identification On n�a eu que des r�ponses n�gatives CASEY On avait un sch�ma Avec la premi�re victime, on ne pouvait pas encore d�terminer si c��tait un acte impulsif et d�sorganis� ou si c��tait la marque de fabrique d�un tueur Mais maintenant qu�on avait une deuxi�me victime retrouv�e dans presque les m�mes circonstances, on savait que c��tait intentionnel Si c��tait un simple d�membrement, le corps aurait �t� d�coup� pour des raisons pratiques car c�est plus simple de s�en d�barrasser, mais l�, c��tait une d�sarticulation Quelqu�un avait pris le temps d�ins�rer un couteau dans les articulations pour d�couper le corps de fa�on particuli�re Pour que le tueur d�coupe le corps de fa�on aussi rituelle, �a signifie que �a satisfait un besoin sp�cifique et tr�s personnel du suspect Certains tueurs en s�rie ont un rituel tr�s pr�cis en t�te � r�aliser sur leur victime Une signature Il n�a pas pu se retenir de disposer les corps m�thodiquement dans les sacs plastique et de les nouer deux fois Sa fa�on de se d�barrasser des corps, c�est la signature de ce tueur Il laisse le corps l� o� il sait qu�il sera retrouv� C�est un pied de nez � la police qui veut dire "Vous ne me trouverez pas" NARRATRICE Moins de trois mois apr�s la d�couverte du corps d�Anthony Marrero, la police re�oit un autre appel troublant d�une localit� � deux heures au nord de l� GENE Deux mois plus tard, un vendeur de hotdogs s�est arr�t� sur un point de vue pittoresque Dans le baril, il a remarqu� un sac en plastique vert Il �tait nou� Sur le sac, il a vu ce qui ressemblait � du sang Il a ouvert le sac et a trouv� un sac plastique blanc � l�int�rieur qui contenait un morceau de corps humain Le corps avait �t� d�coup� en sept morceaux qui avaient �t� plac�s dans des sacs plastiques comme messieurs Mulcahy et Marrero NARRATRICE Le d�membrement, les sacs doublement nou�s, c�est exactement la m�me signature pour la troisi�me fois HILLARY Il y avait beaucoup de d�bats autour des motivations du tueur et sur ses motivations, souffrait-il d�un disfonctionnement sexuel�? Avait-il essay� d�avoir des relations sexuelles avec les victimes, mais quelque chose s�est mal pass�? On savait qu�il y avait beaucoup de col�re car les victimes ont �t� poignard�es � mort Les th�ories tournaient autour de la col�re et d�un potentiel disfonctionnement sexuel GENE La victime �tait un homme appel� Michael Sakara Il avait environ ans Aucune empreinte n�a �t� retrouv� sur le corps ou les sacs On a commenc� � interroger les gens qui le connaissaient On a d�couvert que monsieur Sakara fr�quentait le piano-bar Five Oaks tous les soirs apr�s le travail LISA Chaque soir autour de heures , Michael Sakara venait et s�installait sur son tabouret de bar pr�f�r� jusqu�� la fin de la soir�e, autour de heures du matin Michael �tait un homme tr�s grand et costaud et il avait une d�marche tr�s majestueuse Il �tait tr�s distingu�, c��tait un gentleman Mike �tait un peu comme Norm, dans la sitcom Cheers Il pr�sentait les gens, il menait la vie sociale du bar, il faisait chanter les gens, parfois c��tait lui qui chantait Il �tait environ trois heures du matin quand j�ai vu quelqu�un assis � c�t� de Michael Je n�avais jamais vu cet homme, mais Michael a discut� avec lui et comme il s�est assis � c�t� de lui, j�ai suppos� qu�ils se connaissaient car personne ne s�assoit � c�t� de la seule autre personne pr�sente � l�int�rieur du bar Michael me l�a pr�sent�, il a dit qu�il s�appelait Mark ou John, un pr�nom banal, et qu�il �tait infirmier � l�h�pital Saint-Vincent Le lendemain, mon manager m�a dit qu�il �tait rentr� avec cet homme Et je ne l�ai plus jamais revu NARRATRICE Trois hommes, Thomas Mulcahy, Anthony Marrero et Michael Sakara ont �t� retrouv�s assassin�s et d�membr�s dans un rayons de kilom�tres autour de Staten Island La police interroge une amie de la troisi�me victime, Michael Sakara, qui fournit un indice de taille LISA Michael a dit qu�il s�appelait Mark ou John, un pr�nom banal, et qu�il �tait infirmier � l�h�pital Saint-Vincent MIKE C��tait tr�s important �a pouvait expliquer la d�sarticulation des corps car un infirmier conna�t l�anatomie humaine On devait suivre cette piste LISA Les enqu�teurs m�ont fait faire un portrait-robot de l�homme qui �tait assis � c�t� de Michael ce soir-l� GENE D�apr�s la description de la barmaid, il s�agissait d�un homme blanc dans la cinquantaine aux cheveux brun clair � la carrure moyenne HILLARY Le portrait-robot a �t� envoy� aux m�dias Il �tait � la une de tous les journaux, �a a beaucoup fait parler � Manhattan C��tait m�me dans le New York Times Les m�dias l�ont surnomm� The Last Call Killer car il restait dans le bar jusqu�au bout de la nuit, lorsque le barman annonce la derni�re commande de la soir�e et il ciblait ceux qui restaient tr�s tard au bar car ils �taient plus vuln�rables CASEY La police cherchait quelqu�un de professionnel qui �tait capable de tenir son personnage dans une conversation C��tait quelqu�un qui se cachait au grand jour Il s�installait sur son tabouret dans des bars gays et personne ne le soup�onnait LISA Un jour, j��tais dans le m�tro et la personne � c�t� de moi lisait le journal Dedans, j�ai vu une photo de Michael et un gros titre qui parlait de The Last Call Killer C��tait vraiment horrible Je me rappelle avoir fondu en larmes C��tait vraiment quelqu�un de bien HILLARY Les groupes gays et les lesbiens contre la violence de New York offraient une r�compense pour toute information menant au tueur NARRATRICE La police des cinq juridictions o� les corps ont �t� retrouv�s se r�unissent pour former une unit� sp�ciale pour enqu�ter sur The Last Call Killer HILLARY Il y avait plus de enqu�teurs dans l�unit� sp�ciale Ils ont annonc� publiquement qu�ils cherchaient activement ce suspect et ils sont beaucoup all�s dans les bars gays les plus connus du coin sous couverture pour essayer d�obtenir des informations GENE La police a envoy� le portrait-robot � tous les employ�s de l�h�pital Saint-Vincent dans l�espoir que quelqu�un leur donne des informations Et c�est arriv� HILLARY Le portrait-robot a conduit l�unit� sp�ciale jusqu�� un infirmier qui s�appelait Mark Slayton Mark Slayton vivait dans le m�me quartier de Staten Island que les magasins o� le tueur avait fait tous ses achats GENE Je me suis tout de suite dit�: "On va aller boire un coup pour f�ter �a, c�est �norme On prend la bonne direction" MIKE On l�a convoqu� pour l�interroger "�tes-vous d�j� all� dans le New Jersey�? Quel genre de voiture conduisez-vous�? Avez-vous un alibi a telle date, telle date et telle date�?" HILLARY Mark Slayton avait un alibi pour chacune des dates des meurtres Les enqu�teurs de l�unit� sp�ciale ont pr�lev� les empreintes digitales de Mark Slayton pour voir si elles correspondaient avec les empreintes retrouv�es sur les sacs poubelles qui contenaient le corps d�Anthony Marrero NARRATRICE En attendant les r�sultats d�analyse des empreintes, la police n�a pas d�autre choix que de rel�cher Mark Slayton, mais il reste sous surveillance Et pendant ce temps, les enqu�teurs passent en revue tous les crimes irr�solus qui pourraient porter la signature du tueur en s�rie Un meurtre datant de deux ans semble correspondre HILLARY Presque mois avant le meurtre de Thomas Mulcahy, un agent de maintenance d�une autoroute de Pennsylvanie a retrouv� le corps d�un homme caucasien qui avait �t� plac� en position f�tale � l�int�rieur couches de sacs poubelles et dispos� dans un gros baril au bord de la route JOHN Il n�a pas �t� d�membr�, mais son corps a �t� mutil� HILLARY L�enqu�te �tait compl�tement � l�arr�t, le tueur court toujours GENE Je pense qu�il ne comptait pas s�arr�ter Il allait continuer de s�vir HILLARY Mais une piste solide a �merg� GENE Gr�ce au nouveau syst�me, les analyses ont fourni empreintes digitales LISA Quand ils ont d�barqu� avec ce tapissage de photos, j�ai dit�: "C�est lui" NARRATRICE Tandis que la police attend de savoir si les empreintes de Mark Slayton pourraient le relier � leurs trois victimes, ils pensent avoir d�couvert une quatri�me victime Il s�agit d�un cold case du comt� de Lancaster en Pennsylvanie JOHN Il n�a pas �t� d�membr�, mais il a �t� mutil� Lors de l�autopsie, quand ils ont ouvert la bouche de la victime ils ont retrouv� son p�nis enfonc� dans sa gorge MIKE Quatre meurtres pr�sentaient la m�me signature Les corps ont �t� plac�s dans des sacs poubelles et jet�s dans des zones ouvertes au public JOHN Les quatre victimes ont �t� poignard�es dans le torse Toutes les victimes ont �t� vid�es de leur sang Toutes les victimes ont �t� mutil�es HILLARY Le corps a �t� identifi� comme �tant celui d�un certain Peter Anderson La police a d�couvert que c��tait un p�re de deux enfants qui venait de Philadelphie Sa femme et lui se sont s�par�s en JOHN Sa femme a d�couvert qu�il �tait bisexuel On retrouve beaucoup de similarit�s entre l�affaire Anderson et les affaires sur lesquelles on travaillait d�j� Il fr�quentait aussi le bar gay o� monsieur Mulcahy a �t� vu pour la derni�re fois NARRATRICE La police pense qu�Anderson pourrait �tre la premi�re victime de son tueur en s�rie et qu�il commen�ait tout juste � d�velopper sa signature CASEY Il y a des phases, une sorte d��volution du tueur en s�rie Je pense que le tueur a ressenti une excitation sexuelle en proc�dant � la castration de sa premi�re victime �a a attis� sa curiosit� quant � ses tendance sadiques Et pour sa deuxi�me victime, il a pris un couteau et s�est lanc� dans la d�sarticulation du corps � la recherche de la m�me excitation sexuelle NARRATRICE Les r�sultats d�analyse des empreintes digitales de Mark Slayton, l�infirmier de l�h�pital Saint-Vincent que la police a interrog�, sont rendus HILLARY Les empreintes de Mark Slayton ne correspondaient pas aux empreintes pr�lev�es dans l�affaire Marrero MIKE Rien ne correspondait On a totalement innocent� cet homme NARRATRICE Les enqu�teurs n�ont donc aucun suspect, aucun mobile, quatre victimes de meurtre et vivent dans la peur d�en trouver d�autres HILLARY Fin , le meurtrier courait toujours et l�enqu�te �tait compl�tement � l�arr�t, la police �tait dans l�impasse Il n�y avait pas de nouveaux corps, peut-�tre que�le tueur avait arr�t� CASEY Dans la plupart des cas, le tueur ne s�arr�te pas Il est incapable de s�arr�ter � moins que quelque chose l�y force S�il va en prison ou s�il d�m�nage � l��tranger, mais m�me si on a d�j� vu des tueurs en s�rie s�arr�ter de tuer pendant plusieurs ann�es, ils recommencent presque toujours HILLARY C�est un sentiment d�impuissance tr�s contrariant de voir une affaire qui implique plusieurs meurtres tomber dans l�impasse C�est toujours d�sagr�able de savoir que le tueur court toujours M�me s�il n�est pas en train de tuer activement et qu�on ne trouve aucun corps, chaque matin, quand on se r�veille, on se demande si ce sera le jour o� on nous annonce qu�un nouveau corps a �t� retrouv� JOHN Toutes les pistes ont �t� explor�es L�affaire est devenu un cold case NARRATRICE Les quatre meurtres restent irr�solus Quatre victimes attendent qu�on leur rende justice GENE Au bout de six ans, il y a eu quelques progr�s dans le monde des empreintes digitales MIKE De nouvelles technologies ont �t� d�velopp�es et on voulait les utiliser pour tenter d�identifier le meurtrier GENE Un nouveau proc�d� �tait capable de pr�lever les vieilles empreintes digitales de surfaces comme les sacs plastiques Puisque cette technologie �tait tr�s r�cente et n��tait pas tr�s d�velopp�e aux �tats-Unis, la police de Toronto a accept� de nous apporter son aide On a pris deux sacs plastiques et on a conduit jusqu�au Canada Ce n�est pas dans nos habitudes, normalement, mais quand on a une affaire aussi intense et qu�on doit absolument d�couvrir ce qui se passe, il faut tout essayer Les sacs poubelles de l�affaire Thomas Mulcahy ont �t� test�s et gr�ce au nouveau syst�me, les analyses ont fourni empreintes digitales On a compar� ces empreintes � celles retrouv�es dans l�affaire Anthony Marrero et il s�av�re que c��tait la m�me personne On a officiellement reli� les deux meurtres MIKE Les empreintes ont reli�s deux de nos affaires, mais on ignorait toujours � qui elles appartenaient On a envoy� ces empreintes aux �tats du pays pour trouver une correspondance En , le Maine est pass� au num�rique et au syst�me d�identification automatis� des empreintes GENE Le mai , un analyste d�empreintes digitales du Maine nous a annonc� qu�ils avaient une correspondance On tenait notre tueur On savait qui c��tait GENE Le mai , un analyste d�empreintes digitales du Maine nous a annonc� qu�ils avaient une correspondance HILLARY Les empreintes digitales �taient celle d�un certain Richard Rogers JOHN Nos enqu�teurs sont all�s au bar Five Oaks et ont montr� la photo de Richard Rogers � la barmaid LISA Pendant des ann�es, ils m�ont montr� tout un tas de photos d�hommes, mais quand ils ont d�barqu� avec ce tapissage de photos, j�ai dit�: "C�est lui" MIKE Une fois qu�il a �t� identifi�, on est all�s � New York et on a interrog� des centaines de personnes On a retrouv� ses amis et on les a interrog�s HILLARY Il est n� � Plymouth [Plimousse] dans le Massachusetts C�est l�a�n� de cinq enfants Son p�re �tait p�cheur de homards et sa m�re �tait op�ratrice t�l�phone HILLARY Son p�re �tait chasseur et a appris � Richard Rogers � chasser le cerf et � p�cher CASEY C�est consistant avec ce qu�on sait d�j� des tueurs en s�rie Ils sont tr�s souvent chasseurs ou p�cheurs Il n�ont aucun mal � tuer un �tre vivant Tant que c�est un animal ou un poisson, c�est socialement acceptable, mais que se passe-t-il quand la limite est franchie�? NARRATRICE Afin d�en savoir plus sur le pass� de Richard Rogers, les enqu�teurs retrouvent son ancien colocataire de l�universit� afin d�obtenir plus d�informations sur ce potentiel tueur en s�rie DON L�homme que je connaissais n�aurait pas fait de mal � une mouche Il �tait tr�s doux, il parlait peu et il �tait toujours bien habill� Le placard de Richard ressemblait au placard d�un militaire Tout �tait bien rang�, les vestes avec les vestes, les pantalons rang�s sur un cintre et les chemises avec les chemises Je suis parti et on a perdu contact Il est devenu ami avec son nouveau colocataire, ils �taient ins�parables Tout le monde les soup�onnait d��tre gays HILLARY Il s�est pass� quelque chose de fascinant dans les ann�es , quand il �tait � l�universit� Il a tu� son colocataire La victime s�appelait Frederick Spencer Richard Rogers a d�clar� aux autorit�s que la victime lui avait fait des avances et qu�il les avait refus�es Il a dit que la victime l�avait ensuite attaqu� avec un marteau Richard Rogers a �t� jug� pour meurtre et il a plaid� la l�gitime d�fense Le jury s�est rang� de son c�t� et l�a d�clar� non coupable DON Je suis content de ne jamais m��tre battu avec lui parce que �aurait pu mal finir pour moi aussi NARRATRICE M�me si Rogers a �t� d�clar� non coupable de ce meurtre, la loi du Maine stipule que ses empreintes doivent rester dans les archives, ce qui a fini par mener les enqu�teurs jusqu�� lui GENE On se croyait � No�l On le tenait On l�avait enfin CASEY Peut-�tre que depuis son premier meurtre, Richard Rogers a ressenti une sorte de frisson qui a �veill� quelque chose en lui qui lui a donn� envie de recommenc� C�est ce qu�on appelle le d�clic Peut-�tre qu�avec le temps, �a s�est d�velopp� de mani�re rituelle et que �a a commenc� � lui apporter du plaisir sexuel NARRATRICE Les enqu�teurs d�couvrent que Rogers est ouvertement gay et que c�est un client r�gulier du bar The Townhouse, l� o� Thomas Mulcahy et Peter Anderson sont �galement all�s RICK Quand quelqu�un devient un r�gulier, on lui parle beaucoup Quand je le voyais, je disais�: "Salut, Richard, comment �a va�?" Je connaissais son pr�nom car il venait souvent HILLARY Richard Rogers vivait � Staten Island, non loin des magasins o� les gants en caoutchouc et la scie ont �t� achet�s NARRATRICE Le pass� sombre de Richard Rogers et sa proximit� avec plusieurs lieux d�int�r�t o� les victimes ont �t� vues et le fait qu�il vive � Staten Island sont autant de preuves indirectes JOHN La question �tait de savoir quel genre d�individu pourrait commettre un crime pareil�et Richard Rogers correspondait parfaitement au profil NARRATRICE Lorsque les enqu�teurs d�couvrent le m�tier de Richard Rogers, ils sont convaincus de tenir leur tueur HILLARY Il �tait infirmier depuis plus de ans � l�h�pital Mount Sina� � Manhattan MIKE C��tait un infirmier en chirurgie, il savait comment d�capiter quelqu�un avec le moins de r�sistance possible En d�autres termes, il savait exactement o� scier HILLARY Tout ce temps, l�unit� sp�ciale cherchait un infirmier qui travaillait � l�h�pital Saint-Vincent alors que Richard Rogers n�y avait jamais travaill� Il avait vraisemblablement menti � Michael Sakara sur son lieu de travail Les enqu�teurs ont mis la main sur le dossier professionnel de Richard Rogers et ont d�couvert qu�il �tait en repos le jour de chacun des meurtres C��tait ma preuve pr�f�r�e de toutes NARRATRICE L�unit� �labore un plan pour placer Richard Rogers en d�tention MIKE Ils devaient rester prudents car ils ne savaient pas � quoi s�attendre Ils devaient �tre pr�ts � n�importe quelle r�action Les enqu�teurs sont all�s voir Richard Rogers � l�h�pital et lui ont fait croire qu�ils voulaient lui parler car il avait �t� victime d�une arnaque � la carte de cr�dit Il les a suivis sans probl�mes MIKE Peu apr�s minuit, le mai , ils lui ont annonc� qu�ils enqu�taient sur le meurtre de quatre hommes homosexuelles aux alentours de New York Les enqu�teurs lui ont dit qu�ils avaient des preuves qui remontaient � Staten Island et qu�ils savaient qu�il �tait le dernier � avoir vu Michael Sakara en vie Il est rest� assis les mains sur les genoux et les pieds pos�s par terre et une fois qu�il a �t� confront�, il a pris une posture d�fensive Il s�est mis � transpirer et il s�est montr� tr�s anxieux et tr�s inquiet NARRATRICE Richard Rogers avoue conna�tre Michael Sakara Puis il demande un avocat MIKE Il n�a fait aucun aveu concernant les meurtres NARRATRICE Sans aveux, les enqu�teurs d�cident de fouiller la maison du suspect dans l�espoir d�y trouver des preuves qui pourraient le relier aux meurtres JOHN On a obtenu un mandat de perquisition pour la maison de Richard Rogers C��tait certainement le domicile le plus propre et rang� qu�on ait perquisitionn� Il passait l�aspirateur en lignes Quand on repense � l�affaire, tout �tait propre Les incisions et les d�sarticulations �taient nettes Les corps avaient �t� vid�s de leur sang Les pi�ces du puzzle s�assemblaient enfin On a retrouv� les m�mes sacs plastiques que ceux dans lesquels les parties du corps de Thomas Mulcahy ont �t� retrouv�es On est aussi tomb� sur des s�datifs et on le soup�onnait de les avoir utilis�s sur les individus qu�il ramenait chez lui soit pour les endormir ou pour les affaiblir suffisamment pour pouvoir les ma�triser Dans un tiroir, on a trouv� des photos Quand on les a regard�es, on �tait tous sous le choc JOHN En mai , on a obtenu un mandat de perquisition pour fouiller le domicile de Richard Rogers Dans sa chambre, on a trouv� des photos dans un tiroir Quand on les a regard�es, on �tait tous sous le choc car il avait pris des photos des ouvriers de construction torse-nu par la fen�tre de son appartement et il avait dessin� des lac�rations et du sang qui coule dessus NARRATRICE En s�appuyant sur les preuves collect�es par la police, le procureur met Richard Rogers en examen pour deux assassinats LISA C�est terrifiant de se dire qu�un infirmier en chirurgie d�membre des gens tout en continuant � travailler dans un h�pital new-yorkais pendant toutes ces ann�es HILLARY En octobre , le proc�s de Richard Rogers a commenc� au tribunal du Comt� d�Ocean [o-cheun] � Toms River dans le New Jersey Il risquait plusieurs condamnations � perp�tuit� L�unit� sp�ciale est arriv� � la conclusion que les affaires Mulcahy et Marrero �taient les plus solides vu les empreintes digitales et les similitudes entre les deux sc�nes de crime NARRATRICE L�accusation construit son argument autour de la signature du tueur, le m�tier d�infirmier en chirurgie de Richard Rogers et les photos retrouv�es chez lui LISA Quand je suis all�e � la barre, on m�a demand�: "Avez-vous cet homme assis � c�t� de Michael Sakara�?" et je l�ai tout de suite point� du doigt en disant�: "Il est juste ici" Je lui ai lanc� un regard qui voulait dire�: "Esp�ce de monstre, comment as-tu pu faire �a � mon ami�?" NARRATRICE La d�fense n�appelle aucun t�moin � la barre Richard Rogers refuse de t�moigner HILLARY Il n�a jamais rien dit Il n�a jamais avou� NARRATRICE Apr�s quatre heures de d�lib�rations, le jury parvient � un verdict HILLARY Tout le monde �tait stress�, le jury semblait contrari�, j�ai eu l�impression de voir un des jur�s pleurer et je n�ai pas su comment l�interpr�ter J�ai eu peur que �a signifie qu�ils devaient l�acquitter Puis ils ont annonc� qu�il �tait jug� coupable Coupable des deux meurtres Coupable de tous les chefs d�accusation J�avais le souffle coup� C��tait un �norme soulagement et une fiert� pour ces familles C��tait un moment extr�mement �mouvant pour tout le monde NARRATRICE Le janvier , le juge de la cour sup�rieure du New Jersey demande que Richard Rogers purge toutes ses peines cons�cutivement � ans, Richard Rogers devra passer au moins ans en prison avant de pouvoir demander sa lib�ration conditionnelle HILLARY Avec des condamnations � perp�tuit� cons�cutives, il n�y a aucune chance qu�il soit lib�r� un jour MIKE Il ne sortira jamais de prison C�est le travail de la brigade criminelle, assurer la s�curit� des gens, s�assurer que personne ne soit tu� et attraper les personnes qui commettent des meurtres GENE S�ils ne l�avaient pas attrap�, on trouverait encore des corps d�membr�s dans des sacs plastiques Je pense qu�il ne comptait pas s�arr�ter Il allait continuer de s�vir LISA Je n�oublierai jamais Michael, on s�est conseill� beaucoup de livres et de chansons Il me sugg�rait des morceaux � chanter Je suis reconnaissante de l�avoir connu car c��tait un homme tr�s gentil