ADAMS AMB_BAR_CAFETERIA CHRIS DAN DEAN_WILEY DEBORAH HANCOCK HANCOCK_SONG MELANIE MONA NOTE NURSE TV_REPORTER HANCOCK Précédemment dans Making History. NOTE DAN Hé, tu te souviens qu’on voulait récupérer notre argent de Chicago et acheter ce bar à glace ? NOTE HANCOCK Bonjour ! NOTE ADAMS Qui veut de la crème glacée ? NOTE CHRIS Ma place à l’Université dépend de ce qu’ils voudront bien me raconter. NOTE CHRIS Vous avez tout simplement saccagé mon appartement. NOTE DEAN WILEY Hors de question qu’on vous titularise. CHRIS J'ai bu l'urine de John Hancock encore chaude ! NOTE DEBORAH Tu es viré du bar à glace. NOTE DAN Quoi ? DEBORAH Voilà, vous êtes officiellement les trois premiers clients du bar. HANCOCK ADAMS HANCOCK DEBORAH Alors n'hésitez pas, si vous avez un avis ou des suggestions. ADAMS HANCOCK Deborah, pour être honnête avec toi, c'est fichtrement goûtu ce truc ! Surtout, ne change rien. DEBORAH ADAMS Une douleur terrasse chacune de mes dents et ma goutte du gros orteil palpite de plaisir. DEBORAH HANCOCK ADAMS Au fait, où est Daniel ? DEBORAH Oh ! Il déteste les au revoir alors il a été pleurer dans la chambre froide. HANCOCK Si tel est le cas, il faudrait mieux que j'aille le voir. CHRIS Laissez tomber ! Ça ira. Vous avez détruit ma vie, alors on retourne en mille-sept-cent-soixante-quinze. HANCOCK Miam miam. C'était la meilleure façon de terminer cette visite. CHRIS Allez-vous-en ! DEBORAH ADAMS Deux-mille-dix-sept, vole en éclats, Adams s'en va. MELANIE Voilà pour vous. Ça n'a rien à voir avec de l'eau du robinet dans un bidon de plastoque. HANCOCK Qui est cette vigoureuse créature angélique venue se joindre à nous ? DEBORAH Oh, c'est Mélanie. C'est mon amie. Elle vient nous livrer l'eau, c'est la grande spécialiste. CHRIS Alors, merci pour l'eau, Mélanie. Au revoir. On allait justement s'en aller. HANCOCK Ce sont des mains fortes et calleuses. Vous serez ma promise. ADAMS Oh, une seule parole d'amour susurrée et vous serez mienne, pour l'éternité. MELANIE Mais enfin. ADAMS Je refuse de m'en aller ! MELANIE Monsieur. HANCOCK On reste là ! CHRIS Non ! ADAMS On reste ! HANCOCK HANCOCK Mélanie. HANCOCK SONG Ta tête est comme un melon. Ton corps est comme une poire. Tes oreilles sont deux navets. Je veux manger tes cheveux ! DEBORAH Ma chanson d'amour coloniale préférée. ADAMS Mélanie ! Regardez ! HANCOCK ADAMS HANCOCK ADAMS J'ai réalisé une prodigieuse acrobatie, est-ce que vous avez vu ? Vous avez vu ? DAN Hé ! Alors vous êtes toujours là ? Très jolie, cette roulade ! DEBORAH MELANIE Ils sont comédiens, vos amis ? DAN Bien sûr. Ça fonctionne ! MELANIE En tout cas, t'as des potes bien barrés, Deb. DAN DEBORAH MELANIE Faut que j'y aille. Mon ex belle-fille est coincée dans une auto-tamponneuse. HANCOCK Belle Mélanie, si vous partez, je risque de mourir ! CHRIS HANCOCK Pourquoi ne suis-je pas encore mort ? ADAMS Ce sera ma propriété. Elle sera à moi, rien qu'à moi ! DEBORAH C'en est assez, ça suffit ! Le temps des colonies, c'est terminé. Mélanie a le droit de décider si elle a envie qu'on la courtise. ADAMS HANCOCK ADAMS HANCOCK Okay, Deb. ADAMS Ouais, elle est bien bonne, Deb. DAN Attendez, elle est sérieuse. CHRIS Et Mélanie n'aura aucun prétendant, parce que vous rentrez tous les deux chez vous. HANCOCK Non, je veux et j'exige que tu renonces à cette femme. ADAMS Et j'exige que tu croupisses au fin fond d'une tourbière. HANCOCK C'est d'une telle bassesse ! Comme si tu ignorais que j'ai toujours détesté cette puanteur ! DAN En fait. Ça s'appelle du fumier, les gars ! ADAMS Aucun souci, Daniel. De toute façon, il n'y pourra rien ! Ce gars est un poltron. HANCOCK DEBORAH C'est le mot de la fin ! Il n'y pas de pire adjectif pour qualifier un homme. DAN Ça veut dire quoi poltron ? CHRIS C'est un lâcheur ! HANCOCK Et comment oses-tu me traiter de poltron ? HANCOCK Je te mets au défi de m'affronter pour un duel. DAN D'accord, d'accord, les gars. CHRIS C'est ce que j'attends de voir depuis le début. Laisse-les faire. ADAMS Un duel ? HANCOCK Pistolets et duel au milieu des champs. ADAMS Alors. Je. l'accepte. Je suis impatient de porter le collier que j'aurai fait avec tes dents. DAN Je suis impatient de souiller ton cadavre avec mon urine. CHRIS ADAMS Alors je mettrai ta coiffe sur un pic, pour en faire le porte-manteau des guenilles et des chiffons. HANCOCK Et moi, je t'enterrerai un demi-pied sous terre. J'aurai alors tout le loisir de piétiner ton corps, une fois que j'aurai déterré ton cadavre. ADAMS Je suis impatient de voir ton crâne tomber sous les balles. HANCOCK Je serai ravi de danser la gigue sur ce qu'il restera de ton torse. ADAMS Crâne de balles ! HANCOCK Danse du torse. CHRIS Ouais ! Un véritable duel colonial. DEBORAH DAN Hé ! Tu ne veux pas utiliser la machine qui nous sert de lave-linge. DEBORAH Oh, avec celle-ci les vêtements sont bien plus croustillants. DAN C'est dingue toute cette histoire de duel, hein ? DEBORAH Ben ouais ! DAN Cela dit, j'ai de super nouvelles. D'accord, tu m'as renvoyé, mais. Tu sais ce qui est primordial dans n'importe quel magasin ? DEBORAH Une porte. DAN Quoi ? DEBORAH S'il y en a pas, personne ne rentre à l'intérieur. DAN C'est vrai, oui, non, en fait okay, ouais ! Alors quel est le deuxième truc primordial pour n'importe quel magasin ? Je te le dis, c'est la publicité ! Est-ce que tu connais ce concept ? DEBORAH Je crois bien que oui. Un jour, l'épicier a augmenté le prix de l'orge et les villageois ont décidé de le brûler vif. DAN Ça, c'est de la mauvaise publicité. Mais j'ai fait en sorte que notre bar à glace obtienne de la bonne publicité. Avec un article dans un grand journal local, le "Bedford examiner". DEBORAH Je croyais que les journaux servaient à aborder des questions de société sérieuses. DAN Pas du tout. Ils sont faits pour les gens qui n'ont pas de téléphone pour lire quand ils sont au petit coin. CHRIS Okayay, qui est prêt à essayer des armes et à tuer pour son grand amour ? HANCOCK Et est-ce que on pourra choisir l'arme qu'on voudra ? CHRIS Bien sûr ! DAN Ouais. ADAMS Oh la la ! DAN Qu'est-ce que tu fous ? Et admettons qu'ils se blessent ? Ça peut changer le cours de l'histoire, non ? CHRIS Ils font ça pour se donner en spectacle. Et puis, on sera leurs assistants. On pourra toujours négocier avec eux pour trouver un accord. DAN Ouais. Adams voulait que je le seconde, mais je l'ai déjà promis à Hancock. CHRIS Quoi ? Adams m'avait pris comme premier deuxième choix. DAN Il voulait dire que t'étais son premier "deuxième" choix. CHRIS Peu importe, les meilleurs professeurs sont toujours spécialisés dans un seul grand domaine. Prenons l'exemple de Monsieur Cobell, c'est un grand spécialiste des métiers à tisser amérindiens. DAN C'est extrêmement vaste. CHRIS Oui, mais en assistant à ce duel, j'aurai des connaissances historiques qu'aucun autre collègue n'aura. Ils seront obligés de me rendre mon boulot. HANCOCK Les gars ! ADAMS Celle-ci. HANCOCK Je veux celle-ci. HANCOCK Prends ça, espèce de bon à rien ! Tu vas finir écrabouillé par une pluie d'étincelles ! Voilà comment tu finiras. ADAMS Je tirerai à bout portant, sale canard boiteux. Tu finiras dans le caniveau comme un porc en décomposition ! DAN Tu crois toujours que c'est une bonne idée ? CHRIS Ouais ! C'est comme un cours d'histoire en direct. ADAMS CHRIS Et on va même savoir ce que les pères fondateurs pensent de la législation sur les armes. DAN J'entends rien de ce que tu dis. CHRIS S'il vous plaît. Dites-moi. C'était vraiment à ce genre d'armes à feu que vous pensiez quand vous rédigiez le deuxième amendement ? HANCOCK C'est exactement ce qu'on avait imaginé ! ADAMS HANCOCK ADAMS Hé Hancock, c'est ta tête ! DAN Désolé d'avoir mélangé les vermicelles chocolat et les vermicelles arc-en-ciel. Je Je vais les trier à la main. DEBORAH MONA Salut, euh. Je suis Mona, du Bedford Examiner. DAN Oh, oui. Euh, je vous en prie, asseyez-vous. Moi c'est Dan. DEBORAH DAN Euh et c'est ma petite amie, Deb. Si je peux me permettre. L'article que vous avez écrit, à propos de la souris qui a détruit un gazébo, c'était vraiment une grande leçon de journalisme. MONA Merci, j'avoue que cette souris était une sacrée teigne. DEBORAH Vous pourriez peut-être avoir envie de goûter nos glaces pendant l'entretien. MONA DEBORAH Cela vous semblera certainement approprié. MONA Pourquoi cette modestie ? Elle est excellente. DEBORAH Si nous pêchons d'orgueil, nos clients ne viendront pas. MONA DAN J'ai bien peur que ce soit "la meilleure glace de la Nouvelle Angleterre", et n'hésitez pas à me citer. MONA DAN Allez-y. Notez-le. MONA J'ai imprimé. DEBORAH MONA Alors. DEBORAH MONA Vous avez acheté ce bar tous les deux. Et elle vous a viré dès le premier jour ? DAN DEBORAH Daniel, pourquoi tu lui as dit ça ? DAN J'étais bourré quand je l'ai appelée, c'est pour ça. DEBORAH MONA Non, c'est une excellente accroche, croyez-moi. Vous vous êtes connus comment ? DAN On s'est connu comment ? On s'est rencontré euhm. DEBORAH Il est venu se présenter à moi. DAN J'étais en voyage et euh. C'était il y a longtemps, mais. DEBORAH DAN J'avais l'impression de de la connaître depuis des siècles. DEBORAH C'est vrai ! Comme le dit l'expression. Je m'en souviens comme si c'était hier. DAN Le temps se joue de nous. Vous trouvez pas ? Le temps nous joue des tours. DEBORAH DAN C'est vrai, même si ça s'est passé il y a longtemps, on dirait que ça vient juste d'arriver. DEBORAH MONA Vous êtes sûrs de répondre à ma question ? Parce que c'est une réponse étrange et plutôt vague. DAN DEBORAH Oui, ça en a l'air. DAN En tout cas, ça n'a rien d'étrange. MONA Et donc.Vous vous êtes connus comment ? DAN DEBORAH DAN À l'école primaire. MONA Vous venez de dire que c'était pendant un de vos voyages. DAN On était en voyage scolaire. DEBORAH Et croyez-moi, c'était un merveilleux voyage. DAN DEBORAH L'ère primaire était si riche. DAN MONA Vous étiez dans quelle école ? DAN Vous êtes sérieuse là ? Qui pourrait se souvenir du nom de son école primaire ? MONA Généralement, tout le monde. DAN Je m'en souviens aussi, c'était la Monroe Grade School. DEBORAH MONA Okay. Euh Vous avez quelque chose à ajouter ? DEBORAH Les quakers seront toujours les bienvenus chez nous, leur timidité n'a aucune importance. DAN MONA Deborah, excusez-moi de prendre les devants, mais euhm. Au cas où vous auriez besoin d'aide... Je vous laisse ma carte. DEBORAH C'est un joli morceau de papier avec votre nom dessus et et plein de numéros bizarres. J'en prendrai grand soin. MONA Entendu. DAN Au revoir ! AMB BAR CAFETERIA CHRIS Adams a craqué hier soir. Il a avoué qu'il était mort de trouille. La négociation n'en sera que plus facile. DAN C'est super, c'est super. CHRIS Mais vu qu'ils sont tous les deux bourrés d'orgueil, il va falloir jouer serré. DAN Super ! CHRIS Dan, pourquoi est-ce que tu fais semblant de lire le journal ? DAN Oh, juste comme ça. C'est parce que Deb et moi, on va avoir un bel article dans ce journal. CHRIS Okay, j'aurais jamais pensé dire ça un jour mais pourquoi tu vas passer dans le journal ? DAN Bon sang ! Chris, tu poses de ces questions ! Je crois bien que j'ai encore été interviewé pour passer dans le journal ! Ils écrivent un petit article sur Deb et moi et sur notre bar à glace. CHRIS Pourquoi est-ce que tu laisserais un journaliste venir fouiner dans ta vie ? DAN Détends-toi ! J'ai besoin de publicité. J'ai besoin que ce bar fonctionne pour que Deb reste avec moi par la suite. Et puis tous les articles parlent d'armurerie, c'est déjà assez chiant comme ça ! CHRIS Tu vis avec une femme qui vient de mille-sept-cent-soixante-quinze. DAN Je te signale qu'elle a un nom. Et que cette femme s'appelle Deb. CHRIS On fait des voyages dans le temps ! DAN Ça, on en a pas parlé. CHRIS C'est hallucinant ! C'est de l'argent qu'on a volé à Al Capone. On s'est servi des pères fondateurs pour acheter un bar à glaces. C'est pas le moment de déconner ! DAN Sauf que tu vaux pas mieux que moi. CHRIS En toute objectivité, je vaux bien mieux que toi. DAN T'as gardé Hancock et Adams pour organiser des combats d'une autre époque. CHRIS Si jamais un de leurs journalistes découvre la vérité. T'as une idée de ce qu'il se passera pour nous deux ! Tu dois trouver une solution. DAN Chris ! Il n'est pas question que je liquide un journaliste. CHRIS Quoi ? Non, c'est cet article qu'il faut liquider. AMB BAR CAFETERIA DEBORAH Oh ! C'est Mona, notre journaliste. Bonjour ! MONA Salut ! Euh. Vous disiez que vous aviez d'autres informations pour mon article. DAN Euh. Oui, c'est ce qu'on a dit. Nous avons de nouvelles informations pour l'article. Il vaudrait mieux pas le faire. DEBORAH Oui. J'étais ravie de vous rencontrer, ça fera dix pour cent de remise sur votre prochain cornet. MONA D'accord. Wouahh ! Vous savez quoi, euh. J'aurais encore une dernière question. DAN MONA Vous n'auriez jamais vu ces deux hommes ? DAN Non Je. DEBORAH DAN Je n'ai jamais vu ces femmes de toute ma vie. DEBORAH Non, ça ne me dit rien du tout. MONA Vraiment ? Parce que en fait. Ils ont racheté l'ensemble des locaux. En liquide. Et ils ont signé les papiers avec les noms de John Hancock et de Sam Adams. DEBORAH DAN DEBORAH DAN DEBORAH DAN MONA DEBORAH Ça fait tellement bizarre ! Parce que Sam Adams et John Hancock ce sont Des hommes célèbres de la période coloniale et là On est en deux-mille-dix-sept, alors. Ce sont certainement des noms d'emprunts. DAN MONA C'est évident. Mais Pourquoi ils ne veulent pas donner leurs vrais noms ? DAN D'accord. On avait un deal. Ces deux grosses femmes sont des agents fédéraux, et on fait partie d'un programme de protection des témoins. DEBORAH MONA Comment ? DAN Donc, ils nous ont mis ici. DEBORAH Pour qu'on vende des glaces. DAN Pour vendre des glaces parce qu'on a vu des mafieux commettre des meurtres. DEBORAH Al Capone. DAN Oui, c'est Alex Capone. Alex Capone. Et euhm. Voilà pourquoi ils nous ont envoyés ici. MONA Okay, vous êtes donc des témoins sous protection fédérale qui ont qui voulaient apparaître dans le journal ? DAN Ça fait une semaine qu'on suit le programme. DEBORAH Ouais en fait, on a encore du mal ! On n'arrête pas de dire à tout le monde qui on est. DAN Mais bien entendu, si vous décidez de publier cet article, vous devenez complice d'un assassinat Et là euhm. Alors peut-être que vous devriez trouver un autre sujet pour votre article. Un gazébo, par exemple. DEBORAH Ouais ! MONA Je vous remercie pour le temps perdu. DEBORAH Y'a pas de quoi. Merci pour votre compréhension. DAN Y'a pas de quoi ! Nan mais tu vois ? Qu'est-ce qu'elle est chouette ! DEBORAH Très chouette ! ADAMS Ma vie repose entièrement entre vos mains, Chris. Oh, je suis mort de trouille. CHRIS Aucun souci, cher ami, je promets qu'il ne vous arrivera rien. ADAMS Si vous saviez à quel point j'aime cette Mélanie. CHRIS Mais vous avez une femme en mille-sept-cent-soixante-quinze. ADAMS Hé, calmez-vous, c'est bon ! CHRIS DAN Oh, les voilà. Je vais faire un dérapage de série policière. HANCOCK De conducteur à conducteur, comme Mac Nulty dans "The Wire". Très bonne série ! CHRIS Oh, les voilà. ADAMS HANCOCK Dan, ta glace s'est mise à couler sur ton bras. C'est du gâchis. DAN T'as la langue qui rape. HANCOCK DAN CHRIS DAN Vite, on change de place. CHRIS CHRIS DAN Allez, c'est rien qu'une minuscule petite rayure. Ça se répare en moins de deux. Je t'ai quand même pas loupé. CHRIS Cette bagnole était la seule chose que vous n'aviez pas encore bousillée ! DAN Détends-toi ! CHRIS Quoi ? DAN Je retournerai dans le passé et je te ramènerai une caisse. CHRIS Elle rentrera jamais dans le sac, espèce de gros naze ! ADAMS Chris, cette histoire de voiture ne concerne que vous et Dan. Euhm Peut-être pourrions-nous commencer à renégocier les termes de notre duel ? HANCOCK ADAMS Il me semble que nous étions venus pour ça. CHRIS Oh, je vois, je vois. Vous venez juste de détruire mon appartement et j'ai bu votre pisse. HANCOCK Bon Dieu ! Encore cette histoire ! ADAMS Je me souviens très clairement lui avoir dit : "Chris, c'est de la pisse". Bien avant qu'il la boive. HANCOCK Mais vous ne l'avez pas entendu, parce que vous en aviez plein le gosier, jamais je n'avais vu un visage aussi radieux ! DAN Qu'est-ce qui t'as marqué à ce point pour que tu continues à remettre ça sur le tapis ? CHRIS Vous savez quoi ? Je vous déteste tous ! En avant pour le duel ! DAN Chris, fais pas de conneries. Chris, fais pas ça ! ADAMS Faites pas de conneries, Chris. HANCOCK C'est cool ! Tout ça aura été beaucoup moins loin que ce que j'avais prévu. ADAMS HANCOCK DAN Chris ! Chris ! Il faut faire quelque chose. Si jamais ils se tirent dessus, on risque d'empêcher la Guerre Civile ou plein d'autres trucs. Attends, reviens, mec. Essaie au moins de. Écoute, je suis désolé, d'accord. Je me suis débarrassé de la journaliste. Essayons juste de. On repart à zéro. On efface tout. ADAMS Bonjour. Je suis Samuel Adams. HANCOCK Qui êtes-vous, messieurs ? Où suis-je ? Et qu'avez-vous fait à mon cheval ? CHRIS Ça doit vous servir de leçon. MELANIE Alors, ils vont se battre pour moi ? DEBORAH Je suis désolée de t'impliquer dans un rituel si barbare et et aussi sexiste que celui-ci. C'est complètement dépassé aujourd'hui. MELANIE Ça me gêne pas ! C'est valorisant pour moi. Ces derniers temps. Je m'étais mise à fréquenter des chauves. DEBORAH Non ! CHRIS Quelque chose à ajouter, messieurs ? HANCOCK C'était uniquement pour la baise. ADAMS Amen. HANCOCK Dos à dos. MELANIE DEBORAH ADAMS Un, deux, trois, quatre, cinq, six. HANCOCK CHRIS DAN DEBORAH ADAMS HANCOCK DEBORAH Daniel ! Daniel ! DAN DEBORAH DAN Il m'a tiré dessus. DEBORAH CHRIS C'est des balles de peinture ! Comme si j'allais faire ça avec des vrais flingues. DEBORAH CHRIS Je voulais seulement vous donner une bonne leçon. DAN Et c'était quoi ton objectif ? DEBORAH CHRIS Vous apprendre que vos actes ont des conséquences. ADAMS HANCOCK ADAMS Ça, c'était un joli coup de théâtre. On s'était secrètement réconciliés, tous les deux. On a seulement voulu aller jusqu'au bout pour vous donner une leçon. HANCOCK L'amour triomphe de tout. DAN C'est ça votre leçon ? ADAMS C'est subtile, mais tout y est. HANCOCK Votre dispute était bien plus idiote que la nôtre. ADAMS Vous ne faites que chipoter pour des choses matérielles. Ce qui n'a aucun sens ! DEBORAH CHRIS Vous pensiez que c'était des vrais flingues et vous avez tiré. ADAMS Exact. Désolé. HANCOCK Les armes de l'époque étaient si défaillantes, qu'on ne tirait sur l'adversaire que quand on était sûr de rater sa cible. ADAMS Tout à fait ! DEBORAH ADAMS Des armes qui tirent de la peinture. HANCOCK ADAMS HANCOCK ADAMS Jamais je n'aurai pu imaginer une chose pareille ! CHRIS ADAMS Tout compte fait. Je devrais peut-être la laisser à terre. HANCOCK CHRIS Je ne vois rien. DAN DEBORAH CHRIS Je ne vois rien. HANCOCK De toute façon ! T'as presque rien raté. Juste un magnifique terrain par une belle journée. Oh regarde. C'est le visage de Dieu en forme de nuage. CHRIS Mais où ? DEBORAH DAN Je te rendrai visite. DEBORAH CHRIS Pas la peine. ADAMS Salut. MELANIE Salut ! Tu ressembles à Axel Rose en version super javel. Ça te dirait d'aller boire un truc ? ADAMS C'est avec un très grand plaisir que j'accepte. HANCOCK Très cher camarade. Je t'adresse toutes mes félicitations. Non seulement pour avoir transmis tes précieux conseils à ces deux tourtereaux. DEBORAH HANCOCK Mais aussi pour avoir réussi à trouver le grand amour en cours de route. DEBORAH ADAMS MELANIE Ouais allez, on bouge ! ADAMS MELANIE Touche pas à la marchandise ! ADAMS HANCOCK DEBORAH Toujours pas de toilettes, je présume. ADAMS DAN Comment s'est passé le rencard ? ADAMS Maudit soit l'homme colonial qui s'aventure aveuglément dans les méandres de la sexualité moderne. MELANIE Je fais ni les tarés, ni les pleureuses, et là j'ai touché le gros lot. ADAMS C'est pas vrai. MELANIE Non. Je veux plus t'entendre. Voilà sa chemise à franges. Il était pas foutu de la remettre, vu comme il tremblait ! DEBORAH Merci ! HANCOCK Oh, Sam ! Ressaisis-toi. Garde la tête haute, frère d'arme. Aurais-tu déjà oublié ce satané sorcier des mers qui t'as plongé dans un mutisme de quarante jours ? Ce ne sont que des broutilles si on les compare à ça. ADAMS Nous avons vu tellement d'horreurs tous les deux, mon cher ami. HANCOCK Il revient à lui. Je retrouve enfin mon vieux copain, Sam. Ça, c'est le Sam que j'apprécie. DAN Allez, les gars, on retourne dans le sac. Allons-y. Vous avez des choses à faire dans le passé. HANCOCK Daniel. Depuis que j'ai été confronté à la mort, dans le futur. J'éprouve un sentiment de liberté que je n'avais jamais ressenti par le passé. DAN ADAMS Je viens à peine de m'inscrire à "Planet fitness", ce serait de la folie de m'en aller maintenant. HANCOCK Alors dans ce cas On met les voiles ! DAN Non ! DEBORAH Arrête-les ! HANCOCK ADAMS Vive le futur ! DAN Deb, attends ! DEBORAH J'avais seulement l'intention de viser le grand dans les mollets. Je voulais le faire tomber sur le plus petit. DAN Si tu savais comme je t'aime. NURSE Oh, désolée mademoiselle. Aucune visite. DEBORAH Oh non, ça ira. Je suis de la famille. CHRIS Non, pas du tout. DEBORAH Chris ! Christopher ! T'es bien réveillé ? Est-ce que t'es endormi ? CHRIS Est-ce que Dan est avec toi ? DEBORAH Oh, non. Il Il avait peur que tu lui jettes quelque chose dessus. Donc, il m'a envoyé à sa place. CHRIS Encore un truc de mauviette. DEBORAH Non il a seulement eu peur parce que votre amitié a beaucoup d'importance pour lui. CHRIS Il a foutu ma vie en l'air. Ce n'est pas mon ami. Ça ne l'a jamais été. DEBORAH Comment tu peux penser ça ? CHRIS C'est la vérité. On avait uniquement été réunis par les circonstances. Vous ne connaissez absolument rien sur moi. DEBORAH CHRIS C'est quand mon anniversaire ? DEBORAH C'était le onze septembre. CHRIS Quoi ? Non. Aujourd'hui. C'est aujourd'hui mon anniversaire. DEBORAH Joyeux anniversaire ! CHRIS Il faudrait peut-être mieux que nos chemins se séparent ici. Plus de voyages dans le temps, plus de questions historiques idiotes. Je prends la décision de ne plus jamais vous revoir. DEBORAH Tout ce que j'espère, c'est que ta vue te permettra de nous revoir un jour. CHRIS Au revoir, Deborah. DEBORAH Au revoir. TV REPORTER Voici sans plus attendre, notre héroïne du jour. À l'âge de neuf ans elle est restée plus de quatre-vingt heures coincée dans une auto-tamponneuse. ADAMS HANCOCK ADAMS CHRIS Mon anniversaire ! MONA