CHANCE DI HYNES JOSEFA LUCY NICOLE WINTER CHANCE PrŽcŽdemment, dans Chance. J'essaye d'aider mes patients, en Žradiquant la source de leurs traumatismes, quelle que soit cette source, pour que leurs thŽrapies mnent vers une guŽrison. DI Je me disais que le prochain connard a pourrait tre le mec qui tabasse les gay. CHANCE Wade Pardo ? NICOLE J'ai le droit de faire a moi aussi, ou c'est seulement toi ? CHANCE Tu as envie de faire des choses qui auraient des consŽquences inimaginables ? Encore une fois ? DI A ton avis, combien de temps vont mettre les flics pour dŽcouvrir que toi et ton boulot vous tes le dŽnominateur commun entre tous ces types ? HYNES Bonsoir. Une femme ˆ qui on a tranchŽ la gorge, un gamin qui se fait tirer dans le cr‰ne en cambriolant une voiture au nom de Ryan Winter. J'ai besoin que vous dŽcryptiez Ryan Winter pour moi. JOSEFA Vous devez tre fatiguŽ de tout a, non ? CHANCE Comment a ? JOSEFA On parle, on parle, on ne fait que a, et pourtant il ne se passe rien. WINTER JOSEFA La situation reste la mme. WINTER HYNES Vous avez changŽ depuis l'annŽe dernire, doc. Il y a quelque chose de diffŽrent dans vos yeux. CHANCE Monsieur Winter. WINTER CHANCE Monsieur Winter. CHANCE Regardez-moi, tout va bien. CHANCE On ne vous fera pas de mal. WINTER CHANCE Vous tes en sŽcuritŽ ici. WINTER CHANCE Respirez lentement. WINTER CHANCE Inspirez par le nez, WINTER CHANCE comptez jusqu'ˆ quatre, et expirez par la bouche. WINTER CHANCE Inspirez par le nez, WINTER CHANCE expirez par la bouche. WINTER CHANCE C'est bien. Vous avez activŽ votre systme nerveux parasympathique, celui qui dŽcide si vous allez vous battre ou fuir le danger. WINTER CHANCE C'est votre organisme qui rŽpond de manire autonome. On vous donne un lŽger sŽdatif. WINTER CHANCE Cela vous aidera ˆ rester calme pendant l'Irm, d'accord ? WINTER WINTER CHANCE Qui est Stevie ? WINTER CHANCE Allo ? DI Cet enfoirŽ de Hynes est obsŽdŽ par Winter et tous ces faits et gestes. Il a un mur entier recouvert de plans et de photos. CHANCE Un mur ? Quel mur ? DI Un mur dans son appartement. CHANCE Dans son appartement ? Comment tu le sais ? Tu es entrŽ par effract- tu es entrŽ par effraction ? DI Tu me poses toujours la mme question. C'est trs productif, bravo. CHANCE Oh, c'est pas vrai. Et qu'est-ce que tu as trouvŽ ? Parce que ce qu'il a sur son mur, c'est peut-tre tout simplement parce qu'il est trs impliquŽ dans son boulot. DI Ah oui, il est trs impliquŽ. Et trs organisŽ. Et aussi, il a ŽtŽ transfŽrŽ ˆ la police de Freemont aprs une Žvaluation psychologique obligatoire, parce qu'il est ˆ moitiŽ barge. CHANCE Quoi ? Mais quand ? DI Six mois aprs avoir commencŽ sa fixette sur Winter. DI Il est pas un peu t™t pour aller au boulot, doc ? CHANCE J'en sors, lˆ. Il faut qu'on parle. Je vais venir te voir. DI Hynes te dit de te lancer, moi je te dis d'attendre, et tu choisis de te lancer quand mme? Mais qu'est-ce que t'as dans la tte, doc ? CHANCE J'ai relevŽ les habitudes de Winter dans le dossier de Hynes. L'endroit o je l'ai attaquŽ est dans la zone qui est rattachŽe ˆ l'h™pital o je travaille. Mon domaine. C'est a que j'ai dans la tte. DI Tu as eu de la chance. CHANCE C'est pas vr- J'ai ŽlaborŽ un plan, et il a fonctionnŽ. DI Alors c'est quoi ce bleu sous ton Ïil ? CHANCE C'est Wade Pardo, il est venu m'attaquer par surprise devant l'h™pital. DI Il a ŽlaborŽ un plan. Et le sien aussi a fonctionnŽ. CHANCE Il portait une combinaison o il Žtait Žcrit "Vidange et vitres de rechange chez Tyerman" dans le dos. DI Il t'a attaquŽ en tenue de travail ? Il est merveilleux. C'est pas son intelligence qui le caractŽrise. O est-ce que tu vas ? CHANCE Eh bien, je trouve que mon moteur commence ˆ cafouiller, je pense qu'une petite vidange lui ferait du bien. DI J'ai une meilleure idŽe, tu respires un bon coup et tu attends que je te ramne un grand verre d'eau. CHANCE Tu sais quoi, D ? En fait, j'ai pas soif. DI Alors qu'est-ce que t'as, doc ? Parce que je peux t'assurer que tu as quelque chose. CHANCE Okay. D'accord, on oublie Pardo. Mais si ce Winter est rŽellement coupable comme le pense Hynes, il va continuer. Il faut qu'on l'en empche. Tous ensemble. DI Je vais te dire. Si je ne trouve pas rapidement un truc qu'on peut utiliser contre ce flic, je vais revenir au plan A. CHANCE Et c'est quoi ? DI Le poignarder dans l'Ïil. Ou bien te poignarder dans l'Ïil. Et trs franchement, j'arriverais ˆ mes fins beaucoup plus facilement qu'avec lui. CHANCE D'accord, et aprs, comment je fais pour que a marche ? J'appuie lˆ, sur Euh. Tu me parles comme si j'Žtais un chimpanzŽ qui pche des termites avec un b‰ton. Quand j'Žtais jeune on n'avait pas tout a, tu as un sacrŽ avantage, c'est dŽloyal. NICOLE Oui, je sais. Quand tu Žtais jeune, ici, il n'y avait que des orangeraies partout. CHANCE Eh oui, des orangeraies, et des mammouths laineux qui se roulaient dans la boue prŽhistorique, bien sžr. Tu es trs jolie aujourd'hui. NICOLE Toi aussi, tu sais. CHANCE Oui. C'est pour a qu'il ne faut jamais lire et marcher en mme temps. NICOLE Mais mentir en conduisant on a le droit. CHANCE J'essaierai de faire plus attention. NICOLE On verra si tu y arrives. NICOLE Bonne journŽe. CHANCE Monsieur Winter, vous allez mieux que la dernire fois que je vous ai vu. Je suis Eldon Chance, neuropsychiatre. On s'est rencontrŽs aux urgences. WINTER C'est vous qui les avez empchŽ de m'attacher, c'est a ? CHANCE Oui, c'est moi. Je vois que vous avez repris conscience, et que vous retrouvez des souvenirs, c'est bon signe. WINTER Par rapport ˆ ma blessure ? CHANCE Et aussi par rapport ˆ votre Žtat Žmotionnel. Vous avez ŽtŽ attaquŽ, par un inconnu. Qui vous a pris pour cible, et ce, sans raison. Votre Žtat aurait pu tre bien pire. Si vous aviez ŽtŽ ŽtouffŽ comme a plus de quarante secondes, vous ne seriez pas lˆ. Votre corps serait ˆ la morgue. Quand vous pensez ˆ a vous vous sentez comment ? Par exemple anxieux ? VulnŽrable ? DŽprimŽ ? WINTER Euh ... Oui, oui, et oui. Et aussi extrmement ŽnervŽ. CHANCE La colre. C'est comprŽhensible. Si vous tes d'accord, j'ai apportŽ quelques images que j'aimerais vous montrer. Dites-moi ce que vous voyez. WINTER Une Ïuvre loupŽe. Qu'est-ce que c'est censŽ tre ? CHANCE a s'appelle un test projectif. a peut m'aider ˆ savoir comment vous tes, ce que vous ressentez. Dans cette chambre il y a un homme brillant, et un autre qui est seulement minutieux. Je sais qui vous tes et ce que vous avez fait de votre vie. Je veux seulement m'assurer que nous faisons tout ce qu'il faut et que votre cerveau n'a rien. Alors, qu'est-ce que vous voyez ? WINTER Elle a l'air d'tre effrayŽe. Et lui il a un air de pervers. Et a vous raconte quoi exactement ? CHANCE Votre Žtat d'esprit. A quelles genres d'histoires vous pensez aujourd'hui, juste aprs avoir ŽtŽ attaquŽ, par rapport ˆ dans un mois, par exemple. WINTER Donc_____, je vais devoir refaire ce test, c'est a ? CHANCE C'est possible, oui. WINTER Est-ce que a en fait partie ? CHANCE Euh non, c'est. Je travaille justement dans ce service, mais ce test, c'est autre chose. WINTER Mais je ne suis pas obligŽ d'y aller ? Ce n'est pas obligatoire, ou ... CHANCE Non, ce n'est pas du tout obligatoire. WINTER On ne va pas me forcer ˆ y aller ? CHANCE Non. WINTER Vous travaillez dans ce service. Wouaw. Qu'est-ce qui vous attire chez les victimes de crimes violents ? CHANCE Je cherche ˆ les aider. Et ˆ leur rendre leur pouvoir. WINTER C'est extraordinaire. Dans cette chambre il y a ... un homme plein de bontŽ. CHANCE Qu'est-ce que vous voyez ? WINTER Eh bien lui, il n'a que ce qu'il mŽrite. CHANCE Comment a ? WINTER Regardez-le, il est assis lˆ avec sa petite tte dans les mains. Il a ... forcŽment fait quelque chose. S'il prend une raclŽe, ce ne sera pas une surprise, il sait trs bien pourquoi. CHANCE Il attend d'tre puni alors. WINTER Vous m'avez demandŽ ce que je voyais. WINTER Il faut que vous arrtiez de me montrer ce genre d'images. CHANCE Oui. Je suis d'accord avec vous. a doit tre le noir et blanc, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux- WINTER C'est pas le noir et blanc, c'est ce qu'il y a comme conneries dessus ! J'ai besoin de me reposer un moment. Est-ce que vous pouvez me laisser ? CHANCE Oui. Bien sžr. Je euh je reviendrai plus tard. CHANCE Le patient s'est montrŽ trs agitŽ, en particulier devant l'image numŽro trois. D'une manire gŽnŽrale, il a rŽagi avec une irritabilitŽ croissante, proche de la colre. Puis il a refusŽ de continuer le test. Ce qui peut tre la consŽquence du fait d'avoir ŽtŽ attaquŽ par surprise, mais peut tre aussi que la vue d'une femme vulnŽrable a stimulŽ en lui une envie d'agression. LUCY Bonjour. J'entre. J'ai les dossiers que vous m'avez demandŽ de chercher. CHANCE Posez-les sur le bureau. LUCY Qu'est-ce qu'il s'est passŽ, vous vous tes battu ? CHANCE Oui. LUCY D'accord, je vois, c'est super. Euh ... Ces gens ne sont pas vos patients. Ils vont tre transfŽrŽs ... avec vous, c'est a ? CHANCE Pas encore. LUCY a a l'air suspect. CHANCE Je m'intŽresse ˆ l'Inventaire Clinique Multiaxial de Millon. Je voulais voir si les profils psychologiques de nos patients changeaient aprs avoir ŽtŽ traitŽs chez nous. LUCY Wouaw. huh J'avais pas vu ces trucs depuis la fac. CHANCE Oui. Je viens de les montrer ˆ un patient. LUCY Et votre patient, c'est un tueur en sŽrie... qui sŽvit dans les annŽes cinquante ? CHANCE LUCY C'est un test ... qui fait un peu vieille Žcole pour les profils psychologiques, non ? CHANCE Vous savez ce qui est de la vieille Žcole ? Les trucs gŽniaux qui marchent toujours. CHANCE Excusez-moi, vous avez vu le patient qui Žtait dans cette chambre ? Ryan Winter ? BROUHAHA DIVERS CHANCE Excusez-moi. Qu'est-ce que vous faites ? Venez. On retourne dans votre chambre. CHANCE Rien, tout va bien. Excusez-nous. CHANCE Est-ce que a va ? Vous avez l'air d'tre un peu Žtourdi. WINTER J'ai eu l'impression d'tre un peu comme vous. CHANCE Comment a ? WINTER J'ai observŽ une personne sans qu'elle sache que je l'observais. Elle ne ... savait pas qu'il fallait se cacher. Ou comment se cacher. CHANCE Vous Žcoutiez aux portes. Je ne fais pas a. Les gens me donnent leur accord. WINTER Est-ce que vous en tes sžr ? Si les gens ne savent pas ce que vous allez trouver en eux, comment peuvent-ils donner leur accord ? CHANCE D'accord, ils ne peuvent pas dans le sens o vous l'entendez. WINTER CHANCE Mais ils veulent savoir ce qu'il y a en eux. WINTER CHANCE Ils doivent me faire confiance. Et ils peuvent me faire confiance. Vous pouvez, vous aussi. WINTER Je crois que je vais partir. CHANCE Partir ? WINTER Quitter l'h™pital. J'aimerais qu'on m'autorise ˆ sortir. Si ce n'est pas vous qui dŽcidez, vous pouvez demander ˆ la personne concernŽe ? Merci. CHANCE Je l'ai vu. Ce matin, quand je t'ai dŽposŽe, il t'attendait devant. CHANCE Oui. Bonne idŽe. On pourrait manger tous ensemble. CHANCE Non, on n'est pas, C'est chouette que tu aies trouvŽ quelqu'un. CHANCE On est trs dŽtendus. CHANCE Euh j'ai euh. Il y avait une euh. CHANCE Oui. C'est la vie. On ne peut pas s'en protŽger. CHANCE Bonjour. CHANCE C'est ce que je constate. Comment a se fait ? CHANCE Non, bien sžr que non. Je suis ŽtonnŽ, c'est tout. Quand il est parti, il n'a pas mentionnŽ vouloir tre traitŽ ici. CHANCE C'est trs gentil de ta part de dire a. CHANCE C'est pour aller avec la chemise. CHANCE Dennis, ce que vous ressentez est tout ˆ fait courant, c'est normal. C'est une version complexe du stress post-traumatique. Vous croyez que n'ayant pas de souvenirs du cambriolage, vous ne pouvez pas ressentir ˆ nouveau les Žmotions que vous avez ressenties lorsqu'il s'est produit. Mais c'est faux. Quand vous rendez la monnaie ˆ un client. CHANCE vous le faites dans votre magasin, ˆ votre femme et vous. Et il a ŽtŽ cambriolŽ. Un cambriolage pendant lequel on vous a tirŽ dessus, o vous avez failli mourir, o votre femme est morte. Ces associations sont plus que suffisantes pour expliquer que vous confondiez des pices de dix cents et de vingt cinq. CHANCE Soyez indulgent envers vous-mme. Et je peux vous assurer qu'un jour vous allez reconna”tre les pices de dix cents et les pices de vingt cinq. CHANCE Josefa. Comment a va ? Vous voulez nous raconter un peu ? JOSEFA CHANCE Non, Ryan, en thŽrapie de groupe, quand quelquÕun a la parole, on le l'interromp pas. JOSEFA WINTER CHANCE Bon. Euh Alex, vous voulez parler ? CHANCE Son gen- Un- Un bar gay ? Hynes est gay ? CHANCE Travis. DI Mais c'est qui ce Travis ? CHANCE C'est euh un informateur que connaissait Hynes. Un gamin un peu paumŽ, qui s'est pris une balle dans la tte en essayant de cambrioler la voiture de Winter, justement. Il avait disparu aprs sa sortie de l'h™pital. Enfin jusqu'ˆ maintenant. DI Oh merde, c'est pas vrai. Alors Hynes s'excite pour un gamin paumŽ qui se fait buter et maintenant il veut se venger ? CHANCE En parlant d'tre excitŽ, Winter a eu une Žrection en thŽrapie de groupe, pendant qu'une de mes patientes dŽcrivait ˆ grand renfort de dŽtails insoutenables les violences physiques infligŽes par son mari. DI Je connais au moins une vingtaine d'ordures qui sont excitŽs par ce genre de truc. Tu veux que je te donne un conseil ? Laisse tomber ce dŽtraquŽ et trouve-nous un levier contre Hynes, parce que je suis vraiment ˆ deux doigts de retourner au plan A. CHANCE Non. Attends pour le plan A. C'est mon domaine, D, ma spŽcialitŽ, selon tes propres termes. Winter est lˆ o je veux qu'il soit. C'est mes rgles, mon territoire. Et sa prŽcieuse armure commence ˆ se fissurer. Je le vois bien. Et a ne va pas s'arrter lˆ. Il faut que je continue, D. Il faut qu'on continue tous les deux, que a te plaise ou non. Bon, tu peux tre franc : est-ce que tu as trs envie de me frapper ? Tu peux tabasser Wade Pardo ˆ la place. Les cambriolages de voitures ont augmentŽ de quarante sept pour cent dans toute la ville, a doit tre pour a que "Vidange et vitres de rechange chez Tyerman" est ouvert jusqu'ˆ minuit. J'ai appelŽ pour vŽrifier. Et Wade y travaille ce soir. Qu'est-ce que t'en dis ? CHANCE Quand Wade Pardo a attaquŽ mon patient, euh, il s'appelle Sam, c'Žtait dans un restaurant ˆ North Beach o il Žtait avec son copain. a faisait dix mois qu'ils sortaient ensemble, mais avant ce soir-lˆ ils ne s'Žtaient jamais tenu la main en public. Pour Wade Pardo, c'Žtait le- DI Tu as une vitre ˆ faire remplacer. CHANCE Oui, c'est moi. CHANCE Ce serait bien. C'est euh. CHANCE D'accord. CHANCE Euh il commence ˆ se faire un peu tard. Je pense que je vais remettre a ˆ demain. CHANCE D'accord, merci. CHANCE En parlant de choses dingues, vous m'avez menti. CHANCE Sur le fait que vous avez ŽtŽ transfŽrŽ de San Francisco ˆ Freemont. Et pourquoi. CHANCE Winter n'a rien ˆ voir lˆ-dedans. C'Žtait un problme de santŽ mentale. Vous avez fait une dŽpression. CHANCE En fait si, au contraire, a me regarde, parce que vous m'avez menti. Pour m'obliger ˆ vous aider lˆ-dessus. CHANCE Vous m'avez fait du chantage. CHANCE J'ai enregistrŽ toute notre conversation. CHANCE Et maintenant elle est sur le Cloud. Ne me demandez pas comment. CHANCE Bon. Vous aviez un levier, maintenant j'en ai un moi aussi. Si on tombe, on tombe tous les deux. CHANCE Vous m'avez menti sur autre chose. CHANCE Travis. Vous Žtiez amoureux de lui. CHANCE Okay, on ne s'emballe pas. CHANCE a ne m'intŽresse pas. a ne me regarde pas, c'est votre vie privŽe. Mais le fait que vous ayez le coeur brisŽ et que a puisse affecter vos capacitŽs de discernement sur Winter, a, a me regarde. Je n'ai pas envie d'apprendre que je m'en suis pris ˆ un innocent. CHANCE Okay, okay. Mais si vous continuez ˆ me pousser, je vais vous enlever la seule chose qui vous tient encore un peu ˆ cÏur. Votre boulot. Quelles que soient les consŽquences pour moi. CHANCE Si, je me rends tout ˆ fait compte que c'est l'heure de partir. CHANCE Josefa n'est pas venue. Elle a appelŽ ? CHANCE TŽlŽphonez chez elle. Si son mari rŽpond, ou si vous laissez un message il faut dire que- LUCY Que j'appelle de la part du cabinet gynŽcologique du docteur Diamond, oui je me souviens toujours de tout vous savez. CHANCE Je vois a. LUCY Sa messagerie est pleine. Qu'est-ce que vous faites ? CHANCE Je vais peut-tre aller chez elle. Oui, je vais y aller. Vous pouvez m'Žcrire son adresse ? WINTER Bonsoir, c'est justement vous que je venais voir. CHANCE Je n'ai pas beaucoup de temps. Mais puisque vous tes lˆ, on pourrait parler du fait que la thŽrapie de groupe n'est pas forcŽment ce qu'il y a de mieux pour vous. WINTER Les images que vous m'avez montrŽes, euh ... La technique d'interprŽtation des stimulis ... j'ai dŽcouvert que a pouvait avoir un but ... un peu plus mystŽrieux que ce que vous m'avez dit. CHANCE Et a vous dŽrange ? WINTER Je dirais que oui et non. Vous m'avez dit que c'Žtait pour savoir ce que je ressentais, alors qu'en fait, vous vouliez fouiller mon inconscient. Vous m'avez rŽprimandŽ quand je suis allŽ dans l'autre chambre ˆ l'h™pital, mais vous faites la mme chose : vous m'observez sans mon consentement. CHANCE C'est mon domaine, mon h™pital, mon travail. Je n'ai pas besoin de votre consentement. WINTER C'est vrai. Mais vous avez besoin de ma confiance. Il faut que je vous fasse confiance. WINTER Et je vais vous faire confiance. Je crois que je peux tre compris ici. CHANCE Pourquoi, il y a des choses sur vous qui sont difficiles ˆ comprendre ? WINTER Il y a des questions que j'ai toujours voulu poser sans oser le faire. Avec vous, je sens que je peux en parler. J'aimerais beaucoup continuer la thŽrapie de groupe. Mais j'espre que vous aurez le temps pour une thŽrapie individuelle Žgalement. WINTER Vous me tenez au courant ? WINTER A bient™t docteur. CHANCE Qui est Stevie ? Quand vous Žtiez aux urgences, avant qu'ils vous emmnent au scanner, vous avez prononcŽ le nom Stevie. WINTER Accrochez-vous docteur, parce que vous et moi, on va partir ˆ l'aventure. CHANCE Je cherche Josefa Pefaur, je suis son psychiatre. On avait rendez-vous, mais elle n'est pas venue. Est-ce qu'elle est lˆ ? Elle va bien ?