ADAMS AMB_RUE CHRIS DAN DEAN_WILEY DEBORAH DR_COBELL HANCOCK MAN NURSE WOMAN CHRIS Nombreux sont les historiens qui ont pensé que la loi Hawley-Smoot était la cause de la Grande Dépression, ou encore, son origine. MAN Il est à chier votre cours ! CHRIS Vous croyez que j'ai besoin de ça ? J'ai enseigné au Bedford College. Au Bedford College. DAN À peine une semaine et tu retombes sur tes pattes. Et dire que je m'inquiétais pour toi. CHRIS Je suis professeur suppléant dans une université pour tous, et le soir, je vends des capsules pour vapoteuses. DAN Tu continues tes petites affaires ? CHRIS Tu as détruit ma vie entière, et monsieur Cobell, mon idole et mentor ne m'adresse même plus la parole. DAN Je suis sincèrement. Vraiment désolé de l'apprendre. CHRIS DAN Pour passer du coq à l'âne. Hancock et Adams sont partis, et je croyais qu'ils reviendraient, mais non, alors ton aide est très importante pour moi. CHRIS Et donc ? DAN Si je les retrouve pas, ça détruira le cours de l'histoire, non ? CHRIS Dan, écoute-moi bien. DAN Si c'est moi que. Que tu pointes du doigt. Tu t'y es pas du tout. CHRIS Dan Écoute-moi bien. DAN Je veux pas te contrarier, mais. T’y es toujours pas, reviens au centre. CHRIS Dan. DAN On y est. CHRIS À cause de toi, je n'ai plus aucun travail. Je suis aveugle. Mon appart est foutu et ma voiture a été détruite. J'étais prêt à faire n'importe quoi pour te laisser cette voiture. DAN Sans blague ! CHRIS Alors, c'est avec un grand plaisir que je peux enfin te dire : va te faire foutre ! DAN D'accord, je veux bien la voiture. CHRIS C'était thérapeutique. "Va te faire foutre". C'était J'avais besoin de te le dire. DAN Qu'est-ce que tu fabriques ? DEBORAH Je fais l'inventaire. Nous avons sept-cent-soixante-deux boules en stock. DEBORAH Il nous en manque trois. DAN Oh, non ! C'est encore une attaque du fantôme des glaces. DEBORAH DAN Spooky ! DEBORAH Ça s’est passé comment avec Chris ? T'a-t-il pardonné ? DAN Non. Il est vraiment furieux contre moi. Je l'avais plus vu comme ça depuis la fois où on s'est disputé pour savoir si Tupac était encore vivant. DEBORAH Vous avez tous les deux raison. Il vit encore à travers sa musique. DAN Sauf qu'il est fou de rage, ce que je peux le comprendre. J'ai entièrement détruit sa vie. DEBORAH C'est moche ! Vraiment très moche ! DAN J'ai un plan pour qu'il récupère son boulot. On a besoin d'Hancock et d'Adams. DEBORAH Tu sais que j'ai la possibilité de retrouver leur trace ? DAN Comment ça ? DEBORAH De la même manière que je chasse les animaux. En utilisant des spores. DAN Quelles spores ? DEBORAH Des empreintes, de la salive, de l'urine, des selles. DAN C'est une bonne idée dégueu. DEBORAH DAN Pourquoi tu m'as jamais dit que tu savais faire ça ? DEBORAH Je sais pas. J'attendais tout simplement que tu me poses la question ! J'ai toujours eu besoin de d'avoir la permission pour ce genre de choses. DAN Ma jolie. Si tu as une bonne idée, alors vas-y ! J'ai lu dans un article que Mindy Kaling disait que mieux valait demander pardon que demander la permission. DEBORAH Mindy Kaling DAN DEBORAH Bien Alors je vais pouvoir récupérer leurs excréments. Bisous. DAN Bisous. DR COBELL Balle de match, Doyen ! Dites à votre assistante que vous rentrerez déjeuner. DEAN WILEY Euh, très drôle, mais. Je n'ai pas le droit d'avoir une assistante, pour des raisons que je n'aborderai pas. DR COBELL Finissons-en ! DEAN WILEY DR COBELL Très bel effet ! DEAN WILEY C'est à force de regarder mes vieilles cassettes vidéo de Jennifer Capriati. DR COBELL Je préfère Lindsay Davenport, moi ! DEAN WILEY Sabatini ! DR COBELL Seles ! DEAN WILEY Graff ! DR COBELL Vénus ! DEAN WILEY Votre heure a sonné, Cobell ! DR COBELL DAN DR COBELL Jeu, set et match ! C'était pas si mal, compte tenu de l'état de ma hanche. DEAN WILEY Ah, vous croyez ? DR COBELL DEAN WILEY DR COBELL DEAN WILEY Ouais Un peu d'eau ? DR COBELL Euh, non. Je touche jamais à ces trucs. DAN Euh-euhm Monsieur Cobell ! DEAN WILEY Ce ne serait pas Dan, Dan le roi du chauffage, celui qui pisse dans la décharge. DAN règle la température comme personne. DEAN WILEY C'est celui qui pisse dans la décharge. DAN règle la température comme personne. DR COBELL DEAN WILEY Il pisse dans la décharge ! DR COBELL Arrêtez ! DAN Monsieur Cobell, je crois que j'ai trouvé un artefact au fond de mon jardin, je me demandais si vous accepteriez d'y jeter un coup d'œil. DR COBELL Voyez-vous. Bien des découvertes sont faites par d'illustres anonymes. DAN DR COBELL Venez, aidez-moi donc à trouver ma loupe extralarge. DR COBELL Il s'agit d'un bouton. DAN Est-ce que ça vaut quelque chose ? DR COBELL Pourquoi êtes-vous ici ? DAN Parce que Chris Parish est mon meilleur ami. DR COBELL Est-ce qu'il est au courant ? DAN Il le sera une fois que je vous aurais convaincu de lui rendre son travail. DR COBELL Et pourquoi devrais-je faire ça ? DAN Parce que, monsieur si vous acceptez d'entrer dans ce sac avec moi, j'aurai le pouvoir de réaliser tous vos rêves les plus fous. DR COBELL C'est gentil, mais j'ai déjà eu ma dose de sexe aujourd'hui. DAN Pardonnez-moi. J'aurais dû spécifier que ce sac est une machine à voyager dans le temps. DR COBELL Ce n'est pas parce qu'on vous a rejeté que vous êtes obligé de mentir. DAN Monsieur Cobell. Vous avez connu mon père, Lester, n'est-ce pas ? DR COBELL Lester, Lester, le professeur de sciences physiques ? DAN Oui ! C'était un grand homme et un inventeur de génie. DR COBELL Il faisait effectivement allusion à l'une de ses formidables découvertes. C'était à peine croyable. Le pouvoir de voyager instantanément à travers le temps ? DAN Il s'agit d'une véritable machine à remonter le temps. Si vous acceptez de m'accompagner. Je vous conduirai à l'endroit que vous choisirez, et nous traverserons l'histoire. DR COBELL L'histoire. DAN Ouaouh, et on est censés aller où ? DR COBELL Je voudrais retourner à Times Square, le quinze août de l'année dix-neuf-cent-quarante-cinq, DR COBELL et embrasser de jolies filles. DAN D'accord. Autant vous prévenir, vous aurez exactement le même âge que maintenant, une fois là-bas. DR COBELL Ça, c'est leur problème, pas le mien. J'arrive les filles, j'arrive ! DAN Monsieur, vous n'êtes pas obligé de me toucher comme ça pour que ça fonctionne. DR COBELL Je sais. Je Je J'ai tellement hâte d'arriver là-bas. Les gens s'embrassaient bien mieux, en mille neuf cent quarante-cinq. Et sans la langue ! Qu'est-il donc arrivé aux bons vieux bisous secs ? DAN DR COBELL Quelle est donc cette. DAN DR COBELL Mon cœur ! DAN Monsieur Cobell, je sais que c'est nouveau pour vous, mais. DR COBELL DAN Si vous pouviez vous taire ! DR COBELL DAN Monsieur Cobell ? Faut que j'éteigne ! DAN Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu, il est mort ! Le mentor et l'idole de Chris est mort ! Il est mort, il a mis un costume de marin, et tout est ma faute. Dan, concentre-toi. Qu'est-ce que Chris m'ordonnerait de faire s'il était là ? Tu dois remonter le temps, pour empêcher Cobell de se glisser dans le sac. DR COBELL DAN Monsieur Cobell, je m'apprête à débarquer et à vous supplier de voyager dans le temps avec moi. Quoi qu'il arrive, n'y allez pas, autrement. DR COBELL DAN C'est quoi cette mauvaise blague ! Monsieur Cobell ! Ne vous approchez pas de moi, ou c'est comme ça que vous finirez ! DR COBELL DAN C'est pas vrai ! Comme si ce sac était pas assez lourd. DAN Ne mourrez pas ! DR COBELL DAN Cette fois, j'assume. Monsieur Cobell ? S'il vous plaît, lisez cette lettre. Tout est écrit noir sur blanc. DR COBELL J'ai bien l'impression que c'était ma destinée. DAN Quoi ? Non ! AMB RUE DEBORAH Je connais cette odeur. ADAMS Une petite pièce, est-ce que quelqu'un aurait une petite pièce ? Y'a personne qu'aurait une petite pièce ? DEBORAH Samuel Adams, est-ce que c'est vous ? ADAMS DEBORAH Oh, on dirait que vous êtes à l'article de la mort. ADAMS Deborah Revere ! DEBORAH ADAMS Pourquoi erres-tu dans les rues sans en avoir la permission, où est Dan ? DEBORAH J'ai pas à avoir la permission. ADAMS Oh-ohh, elle n'a pas à avoir la permission. DEBORAH Puisque vous vous moquez de moi, je m'en vais. ADAMS Non, non, non, non, non, non, non. Deb, Deb, Deb, Deb, Deb. Je suis désolé. Deb, vous savez que je dis n'importe quand je ne mange pas à ma faim. AMB RUE DEBORAH ADAMS DEBORAH Que vous est-il arrivé ? ADAMS DEBORAH ADAMS J'étais dans un pub, je voulais seulement grimper sur le bar et danser un peu, mais un enterrement de vie de jeune fille en a décidé autrement. WOMAN Est-ce que tout se passe bien ? DEBORAH Certes. WOMAN Désirez-vous autre chose, un supplément de garniture peut-être ? ADAMS Naturellement, une bagarre a suivi et là, j'ai terminé la soirée avec de méchantes blessures. MAN Vous avez encore des haricots ? DEBORAH Vous ont-ils donné une serpillère et une bouteille de whisky pour votre toilette ? ADAMS WOMAN Absolument, je vous apporte une autre portion de haricots, alors. ADAMS Non, y'a un truc qui s'appelle l'Obama Care. MAN Et c'est possible d'avoir une portion de frites ? ADAMS Ils préféraient m'envoyer à l'hôpital. WOMAN Il y a aucun souci, une assiette de haricots et une assiette de frites. ADAMS Pour clore le tout, j'ai été recousu et je suis atteint de scorbut. DEBORAH Je comprends toujours pas cette obsession pour les agrumes. WOMAN Je vous apporte ça tout de suite. DEBORAH ADAMS Et donc, j'ai eu une énorme facture à payer et je me retrouve dans la rue depuis ce jour-là. MAN Merci. WOMAN À votre service. ADAMS DEBORAH ADAMS Qu'est-ce que tu fais ? MAN J'ai une de ces faims. Mais on pourra partager si tu veux ! DEBORAH Je coupe ma viande. ADAMS Alors tu épingles la part de viande avec ton mini-trident, et comme ça l'incision avec ton mini-sabre est plus efficace. DEBORAH ADAMS Oh, ouais ! C'est magnifique ! DEBORAH Vous avez tendance à simplifier un peu, mais. C'est presque ça. AMB RUE ADAMS C'est un tube à boire ? Deb ! DEBORAH ADAMS Tu es très instruite comme femme. J'aimerais beaucoup que tu m'apprennes toutes ces choses que tu sais. DEBORAH Je le ferai. Mais il faut que je retrouve Hancock. J'avais flairé sa piste jusqu'à Cambridge. ADAMS Je sais. Il se baigne maintenant. Montre-moi encore ton tube à boire ? DEBORAH ADAMS J'ai pas de tube dans mon verre. NURSE On y est. Est-ce que vous êtes prêt ? Patientez un instant. Laissez vos yeux s'habituer. CHRIS J'y vois clair. J'y vois clair. Merci Seigneur ! NURSE CHRIS Merci à vous ! NURSE CHRIS NURSE CHRIS NURSE Non, non. Sans façon. HANCOCK Vendez ! J'ai jamais vu un marché aussi pitoyable. Ici monsieur coup de pouce, achetez ! Non, c'est le moment idéal. Très bien ! Et donc, c'est comme ça que j'occupe mes journées, et je sniffe aussi de la cocaïne sur ma machine à ramer. Voilà ma vie. DEBORAH Comment êtes-vous arrivé dans ce somptueux bureau aussi vite ? HANCOCK Eh bien, le jour où Sam se ridiculisait dans ce bar, je me suis retrouvé à la table d'un brave homme qui portait un joli sweat de Harvard. DEBORAH C'était un homme assis tout seul et qui portait un sweat de Harvard ? HANCOCK Oui-i. C'est ce que font les gens qui ont étudié à Harvard. Quoi qu'il en soit nous avons eu une discussion, et on s'est aperçu qu'on était tous les deux de la classe soixante-trois. Avec deux siècles d'écart, ça va de soi. DEBORAH HANCOCK Il m'a donné un emploi et de la cocaïne, et maintenant, je suis riche. C'est le rêve américain. DEBORAH Mais vous avez abandonné votre ami. HANCOCK Pas du tout, je vais le voir tous les jours. ADAMS Avec ses amis banquiers, ils viennent me voir et ils paient pour que je me batte avec d'autres vagabonds. DEBORAH HANCOCK Deb, as-tu déjà entendu parler des combats de clochards ? Oh, c'est extrêmement amusant et c'est tout ce qu'il mérite, parce qu'il est pauvre. DEBORAH Ça suffit ! La société d'aujourd'hui, a fait de vous quelqu'un de très méchant. HANCOCK Tant mieux ! C'est ça qui me plaît. Jonathan Hammercock, je suis à ton service. ADAMS J'aimerais tellement redevenir celui que j'étais. DEBORAH ADAMS Le monde d'aujourd'hui a détruit ma vie. HANCOCK Ah, espèce de rebut de la société. DEBORAH Mais regardez-le. Il y a encore deux jours, vous étiez les meilleurs amis du monde. Vous pourriez au moins l'aider un peu. HANCOCK Que je l'aide ? Pourquoi ? Il a rien fait pour m'aider, lui. C'est une excuse qui n'a ni queue ni tête. DEBORAH J'essaie seulement de faire parler ses émotions. HANCOCK Ses émotions ? DEBORAH La seule chose qui compte à l'époque actuelle, c'est ce que les personnes ressentent. Et pour l'instant, Sam Adams se sent très mal. HANCOCK DEBORAH Qu'arrive-t-il à votre nez ? HANCOCK Je ne sais pas. C'est sûrement la coke. DEBORAH HANCOCK Ça me rend triste. Mon ami est triste. Je veux pas pleurer ! ADAMS DEBORAH ADAMS Je suis très touché par la compassion de mon ami. Moi non plus je veux pas pleurer. HANCOCK Deborah, ta connaissance des sentiments a totalement remis en question la vision que j'avais du monde. Et je ne vais toujours pas pleurer ! ADAMS HANCOCK ADAMS Alors c'est pas la peine de le répéter. HANCOCK ADAMS Il est parfaitement clair qu'aucun d'entre nous ne va pleurer. HANCOCK DAN Allô ? DEBORAH Excellente nouvelle ! J'ai retrouvé Hancock et Adams et ils sont d'accord pour retourner en mille sept cent soixante-quinze. ADAMS HANCOCK Passe-lui le bonjour de ma part ! ADAMS DEBORAH DAN Wouah, c'est une super nouvelle, Deb. DEBORAH Je sais, et j'ai même pas eu à demander la permission. DAN DEBORAH Quoi de neuf de ton côté ? DAN Euh ! Pas grand-chose. HANCOCK Et passe-lui bien le bonjour. ADAMS Allez-y, dites-lui. C'est une simple requête. DEBORAH Splendide ! D'accord. On se voit très vite. Pas de souci. DAN Bisous. DEBORAH HANCOCK À quoi ça rime, Deb ? DAN DEBORAH ADAMS CHRIS Deb ! Pourquoi tu les as amenés ici ? Je n'ai plus rien à voir avec ces deux idiots, d'accord ! ADAMS DEBORAH Ils voulaient d'abord te dire quelque chose. ADAMS HANCOCK ADAMS CHRIS ADAMS Chris, nous comprenons votre réaction, maintenant. HANCOCK Vous êtes une personne, et beaucoup de gens ont des sentiments. ADAMS Avant de faire quoi que ce soit, on aurait dû se demander : est-ce que cela affecte les sentiments de Chris ? HANCOCK Ou encore, est-ce que Chris risque de perdre la vue à cause de nous ? CHRIS C'est dommage que vous n'ayez pas appris ça plus tôt. HANCOCK Le mérite revient à Deb. ADAMS C'est une vraie magicienne. Bien meilleure que Dan ! Grâce à elle, je peux utiliser une fourchette. CHRIS HANCOCK Première nouvelle ! C'est un détail que j'ignorais. Cela affecte de plein fouet mes sentiments. ADAMS Ce que je comprends et je veux pour toi ce qu'il y a de meilleur. Voilà pourquoi, je suggère que nous nous réunissions tous autour d'une bonne glace. HANCOCK Cela me comblerait, cher ami ! ADAMS HANCOCK Chris ? Ce qui compte c'est votre avis. Une crème glacée ? ADAMS CHRIS D’accord. ADAMS HANCOCK DEBORAH J'ai une nouvelle glace au rhum-raisin, elle est dans la chambre froide. Si tu vas la chercher, je garderai un œil sur eux, vu qu’ils sont fous à lier. CHRIS ADAMS Croyez-vous pouvoir faire ça, Chris ? HANCOCK On se dépêche, alors ! Parce que j'ai hâte d'avoir du bon rhum au raisin dans mes intestins. ADAMS Je ne vois pas ce qui vous empêche de ne pas aller la prendre, allez-y ! HANCOCK Je ressens encore beaucoup de colère en vous, Chris, mais vous êtes incapable de l'exprimer. ADAMS Vous transférez votre colère sur nous, Chris, et ce n'est pas juste. HANCOCK Ce n'est pas juste, Chris ! ADAMS Ce n'est pas juste, Chris ! CHRIS J'y vais. Oh mon Dieu ! DAN C'est pas comme ça que je voulais t'annoncer la nouvelle. CHRIS DAN Oh, alors, ils t'ont enlevé tes bandages à ce que je vois ? CHRIS DEBORAH Nom d'une pipe ! CHRIS Qu'est-ce que c'est que ce bin's ? Que s'est-il passé ? DAN J'ai été voir monsieur Cobell et je lui ai dit que je l'emmènerais n'importe où dans le passé, à condition qu'il te rende ton travail. CHRIS DAN Alors il est monté dans le sac avec moi, et il est fait une crise cardiaque. DEBORAH CHRIS DEBORAH Mais pourquoi est-ce qu'ils sont plusieurs ? DAN J'ai continué à remonter le temps en voulant empêcher que ça se reproduise, mais c'était impossible de faire autrement. DEBORAH CHRIS Est-ce que d'autres Cobells sont encore en vie ? DAN Il y en a pas d'autres. ADAMS Sénèque disait que la mort était un simple transfert sous d'autres cieux. CHRIS DAN Une jolie manière de voir les choses ! ADAMS Bon, il va falloir jeter ces gars à la décharge ! CHRIS Quoi ? Non, monsieur Cobell comptait énormément pour moi. Il aura ses propres funérailles. DAN Qu'est-ce qu'on va faire, on va apporter six corps identiques au funérarium ? CHRIS Mon Dieu, on va finir en prison. DAN Une chose après l'autre. On va commencer par découper ces corps. CHRIS Non, je refuse de les découper ! ADAMS Pourquoi les découper, puisqu'il suffirait de s'en débarrasser avec une montgolfière. HANCOCK Il a raison, personne ne pense jamais à regarder dans le ciel. DEBORAH Le problème n'est peut-être pas... où nous devons les enterrer, mais quand nous devons les enterrer. HANCOCK DEBORAH HANCOCK Chris ! Si vous acceptez de m'accorder votre pardon éternel, je vous permets d'enterrer vos défunts mentors ici sur ma propriété. En mille neuf cent soixante-quinze. CHRIS ADAMS Mais John, surtout pas à l'emplacement de la piscine ! HANCOCK Ça ira Sam. Grâce aux enseignements de Deb, j'ai décidé de renoncer à ma piscine, et de laisser l'emplacement à notre ami, Chris ! Empathie. Compassion ! Voilà qui est Jonathan Hammercock, les gars ! DEBORAH ADAMS C’est pas cet été qu’on se baignera. DAN C'était le dernier de la série. Le dernier des Cobells. CHRIS DAN CHRIS J'ai préparé quelques mots. DAN Quand est-ce que t'as fait ça ? J'aurais pas creusé plus que toi ? On dirait bien que j'ai creusé plus que toi. CHRIS Dan. DAN Désolé. CHRIS Professeur Cobell, vous étiez beaucoup plus qu'un mentor pour moi. Après avoir été rejeté d'un lycée qui ne reconnaissait du talent qu'aux joueurs de son équipe de foot, vous m'avez montré que les salles de classe étaient mon propre stade de football, et qu'aujourd'hui, c'est moi qui suis sur un écran géant. DAN Amen ! CHRIS Vous avez abreuvé ma soif de connaissances et vu en moi un potentiel que personne d'autre ne voyait. DR COBELL Où est cette publication ? CHRIS Nous enseignions tous les deux l'histoire, mais avec vous j'ai pris conscience que l'histoire m'avait tout appris. DR COBELL L'histoire. CHRIS Adieu, mon mentor. Mon illustre confesseur. Mon idole. Mon érudit. Mon ami. CHRIS DAN T. A. Cobell. Ta Cobell. Il s'appelait Taco Bell. T'étais au courant ? ADAMS Quoi ? DAN T'as jamais percuté ? Qu'est-ce que tu fais ? Hé, hé, hé ! CHRIS DAN Mec ! Désolé, okay ? Je lui manquais pas de respect, c'est juste que j'adore les tacos ! CHRIS DAN Attends, mais t'es sérieux ? Doucement, vas-y doucement ! CHRIS DAN Sérieusement, je suis vraiment désolé pour toi. Je sais que t'es furieux contre moi, je voulais seulement t'aider. CHRIS Laisse tomber. DAN Je sais que tu es bouleversé, mais... il avait quatre-vingt-cinq ans. DAN Je suis sûr que son cœur était défaillant. CHRIS Il avait mon avenir professionnel entre les mains. Sans lui, je devrai renoncer à ma carrière universitaire. DAN C'est peut-être pas le moment de te dire ça, mais j'ai toujours pensé que tu ferais... un excellent détective. CHRIS Je veux rentrer chez moi, Dan. DAN T'as même pas d'examen à passer, il suffit de ça y est, je suis détective. DAN Mec, j'ai une de ces faims. C'est l'appétit du quintuple creuseur de tombes. CHRIS J'en reviens pas que Monsieur Cobell ne soit plus là. HANCOCK Vous pourrez venir sur ma terre et rendre visite à votre ami quand vous voudrez, Chris. CHRIS Eh bien, merci mais je crois qu'on va en terminer avec ce dernier corps et que je ne reparlerai plus jamais de toute cette histoire. HANCOCK Ne soyez pas aussi atroce avec lui. DEBORAH DAN Cette fois, messieurs Adams et Hammercock. Retour à la case départ. ADAMS Mais avant de nous en aller, je tenais à vous remercier surtout toi, Deb. Nous nous étions égarés, c'était aussi bien physique qu'émotionnel. DEBORAH HANCOCK Mais maintenant, nous comprenons les émotions humaines à la perfection. DEBORAH J'avoue qu'au début, je vous détestais tous les deux mais aujourd'hui je me rends compte que je vous apprécie ! ADAMS HANCOCK HANCOCK ADAMS Et je te promets que dès l'instant où nous rentrerons dans notre époque, on se battra sans relâche, pour faire de l'Amérique un pays où la compassion sera reine. HANCOCK Vous autres qui êtes au temps présent, pourrez instantanément tirer profit de notre petite entreprise émotionnelle. ADAMS HANCOCK Tintin. Pour l'instant ! ADAMS HANCOCK DEBORAH CHRIS DEBORAH CHRIS Je vais regarder les infos pour voir si le monde a changé. DEBORAH DAN Qu'est-ce qui a changé ? J'écoute ! CHRIS Rien du tout ! DEBORAH Alors, ils ont échoué. DAN Nous y voilà. C'est bon. Tu peux le poser, d'abord les fesses, d'abord les fesses ! Doucement, pose-le. Doucement, doucement, doucement. CHRIS DAN On y est. CHRIS C'est comme ça qu'il aurait voulu qu'on se souvienne de lui. DAN Et encore une fois, je suis désolé pour tout ça. J'étais seulement venu le voir pour t'aider. CHRIS Seigneur, qui pouvait savoir que ces voyages dans le temps auraient été si désastreux. DAN Pas moi. CHRIS Et Est-ce qu’il a parlé de moi avant de partir ? DAN Il évoquait plutôt des bisous et des embrassades. CHRIS DAN CHRIS DAN Et tout de suite après ça. CHRIS Oui ? DAN Il a dit qu'il t'aimait et qu'il était fier de toi. CHRIS DAN Et il disait que t'étais le fils qu'il n'avait jamais eu. CHRIS Merci, mec. DAN CHRIS Pourquoi est-ce que tu pleures ? DAN Parce que. J'ai retrouvé mon meilleur ami. CHRIS DAN Et qu'il y a probablement une place qui l'attend à la faculté d'histoire. CHRIS Je crois que t'as raison. Viens un peu là. DAN Je suis désolé, mon pote ! CHRIS T'en fais pas ! DAN Il y a quelque chose dont il fallait que je te parle. CHRIS Vas-y ? DAN Je suis prêt à te jurer que Tupac a ouvert une garderie pour chien à trois-cents mètres d'ici. CHRIS C'est sûrement un autre noir qui lui ressemble. DAN Ça, c'est raciste ! CHRIS Bien sûr que non !