CHEVIE_ROACH CLARE_MORRISETTE_CALVERT JACK_RAZO JOHNNY_ROLFE JONNY_ROLFE KATIE_SARVELA KYLE_SARVELA MARIO_QUEZADA RUDY_HAMILTON RYDER_ROACH RYDER ROACH Au revoir, papa�! CHEVIE ROACH Je sors de chez moi. Rudy m�a appel�. Il y a un ours noir sous son porche qui essaie de rentrer. Comme il n�aime pas tuer, il m�a demand� de venir. Il a dit que c��tait peut-�tre un messager. Je ne sais pas trop ce qu�il a voulu dire, donc je vais aller voir. Il n�y a rien. Ben, dis donc�! RUDY HAMILTON Il doit avoir faim. CHEVIE ROACH Je ne le vois pas. Je vais attendre un peu au cas o� il reviendrait. RUDY HAMILTON Oui. CHEVIE ROACH Il a essay� de rentrer par cette fen�tre�? RUDY HAMILTON Oui, cette fen�tre-l�. On voit les marques sur la vitre. J�allais me pr�parer un th�. J�ai des plantes dehors. Il �tait juste l�. J�ai failli faire une crise cardiaque. CHEVIE ROACH Je vais continuer � le chercher. Il y a une tache sombre, l�. Je pense que c�est lui. Au milieu des arbres, l�-bas. On va attendre. Non, ce n�est pas lui. Je ne pense pas. Je vais retourner chez Rudy. Il y a plus qu�� attendre. Je vais aller attendre � l�int�rieur, au cas o� il reviendrait. RUDY HAMILTON Il essaie de grimper jusqu�� la fen�tre du haut. CHEVIE ROACH Tu crois�que c�est ce qu�il avait en t�te�? RUDY HAMILTON Je pense, oui. Il redescend de l�arbre, l�. CHEVIE ROACH Ah, ouais. Il a coll� le nez � la fen�tre�? RUDY HAMILTON Oui. CHEVIE ROACH Ah, ouais. RUDY HAMILTON Il essaie de rentrer par la fen�tre. CHEVIE ROACH Elle est super, cette photo. RUDY HAMILTON Oui. Et puis, j�ai entendu la porte de derri�re tomber. C�est ce qu�on appelle un messager. Je ne sais pas quelle est la teneur de son message mais il va se passer quelque chose. C�est pour �a que j�ai pr�f�r� le laisser tranquille. On n�est pas vraiment cens� les tuer. Quelqu�un d�autre peut-�tre, mais pas moi. CHEVIE ROACH Il essaie de te dire quelque chose�? RUDY HAMILTON Oui, je pense. Je n�ai pas eu envie de sortir pour aller le voir, parce que si ce n�est pas un messager, j�aurais �t� trop pr�s. MARIO QUEZADA Je me sens bien en Alaska, et ce sera le cas aussi longtemps que je pourrai subvenir � mes besoins avec les ressources dont nous disposons. MARIO QUEZADA Ouah, regarde �a. CLARE MORRISETTE CALVERT Magnifique�! MARIO QUEZADA Ouah�! CLARE MORRISETTE CALVERT Il y a un sacr� courant, dis donc. MARIO QUEZADA Fais attention. CLARE MORRISETTE CALVERT Oui. MARIO QUEZADA C�est raide. CLARE MORRISETTE CALVERT Oui. MARIO QUEZADA On arrive � temps pour l�ouverture de la p�che � l��puisette sur la rivi�re Copper fix�e � minuit. CLARE MORRISETTE CALVERT C�est bon�? MARIO QUEZADA Oui. C�est une exp�rience extr�mement enrichissante, mais aussi tr�s dangereuse, qui peut m�me vous co�ter la vie. CLARE MORRISETTE CALVERT Ouh. MARIO QUEZADA On est arriv� en bas, enfin. Il faut vraiment que la corde soit bien tendue, parce que si tu tombes � l�eau, tu seras emport�e, et la seule chose qui te sauvera la vie, c�est cette corde. CLARE MORRISETTE CALVERT Oui, c�est clair. MARIO QUEZADA OK, bonne chance. Quand tu sens quelque chose taper contre le filet, tu le rel�ves d�un coup sec pour pas que le saumon s��chappe du filet. C�est l��poque de l�ann�e o� le saumon rouge remonte la rivi�re Copper pour aller frayer. CLARE MORRISETTE CALVERT Allez, les poissons. MARIO QUEZADA On est autoris� � p�cher poissons, dont un saumon royal. On a heures pour p�cher notre stock de saumon pour l�ann�e. Parfois, tu sors juste ton filet de l�eau pour le d�placer et tu te retrouves avec un poisson dedans. C�est une p�che surprise, en fait. On ne sait jamais ce qu�on va attraper, mais le plus important, c�est de jouer quoi qu�il arrive. CLARE MORRISETTE CALVERT Oh oh oh�! MARIO QUEZADA Il �tait �norme, il �tait �norme. CLARE MORRISETTE CALVERT Ouais. [RIRE]�Pas de bol. Bon. MARIO QUEZADA T�en as un�? CLARE MORRISETTE CALVERT Non, j�ai cru que j�en avais un. MARIO QUEZADA Oh, moi aussi. JONNY ROLFE J�ai besoin d�une bonne source de prot�ines pour gravir ces montagnes, faire avancer mon cano� sur tous ces lacs, randonner dans la toundra. Le plus important pour moi, c�est de trouver une bonne source de nourriture. C�est bien, Java. Mange, la randonn�e va �tre longue. Je me pr�pare � partir � la chasse. Donc, je mange un peu avant de partir. Un peu de viande, �a va �tre sympa, parce que quand j�arrive ici, je n�ai pas de prot�ines. Je me contente de ce que j�apporte sur mon dos. Des haricots, du riz, du quinoa. Donc, il faut que j�aille chercher de la viande. T�as bien mang�. L�accessoire indispensable pour aller chasser. Ma carabine. C�est une carabine - . J�aime bien les gros calibres parce que je passe pas mal de temps ici l�hiver. Les grizzlis, �a va, c�est pas vraiment un probl�me, mais les ours, il y en a � cette p�riode de l�ann�e. Donc c�est bien de pouvoir compter sur une arme avec laquelle je peux abattre un caribou, un �lan, un grizzly, n�importe quel animal, que ce soit de la nourriture ou un pr�dateur. Vu comme tu restes plant�e l�, j�imagine que t�en voudrais encore. T�as mang� plus que moi. Par o� tu veux aller�? JONNY ROLFE C�est l�une des chasses les plus importantes de l�ann�e qui me permet de passer l�hiver. L�id�al pour moi, c�est de tuer deux, trois caribous. Il y a plus qu�� esp�rer qu�il y en ait dans le coin. Je vais commencer par couvrir le plus de terrain possible voir ce que je peux r�colter comme informations. Et avec tous ces �l�ments, je vais construire un petit puzzle dans ma t�te qui va me permettre de d�terminer par o� ils sont all�s, d�o� ils viennent. Et voir si je peux trouver un endroit o� les intercepter. Tout ce blanc, l�, c�est de la mousse � caribou, ce dont ils se nourrissent. Ils arrivent par troupeaux entiers et d�vorent tout sur leur passage, champignons, airelles rouges, cette plante-l�, et ils mangent aussi leurs baies. Moi aussi, c�est super bon. Allez, Java�! C�est bien. H�, h�, reste derri�re. Viens l�. Viens l�. Par-l�, il y a un lac, que j�appelle l��tang parce qu�il est petit. Et il y en a un autre de ce c�t�-l�. Les caribous descendent de cette montagne et il leur arrive de traverser ce petit pont entre les deux. Donc l�, je vais essayer de voir si les traces vont par-l� ou par-l�. L�, il y a des empreintes dans la boue, qui datent d�une semaine ou deux. Je n�essaie pas de rattraper les caribous mais de voir dans quelle direction ils se dirigent. Ils ont tendance � tous emprunter le m�me chemin. Ils suivent les traces des autres caribous. Leur objectif, ce sont leurs aires d�hivernage. Le mien, c�est d�en abattre un avant qu�il n�atteigne son aire d�hivernage. La bonne nouvelle, c�est que ce sont des petites empreintes. De femelles ou de faons. On est juste avant le rut, juste avant la p�riode de reproduction. Les m�les, eux, sont un peu plus agressifs. Mais ils ne sont pas encore pass�s, il n�y a pas de grosses empreintes. Pur�e. Souvent, je me mets la pression tout seul. Je me demande s�il n�est pas trop tard dans l�ann�e, ou trop t�t. En fait, on ne sait jamais ce que font les animaux. Ah, ces caribous, ils me donnent du fil � retordre. Mais j�adore �a. KYLE SARVELA �videmment, ce n�est pas sans danger, la mer. C�est impr�visible. Mais �a nous permet de manger, �a nous permet de survivre. KYLE SARVELA On est bien tomb�, franchement. KATIE SARVELA On peut p�cher juste devant la maison. KYLE SARVELA Oui, et on peut p�cher devant la maison. C�est g�nial. Allez, du saumon argent� aujourd�hui. KATIE SARVELA Tu m�apportes la bou�e�? KYLE SARVELA Oui. KATIE SARVELA OK. J��teins le temps qu�on installe tout. KYLE SARVELA D�accord. On va d�rouler la corde aussi. KATIE SARVELA D�accord. On installe le filet et apr�s, on d�roule la corde. Pr�t�? KYLE SARVELA Oui. L�id�e aujourd�hui, c�est d�attraper du saumon argent�. C�est bon. Quand la mar�e est basse, on pose les filets sur l�estran, et une fois qu�elle est haute, on met le bateau � l�eau. KATIE SARVELA C�est bon, celui-l�? KYLE SARVELA On monte dans le bateau, on va � chacune des bou�es, et l�� C�est bon. � on commence � p�cher. KATIE SARVELA Oui, elle remonte, l�, c�est clair. Et les saumons argent�s vont remonter avec. En fait, si on a de la chance, une seule journ�e de p�che suffit � remplir le cong�lateur. KYLE SARVELA Allez. KATIE SARVELA Voil�. Nickel. KYLE SARVELA OK, les filets sont pos�s. On peut appeler Jack voir s�il peut descendre le bateau. Et on pourra p�cher. On a juste eu le temps d�installer tous nos filets. Voil� Jack. KATIE SARVELA Pile poil. Jack est notre voisin. Il se trouve qu�il a son permis de p�che, donc on a d�cid� de faire �quipe ensemble. Il faut �tre deux pour mettre le bateau � l�eau. Donc, Kyle et Jack vont le faire ensemble. KYLE SARVELA Salut, Jack�! En forme�? KATIE SARVELA Le mot ��voisin�� n�a pas du tout la m�me signification ici. KYLE SARVELA Allez, on pousse. KATIE SARVELA Voil�. Bonjour, Jack. KYLE SARVELA Le nez face aux vagues. KATIE SARVELA Oui, je sais. KYLE SARVELA Je le tiens. KATIE SARVELA Ouh�! KYLE SARVELA Il y a plein d�eau qui est rentr�e. C�est chiant, ces grosses vagues. Du calme, la mer, du calme. On se calme. Allez. Sois gentille avec nous. JACK RAZO Allez. KYLE SARVELA Elle se rembobine pas�? JACK RAZO Non. C�est pas ce qui �tait pr�vu, �a. KYLE SARVELA Non. OK. Bon, ben, on n�a plus qu�� tirer le bateau jusqu�au filet. On le d�tachera et Katie le tirera pour le ramener sur la plage. KATIE SARVELA Oui. KYLE SARVELA Tu peux le tenir deux secondes�? Le nez de ce c�t�-l�. KATIE SARVELA Ouoh�! �a va�? KYLE SARVELA Ouais. JACK RAZO Il va �tre submerg�, l�. KYLE SARVELA Je vais essayer de l�amener l�-bas. En le poussant. MARIO QUEZADA Ici, en Alaska, si vous �tes pr�t � faire l�effort, vous repartez avec de quoi manger et pas mal de souvenirs en prime. CLARE MORRISETTE CALVERT C�est le courant ou un poisson�? Oh�! Oh�! Ouh�! MARIO QUEZADA Bravo�! Ouh ! CLARE MORRISETTE CALVERT J�en ai un ! MARIO QUEZADA Bravo, Clare ! CLARE MORRISETTE CALVERT Cool. MARIO QUEZADA Super. Je l�ai. CLARE MORRISETTE CALVERT Ououh ! MARIO QUEZADA Bouge pas. CLARE MORRISETTE CALVERT T�as retir� les branchies�? MARIO QUEZADA Oui, c�est fait. CLARE MORRISETTE CALVERT Super�! MARIO QUEZADA Remets ton filet � l�eau. CLARE MORRISETTE CALVERT Ouh�! MARIO QUEZADA Bravo. CLARE MORRISETTE CALVERT Il est beau. MARIO QUEZADA OK. CLARE MORRISETTE CALVERT Et d�un�! MARIO QUEZADA Et d�un�! Pour nous, ils ont une valeur inestimable, ces poissons. On va les mettre � l�eau au bout d�une corde pour les garder au frais. Voil�, il est pr�t, celui-l�. CLARE MORRISETTE CALVERT OK. MARIO QUEZADA �a permet de les garder au frais le temps qu�on attrape les autres saumons. Allez, on y retourne�! C��tait g�nial, Clare. Trop g�nial. CLARE MORRISETTE CALVERT T�as vu �a un peu. MARIO QUEZADA Bravo. Ce qui est g�nial quand on est ici, c�est qu�on oublie qu�il est une heure du matin et qu�il faudrait qu�on dorme. On oublie parce que �a n�a aucune importance, en fait. T�imagines comme tu serais malheureuse si tu devais aller � l��picerie � une heure du mat�. CLARE MORRISETTE CALVERT [RIRE]� MARIO QUEZADA Je me souviens quand on est arriv� en Alaska la premi�re fois, on a atterri, et quelqu�un� Oh�! � quelqu�un est venu nous chercher � l�a�roport, et on est all� direct � la rivi�re. Et en l�espace de trente minutes, on avait d�j� attrap� plusieurs saumons. C��tait notre premi�re aventure ici ensemble. CLARE MORRISETTE CALVERT Oui. MARIO QUEZADA J�en ai un. Ouais�! CLARE MORRISETTE CALVERT Oui�! Bravo. MARIO QUEZADA Super. CLARE MORRISETTE CALVERT Ouh ouh�! MARIO QUEZADA Je l�ai senti se prendre dans le filet. Trop cool�! Il est gros, en plus. CLARE MORRISETTE CALVERT Oui, carr�ment. MARIO QUEZADA Tout est dans les hanches. [RIRE]� Ah, c�est pas vrai, il s�est pris quelque part. Pur�e. Oh, non�! CLARE MORRISETTE CALVERT Quoi�? MARIO QUEZADA J�ai perdu le saumon�! CLARE MORRISETTE CALVERT Non�! MARIO QUEZADA Il a d� se retrouver aspir� sous un rocher et �a l�a arrach� de la corde. C�est triste de perdre un poisson, mais bon, �a arrive de temps en temps. Quel dommage. CLARE MORRISETTE CALVERT Oui. MARIO QUEZADA Bon, il nous reste le gros quand m�me. CLARE MORRISETTE CALVERT Pas de souci. MARIO QUEZADA �a devrait �tre bon, l�. CLARE MORRISETTE CALVERT OK. MARIO QUEZADA C�est g�nant quand m�me. CLARE MORRISETTE CALVERT Il reviendra. MARIO QUEZADA C�est rageant de rater une occasion, j�ai horreur de �a. CHEVIE ROACH Oh, t�as vu ce qu�il a fait. Il a fait tomber� RUDY HAMILTON Bon sang. L�, c�est bon. Il faut s�vir, maintenant. CHEVIE ROACH Il a fait tomber le cadeau que les enfants t�avaient ramen� du parc de Redwood. RUDY HAMILTON �a devient personnel, l�. CHEVIE ROACH J�essaie de reprendre la main. Nos enfants sont tout le temps fourr�s chez Rudy. Je ne laisserai pas cet ours d�cider du destin de mes enfants. Il essaie de rentrer dans la maison. CHEVIE ROACH L�, on essaie de� � de le chasser mais il revient sans arr�t sous le porche. Il arrive par l�� � et Rudy l�a vu devant chez lui, pr�s de la mangeoire pour les oiseaux, donc il faut que je surveille mes arri�res parce qu�il peut faire le tour par-l�, et il me sent c�est s�r, parce que le vent souffle dans la mauvaise direction, en direction de la colline. Donc, il sait que je suis l�, il n�y aucun doute. Il faut juste que j�attende� sans faire de bruit, que j��coute. Ils ont l�ou�e fine, en plus. C�est comme �a que j�aime passer mes mardis matin. Il est l�. Il est l�, il nous regarde. Je pourrais l�avoir, l�, mais il y a une route derri�re. Des gens qui marchent, des voitures qui passent. Il y a une maison, l�. Donc, je peux pas tirer par l�. Ces balles sont tellement grosses qu�elles peuvent lui passer au travers et continuer leur course. L�, la s�curit� des gens passe avant tout. L�ours, on verra apr�s. RUDY HAMILTON C��tait quoi ces coups de feu�? CHEVIE ROACH Un bel ours noir, qui fera d�excellentes saucisses et une belle peau. RUDY HAMILTON C�est le m�me�? CHEVIE ROACH Oui. Je l�ai eu du premier coup, mais j�ai tir� une deuxi�me balle pour �tre s�r de ne pas avoir � lui courir apr�s dans les rues de la ville. RUDY HAMILTON On va pas attendre qu�il neige pour l�enlever. CHEVIE ROACH Non, on va pas attendre qu�il neige. RUDY HAMILTON Comment tu comptes faire�? Tu vas le tirer�? CHEVIE ROACH Oui, je vais aller chercher le quad. RUDY HAMILTON Oh, OK. CHEVIE ROACH Je le mettrai � l�arri�re pour pas mettre de sang partout. RUDY HAMILTON Oui. Tr�s bien. CHEVIE ROACH Mon beau-p�re ne veut pas tuer les ours, il a ses raisons et je ne les remets pas en question. On les enroule�? RUDY HAMILTON Oui. CHEVIE ROACH Il a des principes sur lesquels il est tr�s � cheval. RUDY HAMILTON Oh. CHEVIE ROACH C�est bon de ce c�t�-l�. Il est tr�s attach� aux traditions, ce que je respecte, c�est sa fa�on de vivre. Mais ce n�est pas la mienne. Il me respecte pour qui je suis, et ma fa�on de faire les choses. Et on travaille ensemble. RUDY HAMILTON Tu t�es fait mal au dos�? Je soul�ve et tu la retires. CHEVIE ROACH OK. Tu te serais bien pass� de tous ces efforts. RUDY HAMILTON Ouais. Bon, en m�me temps, je suis content qu�on l�ait eu, je suis content d�en �tre d�barrass�. Bravo, en tout cas. CHEVIE ROACH OK. A bient�t. RUDY HAMILTON Oui. KYLE SARVELA On a des mar�es parmi les plus grandes au monde ici. �a brasse pas mal. Il faut vraiment �tre pr�t quand l�eau commence � monter parce que �a monte tr�s tr�s vite. KYLE SARVELA Il faut qu�on mette l�avant vers le large. JACK RAZO Comment �a tape. �a tape fort, l�. KYLE SARVELA �a va prendre trois mille ans. Je pourrais peut-�tre le tirer avec le pick-up. JACK RAZO Oui. KYLE SARVELA Je vais le chercher. [BIP]� Je pensais que le moteur marcherait. ǒaurait �t� bien. Mais le sort en a d�cid� autrement. KATIE SARVELA Attends�! Il faut que tu sois plus dans l�eau. KYLE SARVELA T�es s�re�? KATIE SARVELA �a va aller. Bouge plus. KYLE SARVELA Je pensais qu�� deux, on pourrait le mettre � l�eau mais c�est impossible avec ces vagues. On va avoir besoin du pick-up. On va le mettre � l�eau avec le pick-up, et une fois dessus, on tirera sur la ralingue pour l�amener jusqu�� la bou�e. On d�crochera les filets et l�, on pourra les ramener. KATIE SARVELA Stop. C�est bon. KYLE SARVELA C�est bon�? KATIE SARVELA Oui. C�est attach�. JACK RAZO OK. KATIE SARVELA Oh� [BIP]� Pur�e. C�est pour �a que j�aime pas les bateaux. Ils ne marchent jamais quand on en a besoin. KYLE SARVELA On n�est pas dans le bon sens. OK, c�est bon. C�est parti. Ah, il y en a ! JACK RAZO Plein�! KYLE SARVELA On y est. Salut, le poisson�! Les poissons. Trois. Cinq, on en a cinq. Attends, je le d�tache. Un de d�fait. Voil�. Super. Je vais le tirer jusqu�� la deuxi�me. JOHNNY ROLFE Ces terres sont un livre ouvert avec toutes ces choses � voir, � sentir, � entendre. C�est un don de la nature. Ces informations me permettent de devenir meilleur chasseur. Et aussi d�avoir l�esprit en paix. JOHNNY ROLFE Il y a une belle coul�e, l�. On la voit bien. Elle est pas toute r�cente. Mais ils passent toujours au m�me endroit de toute fa�on. C�est un �lan, �a. La vie est dure pour ces animaux. Vous avez vu la taille de l�orbite. Elle est �norme. Toutes mes dents r�unies font le volume d�une seule de ces dents pratiquement. Il reste encore un peu de chair, l�. Il date de cet hiver, je pense. Il y a tellement de loups dans le coin. C�est parce que les caribous sont dans les parages en ce moment. Mais si un �lan se retrouve seul, les loups ne lui laisseront aucune chance. C�est une coul�e tr�s fr�quent�e, �a. Je vais m�arr�ter un peu pour observer avec mes jumelles. Il y a peut-�tre un �lan quelque part sur la rive l�-bas. Allez, les �lans. Aucun signe de caribou ou d��lan. Mais je suis l� pour essayer d�interpr�ter les signes, donc je vais continuer. [BIP]�J�y crois pas�! Un castor [BIP]�! Je n�avais encore jamais vu de castor par ici. Il est l�. C�est un rat musqu�. J�en vois deux. C�est g�nial. Je n�avais encore jamais vu de rats musqu�s par ici. Leur fourrure est pas mal, leur viande aussi, moi j�aime bien. �a ferait un bon repas, mais il n�y en a que deux. Un couple reproducteur sans doute. Dons si j�en tue un, il faut que je tue les deux, et l�, c�en est fini de la population de rats musqu�s sur mon lac. Donc, je vais les laisser tranquille, en esp�rant qu�ils se reproduisent, et quand ils seront plus nombreux, je pourrai exploiter cette ressource de mani�re durable. Je me sens sous pression. Le lac va bient�t commencer � geler et la glace sera trop fine pour supporter le poids des caribous. D�ici deux, trois semaines, il n�y aura plus de caribous, plus de caribous pendant des mois. Donc, si je n�en ai pas un aujourd�hui, ce sera vraiment pas de bol. Ouah, il y a des m�les, l�-bas, sur la cr�te l�-haut. Ils sont pas faciles � voir. Il faut des jumelles hyper puissantes, mais ils sont vraiment �normes. Ils sont magnifiques. Je suis pas s�r qu�il faille travailler plus intelligemment que plus dur. Moi, je trouve que parfois, il est plus intelligent de travailler plus dur. Et si je dois gravir cette montagne, je la gravirai. MARIO QUEZADA Honn�tement, je me sens plus en s�curit� suspendu � une falaise en train de p�cher qu�en train de faire mes courses au supermarch� du coin. On a du mal � croire qu�il est deux heures du matin. CLARE MORRISETTE CALVERT Oui. MARIO QUEZADA T�as vu le courant qu�il y a. CLARE MORRISETTE CALVERT Oui, c�est fou. MARIO QUEZADA Il y a bien trente centim�tres d�eau de plus que l�ann�e derni�re. CLARE MORRISETTE CALVERT Oui. MARIO QUEZADA Ouais�! J�en ai un�! Oh, c�est un gros�! Un saumon royal, je pense. CLARE MORRISETTE CALVERT Oui. MARIO QUEZADA Un beau saumon royal�! CLARE MORRISETTE CALVERT Youh ouh�! MARIO QUEZADA Ouais�! CLARE MORRISETTE CALVERT Bravo. Youh ouh�! MARIO QUEZADA Un magnifique saumon royal. Ououh ouh. CLARE MORRISETTE CALVERT Ououh ouh ! MARIO QUEZADA Il est �norme. CLARE MORRISETTE CALVERT [RIRE]�Il p�se combien, tu crois ? MARIO QUEZADA Neuf kilos, je pense. CLARE MORRISETTE CALVERT Ouah�! MARIO QUEZADA On a le droit � un seul saumon royal. L�esp�ce est menac�e, donc il faut pas rigoler avec �a, parce que sinon, un jour ils reviendront plus. T�as vu comme il est beau, incroyable. T�as vu la diff�rence entre le saumon rouge et le saumon royal. CLARE MORRISETTE CALVERT �normes, les branchies. MARIO QUEZADA Allez, on y retourne. CLARE MORRISETTE CALVERT On s�y remet. MARIO QUEZADA T�en as un�? CLARE MORRISETTE CALVERT Oh�! Oh�! MARIO QUEZADA Oh, bravo�! CLARE MORRISETTE CALVERT [RIRE]�T�as vu �a, un peu�! MARIO QUEZADA Tu l�as�? CLARE MORRISETTE CALVERT Je l�ai�! MARIO QUEZADA On est en train de les laminer, l�. On en a cinq. Quand j��tais petit, je ne savais pas qu�on pouvait vivre comme �a. Et puis un jour, j�ai saut� le pas, j�avais tellement fantasm� sur ce mode de vie quand j��tais � l�arm�e. CLARE MORRISETTE CALVERT J�en ai un�! J�en ai un�! MARIO QUEZADA Oh, j�en ai un, j�en ai un, j�en ai un�! Mais plus je vis ici, plus ces exp�riences me rassurent. J�ai enfin trouv� ma place. Ouah, il est gros, celui-l�. Un beau saumon rouge. CLARE MORRISETTE CALVERT Magnifique�! MARIO QUEZADA On en est � dix-neuf. CLARE MORRISETTE CALVERT Ououh ouh�! MARIO QUEZADA Attrape-nous le vingti�me. Notre num�ro porte-bonheur aujourd�hui. KYLE SARVELA On ne peut jamais pr�voir le temps en Alaska. Le simple fait d��tre ici d�j�, c�est s�exposer � toute sorte de dangers. Mais je ferai ce qu�il faut pour subvenir aux besoins de ma famille. KATIE SARVELA On n�en avait encore jamais autant bav� qu�aujourd�hui. JACK RAZO Tu l�as sorti�? KYLE SARVELA Oui. Bon, on va le d�tacher et Katie le tirera. OK�? KATIE SARVELA C�est ce que j�aime le moins dans la p�che, quand tous les filets s�emm�lent comme �a. Bon, il y a du poisson, en tout cas. �a valait le coup. KYLE SARVELA Ouah�! C�est fou tout ce qu�il y a comme poissons. La mar�e joue en notre faveur, finalement. KATIE SARVELA C�est mon sang, pas celui des poissons. J�ai d� m��rafler le doigt sur des dents ou des branchies. KYLE SARVELA Ouais. C�est le dernier filet, hein ? Oh, pur�e. Je vais sauter. Allez. J�y vais. Voil�. JACK RAZO J�arrive pas � l�accrocher. KYLE SARVELA P� [BIP], toute l�eau. JACK RAZO De pire en pire. KYLE SARVELA OK, bon� il va bien falloir� JACK RAZO Qu�on y arrive. KYLE SARVELA Ouais. Oh, p� [BIP]�! JACK RAZO Ouh. KYLE SARVELA Ouais�! JACK RAZO Oh, non. KYLE SARVELA Tourne-le dans ce sens-l�. Ouais. Je passe � l�avant. Attention. JACK RAZO OK. KYLE SARVELA Pur�e�! Nan�! JACK RAZO Je suis rarement aussi tremp�! [RIRE]� Oh, non�! On est sous l�eau, l� ! KYLE SARVELA Pur�e�! Heureusement que j�ai mes cuissardes. JACK RAZO [RIRE]� KYLE SARVELA Il va falloir attendre que la mer commence � descendre pour pouvoir �coper. JACK RAZO Oui, pas le choix. KYLE SARVELA Oui, �a sert � rien sinon. JACK RAZO On devrait peut-�tre� KYLE SARVELA L�attacher�? JACK RAZO Oui. Et sortir un filet aussi peut-�tre. KYLE SARVELA Oui. On va tous les r�cup�rer d�j�. Je m�occupe de celui-l�. On en a attrap� une quarantaine. Ce qui n�est pas si mal. �a en vaut toujours la chandelle au final, mais franchement, c�est pas de tout repos. On bosse comme des dingues, quand m�me. JACK RAZO Et de sept. KYLE SARVELA On mettra le fumoir en marche demain. JACK RAZO Hm hm. KYLE SARVELA On les d�coupera en filets. JACK RAZO Oui. KYLE SARVELA OK, c�est bon. Pas mal pour un voyage inaugural. [RIRE]� JACK RAZO [RIRE]� CHEVIE ROACH On na�t avec certains instincts. Mais les comp�tences et les connaissances, il faut les apprendre. Et il est de notre devoir de les transmettre, sinon elles risquent de dispara�tre � tout jamais. Je me suis �loign� un peu de la ville. Je suis en train de d�pecer l�ours qui �tait dans le jardin de mon beau-p�re. La premi�re fois que je l�ai rencontr�, c��tait au d�but de ma relation avec sa fille. On venait ici p�cher le saumon royal l��t� avec Sonta. C��tait il y a une vingtaine d�ann�es. Il y a� � dix-sept ans, peut-�tre. Il y a longtemps, en tout cas. J�ai commenc� � venir ici et � passer du temps avec lui. Et je me souviens l�entendre raconter ses histoires de chasse � l�ours noir, � l�ours brun, comment il pistait les loups, et j��tais totalement fascin� par toutes ses connaissances. Je me disais�: ��Mais comment il peut savoir tout �a�?�� Nous, la nouvelle g�n�ration, on ne sera jamais capable de faire tout �a, mais on peut au moins en saisir le professionnalisme. �a, ce que je suis en train de faire, l�, c�est Rudy qui me l�a appris. Et j�essaie vraiment de faire les choses comme il me les a apprises par respect pour lui et pour sa culture. Et parce que son sang coule dans celui de mes enfants. J�ai un petit gar�on, qui est Deg Xit�an Athabascan, qui a grandi ici, et il est de mon devoir de lui transmettre cette culture. Faire ces choses comme ils les font ici, c�est respecter l�animal, c�est respecter ma famille. C�est bien de prendre le temps de faire les choses correctement. J�en suis � la fin, � la derni�re des instructions de Rudy. Mettre le cr�ne sur une branche, orient� vers l�est, et la chance que j�ai avec cet animal pourra perdurer. Le travail est termin�. C��tait une bonne journ�e. Je vais pouvoir rentrer � la maison, et mettre des v�tements secs. Et voil�. JOHNNY ROLFE Les caribous ne sont pas forc�ment difficiles � suivre, mais leurs mouvements sont difficilement pr�visibles. Mais c�est pas �a qui m�arr�tera. JOHNNY ROLFE Mes yeux et mes oreilles sont pr�ts � absorber tout ce que cette terre voudra bien me dire. Ouah. C�est un v�ritable buffet, ici. Il y a des myrtilles, des airelles rouges, des canneberges, toutes au m�me endroit. Imaginez� � un bon r�ti de caribou, arros� d�une confiture de baies sauvages que j�aurais faite. J�ai les baies mais je n�ai pas encore le caribou, il faut que je me calme. Je suis impatient. C�est la premi�re fois que je viens chasser le caribou aussi haut, au-dessus de la limite des arbres. Des bois de caribou. D�habitude, j�en vois pr�s des lacs. Mais l�, je n�en ai pas vu en bas, et j�ai besoin de viande. Il est beau, celui-l�. Allez, Java. On va jusqu�en haut. JOHNNY ROLFE Il y a un caribou, l�-bas. Peut-�tre m�me deux. Difficile � dire � cause du brouillard. Je vais essayer de m�approcher sans me faire rep�rer. Ce qui ne va pas �tre facile parce qu�il n�y a aucun arbre. Et d�s qu�ils m�auront vu, ce sera fichu. T�es pr�te ? Non�? Pr�te ? Allez. Ils m�ont rep�r�. Ils me voient. Je devais marcher trop vite. Allez, viens. Il faut que j�y aille tout doucement. J�avance � petits pas pour ne pas leur faire peur. Il y en a quatre autres, l�-bas. Six beaux caribous. �a en fait de la viande, �a. J�ai bien fait de monter aussi haut, mais il faut que je trouve un endroit o� me cacher. Je vais essayer de me rapprocher d�une trentaine de m�tres encore. Tout doucement. Ils ont peur. Je vais y aller tout doucement. Ils me voient. Ne bougez plus. Oh, non ! Comment ils ont pu m�entendre, [BIP]�? J�y crois pas�! Le vent vient de l�, ils ne peuvent pas me sentir. Je comprends pas comment j�ai pu leur faire peur. Je marchais droit vers eux. Ils marchaient droit vers moi. Je me suis baiss�. Ils ne me voyaient plus. Et quand j�ai relev� la t�te, j�ai vu leur derri�re blanc s��loigner � toute vitesse. Comment j�ai pu m� [BIP]�� ce point�? Ils sont partis. Ils courent toujours. Je ne les rattraperai jamais, c�est m�me pas la peine de courir. Je leur ferais peur. Bon, en m�me temps, j��tais venu pour explorer, pour voir s�il y avait des caribous sur ces hauteurs. J�en ai eu la confirmation, il y en a. Des gros m�les. Maintenant, il me reste plus qu�� trouver comment ne pas me faire rep�rer par les caribous. Parce que pour l�instant, ma m�thode ne fonctionne pas. MARIO QUEZADA On va manger un bout avant de partir. CLARE MORRISETTE CALVERT Quelle belle couleur�! MARIO QUEZADA Tiens. CLARE MORRISETTE CALVERT Ououh�! Magnifique. MARIO QUEZADA Ouais. On a attrap� plus d�une vingtaine. De quoi manger pendant un moment. �a vaut le coup� CLARE MORRISETTE CALVERT Tu le tiens�? MARIO QUEZADA Oui. � tant qu�on rentre sains et saufs � la maison. �a fait un an qu�on a commenc� � vivre toutes ces aventures incroyables, ici. CLARE MORRISETTE CALVERT Oui. MARIO QUEZADA Ce sont des moments qui nous sont chers� Super. � des souvenirs qu�on gardera pr�cieusement dans nos c�urs pendant tr�s longtemps. KYLE SARVELA Tu veux faire des ricochets, Narnars�? Ah, pas mal, celui-l�. KATIE SARVELA Je me sens extr�mement privil�gi�e d�avoir la mer comme jardin, d��lever mes enfants ici et de pouvoir p�cher juste devant la maison. Et je peux passer autant de temps que je veux avec ma famille, tous les jours. KYLE SARVELA Il faut que tu la lances de toutes tes forces. Plus fort. De toutes tes forces. Ouoh�! KATIE SARVELA Ouah�! Impressionnant. CHEVIE ROACH Ma viande est en train de s�cher. Quand elle est comme �a, j�aime bien la fumer un peu pour lui donner un peu plus de go�t. Je ne parlerai jamais au nom des Athabascans, et en aucun cas au nom des gens d�ici, parce que je ne suis pas d�ici. Mais je me dois de respecter leurs traditions. Et d�enseigner � mes enfants ce que le p�re de Sonta m�a appris. C�est une affaire de famille. Un dernier morceau de bois. Pour lui, c�est important que ses petit-enfants sachent ces choses-l�. Et je respecte. Je vais couvrir. Et la seule fa�on de les expliquer correctement, c�est de leur montrer. JOHNNY ROLFE On apprend de ses erreurs. Plus on en fait, plus on s�am�liore. Un d�butant n�a pas encore eu le temps de faire beaucoup d�erreurs. Un ma�tre, lui, a eu le temps d�en faire plein. C�est ce qui fait qu�un ma�tre est un ma�tre. CHEVIE ROACH Quand j��tais jeune, je n�imaginais pas une seconde que j�aurais cette vie-l�. MARIO QUEZADA Autant en manger un peu. On ne sort pas faire ses courses sans faire un petit tour chez le traiteur, quand m�me. [RIRE]� CHEVIE ROACH Je pensais que j�aurais un boulot avec des horaires de bureau, que je ferais comme tout le monde. Mais � mesure que j�ai appris � conna�tre la for�t, les animaux et les gens, je me suis rendu compte que chacun n�en faisait qu�� sa t�te, et j�aime bien �tre surpris. KYLE SARVELA On en a bav� pour l�attraper, ce saumon. Mais on a assur�. On a ramen� les filets et les poissons avec. CHEVIE ROACH J�aime que chaque jour soit diff�rent. Et quand il y a un obstacle, il y a toujours un moyen de le contourner ou de le surmonter. JOHNNY ROLFE La toundra s��tend � perte de vue. Tous les caribous peuvent me voir, moi et Java. Mais je pourrais peut-�tre r�ussir � me cacher derri�re quelque chose pour pas qu�ils me voient. CHEVIE ROACH Peut-�tre pas le jour m�me, peut-�tre pas le lendemain, il faudra peut-�tre attendre dix ans, mais il y a toujours une solution. JOHNNY ROLFE Regarde-moi �a. Il y a un autre caribou qui vient vers moi. J�y croyais plus. CHEVIE ROACH Laissez faire le temps. La solution finit toujours par arriver. JOHNNY ROLFE Il y en a deux. Ils sont un peu loin. Mais ils suivent cette ligne de cr�te, apparemment. Et ils peuvent tous me voir de l�-haut. Mais si j�arrive � monter jusque l�-haut, j�aurai peut-�tre une chance. Mais �a va pas �tre facile. Vraiment pas facile. Allez, Java.