MICHAEL_MOSLEY MICHAEL MOSLEY Voici Walton Hall, dans le Yorkshire. En 1835, un monsieur riche et plutôt excentrique y résidait. Cette émission s'intéresse aux nombreux personnages hauts en couleur qui, au cours des deux cents dernières années, ont inventé les médicaments qui nous protègent de la douleur, des maladies infectieuses, et même de la mort. Grâce à leurs efforts héroïques, des substances aux effets presque magiques ont été découvertes, analysées et enfin, exploitées. Dans ce numéro, je vais vous faire découvrir la science remarquable qui se cache derrière la source peut-être la plus inattendue de nombreux médicaments modernes : les poisons. Et parmi eux : les substances les plus létales de la planète. Du monde naturel aux créations humaines, il s'agit d'une histoire de cupidité, de tragédie, d'espoir, et de hasard. Alors, jusqu'où pouvons-nous aller pour dévoiler les bienfaits des poisons ? A travers l'histoire, les poisons ont été utilisés pour ôter la vie, que ce soit par suicide, par assassinat ou par meurtre. Et pourtant, avant le dix-neuvième siècle, on en savait étonnamment très peu sur la manière dont ils agissent réellement. L'une des personnes ayant aidé à changer ça était Charles Waterton, le propriétaire haut en couleur de Walton Hall. En plus d'être excentrique, Waterton était également passionné par le savoir. Il voyageait à travers le globe et collectionnait des objets exotiques et insolites, pas toujours uniquement pour des études scientifiques. Waterton a passé presque vingt ans à vivre dans la forêt tropicale amazonienne, où il s'est lié d'amitié avec l'une des tribus amérindiennes : les Macuxi. Plus tard, cette plante a été identifiée comme la "strychnos toxifera", et le poison qui en dérive est aujourd'hui connu sous le nom de curare. De retour chez lui, Waterton a été contacté par le professeur William Sewell, vétérinaire renommé, et Sir Benjamin Brodie, éminent chirurgien, qui désiraient apprendre exactement comment le curare tue ses victimes. Brodie avait déjà testé le poison sur de petits animaux. Mais maintenant, il voulait retenter l'expérience sur un plus grand animal. Ils ont donc décidé d'utiliser un âne. Ils ont injecté au malheureux baudet assez de curare pour le tuer. Puis, quand il s'est effondré et qu'il a cessé de respirer, ils ont rapidement pratiqué une trachéotomie d'urgence. Waterton, Sewell, Brodie, et bien sûr l'âne, avaient démontré quelque chose de remarquable. Une découverte qui allait avoir un impact inattendu, aux grandes répercussions. Ils avaient démontré que le curare agit sur des muscles spécifiques, y compris ceux qui permettent de bouger et de respirer. Tandis que d'autres, y compris le plus important : le coeur, étaient complètement épargnés. Du moment qu'on arrive à faire respirer le patient, quel qu'il soit, il devrait s'en sortir. Les trois scientifiques avaient démontré qu'il est possible de maintenir un patient en vie pendant que son corps est paralysé par les effets du curare. Evidemment, au début du dix-neuvième siècle, cette découverte n'avait pas d'application évidente. Mais cent ans plus tard, elle allait révolutionner la chirurgie. Et l'âne ? Il a pris sa retraite à Walton Hall. Charles Waterton a écrit dans ses carnets : "Il devra être mis à l'abri des tempêtes hivernales. Et l'été, on lui procurera les meilleures pâtures." Il finira ses jours en paix. En effet, il a vécu encore vingt-cinq ans après l'expérience, et quand il est enfin décédé en 1839, il a eu droit à sa propre annonce nécrologique dans le journal local, relatant sa contribution à la science médicale. Dans la Grande Bretagne victorienne, l'assurance-vie est soudainement devenue un secteur florissant. Cela a entraîné une recrudescence des meurtres motivés par l'argent. Souvent, à l'aide d'arsenic. Cette vague d'empoisonnements allait avoir des conséquences inattendues dans le domaine de la pharmacie. Tout au long du dix-neuvième siècle, les histoires d'empoisonnement, qu'il s'agisse de meurtres ou d'accidents, figuraient partout dans les journaux. La pression pour maîtriser ce poison mortel se faisait de plus en plus forte. Même si la loi limitait qui pouvait acheter de l'arsenic, elle ne mentionnait pas qui pouvait en vendre. Donc, inévitablement, il a continué d'y avoir des morts. Quelques années et de nombreux meurtres plus tard, le parlement a enfin adopté d'autres lois pour limiter la vente des poisons les plus répandus. Plus important encore, ils ont créé les professions de chimiste et pharmacien. Au début du dix-neuvième siècle, les poisons étaient des mélanges mystérieux et mortels, pratiques pour se suicider ou assassiner. Au milieu du siècle, une compréhension plus rationnelle de leur fonctionnement a commencé à apparaître. Et à l'aide d'un cadre professionnel et juridique conçu pour contrôler leur usage, cela allait marquer le début d'une nouvelle ère de découverte scientifique. L'atropine est extrêmement toxique, et les dames qui mouraient d'envie de paraître plus séduisantes risquaient littéralement d'y perdre la vie. Et pourtant, curieusement, le meilleur traitement contre l'overdose d'atropine s'est avéré être un autre poison. Puis, l'un de ses amis, ophtalmologue, lui a suggéré un traitement radical : empoisonner les hommes encore plus. Mais cette fois-ci, avec un poison différent : de l'extrait de fève de calabar. L'espoir était qu'elle puisse également inverser les effets les plus graves de l'atropine. Peu de temps après, les poisons ont commencé à apparaître fréquemment dans les armoires à pharmacie des médecins. A vrai dire, de nos jours, on utilise souvent l'atropine pour contrer les effets de l'empoisonnement à l'insecticide. Elle sert également à soigner certaines formes de maladies cardiaques. La première guerre mondiale... elle allait faire dix-sept millions de morts, ou disparus au combat. C'était l'enfer sur Terre. Et le travail des chimistes industriels l'a rendue encore plus infernale. Fritz Haber était Professeur à l'université prestigieuse de Karlsruhe. Il était marié à une chimiste comme lui : Clara Immerwahr. Haber remporterait plus tard le prix Nobel de chimie, mais il a aussi joué un grand rôle dans la fabrication des armes chimiques. La guerre des gaz était une arme abominable, mais extrêmement efficace. Non seulement elle tuait et estropiait, mais elle répandait également la terreur à travers le champ de bataille. Plus tard le même jour, Fritz Haber est parti pour le front oriental, pour superviser la prochaine opération chimique contre les Russes. Il a abandonné son fils de treize ans, désespéré, qui avait découvert quelques heures plus tôt le corps sans vie de sa mère. Haber a continué de promouvoir avec ferveur l'utilisation du gaz toxique, et ses collègues allaient mettre au point des gaz neuroplégiques encore plus mortels. C'est l'une des raisons pour lesquelles la première guerre mondiale sera appelée plus tard : "la guerre des chimistes." Mais l'histoire du gaz moutarde ne s'arrête pas là. Vingt ans plus tard, à l'aube de la seconde guerre mondiale, des chercheurs de l'école de médecine de l'université de Yale se sont retirés dans leurs laboratoires pour tenter de créer des antidotes au gaz moutarde. Ils craignaient que cela recommence comme pendant la première guerre mondiale, mais ce qu'ils ont découvert les a menés vers une sorte de bataille complètement différente. Parmi les médecins impliqués, on trouvait Louis Goodman et Alfred Gilman. Cette découverte fortuite allait mener à l'élaboration d'un nouveau traitement radicalement différent contre l'un de nos plus grands ennemis : le cancer. Le cancer apparaît suite à des mutations de l'ADN au sein des cellules. Ces mutations génétiques peuvent soit entraîner une croissance excessive des cellules, soit détruire les protections naturelles qui limitent la division cellulaire. Dans les deux cas, les cellules commencent à se diviser de façon incontrôlable. Un type de cellule particulièrement enclin à muter est le leucocyte, ou globule blanc. Après plusieurs essais probants sur des animaux, ils ont cherché un volontaire atteint d'un cancer des globules blancs pour tester leurs théories sur l'homme. Ils ont trouvé un patient présentant un lymphome avancé, connu aujourd'hui uniquement sous ses initiales : jd jd était un immigrant polonais d'une quarantaine d'années qui travaillait comme tôlier. Il souffrait d'un cancer généralisé, et il présentait une tumeur massive au niveau de la mâchoire. Ses médecins ont essayé tout ce qu'ils pouvaient... mais le pronostic n'était pas bon. A défaut d'autre alternative, jd a accepté d'essayer le traitement expérimental basé sur le gaz moutarde toxique. A cause de la guerre, même le traitement de jd était tenu secret. On ne pouvait pas écrire "moutarde azotée", donc, dans le dossier médical, il est simplement indiqué "substance x." Même si on ne comprenait pas complètement son fonctionnement à l'époque, la moutarde azotée se lie à l'ADN des cellules en division. Cela enclenche le mécanisme d'autodestruction de la cellule. Au lieu de se diviser, les cellules meurent et se désagrègent... et on peut alors espérer que le cancer est vaincu. C'était la première fois qu'un médicament servait à soigner le cancer. Toutes les formes de chimiothérapies qui ont suivi étaient basées sur le même mode d'action élémentaire : elles empoisonnent les cellules vivantes. Mais les cancers sont tenaces. Aujourd'hui encore, le pronostic pour les personnes atteintes de cancers avancés est souvent mauvais. Pour jd, le traitement est arrivé trop tard. jd, le premier patient au monde ayant bénéficié d'une chimiothérapie, a survécu pendant six mois. jd est décédé paisiblement, sans se rendre compte de l'impact qu'allaient avoir sa vie, et sa mort. Le domaine de la chimiothérapie et l'idée-même d'utiliser des poisons comme médicaments pose des questions fondamentales sur la notion de toxicité. Comment décide-t-on quelle substance est un poison et quelle autre n'en est pas un ? Après tout, même nos ancêtres savaient bien que la toxicité est une notion relative. Même l'eau peut s'avérer mortelle si on en boit une certaine quantité. En excès, elle provoque un gonflement des cellules cérébrales, ce qui peut entraîner le coma et même la mort. Et ce n'est pas seulement la quantité qui compte, la toxicité varie également selon la manière dont on y est exposé :... ... selon que le poison ne fasse que toucher la peau, qu'il soit inhalé, ingéré ou même injecté. Néanmoins, il est extrêmement intéressant d'avoir une échelle comparative de la toxicité des différentes substances. Bien qu'aujourd'hui, il soit rarement testé sur des rongeurs, le concept de dl50 est resté. Pour tenir compte de la taille, les doses sont rapportées au kilogramme de masse corporelle. Sur une échelle standardisée de dl50, l'eau arrive à plus de 90 000 milligrammes par kilogramme de masse corporelle. L'alcool pur est mortel pour la moitié de la population à 7 000 milligrammes par kilo... tandis que la caféine est à 192. L'arsenic possède une dl50 de quatorze, alors que le curare est létal à seulement 0,5. Donc, bien que tout peut être toxique, seules les substances dont la DL50 est inférieure à 100 milligrammes par kilo sont généralement considérées comme des poisons. Dans les années 1950, les chercheurs étaient parvenus à transformer certains poisons en médicaments efficaces. Les poisons naturels issus de plantes tels que le curare étaient utilisés en chirurgie, et les poisons synthétiques comme la moutarde azotée permettaient de lutter contre le cancer. Mais ils ne jouaient qu'un rôle mineur dans le nouvel engouement pour les produits pharmaceutiques. Mais dans cette course effrénée aux profits, les autorités ont négligé le fait que si les poisons peuvent être des médicaments, l'inverse est tout aussi vrai. Ce n'était qu'une question de temps avant que les choses ne tournent très mal. Parmi ceux qui se dépêchaient d'inonder le marché de nouveaux médicaments, on trouvait une société allemande du nom de Chemi Grünenthal. Composée en majorité d'anciens nazis, ils étaient à la recherche de nouveaux médicaments lucratifs, et avaient créé un produit qui semblait particulièrement prometteur. Le nouveau médicament a bien fonctionné, et il a été rapidement lancé comme solution contre l'insomnie, la toux, le rhume et les maux de tête. Il a d'abord été commercialisé sous la marque "Distaval." En 1960, Distaval était vendu à travers l'Europe, l'Amérique du sud, l'Afrique, le Canada et l'Australie. Quelques années traumatisantes se sont écoulées avant qu'on ne trouve enfin la cause, quand un jeune médecin australien s'est intéressé aux mères plutôt qu'aux bébés. On estime qu'environ 10 000 bébés ont été sévèrement handicapés par le Thalidomide. La moitié d'entre eux n'a jamais atteint l'âge adulte. Cependant, aux Etats-Unis, la situation était très différente. Puisque le médicament était déjà en vente dans le reste du monde, et que personne encore n'était au courant qu'il causait des anomalies congénitales, il aurait simplement suffi de l'approuver. Mais Frances Kelsey estimait fermement que la demande ne répondait pas aux normes. Frances Kelsey a reçu une récompense des mains du président John F. Kennedy en reconnaissance de son travail remarquable. Le Thalidomide a fini par être retiré du marché mondial. Le fait qu'on ait laissé cette tragédie se dérouler et ce pendant si longtemps souligne bien qu'il y a seulement de cela cinquante ans, de nombreux gouvernements avaient encore très peu de contrôle sur les médicaments. En Grande-Bretagne par exemple, la loi sur l'arsenic et celles qui ont suivi avaient permis un certain contrôle sur les médicaments et autres produits chimiques connus. Mais il n'existait toujours pas de réglementation efficace sur les médicaments nouvellement découverts. De nos jours, les compagnies pharmaceutiques qui désirent lancer un nouveau médicament doivent d'abord effectuer de nombreux essais cliniques pour prouver que leur traitement est sûr et efficace. Cela peut prendre des années et coûter des milliards d'euros. Mais ce n'est qu'en procédant à ces essais rigoureux qu'on peut découvrir si un médicament provoque des effets secondaires toxiques importants. Le thalidomide semble entraîner des anomalies congénitales en empêchant la création de nouveaux vaisseaux sanguins. Les membres en croissance sont particulièrement vulnérables. Il s'agit clairement d'un médicament très dangereux. Pourtant, on a découvert que ce produit chimique tristement célèbre avait également des effets bénéfiques. Par exemple, quand on l'a administré à des personnes atteintes de la lèpre, leurs lésions cutanées sont passées de ça... ... à ça, du jour au lendemain, littéralement. On l'utilise également avec succès contre une forme de cancer particulièrement difficile à soigner : le myélome multiple. Malgré les défis que cela représente, et les régulations strictes mises en place, la recherche médicale continue à vive allure. Tandis que certains se concentrent toujours sur les poisons naturels issus de plantes et de minéraux, ou en inventent des synthétiques, d'autres se sont aventurés dans le monde dangereux du microbe. Bien qu'ils soient tous microscopiques, les microbes peuvent produire des toxines qui sont de vrais poids lourds. Le poison microbien suprême qu'on ait purifié et apprivoisé est une toxine produite par le microbe Clostridium Botulinum. Cette toxine est produite par des bactéries. Elle a été découverte pour la première fois au dix-huitième siècle, dans des saucisses mal préparées. Elle tient son nom du mot latin pour saucisse : botulus. Sur l'échelle DL50 de la toxicité, le Botox arrive à seulement zéro, zéro zéro zéro zéro zéro un milligramme par kilogramme. C'est le poison le plus mortel qui soit. Pour moi, une dose létale pèse moins qu'un millimètre cube d'air. Le Botox est une enzyme qui pénètre à l'intérieur du nerf et détruit des protéines vitales. Cela coupe la communication entre les nerfs et les muscles. Seul le développement de nouvelles terminaisons nerveuses peut rétablir la fonction musculaire, et cela peut prendre des mois. Ce n'est peut-être pas du goût de tout le monde, mais le Botox est un marché qui rapporte gros. Au prix d'environ 80 trillions d'euros le kilo, le Botox est le produit le plus cher de toute la planète. Il est clairement possible de récolter d'énormes sommes d'argent par la vente de nouveaux médicaments, ce n'est donc pas étonnant que la recherche continue. On a commencé en recueillant des poisons exotiques extraits de plantes, comme le curare, et on est maintenant revenus à la case départ. En plus de la vie microscopique, les chercheurs s'intéressent de près à certains des autres tueurs les plus ingénieux du monde naturel. Des meurtriers qui rampent, glissent, et s'insinuent sans soucis... L'un des grands défis médicaux reste le cancer. En particulier, les cancers du cerveau. Les chirurgiens sont confrontés à un véritable dilemme quant à la quantité de tissu environnant qu'ils doivent retirer. Pour le patient, extraire du tissu cérébral sain pourrait faire la différence entre être capable de marcher ou pas, la vue ou la cécité, la parole ou le mutisme. Il est donc crucial de pouvoir localiser précisément les tissus cancéreux. C'est là que les animaux venimeux pourraient peut-être aider. Le venin de ce scorpion contient un cocktail puissant de neurotoxines, des substances qui empoisonnent les cellules cérébrales et nerveuses. L'une d'entre elles s'appelle chlorotoxine. La chlorotoxine agit sur le système nerveux des insectes : elle les paralyse complètement. Mais lors d'essais sur des tissus humains, elle a eu une réaction complètement différente. Il semblerait qu'elle ait une affinité particulière pour les cellules cancéreuses. Néanmoins, une fois mélangée avec un colorant fluorescent, elle met en évidence les cellules cancéreuses, permettant ainsi aux chirurgiens d'éviter d'extraire des tissus cérébraux sains. Ces recherches sont prometteuses, et ce n'est qu'un des nombreux domaines dans lesquels ce venin pourrait apporter des avantages médicaux. Les animaux sécrètent une immense gamme de venins différents. et nombreux sont ceux à qui on a trouvé des propriétés remarquables. Le venin de certains serpents a permis la production d'un nouveau type de médicament antihypertenseur, pour soigner l'hypertension artérielle. Tandis que le coquillage Conus, très venimeux, a engendré l'un des analgésiques les plus puissants au monde. Les venins sont particulièrement attractifs pour les chercheurs actuels, parce qu'ils sont souvent très spécifiques, ils s'attaquent à des cibles précises... ce qui s'accorde bien avec une nouvelle révolution médicale en cours. Elle aussi se base sur l'idée du ciblage. Mais cette fois-ci, il s'agit de cibler au niveau génétique. la médecine devient personnelle, au sens propre du terme. La médecine personnalisée est sur le point de devenir la prochaine grande étape d'un processus qui a commencé au début du dix-neuvième siècle. Depuis cette époque, notre approche de la médecine s'est complètement transformée. On ne s'attend plus à mourir jeune. Au lieu de cela, la menace vient de maladies de la vieillesse comme le cancer. Dans ce domaine, les poisons se sont avérés particulièrement utiles. Même l'arsenic, l'ami des meurtriers, a aujourd'hui trouvé une utilité médicale comme traitement anticancéreux. Grâce à des pionniers de la médecine, on sait maintenant contrôler la douleur. Les infections ne sont plus les sentences de mort qu'elles ont été autrefois. Et les médecins utilisent de nombreux poisons au quotidien. PAIN, PUS & POISON #3 Page 1/10